mardi 17 avril 2018

DANS L'ATELIER DE GILLES MANERO : DESSINS ET TABLEAUX









 

























Photos Sophie et Apolline Lepetit


Pour accompagner nos photos un texte écrit par Anne Billon :

Au commencement, était le crayon

De Gilles Manero, nous connaissions les peintures, les modelages, les photographies virées et retravaillées. L’artiste ne se laissait pas enfermer par un médium et vagabondait au gré de ses envies.

Aujourd’hui, il présente ses dessins au crayon. Retour aux sources de la création, à l’enfance de l’art, suscité par la rencontre avec un crayon abandonné sur le coin d’un bureau.

Souvenirs : se saisir du crayon. L’aiguiser. Sentir l’odeur caractéristique du bois. La mine bien pointue.
Le choix du papier a aussi son importance : surface lisse, qui facilite le trait, la ligne, l’élan. Le dessin devient presque le prétexte au geste, à la caresse du papier, au glissement de la mine. Il se révèle incongru, déroutant, lui aussi issu de souvenirs lointains. « Je me souviens des fesses de Madame Olga, lorsque j’étais petit garçon, débordant de la selle de son vélo. » La voici. Et c’est encore elle ici, penchée sur sa petite reine, cheminant dans un village du Loiret, dont on ne devine tout d’abord que le lumignon fixé à la proue de l’embarcation !

Les images surgissent, les formes se devinent, s’imbriquent, créent la douceur du regard.

Puis vient le choix des crayons de couleurs. Le bruit de ceux qui s’entrechoquent, la palette que l’on peut faire tinter et rouler entre ses doigts. Aiguisage. Jusqu’au petit trognon de crayon, reliquat de dessin. De ceux qu’Henri Cueco aime à collectionner.

Gilles Manero dessine, tout simplement. Il nous entraîne dans sa tendre nostalgie.


GILLES MANERO ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

SUR LE SITE DE LA CRÉATION FRANCHE

UN ARTICLE DANS SUD OUEST

(cliquer)

"Né en 1955 à Gien, dans le Loiret, Gilles Manero suit les cours du lycée de l’Imprimerie à Rennes puis de l’école Estienne à Paris. Pour le plaisir, il passe un CAP de photographie et travaille aujourd’hui dans une société de photogravure.
C’est en 1991 qu’il commence à réaliser des œuvres mêlant ses deux passions : le dessin et la photogravure. Il utilise du matériel photographique et des techniques plus classiques de dessin pour réaliser des œuvres déployant des camaïeux de gris.
Son inventivité s’appliquera par la suite à la peinture et au modelage. Les vieux papiers, les briques de liège, les disques vinyle, les planches anatomiques anciennes, ainsi qu’une multitude de matériaux et d’objets de récupération qu’il chine sur les brocantes sont autant de supports à son imaginaire peuplé de créatures intemporelles.
Gilles Manero habite actuellement à Rauzan, en Gironde. Ses œuvres sont présentes dans la collection De Stadshof au Musée du Dr Guislain à Gand, au Musée d’Art Visionnaire à Melbourne (Australie), au Musée d’Art Naïf de Figuerras et au Musée de Navarre à Pampelune (Espagne), dans le Cabinet d’estampes de Reggio Emilia (Italie)."



Juillet  2017 

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