Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 30 octobre 2014

SOUS LE VENT DE L'ART BRUT 2 ( LA COLLECTION DE STADSHOF) A LA HALLE SAINT PIERRE

Elle est belle,  forcément très belle cette dernière exposition de la HALLE SAINT PIERRE !
Et quelle scénographie !
Les œuvres de Marie-Rose Lortet n'ont jamais été aussi remarquablement  mises en valeur !
Peintures, sculptures, dessins, installations, broderies ... 350 œuvres à découvrir dans la pénombre feutrée du rez de chaussée et la lumière du premier étage ! 
Des œuvres rares (l'immense splendeur de plusieurs mètres de Rosemarie Koczÿ ), plusieurs sculptures de Markus Meurer ( important pour avoir un réel aperçu de son travail)  , de très grands et superbes Christine Sefolosha, des Willem van Genk très différents (des dessins presque académiques que je ne connaissais pas,  quelques bus bien sûr et des tableaux incroyables ), la stèle de pierre d'Okko Bosker , des Bonaria Manca enthousiasmants,  les dessins subtils de Paula Sluiter, une vraie reconnaissance pour Bruno Montpied avec une dizaine de tableaux, un film sur Hans Langner et son installation " Requiem for my innocence" et des explications essentielles pour chaque artiste . 
Des vies souvent chaotiques parfois brisées et un résultat à couper le souffle !

A DÉCOUVRIR JUSQU'AU 4 JANVIER 2015 ! 





"Sous le vent de l’art brut 2 : La collection De Stadshof est le deuxième volet d’une série d’expositions que la Halle Saint Pierre dédie aux collections internationales d’art brut. Après l’exposition Charlotte Zander en 2011, la Halle Saint Pierre présente pour la première fois en France la collection De Stadshof, constituée passionnément depuis 1985 par Liesbeth Reith et Frans Smolders.
Martine Lusardy, directrice de la Halle de Saint Pierre, avec Liesbeth Reith et Frans Smolders, conservateurs de la collection De Stadshof, ont sélectionné 350 œuvres de 40 artistes emblématiques : peintures, sculptures, dessins, installations, broderies, signées par des figures incontournables de l’art brut et de l’art singulier.
L’occasion de découvrir une sélection exceptionnelle avec notamment des oeuvres de
Willem van Genk, Anna Zemànkovà, A.C.M., Bruno Montpied, Rosemarie Koczÿ, Marie-Rose Lortet, Michel Nedjar et Christine Sefolosha, ainsi que des découvertes d’artistes néerlandais comme Herman Bossert, Lies Hutting, l’allemand Markus Meurer et le libérien Johnson Weree
Riche de 7 000 œuvres réalisées par plus de 400 artistes du monde entier, la Collection De Stadshof est une référence parmi les institutions privées et publiques européennes, et fait écho aux prospections de Dubuffet et à sa célèbre collection d’art brut aujourd’hui à Lausanne."





 
Bertus Jonkers 

Rosemarie Koczy  et Marc Lamy (au fond)

 
 François Burland


 Markus Meurer (au premier plan)


 Christine Sefolosha (photo du site de l'artiste)




 Willem van Genk (photo du site de la Halle Saint Pierre)
 

Johnson Weree


 Bruno Montpied ( © Images on the website are copyright of Collectie De Stadshof Foundation )



Installation Hans Langner  " Requiem for my innocence"
© Images on the website are copyright of Collectie De Stadshof Foundation


Jan KERVEZEE  (Indonesia)



(photo du catalogue de la Halle Saint Pierre) 

Marie-Rose Lortet


John Serl (à droite)


Okko Bosker (photo du catalogue de la Halle Saint Pierre)




Paula Sluiter (photo du catalogue de la Halle Saint Pierre)






Bonaria Manca


" Les principaux critères mis en vigueur par De Stadshof en cas d'acquisition n'ont pas changé au cours du temps . A savoir la qualité artistique, l'autonomie et l'indépendance par rapport à l’environnement culturel sans oublier une authenticité et une obstination issue d'une envie irrépressible de créer . Le tout faisant d'une œuvre un monde autonome .
 La collection de Stadshof affiche une très grande diversité : il y a autant de styles et de conceptions artistiques différentes que d'artistes. Les artistes concernés se moquent de l'étiquette. La citation de Willem van Genk  "appelez ça de l'art si vous le voulez, ça m'est égal " doit être considéré comme un cri du coeur ." C'est ce que je suis et ce que je fais " . Van Genk n'a jamais douté de ses facultés  imaginatives . Il en est de même pour tous les créateurs solitaires de la collection de Stadshof"  écrivent Liesbeth Reith et Frans Smolders dans leur présentation de l'exposition .

41 ARTISTES - 350 ŒUVRES
ACM (France) – AMAZINE Yassir (Belgique) – AnonymeAZEMA Philippe (France) BOSKER Okko (Pays-Bas) – BOSSERT Herman (Pays-Bas) – BROS Bonifaci (Espagne) – BURLAND François (Suisse) – DAMMER Aaltje (Pays-Bas) - GARBER Johann (Autriche) – GLASTRA Siebe Wiemer (Pays-Bas) – GRUNENWALDT Martha (Belgique) – HUTTING Lies (Pays-Bas) – JONKERS Bertus (Pays-Bas) – KATUSZEWSKI Sylvia (France) – KARDOL Truus (Pays-Bas) – KERVEZEE Jan (Indonesia) - KIJIMA Saï (Japan) – KOCZY Rosemarie (USA) – KOOCHAKI Davood (Iran) - LAMY Marc (France) – LANGNER Hans (Allemagne) – LEONOV Pavel (Russie) LORTET Marie-Rose (France) – MANCA Bonaria (Italie) – MEURER Markus (Allemagne) – MONTPIED Bruno (France) – NEDJAR Michel (France) – NIDZGORSKI Adam (France) – PASS Donald (Royaume-Uni) – SCHOLZE Hans (Pays-Bas) – SEFOLOSHA Christine (Suisse) – SELHORST Joseph (Pays-Bas) – SLUITER Paula (Pays-Bas) – VAN GENK Willem (Pays-Bas) – VEENVLIET Henk (Pays-Bas) – WENZEL Roy (Pays-Bas) – WEREE Johnson (Liberia) – ZALIN Karin (U.S.A) – ZEMANKOVA Anna (République Tchèque)



LE SITE DE LA HALLE SAINT PIERRE

LE SITE DE LA COLLECTION DE STADSHOF

LES ARTISTES DE LA COLLECTION

(cliquer sur les liens)

Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard – 75018 Paris



 JUSQU'AU 4 JANVIER 2015 

lundi 12 décembre 2016

GILBERT PEYRE ENCHANTE LA HALLE SAINT PIERRE

Je crois que je n'avais jamais vu les guides aussi joyeux et enthousiastes !
Quant aux visiteurs ils se régalent !

La nouvelle exposition de la Halle Saint Pierre est MAGNIFIQUE !



















J'ai choisi le texte de

Les machines extravagantes de Gilbert Peyre à la Halle Saint Pierre

Le plasticien Gilbert Peyre, poète et bricoleur, expose ses drôles de créatures à la Halle Saint Pierre, à Paris. Un voyage dans un monde enchanté animé par des automates inventifs, drôles et poétiques. En 1997, le monde artistique découvrait le travail de Gilbert Peyre à la Halle Saint Pierre, au pied de la Butte Montmartre à Paris. Près de 30 ans après, Gilbert Peyre revient sur les lieux de son premier succès avec de nouvelles machines articulées. Une exposition à découvrir jusqu’au 26 février 2017. 

Un monde poétique et mécanique

Gilbert Peyre se définit comme un électromécanomaniaque. "Maniaque, parce que, j’ai le souci du détail", explique t-il. Effectivement, dans son atelier d’Aubervilliers, l’artiste peaufine ses personnages animés fabriqués à partir de ferraille, de mécanique, de pneumatique et d’électronique. Gilbert Peyre fait danser jupe et pantalon sur un air de rock, invente un automate haltérophile, anime des animaux, des ours en peluche... Il redonne vie à des objets. "En fait, il va puiser dans le monde des laissés pour compte, explique Martine Lusardy directrice de la Halle Saint Pierre. Il les réanime en insufflant la vie et la mémoire à ces objets perdus". Le tout avec beaucoup d’humour.

Gilbert Peyre, un autodidacte

Gilbert Peyre est né en 1947 dans les Alpes de Haute-Provence. Très vite, il préfère construire ses propres jouets. A 16 ans, il passe son CAP de serrurier. Métier qu’il n’exerce que 6 mois. A 22 ans, il est garçon de café à Paris et réalise ses premières sculptures figuratives.

