Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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Affichage des articles dont le libellé est Robert Coudray. Afficher tous les articles
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jeudi 27 février 2025

ROBERT COUDRAY : UN POÈTE EN MARCHE ...

 

Il y a presque un an Robert Coudray a entrepris un long voyage, une belle quête, un long cheminement  ...

Ceux qui suivent mon blog savent que la visite de son lieu enchanteur avait ravi mon cœur et que j'avais eu beaucoup d'émotion en regardant son film "J'demande pas la lune, juste quelques étoiles".

En 2010 j'avais écrit sur mon blog :  

 Le parcours de ROBERT COUDRAY est atypique, déroutant et sympathique :
" Né en terre bretonne en 1954. Diplômé des hautes études buissonnières de bricoleur poète. Sponsorisé par la fée des décharges. Il fut tailleur de pierre, prof de techno, bâtisseur de maisons, crêpier, carnavalier, paysan, apiculteur, cidrier, cinéaste, poète ferrailleur ... rêveur, mari, père, solitaire, amant, pèlerin, militant, contemplatif. Cinéaste de formation, tailleur de pierre par tradition, récupérateur par fascination, sculpteur par passion, éveilleur par mission... mais aussi jardinier d'hélices, emberlificoteur d'engrenages, manègeur de rêves, bricoleur de lune, pédaleur de vent, peinturlureur d'enfance, fouineur de décharges,biduleur d'automates, avionneur des nuages, tournebouleur de moulins, devineur d'équilibre, ébouriffeur d'étoiles, embobineur d'images ".

 

"Robert,  que vous connaissez en tant que Poète ferrailleur, marche vers Assise.
Les mots qu'il laisse au fil de ses pas sont une pluie de sagesse, pour éveiller ceux qui le connaissent ou le découvrent.
Lizio, ville d'art et de créations abrite le merveilleux et pèreveilleux village construit des propres mains de Robert.
Si vous passez par ici, entre Ploërmel, Malestroit et Josselin, visitez l'univers de Robert.
A la lecture de ses mots, vous comprendrez l'essentiel qui l'anime."

 

 


Vézelay-Assise

L’histoire commence en 1966. Déprimé des premiers jours de pensionnat, je découvre la vie d’un traîne-savates qui parlait aux corneilles et bâtit de pierres glanées une chapelle. Pour le p’tit bonhomme familier des landiers et des cabanes de fougères, il devient une légende : François, d’Assise (Italie).

Avril 2024


Plus vieillard qu’un vieux cloué et encourbé sur une canne, il s’agrippe et traîne ses os, fiévreux aux pentes du Morvan.
4 premiers jours à scruter l’embellie.
7 kg sur le dos, les yeux encore fiévreux me décharge d’héroïsme, renommée, volontarisme, performance et de sécurité. Quitter 50 années de sommets à atteindre, d’entreprises à réussir, de responsabilité, pain à gagner, nécessaire à accumuler, sagesse à accomplir…
Pas grand chose fait du bien !
Je m’assois près d’une source et je ne dis rien que son murmure.




 
2 semaines que s’égrainent mes pas vers l’Italie. Pentes plus douces et corps alerte.
Pérégriner sur du long terme dans un esprit d’allégement vers l’Assise intérieure, c’est le pour quoi de ce chemin.
Retrouver l’enceinte de l’âme qui mendie souvent son existence dans mes courses et passions quotidiennes.
Marcher ainsi, c’est se déconforter et se mettre en vulnérabilité heureuse d’où je ne peux descendre plus bas.
Passer de chez les « Ténardiers» aux hôtes de grand cœur d’une générosité sans calcul. Une soirée de fou rire ou de confidences, concert de violoncelle et flûte improvisé, moines en silence , psalmodies de Taizé , tant de clins d’ieux inattendus.

Sauvé in extremis d’un orage à me saucer les os par un 4x4 surgi sur le sentier , je suis déposé 1 km plus bas devant le gîte d’étape d’un petit village de fond de Bourgogne.
L’homme-hôte m’observe curieusement. J’attends… me scrute… revient de ses songes : Robert ?
Moi qui fuit le cognito me voilà rattrapé. Projectionniste il a projeté le documentaire « l’enchanteur en chantier » d’Anne et Glenn, le jour de mon anniversaire 2023.

