Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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vendredi 18 septembre 2026

CLAUDIO CANALES SAENZ : ARTISTE CHILIEN

 

 Voici aujourd'hui sur les Grigris une nouvelle découverte facebookienne !  

 






















 

Dans le paysage discret mais puissant de l’art brut latino-américain, Alejandro Ulises Canales Sáenz développe une œuvre d’une intensité rare. Né en 1974, cet artiste chilien construit depuis l’enfance un univers graphique autonome, en marge des circuits traditionnels, où le dessin devient un acte vital.

Mis en lumière par Raw Vision Magazine dans son numéro 124, à travers l’article "The Mind, Spirit and Hand of Ulises", son travail s’impose comme une exploration profonde des mécanismes de la pensée et de l’inconscient. Chez lui, la création ne relève pas d’une intention préméditée, mais d’un flux intérieur continu.

Ses dessins, réalisés exclusivement au stylo à bille, frappent par leur densité et leur complexité. Souvent élaborées au cours de longues nuits de travail, ses compositions se déploient comme des structures organiques évoquant des formations coralliennes ou des réseaux vivants. L’œil s’y perd, happé par une prolifération de motifs imbriqués, où chaque ligne semble répondre à une nécessité interne.

Plus qu’un simple geste artistique, le processus de création chez le créateur s’apparente à une forme de transe lucide. L’artiste travaille dans un état situé au-delà de la pensée consciente, laissant émerger des images qui semblent issues d’une mémoire profonde, presque archaïque. Ses œuvres deviennent ainsi des cartographies mentales, où s’entrelacent esprit, corps et expérience.

À l’écart du marché et des institutions, Alejandro Ulises Canales Sáenz incarne une figure essentielle de l’art brut contemporain. Son travail, à la fois intime et universel, rappelle que certaines formes de création ne cherchent ni à plaire ni à convaincre, mais simplement à exister avec une force qui échappe aux cadres habituels de l’art.

 

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jeudi 17 septembre 2026

LA ROUTE DE SOGNEFJELLET EN NORVEGE

 

En 2023 j'avais failli dormir dans ce lieu enchanteur mais notre camping-car en avait décidé autrement. Mon rêve s'est réalisé deux ans plus tard. Une beauté à pleurer, sans aucun doute une des plus belles nuits de ma vie, que dire de plus ...

 





























Il est des routes qui ne se contentent pas de relier deux points sur une carte, mais qui traversent des états d’âme. La route de Sognefjellet, en Norvège, est de celles-là. Plus haute route de montagne du pays, elle serpente entre les neiges persistantes, les plateaux minéraux et les eaux glaciaires, offrant au voyageur une expérience presque suspendue, hors du temps.

Dès les premiers kilomètres, le paysage impose son silence. Ici, la nature ne s’exprime pas dans la profusion mais dans l’épure : des étendues de roche, des plaques de neige qui résistent à l’été, et cette lumière nordique qui semble filtrée, comme si elle hésitait à s’imposer. Puis viennent les couchants. À mesure que le soleil décline, la route se teinte de nuances inattendues. Les gris froids des pierres s’embrasent lentement, virant au rose, parfois au cuivre. Ce sont des roses pâles, presque timides, qui s’étirent sur les crêtes et viennent caresser les sommets encore enneigés. Le paysage devient alors tableau, et chaque virage une nouvelle composition.

Sur les hauteurs, les cairns ponctuent le parcours. Ces empilements de pierres, dressés par les hommes au fil du temps, semblent dialoguer avec l’immensité. Certains sont modestes, à peine visibles, d’autres plus imposants, comme des repères obstinés face à la rudesse du climat. Ils racontent une présence humaine discrète, presque humble, dans un environnement qui ne se laisse jamais totalement apprivoiser. Marcher jusqu’à eux, c’est prolonger le voyage, quitter la voiture pour entrer dans le rythme du vent.

Et puis il y a l’eau. Toujours présente, mais jamais bruyante. Des lacs d’un vert saisissant, presque irréel, s’étendent au creux des reliefs. Cette couleur, signature des eaux glaciaires chargées de minéraux, oscille entre le jade et l’émeraude. Par temps calme, leur surface devient miroir, reflétant les montagnes et les nuages avec une précision troublante. Par vent léger, elles frémissent à peine, comme si le paysage respirait.

La route de Sognefjellet ne cherche pas à impressionner par la démesure spectaculaire, mais par une forme de lente révélation. Elle invite à ralentir, à observer, à accepter que la beauté ne se donne pas toujours immédiatement. Ici, tout est affaire de lumière, de silence et de patience. Et lorsque l’on redescend vers les vallées, on emporte avec soi bien plus que des images : une sensation d’espace, et le souvenir d’un monde où l’homme n’est qu’un passant parmi les pierres.



UN LIEN QUI EN PARLE 


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JUIN 2025  



mercredi 16 septembre 2026

REMEI MULLERAS A CARTELLA EN CATALOGNE (2)

 

 Marie Gautreau a été mes yeux en Espagne.

Voici aujourd'hui sur les Grigris ses photos prises en 2019.

 

 





























Il faut quitter la route principale et s’enfoncer dans la campagne gironaise pour atteindre Can Roseta. Là, derrière une masia traditionnelle, commence un chemin étrange : un sentier qui serpente à travers une Catalogne miniature.

Ce territoire singulier est l’œuvre de Remei Mulleras, une artiste autodidacte née dans cette maison en 1946. Pendant des décennies, elle a façonné un univers sculptural fait de liège, de pierre et de petits personnages. Ce projet, né presque comme un jeu, est devenu une installation permanente accueillant chaque année des milliers de visiteurs.

Dans la lumière filtrée du sous-bois, les maquettes apparaissent comme des îles dans un paysage miniature : cathédrales, ponts, moulins, ateliers d’artisans. Chaque scène raconte une histoire. Ici un boulanger enfourne son pain, là un forgeron frappe le métal. L’ensemble forme un récit visuel de la vie catalane, où patrimoine monumental et gestes populaires se répondent.

L’environnement artistique de Can Roseta rappelle ces lieux documentés par les chercheurs d’art brut et outsider : des œuvres totales où la création se mêle à la vie quotidienne. Dans ces espaces, la frontière entre jardin, musée et autobiographie disparaît. L’artiste transforme son propre territoire en un univers imaginaire habitable.

À Can Roseta, la visite ressemble à une promenade dans un livre d’images. Chaque virage révèle une nouvelle surprise, chaque détail témoigne de la patience obstinée de sa créatrice. Car ce paysage miniature n’est pas une œuvre figée : il grandit encore, année après année.


CHEZ JO FARB HERNANDEZ ET SPACES 

CHEZ HENK VAN ES  

UN LIVRE QUI EN PARLE 

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 Cartellà, Catalunya, 17199, Spain