jeudi 5 juillet 2012

ERWIN CABANAC : ARTISTE TAXIDERMISTE

Pour Didier P. ....

Les belles rencontres font boules de neige !
Ce week end, lors du très réussi ENVIE D'ART FRAIS , j'ai découvert le plus étonnant des artistes, le plus incroyable des cabinets de curiosités. 
Mes photos donnent un piètre aperçu de ce monde rarissime . Pour les accompagner un texte publié dans le petit ouvrage " Le petit monde d'Erwin" de Martial Rossignol ....








Le petit monde d'Erwin


"Les cartes de visites sont toujours trop grandes ou trop petites pour pouvoir y inscrire nos rêves.
Celle d'Erwin Cabanac ressemblerait sans doute à un inventaire à la Prévert, ou à une chanson de Boris Vian.
Il y serait inscrit à peu prés ceci : collectionneur aux larges tiroirs, naturaliste convaincu,taxidermiste repenti, chimériste à ses heures, éleveur de dragons, de fées et autres gnomes sylvestres, amoureux d'une licorne et d'une sirène, montreur d’ours, ostéologue archéologue, possesseur de météorites en tous genres, tératologue néophyte, mauvais en orthographe, gardien d'un cabinet de curiosité, vouant sa vie aux recherches du
cénacle Troglodytique.
Petit, son univers fut bousculé à jamais par la rencontre de trois personnages.
 Tout d'abord, le Petit Prince, amoureux de sa rose et qui voulait adopter un renard tout en émerveillant un aviateur perdu qui lui dessinait des éléphant dans des serpents. Et puis Alice, à travers l'histoire de Lewis Carroll, jeune demoiselle ne voulant pas devenir adulte mais mimant pourtant leurs pires défauts. Elle lui fit chavirer le coeur et la raison. Enfin, un matin de juillet vers 8 ans et demi, il découvre au 35 rue du Jard dans une bien étrange boutique, un vieil homme bourru et poilu qui lui fait découvrir ce qui allait devenir une folle passion qui ne le quitterait plus. Sur le fronton de l’échoppe trônait une enseigne où était simplement

inscrit naturaliste.
 Cet étrange empailleur aux allures de père Noël devint rapidement son maître, il s’appelait Bernard Baule. Dix ans durant, il apprit avec lui le métier de taxidermiste.
Mais un jour la boutique fut vendue et le rêve s'envola. Il se consacra alors de manière frénétique à la création d'un cabinet de curiosités et à l'écriture d'un roman où l'on peut suivre les traces d'un naturaliste
nommé Salamaleck Dubhau Khaal.
Dix ans passent avant qu'il n'ose revenir à la taxidermie. Peu à peu Erwin reprend les scalpels, transforme rats et souris en une population victorienne à tendance steampunk, développe un univers magique, onirique, revisitant à sa manière le Pays des Merveilles.
Il vous invite à travers ces quelques photographies à passer de l'autre côté du miroir, et à partir en voyage au pays de ses rêves.
En route..."








*** Facebook propose une page "Le Monde Dubhau Khaal"



2 commentaires: