PROFITEZ DES MONDES SINGULIERS DE LA GALERIE EQART ....
AVEC ....
*** JOEL LORAND
"Joël Lorand est un artiste qui dessine avec un talent et un
savoir-faire qui non seulement sont totalement au service de son style
mais sont aussi vecteurs d’expression. Une expression certes raffinée et
inquiètante tout à la fois, et c’est comme si la force de ces images
venues des profondeurs d’un imaginaire riche et touffu comme une forêt
vierge, était inépuisable. Un artiste que les meilleures galeries n’ont
pas tardé à reconnaitre comme singulier parmi les singuliers
Préface du catalogue consacré à l’exposition personnelle de Joël Lorand à l’Espace Eqart en septembre 2012 :
Voir les dessins de Joël Lorand amène souvent à une prise de position
immédiate et tranchée. On est subjugué, hypnotisé et désormais
inguérissable ou pas. Que préférer des deux puisqu’on ne choisit pas ?
Aimer ce travail ne peut que donner envie de rencontrer l’artiste pour
constater s’il est fait comme nous avec deux bras, deux jambes, une tête
avec deux yeux (seulement deux) et une seule bouche ! Et on est
presque déçu – qui n’a pas envie d’être l’ami d’un monstre gentil ? - de
dire que oui, il est bien normal ! Plutôt discret et accueillant,
consacré pleinement à sa passion.
Un artiste ordinaire alors ? Peut-être pas.
Car cet homme, qui crée ces mondes étranges où s’entrelacent et
s’interpénètrent des créatures toutes plus étonnantes les unes que les
autres, où le végétal le dispute au minéral dans des chorégraphies
parfaitement écrites, cet homme qui tel Moïse devant les flots, ordonne
aux visages de s’ouvrir en deux pour révéler à nos yeux en surchauffe
des arènes opaques où les orifices des bouches et la chair en mutation
n’ont finalement rien d’effrayant, cet homme au final, nous rassure.
Il nous rassure parce qu’il nous parle de choses dont nous savons
bien qu’elles nous sont vitales, de choses qu’intelligemment quelques
peuples devenus trop rares, continuent de célébrer, de symboliser et
d’honorer pendant que nous, gens modernes et civilisés continuons de
prendre la fuite, les freins lâchés.
Mystère des origines, vie, maladie, mort, rêve ou monde des
esprits... Joël Lorand aborde ces grand thèmes et nous relie à ces
mondes cachés qui soutiennent à chaque instant nos pas et nos âmes. Ses
dessins sont des lieux de passage que nous invite à prendre ce chaman
aux crayons cosmiques. Ses vivants crayons de couleurs qui, comme des
antennes captent l’invisible et nous en livre témoignage, nous invitent à
suivre la trace de leurs courbes complexes pour pénétrer dans le monde
de nos rêves. Vaste monde en partage dont les habitants nous fixent
souvent avec de grands yeux ronds, nous tirent la langue et montrent les
dents mais qui jamais ne nous menacent. Ils semblent plutôt vouloir
nous dire quelque chose comme « Hé ! Rappelez-vous qui vous êtes ! Vous
êtes comme nous, étranges et étrangers à vous-même ! ». Entremêlés,
camouflés au premiers regards mais toujours visibles, ces aliens fleuris
comme des Papous, ces animaux flottants au milieu d’un flot tournoyant
de croix, nous donnent envie que nous poussent à nous aussi des plumes
sur la tête !
A ses oeuvres sans titre, Joël Lorand donne des noms de famille,
Mutations, Personnages Floricoles, Freaks... qui sont pour lui autant
d’hommages qu’il rend à ses questionnements – il avoue volontiers ne pas
savoir d’où tout cela lui vient - ou à ses passions (ainsi le film
Freaks de Tod Browning, sorti en 1932, hymne sublime à la cruauté de la
vie). Une manière pour lui d’apprivoiser le mystère de son imagination
foisonnante ? Ses dessins paraissent en effet jaillir d’une source qui
semble ne jamais devoir se tarir, comme si l’artiste avait trouvé le
code permettant d’accéder à une banque universelle d’images cosmiques,
un vocabulaire de formes génériques qu’il est le seul à pouvoir traduire
pour nous conter ces fresques d’images.