Prendre avec bonheur tous ces moments succulents autant que j’apprécie les 10 bouchées de pain sec d’un midi.





Troisième semaine.
 
J’aurais pu maudire, la pluie neigeuse, le froid perçant, les versants trop pentus, de m’égarer dans les bois, en perdre la boussole, revenir sur mes pas.
Je prends tout sans râler et comme sans importance. Être là me nourrit.
La pluie qui mouille, c’est bon ! se réchauffer d’un revers de soleil, c’est bon ! et un bout de saucisson c’est bon… l’hôte qui me refuse et celui qui m’ouvre sa porte, c’est bon !
Ce soir là, pas d’hébergement possible, tout est plein ou pas de réponse. Je pars pourtant serein. Quand tout a été tenter, s’en remettre à l’intelligence de la Vie ! À part quelques instants furtifs d’inquiétude, je reste tout le jour tranquille et confiant. Le soir arrive, il est prévu très froid, toujours rien, le village en vue, je cherche un tas de paille, une cabane… et presse alors le Ciel que je ne meure pas congelé… à cet instant le téléphone vibre… un message :
- Avez-vous trouvé où loger ?
Quelle extraordinaire soirée, comme 12 fois déjà.
J’ai souvent l’impression d’être déposé au bon endroit pour rencontrer qui je dois rencontrer.
Ce jour là, je traîne, je m’égare, il se fait tard, je suis fatigué. De drôles d’enchaînements, des tempos, des retards font que je croise à la seconde près les parents de nos anciens voisins dans une zone industrielle.
Ma caboche cartésienne cesse de vouloir comprendre.
Alors me voilà à déguerpir de la ville conduit à ma destination de la nuit comme un p’tit prince.
Le lendemain je repars avec le sublime vécu… mais le sublime devient des petits pas et encore des petits pas et du silence.
Marcher ainsi est quelque part « inutile ». Une certaine précarité devant l’inconnu me met en état d’accueil et de perception que je peux retrouver dans la créativité m’invitant à me lâcher à plus large que moi.
Autre soir. Il est tard. Roger m’attend dans la rue les bras grands ouverts - on s’inquiétait pour toi. Je suis à table avec des blessés de la vie qui se reconstruisent autour de Louise, Louise amour… Louise qui donne et reçoit tout dans une confiance radicale . Ça remet les pendules à l’heure sur les valeurs de partage.
 
 
 
 
 

 
Semaine 4 Chemin d’Assise.
 
Temps morveux. Pluie  d’arrosoir. C’est prévu. J’en boirai tout ce jour. Pourra-t’elle m’empêcher d’être heureux ? Pieds nus dans mes chaussures trouées, je choisis d’en chanter. Le pire ne peut rien contre le serein de l’âme. Je sais de quoi je parle !
Mais bon dieu ! C’est vrai que la pluie mouille, C’est vrai que je suis transi ! Pourtant je continue, frêle bateau chargé de vent malin, chevillé à une quille sereine.
Quand mes mots deviennent murmure de source, mon silence pépiement d’oiseaux, quand mon regard devient montagne, quand mon corps devient des pas, quand le temps devient l’instant… je vis !
Cette joie légère d’un matin, je la chéris, en espérant ne pas la tromper quand la solitude, la fatigue ou la monotonie me tiendront compagnie, voulant me la voler.
3 km de descente. Je me suis égaré, manque de vigilance. 3 km de remontée. Je n’ai pas à manger ce soir. L’épicerie est fermée le lundi. Et voilà qu’une voiture se gare. Une dame sort de sa voiture. « Je suis l’épicière, je peux vous ouvrir ! » Alors je me suis fait un roi d’une bière et d’une boîte de conserve bas de gamme.
Le chemin : une vie en raccourci avec ses fêtes et ses défaites. Garder le cap de la joie intime, pain quotidien d’un quêteur d’essentiel , et quand le pain devient rassis par trop de vicissitudes, l’imbiber de Source.
 