À trente ans, il franchit une étape importante : il fabrique des jouets à roulettes à base de boites de conserve récupérées, qu’il vend aux puces de Clignancourt. À la fin des années 1970, il s’installe dans une petite boutique à Montmartre, où il présente d’étranges sculptures-jouets articulées. Le public commence à trouver à sa création une valeur artistique.

Des premières expositions …à la scène  

Dès 1987, ses sculptures animées sont montrées à la Halle Saint Pierre puis à la galerie Mostini et à la galerie Duval-Dunner. Dans les années 1980 et 1990, il participe à de nombreuses expositions collectives (Fiac, Fondation Cartier, Musée Bourdelle, Galeries Le Chanjour, Lara Vincy...). Au cours des années 1990, il s’initie à l’électromécanique. La technologie lui permet d’envisager des mises en scène ambitieuses. Au début des années 90, ses œuvres montent sur scène, dans des spectacles chorégraphiques qu’il intitule "sculpturOpéra". Le cinéma fait également appelle à son génie. Ses automates sont les vedettes de "Micmacs à tire-larigot", un film de Jean-Pierre Jenet sorti en 2009.


LE SITE DE LA HALLE SAINT PIERRE 

LE LIEN VERS LE TEXTE DE VERONIQUE DALMAZ 

GILBERT PEYRE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

LA HALLE SAINT PIERRE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE


(cliquer)

JUSQU'AU 26 FÉVRIER 2017

2 rue Ronsard 75018 Paris

mercredi 10 octobre 2012

BANDITI DELL' ARTE A LA HALLE SAINT PIERRE



"BANDITI DELL’ARTE, dans toute sa force poétique, est la première exposition majeure consacrée à la création hors norme italienne.
L’exposition BANDITI DELL’ARTE à la Halle Saint Pierre est un pas de plus vers une reconnaissance institutionnelle et critique des pratiques artistiques jusqu’ici pensées comme marginales, l’occasion de découvrir ces formes d’art oubliées par les institutions."


Ces " bandits" vus comme des "misérables", des "scélérats", des "vauriens" par leur entourage et qui ont su créer des merveilles .
Ce titre redonnant ses lettres de noblesse et du panache à ces artistes de l'ombre, à ces "hors la loi", à ces " bannis de l'art", à ces "épris de liberté" qui créent non pas pour braver les interdits ou dans un  désir de rebellion mais par besoin, pour rendre leur vie possible dans une évidente et totale nécessité .

Ce titre qui met l'eau à la bouche apporte son lot de découvertes émoustillantes et bouleversantes car nous sommes face à "des œuvres créées dans la souffrance et le secret" comme le fait remarquer Gustavo  Giacosa, commissaire de l'exposition   .

Les plus connus bien sûr restent Carlo Zinelli et Giovanni Podesta mais "le nouveau monde" de Francesco Toris vaut à lui seul le déplacement !

Comme d'habitude à la Halle Saint Pierre deux scénographies différentes, la pénombre intimiste de rez de chaussée   (" La première salle de l’exposition propose ainsi des œuvres (peinture, collage, sculpture, etc.) réalisées en Italie à la fin du XIXe siècle et au début du XXe par des quidams ayant vécu une pauvreté extrême, une destinée familiale dramatique, une rupture affective. Pour la plupart internés au moins une fois, ils produisent, notamment en réaction à l’isolement, «des œuvres qui marquent la frontière entre art et vie, dans une idée de résistance aux traitements infligés, avec des armes qu’on peut qualifier de poétiques», explique Gustavo Giacosa.") et le lumineux premier étage où apparaissent les broderies de Melina Riccio et les personnages de bois de Luigi Buffo qui occupent à lui seul tout un mur .

J'ai beaucoup aimé aussi les photos de très grand format présentant les sites de Fiorenzo Pilia , d'Angelo Stagnaro et de Filippo Bentivegna , les masques d'Alessandro Masia . Quant à Luigi Lineri tout un couloir lui est consacré " son oeuvre au croisement de l'histoire et du mythe est selon lui sa plus belle oeuvre poétique" .