Oui, on peut ne pas savoir dessiner - Joël Lorand le revendique et ne
veut surtout pas apprendre - et accoucher d’oeuvres à la composition
parfaite, aux couleurs somptueuses et qui semblent ne jamais pouvoir
s’épuiser.
L’oeuvre de Joël Lorand arrive à cet étonnant miracle de nous donner la sensation que la liberté ça peut se dessiner."
Préface par Fred Noiret
*** GÉRARD CAMBON
"Voir son atelier est déjà une fête en soi. Il devine en toute chose
qu’il collecte, toute la richesse des matières, des formes qui la
compose et dont il fera le meilleur usage pour ravir nos yeux d’enfants.
Inventif, poétique dans une mise en place des volumes parfaite : le
travail de Cambon surprend par l’évidence de la composition et le choix
des éléments choisis pour le construire. C’est chaque fois une oeuvre
originale qui fait naître en nous une furieuse envie de collectionner !
Texte ci-dessous de Animulavagula - 2010
Cambon se débrouille pour être de la famille de Louis Pons avec
d’autres moyens que la composition solide et lyrique qui est à la base
de la plupart des compositions de son grand aîné. Il file plus doux,
plus furtif, en naviguant entre la rouille des vieilles pub, le liège
des choses flottées, la poussière des temps. Mais sans chercher les
rencontres dramatiques (rats, becs d’oiseaux morts etc.) ni la précision
géométrique d’une Yolande Fièvre bien qu’il touche comme elle à la
profondeur des plans. C’est efficace mais autrement. Les petites
créatures qu’il penche aux balcons vermoulus d’on ne sait quelles
tribunes, renforcent cette impression poétique de ruse innocente avec le
« grand genre ». Qu’elles ne soient jamais abouties est une
caractéristique qui en signe l’humanité. Depuis une quinzaine d’années,
la Galerie Soulié suit une voie étroite qui passe entre le derme de
l’art brut et l’épiderme de l’art singulier (mauvaise graisse non
comprise). Gérard Cambon qui a déjà, dans le passé, occupé ses cimaises
mais que je découvre pour ma part, est peut-être bien un représentant
des plus purs de ce courant original ...
GERARD CAMBON est né en 1960 à Toulouse ( France)
Il a à son actif de nombreuses expositions personnelles aux Usa et
dans toute l’Europe ainsi que des articles de presse et des émissions
radio"
Site de l’artiste
*** SYLVAIN CORENTIN
"Artiste vivant et travaillant sur Montpellier, il construit un monde
merveilleux fait de tours à l’allure précaire d’une grande élégance.
Fabriquées à partir de morceaux de bois, de corbeilles d’osier et de
toute sorte d’autres matières qui peuvent faire l’objet d’un jeu quand à
savoir ce qu’elles étaient à l’origine, elles sont l’incarnation de la
grâce et de l’équilibre.
Corentin, insatiable curieux, fasciné par la matière, la couleur, le
pigment, les formes que nous offre la nature, explore avec talent de
nombreuses pistes plastiques, réinventant le monde."
Site de l’artiste
*** SABRINA GRUSS
"Sabrina Gruss hante notre monde de ses créatures d’un autre univers.
C’est une danse avec la mort, un jeu de Vanités qui sème un sourire
tendre et ironique, un ballet de coquets squelettes parés pour l’ultime
fête. Glaneuse du néant, elle extirpe des landes, des lieux abandonnés
et des fourrés racines : crânes d’oiseaux, coquilles vides, os sans
sépulcre. Dans le secret de son atelier, elle se livre à de surprenantes
résurrections : rat à tête humaine en tutu constellé de crânes
minuscules ; un compère à longue queue surgit d’une boîte où gisent,
abandonnés peut-être, des poupons ; royale, éternelle Parque, Méduzine
dévoile ses charmes sulfureux la tête enrubannée d’un serpent ; un
rabbin entre en scène, rescapé des tréfonds de son grenier hanté.
