lundi 13 avril 2026

OTHONIEL AU PALAIS DES PAPES A AVIGNON ... POUR MÉMOIRE

 

"Jusqu’au 4 janvier 2026, Jean‑Michel Othoniel  a présenté à Avignon une vaste constellation artistique placée sous le signe de l’Amour. Il s’agit du plus grand projet jamais conçu par le sculpteur. L’exposition s’étendait à travers la ville, du Palais des Papes au Pont d’Avignon, du Musée du Petit Palais – Louvre en Avignon au musée Calvet, du muséum Requien au musée Lapidaire, ainsi qu’à la chapelle Sainte‑Claire, aux bains Pommer, à la Collection Lambert et à la place du Palais."

J'ai eu la chance d'arpenter les rues d'Avignon et de visiter les différents musées en septembre 2025.

Pour mémoire aujourd'hui le PALAIS DES PAPES revisité !  

 

 

 

 

"Le Palais des Papes est le cœur névralgique de la constellation, l’île mystérieuse de l’archipel. L’intervention majestueuse d’Othoniel se déploie dans les pièces les plus vastes et les plus solennelles du palais.
Un parcours amoureux en 15 lieux et chambres, une déambulation poétique autour de 133 œuvres, dont 106 nouvelles sculptures créées spécialement pour le Palais des Papes, pour répondre à la monumentalité et à l’histoire de ce lieu unique. Autour du tombeau de l’amour, des sculptures abstraites suspendues rencontrent les figures du zodiaque, des astrolabes géants envahissent la grande chapelle et le cloître.

Sous les fresques au sol des chapelles, dans la cour d’honneur des environnements de briques de verre et de miroir invitent le visiteur à méditer sur les amours perdues.
Une fontaine enchante à nouveau le jardin médiéval…

Cette exposition est aussi l’occasion pour Othoniel de dévoiler au public soixante peintures inspirées par son herbier merveilleux et jamais montrées en France depuis ses Roses à l’encre sur fond d’or blanc, acquises par le musée du Louvre en 2019."

 

 

 






LA GRANDE CHAPELLE

Quatre Cosmos géants sont accrochés aux voûtes de la Grande Chapelle, au sol s’écoule une tumultueuse rivière composée de 7500 briques de verre bleues. Au centre de ces quatre sculptures de cinq mètres de diamètre, se trouve une gigantesque sphère dorée, suivant la trajectoire des étoiles, des perles gravitent autour de cet astre central.

 



 
 
 




 


LA TOUR DES ANGES

Des Colliers et des Amants Suspendus en verre de Murano colorés, 2 formes caractéristiques du travail de Jean Michel Othoniel, lévitent tels des êtres célestes. L’artiste affirme ici l’importance de la beauté dans son travail.

 

 


 


Au pied des remparts, la fontaine du Griffon, échappée d’un roman courtois médiéval, se présente comme un refuge invitant à l’évasion. Jean-Michel Othoniel bâtit sur cette dernière une nouvelle fontaine de verre et d’or inspirée de l’animal mythique dont elle tire son nom qu’il nomme la fontaine amoureuse. 

 

 

 

 




"Quelques jours avant l’ouverture, l’artiste présentait ainsi la nature de ce projet devant la presse :


« Ce projet célèbre à la fois les 25 ans de la désignation d’Avignon comme capitale européenne de la culture et les 30 ans de son inscription au patrimoine de l’Unesco. C’était un défi de revenir sur les traces de la grande exposition “La Beauté” de 2000, où presque tous les lieux de la ville avaient été investis. Reprendre ce principe, mais avec un seul artiste, est un choix audacieux de la part de la mairie. De là est née l’aventure que nous avons menée ensemble. J’ai souhaité que l’exposition soit entièrement nouvelle pour le public français, avec de nombreuses œuvres créées spécialement pour Avignon. Sur les 260 œuvres présentées, 140 ont été produites pour les lieux où elles sont installées, parmi lesquelles les astrolabes, dont celui de la place du Palais. Les autres œuvres viennent de l’étranger et n’avaient jamais été présentées en France.

Le fil conducteur de l’exposition, intitulée “Cosmos ou les Fantômes de l’amour”, repose sur l’héritage poétique de Pétrarque. Avignon est une ville liée à l’amour, où Pétrarque a inventé une nouvelle forme poétique ayant inspiré des générations d’artistes, de Michel‑Ange à Shakespeare, en passant par Pasolini. Je me suis plongé dans ces poèmes pour construire la structure de l’exposition. C’est un paradoxe stimulant : je suis à la fois artiste et commissaire, un rôle que je n’avais jamais endossé et que j’ai pris beaucoup de plaisir à expérimenter, au point d’avoir envie de le prolonger.

La trame repose ainsi sur les sonnets que Pétrarque a dédiés à Laure, rencontrée à la chapelle Sainte‑Claire, qu’il a aimée tout au long de sa vie. Ces 366 poèmes racontent la même histoire, mais selon des moments, des lieux et des états d’âme différents, où l’eau occupe une place centrale, notamment celle de la Sorgue. On retrouve ainsi l’évocation de l’eau à travers des métaphores visuelles disséminées dans l’exposition : des sols bleus, des fontaines, qu’elles soient du Palais des Papes ou des bains Pommer.

Dans chaque lieu, la même idée est ainsi réinterprétée, créant un parcours poétique où la ville devient elle‑même musée. J’ai longuement arpenté Avignon, visité tous ses musées pendant un mois, de jour comme de nuit. Et comme à Rome, les petites rues adjacentes réservent à chaque pas des découvertes inattendues – façades, sculptures, détails -, nourrissant ainsi un cheminement où chacun·e est invité·e à construire sa propre chasse au trésor à travers la ville »."


LE LIEN VERS LE PALAIS DES PAPES 

LE LIEN 

UN AUTRE LIEN 

 

 (cliquer)


SEPTEMBRE 2025 


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