samedi 12 septembre 2015

ODON " L'EXCEPTION ET ET LE SILENCE " A SAINT PIERRE DE VARENGEVILLE

Le bonheur de retrouver ODON et ses tissages magnifiques découvert à Soissons !
Vous habitez Rouen ou ses environs vous avez jusqu'au 27 septembre pour visiter cette superbe exposition ( gratuite) et passer quelques heures dans un parc de rêve !



"À 20 minutes de Rouen, le Centre d'Art Contemporain de la Matmut vous accueille dans "son" château : le château de Saint-Pierre-de-Varengeville.
L'édifice est là, tranquille, au milieu de son "jardin", dans le reflet du grand bassin, offrant la paisible beauté d'une architecture du XVIIe siècle, faite pour les hommes et non pour l'apparat. Lignes symétriques, volumes harmonieux, proportions élégantes... sentiment d'équilibre et de sérénité...
Depuis bientôt 400 ans, le château a connu des vies très différentes. Quelques exemples :
De 1817 à 1828, il est la propriété de Casimir Perier, un banquier-député qui fut président du conseil sous le règne de Louis-Philippe 1er.

60 ans plus tard, il est entièrement restauré par Gaston Le Breton qui y reçoit de nombreuses personnalités, parmi lesquelles ses amis du monde des arts et des lettres. Il faut dire que Gaston Le Breton est directeur des musées départementaux ; riche collectionneur, il connaît beaucoup de peintres, de sculpteurs et de musiciens ; ils sont les bienvenus à Saint-Pierre-de-Varengeville ; c'est pour eux qu'il fait graver sur le fronton "Omnia pro arte", tout pour l'art.
Au XXe siècle, le château reste la propriété de la famille Le Breton ; vendu en 1966, il est transformé en un "éphémère" centre de dressage de fauves, avant d'être racheté, trois ans plus tard, par la Matmut qui y domicilie des équipes de gestion puis son accueil téléphonique.


Une nouvelle vie commence en 2009 ; l'ouvrage est entièrement réhabilité ; l'objectif de la Matmut est d'y créer un Centre d'Art Contemporain et une Université d'Entreprise ; l'ensemble est inauguré fin 2011 ; une galerie lumineuse de 500 m2 accueille désormais des expositions temporaires d'artistes connus ou émergents, des collections permanentes (dont Le Panthéon de Philippe Garel), à découvrir seul ou en groupe, accompagné ou non d’un conférencier ; on en repart "différent et revivifié"."































" Guy Houdoin (né en 1940 au Mans), sort diplômé en 1961 de l'école des beaux-arts de Tours. Il est alors fasciné par les oeuvres de Piet Mondrian et de Jackson Pollock qui restent pour lui les « deux ailes de l'oiseau ». Il réalise de nombreux voyages en Europe, aux États-Unis, en Inde et, parallèlement, s'installe à Nogent-sur-Marne où il réhabilite une ancienne imprimerie en atelier et résidence.
En 1985, il est frappé par un arrêt cardiaque mais réussit à reprendre ses activités et à renouveler profondément son art. Il délaisse l'angoisse et le tragique de ses oeuvres précédentes, habitées par son double, à la fois magicien et souverain, nommé Patak. Il choisit un nom d'artiste : il sera désormais Odon, en souvenir de celui qui, connu sa bonté et sa patience, fut, en tant que deuxième abbé du monastère de Cluny, l'un des grands guides spirituels du premier âge féodal et, en tant que lettré et musicien, l'une des principales figures intellectuelles du Xe siècle.
Le nom de Odon évoque l'ode (la poésie) et le don (la générosité). Il affirme le désir de l'artiste d'une paix intérieure, des recherches formelles et des pèlerinages pensés.

Son anagramme est nodo, qui, en italien, signifie noeud. Surmontant accidents de santé et deuils, Odon a choisi la vertu de l'Espérance.
Odon tresse, tisse, trame des bandes de papier coloré pour obtenir des oeuvres rayonnantes et harmonieuses. Le léger papier kraft est peint recto verso puis découpé. Les bandes sont vrillées, roulées sur elles-mêmes. L'artiste les tord, les torsade, les transforme en fines cordelettes terminées par une partie non tordue qui rappelle une feuille de ginkgo.
Les oeuvres de Odon évoquent des coquilles spiralées ou des conques marines dans lesquelles on écoute la marée, des toiles d'araignées, des crosses, des tourbillons paisibles et des labyrinthes... Elles suggèrent discrètement, le Temps, ainsi que des cadences et des rythmes musicaux.
Les tressages sont des jeux sérieux, exprimant une justesse ludique, une logique joyeuse, une méthode allègre, une ferveur. Le rayonnement des torsions est une circulation de l'énergie dépensée pour les produire, un progrès, une expansion qui refuse la dispersion, une gloire discrète, une splendeur retenue.

 La palette de Odon s'est peu à peu enrichie. Dans le dédale des tressages, la couleur apparait insoupçonnée, illimitée, ambiguë, diaprée. Odon crée un mélange optique d'innombrables points, d'atomes, d'éléments multicolores, juxtaposés, croisés, enchevêtrés, intenses. La création de Odon s'écarte du « pittoresque » mais exprime le « pictural ». Mon atelier est mon univers ; tout l'univers est dans mon atelier, dit-il. Il avance vers le cosmos, vers l'illimité, explorant sa propre intimité pour se changer. C'est ainsi que, comme l'âme mobile de ses recherches, ses oeuvres sont toujours abouties et jamais finies."

 LE SITE

 (cliquer sur le lien)

  Et dans le parc .....






"Six hectares, bien ordonnés, avec des "univers" différents qui évoluent au rythme des saisons : le jardin japonais, le jardin des cinq chambres, l'arboretum et la roseraie, le tout peuplé de sculptures monumentales.
Le jardin japonais : on y accède par la grande porte "Tori", il représente le passage entre le monde profane et le monde sacré. Il se divise en trois parties, aux styles différents :
- Le jardin japonais classique.
- Le jardin du thé.
- Le jardin zen.
Partout la même recherche d'harmonie.
 Le jardin des 5 chambres : il borde la grande allée, c'est le jardin de l'évolution : l'homme commence par observer son environnement avant de s'observer lui-même, étape préalable à la création ; évolution de sa conscience en 5 séquences :
- Le jardin du chaos
- Le jardin de l'Éden
- Le pentagramme
- Le jardin de la réflexion
- La musique


L'arborétum : les tilleuls, les hêtres, les érables, les frênes et les marronniers d'autrefois continuent de structurer l'espace. Ils sont aujourd'hui entourés de végétaux plus rares, venus de loin, qui se sont bien acclimatés à la Normandie, pour lui apporter leur port majestueux, leurs couleurs d'automne, leur floraison particulière. Quelques exemples à découvrir :
- Un hêtre de la terre de feu
- Un érable à sucre originaire du Québec
- Un cerisier du Tibet avec son écorce fine et brillante
- Un mélèze d'Europe aux propriétés médicinales
- Un tulipier de Virginie
Aujourd'hui, près de 70 arbres et grands arbustes ont été plantés pour transmettre aux générations futures un patrimoine végétal "régénéré"."





Centre d'Art Contemporain

425 rue du Château
76480 Saint-Pierre-de-Varengeville
Tél. 02 35 05 61 73

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