lundi 27 avril 2020

ALEXANDRA DRENTH ... MOI J'AIME


Voilà une découverte que je dois à Christine Fayon ...






"La brodeuse Alexandra Drenth (1964), basée à Amsterdam, crée des collages textiles vibrants et mystiques. S'inspirant de paroles de musique et de poésie, Alexandra combine l'ancien et le nouveau pour créer des pièces intemporelles. D'abord photographe et peintre à l'huile, elle travaille principalement dans le textile. Le thème central de son travail est la sensibilité, en particulier vue d'un point de vue féminin, avec des combinaisons passionnantes de matériaux textiles, le caractère intemporel, entre l'ancien et le nouveau. La libération de la forme traditionnelle rend son travail libérateur et offre de nouvelles possibilités. Les textes brodés à la main jouent un rôle important, ils racontent des expériences de la vie des femmes, des expériences mystiques, mélancoliques, parfois pleines de désir à la recherche d'un être cher, complétées par des éléments naturels tels que des plantes, des fleurs, en broderie à la main. Pour ses vêtements, elle voyage dans le passé. Des matières d'un lieu intemporel, un mélange entre le sentiment, la tradition et le transitoire. La réutilisation des matériaux textiles est le point de départ de tout son travail. Ses textiles sont un voyage dans le temps où il n'y a pas de sens du temps."



















 



Alexandra a eu la gentillesse de répondre à mon questionnaire et Isabelle Pulby celle de traduire ses réponses pour vous aujourd'hui :

D’où te vient ce désir de créer  ?


La création est pour moi une passion, je veux juste donner une émotion, de la beauté et de la compassion. Mon travail parle de notre vie émotionnelle. En entrant en connexion avec le public, je communique à travers mon travail. Mon travail parle du processus créatif, le chemin que j'emprunte pour arriver au résultat final.


As-tu une formation artistique ?

Je suis autodidacte et j'ai construit ma propre façon de travailler.

Quand j'étais enfant, je regardais ma tante et ma grand-mère faire des broderies. elles se tenaient assises, tranquilles et satisfaites. Enfant, je n'avais absolument aucune patience. Ma mère aimait coudre à la machine et faire des vêtements pour elle et pour moi, elle faisait aussi beaucoup de raccommodage.

J'ai commencé comme photographe en noir et blanc dans les années 80 et 90. Je faisais aussi des peintures à l'huile, ces peintures étaient des figures humaines avec des robes et des vêtements comme sujet. En 2007 j'ai voulu monter un projet artisanal, un grand projet mais je n'avais pas de matériaux, alors j'ai lancé un appel dans le journal. J'ai reçu beaucoup de broderies et de textile et j'ai entendu les histoires derrière les broderies, c'était comme si je rentrais à la maison. Le projet "Experience Quality Time" a duré de 2007 à 2009, c'était mon premier projet de broderie à la main et ce fut un succès immédiat. Toutes les œuvres murales créées sont vendues  aux enchères pour des œuvres de charité. A la fin j'ai décidé de continuer avec la broderie et l'artisanat. Cela me va comme un gant.


Comment et où travailles-tu ? As-tu un atelier d’artiste ? Quels matériaux utilises-tu ?


Je travaille chaque jour, c'est normal pour moi de créer et j'ai mon atelier à la maison. Je crée mes propres pièces de base mais je travaille aussi à partir de vêtements existants, qui ont parfois ma préférence.

Je travaille avec de vieilles robes des années 1920. Quelquefois j'incorpore des matériaux que je trouve dans les ordures. Beaucoup de gens jettent des matériaux utiles, je les lave pour qu'ils puissent être utilisés comme base et avoir ainsi une nouvelle vie. Certaines personnes m'envoient leurs matériaux, mes œuvres sont durables car je recycle des matériaux. Si vous recyclez, vous n'avez pas à acheter de nouveaux matériaux, ce qui évite beaucoup de gaspillage.


Quelle est ta vie en dehors de la peinture ?


J'aime marcher et nager. J'aime mon jardin et la pratique de la méditation.


Quels sont tes projets ?


Je suis en train de travailler sur une grande pièce murale en broderie à la main. Elle est grande et cela prend beaucoup de temps pour la terminer. Je travaille aussi sur différentes créations à la fois et cela risque de prendre quelques années avant qu'elles voient le jour.



Quels sont tes rêves ?

Des océans propres, de quoi d'autre peut-on rêver ? Mais pour moi de façon personnelle, il est important de rester en bonne santé pour continuer à faire mes créations.


Qu’est-ce qui te fait avancer ?

La vie de l'océan, l'Afrique, notre planète…

''La beauté de la vie est dans les petits détails, pas dans les grands événements", a dit Jim Jarmusch.

C'est une déclaration avec laquelle je suis tout à fait d'accord, elle parle des jolis petits détails qui donnent à la vie son pouvoir et sa beauté.


Qu’est ce qui te rend heureuse ?

Ma liberté de créer, les travaux d'aiguilles, ne pas avoir de délais à respecter, mon chat Charlie Sunshine, mes enfants et ma petite-fille.


Qu’est ce qui te rend malheureuse ?

La violence contre la nature, les animaux et les enfants.


Comment commences-tu une  gravure, un  dessin  ?


Je travaille de façon spontanée, je ne réfléchis pas longtemps, je démarre, et je travaille chaque jour. Et ensuite l’œuvre grandit sous mes mains. 


As-tu l’impression que tout cela c’est pour toujours ?


Les travaux d'aiguille sont pour moi un processus de transformation, c'est un travail individuel et ça ne finit jamais. Et, oui, s'il vous plait, pour toujours... !






LE SITE DE L'ARTISTE

ALEXANDRA SUR INSTAGRAM

UNE VIDÉO

(cliquer)


Les photos ont été trouvées sur le site de l'artiste et sur sa page Facebook .

Merci à Alexandra d'avoir pris la peine de répondre à mon questionnaire et merci à Isabelle Pulby,
traductrice des Grigris de Sophie, qui rend ces échanges possibles et merci à toi Christine pour cette indispensable découverte ...


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