Gustavo Giacosa,  a écrit un très beau texte sur ces bandits de l'art :

“On nomme bandits les rebelles qui fuient. On les a mis au ban de la société et la marge est leur seule issue. Sans terre ni maître, leur devise : tous pour un, un pour tous. Héros, champions, vengeurs, combattant pour leur idée personnelle de la justice, bien aimés et poursuivis. Sur la poussière de leurs errances, ils ont écrit leur histoire et dessiné leur légende.
Ce ne sont pas les bandits applaudis par les touristes anglais à la fin du XIX° siècle, enfermés dans les prisons du Château Saint-Ange, mais des contemporains en fuite pour échapper à un destin d’enfermement et d’oubli que j’ai rencontrés. Hommes seulement armés de pinceaux bien affûtés qui défient les lois et les territoires de l’Etat Majuscule de l’Art. Leurs exactions saccagent les concepts, déchirent les définitions, violentent et tuent les catégorisations.
J’ai rencontré ces bandits de l’art. Ce ne fut pas facile de les approcher. Ni de les convaincre de quitter leurs refuges, de déjouer les résistances et, pour les disparus, le zèle de leurs maîtres. Avec certains, j’ai vécu dans la « marge », bu leurs breuvages, appris leurs chants et les ai transmis. Être avec ces bandits exceptionnellement réunis lors d’un déplacement à l’étranger a formé une caravane bigarrée de nomades exilés.
Bienvenue, mesdames et messieurs, ici commence le Grand Tour au pays des bandits…de l’art ! »
 



                                             
                                                    ( Melina RICCIO, Étoffes brodées)



                                          ( Luigi Buffo)

                                             (Luigi Lineri -photo google )


                         ( Giavanni Podesta)

" les meubles peints de scènes  religieuses et les cannes chargées de figures de plâtre polychromes de Giovanni Battista Podesta sont aussi déconcertantes"



                                                (photo Halle SaintPierre)
                                             (Marco Raugei - photo halle Saint Pierre)

  (Francisco Toris- photo Halle Saint Pierre )

 
"Francesco Toris est carabinier, dans les années 1890, en Italie .Il a une fiancée, dont il apprend qu'elle est enceinte. L'émotion est si violente que sa santé mentale en est affectée et qu'on l'interne en 1899 à l'hôpital psychiatrique de Collegno, à Turin. Là, pendant six ans, il consacre son temps à construire une sculpture qu'il appelle Le Nouveau Monde .Il n'emploie qu'un matériau, l'os animal.

Fabriquant lui-même ses outils - poinçons, burins, ciseaux -, il découpe les os en tiges fines comme des fils, en plaquettes percées ou striées, plus rarement en têtes. Il les assemble sans colle ni métal, les glissant les unes dans les autres, pièces d'un montage sans cesse recommencé et compliqué : il croît par prolifération et offre à la vue un entremêlement d'obliques et de courbes, parsemé de pointes, traversé par des os plus épais qui font office de charpente. Selon ce même procédé lent et subtil, il assemble une sorte de panier d'os pour contenir ses outils.
Le Nouveau Monde mesure près d'un mètre de haut et l'on tourne autour en essayant d'en percevoir la structure. Il est au centre de l'exposition Banditi dell'arte, que la Halle Saint-Pierre consacre aux arts asilaires et populaires en Italie depuis qu'ils y sont étudiés et conservés - la fin du XIXe siècle" a écrit Philippe Dagen dans son article du Monde " L'Italie à la folie" .





(Fausto BADARI- photo Halle Saint Pierre)




    (Carlo ZINELLI -photo Halle Saint Pierre )



                                      (Filippo Bentivegna)



                              (Luigi Lineri photo Halle Saint Pierre)

                                         


                                                 (Fiorenzo Pilia)



*** LE SITE DE LA HALLE SAINT PIERRE

*** D'autres photos ...

*** L'article de Stéphanie Estournet dans Libération

*** L'article de Philippe Dagen dans Le Monde " L'Italie à la folie"

(cliquer sur les liens)


BANDITI DELL’ARTE
jusqu'au 6 janvier 2013










Halle Saint Pierre
 
2, rue Ronsard – 75018 Paris
 
 
M° : Anvers, Abbesses
Tél. : 33 (0) 1 42 58 72 89
ouvert en semaine de 10h à 18h
samedi de 10h à 19h – dimanche de 11h à 18h

*** Et ce mail reçu aujourd'hui 16 octobre !

Hors des sentiers battus avec les Banditi dell’Arte
Conférences, débats, lectures, musique, films
Un weekend d’immersion dans l’univers rebelle et inventif des auteurs d’art brut italien
En compagnie de philosophes, historiens de l’art, anthropologues et artistes : une occasion de prolonger les questionnements pluriels mis en œuvre par l’exposition
samedi 27 et dimanche 28 octobre 2012
Halle Saint Pierre
Entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
 
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(cliquer sur le lien)