 
 
 
 

 
 
Semaine 5
Chemin Vézelay-Assise
 
Les Alpes fières et altières et moi, pas si fier et boiteux de devoir les traverser.
Je me pousse hardiment dans ses pattes et je croise en sueur son sommet mais un autre sommet m’attend.
Celui-là, je le monte en deux heures à quart de pas d’tortue, à courageuse patience et je voudrais bien le fuir.
Raide comme la fierté la montagne, et parfois plus pentue qu’un toit.
Je la mâchonne et la digère et vais bientôt la vomir. Chaque vingt pas je m’arrête. J’en appelle au saint patron des bagnards que je ne sois enseveli dans ce dédale infranchissable, à la puissance divine d’araser la montagne. Foutaise !
La sagesse divine n’est qu’un chemin de pauvre qui doit tenir patience. La grandeur divine est d’accepter mon impuissance.
Il est annoncé 3 jours de pluie et des dénivelés imposants. J’ai envie de retourner chez moi et pourtant je vais continuer, non par bravoure mais parce que j’ai commencé.
Le lendemain, attendant que la pluie cesse, je prends un café dans le bar-boulangerie de ce village.
Qui je vois entrer ? Jean-Côme, un bon ami de Vendôme, qui voyage en van. Encore une bizarrerie, un hasard impossible !
Après cette nouvelle rencontre fortuite, qui met à mal la lois des statistiques, je repars sur les rides des montagnes plus hautes que ma vigueur.
Le soir à bord de l’épuisement, je suis perdu et troublé. Faut-il encore labourer le courage, la ténacité, la constance ou se replier et explorer l’humilité du renoncement, la douceur de l’évitement ?
Entêté de première classe, j’ai appris à ne plus être Don Quichotte luttant pour son inaccessible étoile, mais mon gentil démon revient : tu peux le faire, tu veux le faire, tu dois le faire !
En fait je ne sais plus que faire et pour la nuit je renonce à savoir.
Mais voilà qu’arrive deux pèlerins de Vannes bien informés des aléas du chemin : Il est impossible de passer par le col. Plus d’1 mètre de neige est tombé.
Me voilà soulagé !
Moi qui suis né aux forceps, prisonnier de bas ventre, j’ai vite l’angoisse des cols fermés.
J’aurais pu m’engouffrer dans une impasse mais me voilà en bus pour l’Italie. Il pleut, il pleut mais je suis au sec.
Ne plus pouvoir est une route qui convie à la douceur ! En n’imposant plus les défis, je deviens mendiant d’autre possible inconnu. La vie peut alors offrir son abondance.
 
 
 
 

 
Semaine 6
Marche
Vézelay - Assise
 
Je traverse des paysages sublimes. Passé les Alpes me voilà dans les Apennins. Ça monte encore beaucoup et ça descend d’autant.
Pourquoi tu t’infliges des choses pareilles à ton âge ? me questionne une bonne amie.
L’excès de naïveté me sauve encore sans doute de stratégies trop sécuritaires. Peut-être qu’un quasi septa devrait astiquer son camping-car, aiguiser ses pantoufles, assiéger le canapé et retraiter des enthousiasmes.
Pour quoi ?
Pour débrayer un moment de ma jouissante créativité et être en phase avec la fluidité d’enfance, l’instant facile, difficile, monotone, routinier, solitaire, extatique, contemplatif, léger, joyeux, inutile… s’aventurer, quitter le connu, ne rien s’infliger mais répondre à ce qui est proposé et s’en faire un présent.
S’il y a quelque chose de particulier à gagner sur un long parcours solitaire de chemin, c’est qu’il est plus difficile d’esquiver émotions et sensations que dans la vie quotidienne. Quoique ! le mental est malin et l’IPhone n’est pas loin. Ça vaut retraites et thérapies.
Je me retrouve parfois plusieurs jours en ne causant qu’à moi. Et si je débarque en quelque ville, je veux vite m’échapper du vacarme têtu, et de l’activisme surmené.
Après les premières semaines éprouvantes malgré moi, alors que je suis résolu à continuer en douceur … un cerisier me fait de l’œil. Ah, si les cerises étaient mûres, rouges et juteuses ! je me ferais merle ou voleur, mais elles sont vertes et dures, je me ferai passant…
M’arrête au bar. Café du p’tit matin. Le proprio b'en aise s’avance, sourit, ouvre sa grande main , d’où s’échappe une bonne poignée de cerises, rouges et juteuses et délicieuses.
Pas belle la douceur ?
Le lendemain en faisant quelques courses me voilà happé par une bouteille de vin. Envie d’vin rouge et de fromage. Mais… je rabroue aussitôt mon rêve de vin, sous prétexte que ça pèse 1 kg.
Voilà que le soir en mon logis, le proprio italien viticulteur vient m’offrir une bouteille de son cru. Molto Grazie et me voilà content !
Dans ma solitude pèlerine, une assiettée de pâtes, calée devant la montagne au crépuscule je chante guilleret le vin… me disant que le lendemain il me faudrait raccourcir l’étape bien trop exigeante.
La bouteille je l’enivre avec délice aux trois-quarts. Et le reste c’est pour de charmants Suisses qui s’installent près de moi. Le lendemain la voiture des charmants Suisses m’avance de 10 km.
Le chemin ainsi que toute vie se trace en marchant , j’y suis parfois limace bavant tous ses déboires… ou prince heureux, héritier d’un royaume au cœur de moi-même, accueillant avec grâce aussi bien les joies que les vicissitudes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Vézelay-assise
Semaine 7
 
