dimanche 18 juin 2017

JEAN-CHARLES SANKARE

Il y a un nom qui revient souvent au fil des rencontres et puis un jour dans un vernissage un homme me parle abondamment de cet artiste qu'il aime tout particulièrement ...
Voici aujourd'hui sur les Grigris grâce à Patrice Bouvier des photos, un texte ...
Voici JEAN-CHARLES SANKARE !





L’art n’a sûrement pas besoin de moi. Mais moi, j’ai besoin de l’art

« Chez un peintre, c’est l’atelier qui est intéressant. Mais il est difficile de le montrer, c’est intime. » Jean-Charles Sankaré s’intéresse bien plus au temps de création, à la genèse de la toile qu’au tableau fini, accroché à sa cimaise. Faute de galerie, Jean-Charles a longtemps exposé ses œuvres sur les trottoirs parisiens de Beaubourg ou Saint-Germain-des-Prés. Mais l’ambiance sombre d’après les attentats lui a fait prendre du recul sur la rue. Si le cœur n’est plus au contact direct, l’envie de peindre, elle, n’a pas été atteinte.

« L’art n’a sûrement pas besoin de moi. Mais moi, j’ai besoin de l’art », aime-t-il à répéter. « Cela me fait aimer la vie. » Jean-Charles Sankaré se met à la peinture, il y a « une petite vingtaine d’années ».

À l’époque, il travaille auprès d’Armand Gatti et envisage de devenir peintre- décorateur. Mais surtout, il tourne en rond dit-il et cherche « quelque chose ».

La peinture s’impose comme ce quelque chose qu’il recherche. Jean-Charles s’y lance à corps perdu, s’appuyant sur une technique où se mêlent à l’envie matériaux dédiés aux arts plastiques et matériaux professionnels que le peintre détourne à son profit. Acrylique et fleur de chaux se fondent en une nouvelle matière, que Jean-Charles mélange étale, gratte, creuse, créant sillons et reliefs. Il cultive son goût de l’épaisseur et développe son style propre : une peinture brute, figurative, nourrie par l’idée de la fêlure et de la déchirure.

On y devine son amour des expressionnistes, Egon Schiele en tête, autant que l’influence d’un Eugène Leroy. Mais c’est Francis Bacon qui agit sur lui « comme un catalyseur ». À l’Instar de son homologue anglais, Jean-Charles affiche un intérêt plastique pour la chair qu’il voit comme le chemin à prendre pour tenter de saisir l’invisible.

Chez Sankaré, les corps sont torturés, Les peaux se craquellent, les chairs sont à vif. Déliquescentes, elles semblent dévorer les corps et les visages. Des yeux, il ne reste souvent que les trous qu’éclaire parfois un maigre point blanc. Ces regards sans iris placent les êtres du côté des effarés, des médusés. La bouche quand elle existe semble incapable de délivrer la moindre parole. Seule la chair crie. La douleur serait-elle ontologique ?

Sur la toile, le sujet est isolé de tout contexte d’espace ou de temps, cerné d’un trait de couleur vive qui vient le détacher d’un fond souvent monochrome aux tonalités fortes et dissonantes. Une forme labyrinthique vient parfois s’y inscrire et dire les différents chemins qu’un homme peut prendre, sa solitude face aux méandres du monde social. « Il y a un certain aveuglement dans le système. Après chacun prend la route qu’il veut... »

(  Article extrait de la revue ARTENSION, le magazine de l’Art vivant Mars-Avril 2017)
 























***JEAN-CHARLES SANKARE  est en permanence à la Galerie Artes à Barbizon ICI

***Il sera à Moret sur loing 
Jusqu'au 23 Juillet dans l'exposition "Art Singulier" ICI

*** En aout 2017 il sera dans le festival Bandalena à Sigonce ICI


LE CERCLE DES AMIS DE BARBIZON

LE LIEN VERS SIGONCE


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LE LIEN VERS PATRICE BOUVIER

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1 commentaire:

  1. Je remercie,les grisgris de SOPHIE,de m'avoir mis sur son blog.jean-charles.

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