Personnages décharnés, parés des vestiges chagrins d’une autre vie, ils
bringuebalent leurs os et « presque tous ont quitté la chemise de
peau… » tels les Pendus de Rimbaud. Mais ils retrouvent un ailleurs :
êtres d’écorce ou de fibres extirpés de la terre ensevelissante, ils
proclament haut et fort leur vie retrouvée, fût-elle accompagnée
d’animaux ambigus toujours, maléfiques selon, comme rats et serpents…
Thaumaturge pudique, Sabrina Gruss nous ramène avec un humour grinçant à
un dialogue avec un monde des ténèbres qu’elle charme pour ne pas se
laisser envoûter, et n’en finit pas d’exorciser cet autre côté du miroir
où se cachent nos peurs, où naissent nos mauvais rêves, où les prémices
de notre histoire plongent leurs racines. Sans doute le plus vieux
jouet de l’histoire, on en a retrouvé dans les tombeaux de l’Egypte
antique, la poupée, de confidente en objet rituel n’en finit pas de
recueillir, profanes ou sacrés, parfois même maléfiques, bien des
secrets inavoués. « Bénie soit la providence qui a donné à chacun un
joujou : la poupée à l’enfant, l’enfant à la femme, la femme à l’homme,
et l’homme au diable » conclut Victor Hugo."
Florent Founès
Site de l’artiste
*** EVELYNE POSTIC
"C’est un monde étrange et immédiatement reconnaissable que celui
d’Evelyne. Son dessin est aussi mystérieux que précis et empli de sens.
Pas un trait inutile, pas une forme qui jure dans l’ensemble de la
composition, c’est de plus, d’une extrême finesse. C’est à coup sûr une
grande artiste qui marquera de son style l’art de s’exprimer par le
dessin.
Evelyne Postic est née en 1951 à Lyon.
Artiste autodidacte, sa première passion fut la danse. Rêve effacé
par une grave maladie des poumons à 5 ans puis une enfance émaillée de
soufrrances qui lui donnent l’envie de s’évader avec les crayons de
couleur, le papier. Ses débuts dans la vie d’adulte ne sont pas faciles
alors elle continue de s’inventer un monde parallèle, et commence à
peindre et à dessiner des formes où se mêlent l’humain, le végétal,
l’animal. Elle travaille sur l’adaptation de l’être vivant à son
environnement, l’évolution des espèces pour survivre. La variété infinie
des formes des mondes marins, terrestres, et invisibles la fascine."
Site de l’artiste
*** JEAN-MICHEL CHESNE
"Jean-Michel Chesné, en plus d’être un dessinateur inspiré est un
ardent défenseur de la création libre. Son blog atteste d’un véritable
esprit passionné et militant. Partageur, il a consacré nombre d’articles
et de liens à des artistes dont le travail mérite d’être plus connu.
Quand à lui, nous ne pouvons que vous inviter à le découvrir tant il est
captivant dans ses trouvailles graphiques, formidablement inventif.
Né à Paris en 1959, Jean-Michel Chesné crée depuis plus de 30 ans.
C’est en
effet au début des années 80 qu’il se passionne pour l’art et sa visite
au Palais du Facteur Cheval à Hauterives en 1992 aura une incidence
radicale sur son travail. Depuis 2008 il réalise à l’encre blanche des
dessins qu’il appelle lui-même « dentelles ». On y retrouve des animaux,
des personnages ou des êtres hybrides issus d’une mythologie
personnelle. Des références et des thèmes très diversifiés. On notera
l’omniprésence de la nature avec des animaux plus ou moins réalistes
cohabitant dans une végétation luxuriante. Une sorte de paradis perdu où
trônent parfois fièrement des déités couronnées, des dignitaires
coiffés. Un peuple fantasmagorique de créatures inquiétantes et
séduisantes à la fois.
De ces silhouettes émanent une vibration, une tension dynamique entre
le noir et le blanc. Les contours très découpés, très sinueux montrent
des êtres dont l’intérieur organique ne contrarie pas la grâce de
l’ensemble."
Site de l’artiste
LE SITE DE LA GALERIE
Jusqu'au 15 août de 14h à 18h du mercredi au samedi et tous les jours de 11h à 21h pendant le festival Jazz in Marciac.
Eqart - Galerie d'art
21 rue Henri Laignoux
32230 Marciac
Téléphone: 05 62 09 36 83