Il arrive jovial avec sa côte rouge, m’accueille, me donne à manger et on commence à parler au coin de la table… Domenico, c’est un curé d’évangile. S’occupe des migrants, des pauvres, écrit les histoires de ses rencontres, sourit de l’institution, libre du dogme et du froufrou, fait de son étincelle d’âme du levain de Bonté dans les bourbiers du monde. Car il ne s’agit plus d’autre essentiel en ces temps de rupture que d’apporter la Beauté de quelque manière que ce soit.
La grande mission de l’homme, s’il veut survivre à la cacophonie destructrice, est de trouver en son jardin embroussaillé sa Source vive. C’est là qu’il change le monde.
Peu importe le chemin, pourvu qu’il ne nous enferme en de doux ronronnements ou dans des fondamentalismes sectaires.
Qu’importe la manière ! Mais en rejetant la maladroite manière on en a oublié ce que nous étions censés chercher pour apaiser notre soif. Mais sait-on encore ce qu’est la soif, tellement on nous goinfre de performances, d’acquisitions, de savoir-faire, d’infos, de technique, de courses effrénées …
Plus besoin de trouver notre royaume de prince(sse), la source de notre pétillance, le silence réjouissant, le socle de l’enthousiasme !
Pfff ! Certains diront : De quoi tu parles ? On ne comprend rien !
À chaque rencontre d’église, j’y rentre. J’y cherche le silence.
Beaucoup de ces temples voués à la quête d’un Graal, ne chantent plus la Présence. Certains me dévoient et me repoussent par trop de bavardages décoratifs barbouillés d’idolâtrie, de bondieuseries, dévoteries poussées au baroque-sisme. Mais certaines sont des murmures qui m’enclument au socle du silence, m’arriment à la Beauté, apaisent le galop des pensées par leur Force tranquille. Il n’y a qu’à s’y adosser pour pénétrer le Peu, résonance du divin comme peut le faire la nature, la musique , la rencontre ou et le bel art.
A la longue de pas lourds, fangieux ou poussiéreux, on ne s’envole plus… on pèse.
Et ce poids a la richesse du vivant…
Et cette vie a la pauvreté de l’instant…
Et l’instant a la saveur de ne plus chercher…
Et ne plus chercher, il est là le trésor !
 
 
Prenez soin de la Vie !
 
 
 
L'univers du Poète ferrailleur
La Ville stéphant 56 460 - LIZIO
Tél . 02 97 74 97 94

 
 
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ROBERT COUDRAY ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

 
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samedi 26 janvier 2013

MES AMIS AIMENT L'ART BRUT

 
Mes amis voyagent et pensent à moi !
Voici quelques photos de leurs périples en France ou à l'étranger ... 
 
 
 
 
*  Raymond Loewenthal chez le Poète ferrailleur à Lizio
 
 




 
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* Bakou et Marie et la maison arc-en-ciel de Christian Guillaud à Lens-Lestang




* Une photo et un petit mail envoyés par Pascale des USA



Coucou Sophie,
Durant mes vacances en Louisiane j'ai pensé à toi et je t'ai rapporté quelques photos d'art brut à Chauvin. l'artiste se nomme Kenny Hill. Nous n'avons su que plus tard que nous aurions pu passer derrière les grillages car c'était un parc public !!! De là où nous étions ce n'était pas facile de vraiment bien distinguer. Je n'ai pas trop réduit les photos pour que tu puisses les agrandir et mieux voir les personnages.
C'est sur la route entre un petit bled appelé Cocodrie et Houma.
 
