dimanche 16 décembre 2012

LES VILLES IMAGINAIRES DE MAMADOU CISSE


Je n'ai pu m'empêcher de penser en découvrant MAMADOU CISSE  à la Fondation Cartier 
(cliquer sur le nom) aux  villes imaginaires de MARCEL STORR (cliquer sur le lien) .....
On est loin du des dessins habités,oniriques  et fascinants de ce dernier mais un rapprochement est possible !

 


"Dans l'ennui de ses longues nuits de garde, Mamadou Cissé imagine des cités gigantesques, ou la rigueur géométrique s'éclaire des couleurs fluorescentes des feutres.
À l'instar de Marcel Storr , l'artiste édifie des villes verticales, denses, mais là où le cantonnier parisien utilisait une palette sombre, l'agent de sécurité africain peint ses immeubles de couleurs vives, reflets de son optimisme."

« Je vois les villes en hauteur, je trouve qu’elles sont bien conçues. […] Dans le futur, je souhaite qu’on ait assez de terre pour l’agriculture, qu’on ait assez de terre pour les forêts. Et qu’on soit bien logé. »












" C'est le dessin qui m'empêchait de dormir, je dessinais pour ne pas dormir. C'est des rêves d'enfants, j'ai toujours rêvé de Paris . Je m'inspire de cartes postales, j'ai copié et de plus en plus je traçais des plans . C'est plus intéressant de voir la ville d'en haut . C'est la vie avec les bouchons, les axes routiers. On est à l'intérieur de la ville.
Ce n'est pas de l'Art naïf c'est du travail".

On peut aussi évoquer  BODYS ISEK KINGELEZ dont  le travail,  en volume cette fois (puisqu'il s'agit de maquettes ) a en commun avec MAMADOU CISSE la ville verticalisée et la joie des couleurs !


" Bodys Isek Kingelez est né en 1948 en R. D.C. (République démocratique du Congo). Architecte-maquettiste, créateur visionnaire de cités modernes, il réalise des projet sociaux, des villes futuristes avec un souci du détail et un travail de l’espace étonnant. Rien n’est laissé au hasard et Kingelez déroute par sa conception inattendue d’une Afrique rêvée faite de gratte-ciel, de jets d’eau monumentaux et de bâtiments architectoniques aux couleurs vives, comme pour rappeler que sa ville, Kinshasa, est aussi un kaléidoscope, symbole de fête et de jouissance.
Autodidacte et visionnaire , ses maquettes de ville sont purement imaginaires et n'ont aucune finalité fonctionnelle avouée . Réalisées à l'aide de matériaux de récupération  (papier, carton, plastique) elles donnent l'image du monde qui reste à bâtir.
Kingelez s'éloigne ainsi délibérément des traditions culturelles qui sont selon lui encore trop présentes dans l'idée que le reste du monde se fait de l'Afrique."




(Toutes ces photos ont été trouvées sur Google)



Pour Laurent ...car l'exposition MARCEL STORR au pavillon Carré de Baudouin restera un point fort de cette année 2012 ! 

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