vendredi 4 novembre 2011

LES TABLEAUX DE MARCEL DHIEVRE AU MUSEE DE SAINT DIZIER


Je tiens ici à remercier Le Musée municipal de Saint Dizier   qui a eu la gentillesse de m'ouvrir ses portes et ses réserves, tout particulièrement Monsieur Stéphane Lahierre.
J'ai eu ainsi la possibilité de découvrir les tableaux et sculptures de MARCEL DHIEVRE et reçu en cadeau  le catalogue de Marina Donnet "Débris d'Art", ouvrage réalisé pour une exposition qui s'est tenue au Musée en 1985 .








Le texte ci- dessous se trouve à la page 30 de ce fascicule ...




"  Les thèmes favoris de MARCEL DHIEVRE sont les enfants et la nature . A la fenêtre, sur le chemin ou au bain, les fillettes rythment ses compositions dont l’élément central est généralement une maison.
MARCEL DHIEVRE parle lui –même de ses tableaux :

« D’abord j’ai fait une maison puis je me suis dit ; tiens j’ai de la place, je vais faire un arbre ici, puis j’ai ajouté une fleur, un oiseau, j’aime beaucoup les oiseaux. Ensuite les fillettes, parce que les hommes, il faut leur faire des moustaches pour qu’on les reconnaisse et c’est difficile avec ce petit pinceau ».

D’autres tableaux figurent un des motifs qu’il a beaucoup reproduit dans LE PETIT PARIS : le pot de fleurs. Mis en évidence sur un napperon ou sur un muret, il est généralement décoré de motifs végétaux.
Les couleurs sont franches et sans nuances : il colorie plutôt qu’il ne colore, avec une palette réduite : jaune, brun et bleu sont ses tons préférés.
Certains des procédés plastiques utilisés par MARCEL DHIEVRE peuvent être qualifiés de « naïfs ».

Chez lui il y a :

-ni perspective classique, ni relation entre l’avant et l’arrière plan du tableau mais un espace né de la combinaison des différents points de vue et caractérisé par une unité spatio- temporelle. Notons ainsi les maisons où intérieur et extérieur se confondent ou encore la diminution arbitraire de la taille des arbres afin de suggérer l’effet de profondeur.
- ni proportions académiques mais la préférence pour certains détails qu’il figure avec une très grande précision comme les motifs décoratifs sur les vêtements ou sur les volets. Hypertrophiés ou miniaturisés, les représentations sont le fruit de son rêve qu’il donne à voir de manière « naïve » et non contrôlée au spectateur.
- ni jeu d’éclairage ou de valeurs mais l’utilisation d’aplats et de couleurs pures.

C’est l’alignement et l’aspect cumulatif et symétrique qui nous parait être la caractéristique essentielle du travail de MARCEL DHIEVRE. Les formes sont fixes, autonomes et sans relations logiques entre elles. La composition n’est que le fruit d’un assemblage personnel de motifs végétaux inlassablement répétés rythmant l’espace de son tableau à l’image de la façade du PETIT PARIS .

MARCEL DHIEVRE représente l’idée qu’il a des sujets plutôt que la réalité de ceux-ci. Il nous montre « ce qu’il sait être » plutôt que « ce qu’il peut voir ».
C’est sa logique personnelle et non les critères « objectifs » de la représentation qui guident sa peinture. Celle-ci est le signe d’une réalité invisible qu’il exprime de manière tangible par des formes simples."












LE PETIT PARIS et LES GRIGRIS DE SOPHIE :



3 commentaires:

  1. un feu d'artifice de tableaux... comme je les aime! merci!

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  2. Très spécial! A une manière très spéciale vous êtes venus en contact avec les peintures de Dhièvre. Grande que vous pouvez les montrer dans votre blog. Merci.

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  3. Brigitte Rebollar6 novembre 2011 à 22:06

    très intéressant, j'ignorais l'existence de tableaux..

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