 Voici ce que j'ai trouvé : ICI


**** Le site de Pascale

(cliquer sur les liens)

 
* DES PHOTOS d'Islande  (prises  à l'intérieur des terres, près du lac Laugarvatn) 
par Patrick Chevallier











lundi 24 décembre 2012

DES NOUVELLES DE ROBERT COUDRAY: " J'DEMANDE PAS LA LUNE JUSTE QUELQUES ÉTOILES "

















" Voilà 27 ans que je suis sur la piste d'envol à assembler mes sortes de machines ailées pour aller quérir étoiles et lune.
Mais à l'évidence, je dois bien me rendre compte, que par manque d'intelligence, de technique, de pouvoir ou d'argent, je ne décollerai jamais.
Bref ...avec  douleur , je renonce.
Fini de rêver l’inaccessible étoile...
Le bidouilleur ferrailleur prendrait il sa retraite ?
Mais ... une nuit où je pleurais, je compris enfin
J'espérai la pleine lune et le bal des étoiles.
Je remplis alors une grande bassine d'eau pure .
J'attendis que la surface de l'eau dans la bassine devienne miroir.
Et là, avec mes grandes mains d'enfant et de poète,
je cueillis, ébahi,
le reflet de la lune et des étoiles . "

Voici le texte écrit en 2009 par ROBERT COUDRAY et que nous avions pu lire lors de notre venue
à Lizio !
Les rêves sont devenus réalité .
Le tournage du film " J'DEMANDE PAS LA LUNE JUSTE QUELQUES ÉTOILES " s'est terminé en juillet 2012 et la sortie du film est prévue en mars 2013 .







 Le 30 juillet dans Ouest France Christophe Violette a écrit:

"Robert Coudray vient d'achever le tournage de son long-métrage : « J'demande pas la lune » sortira en mars. Grâce au soutien de 600 amis bénévoles. Tout son pays de Lizio (Morbihan) est derrière lui.

Il y a de l'ascèse, chez cet homme infatigable. Les grands yeux bleus du poète ferrailleur sont restés ceux d'un enfant. D'ailleurs, on retrouve un peu partout le Petit prince aux commandes de ses machines qui s'envolent joyeusement, échappant à la lourde pesanteur des choses. Il y a aussi du Jean Tinguely, du Niki de Saint Phalle sans prétention, dans la jubilation de ses oeuvres animées.
Ses « machines rient », comme il les appelle. Faits à l'inspiration, d'objets de récup' détournés, ses automates sont désormais 70 à peupler l'univers onirique de son musée, à Lizio (Morbihan). Des grappes d'enfants en ressortent, rigolards, les yeux émerveillés. Les adultes, eux, essuient une furtive larme à l'oeil.

Dans son long chemin initiatique, entamé voilà 25 ans, Robert Coudray, 57 ans, s'est lancé un nouveau défi. L'homme aux 100 métiers - tailleur de pierre, photographe, crêpier, apiculteur, etc. - avait « toujours dans les tripes » un vieux rêve, enfoui comme un regret. Cinéaste, l'ancien élève de l'IDA, à Paris, a bien réalisé quelques courts métrages, « mais pas ce long-métrage que j'ai dans la tête. »
Alors, comme il y a souvent une grande femme derrière un grand homme, son épouse Isabelle le pousse à se jeter à l'eau, voilà quatre ans. Ils vendent la cidrerie et réunissent un budget total de 40 000 €. Énorme pour leurs moyens, ridicule pour un long-métrage...
Il y a eu aussi, la commande de ce mécène, un gros chef d'entreprise, qui lui a confié la réalisation de trois grandes oeuvres pour son parc gratuit, en Corée du Sud. Et l'amitié a fait le reste : 600 personnes - presque tout le pays - se mobilisent derrière lui et son rêve. Dont 500 figurants, 20 acteurs et 25 techniciens, « bénévoles, chacun a apporté sa pierre ».
Une dynamique magnifique qui lui a, aussi, donné un sacré trac : « J'étais drôlement poussé, pas le droit de me louper... », raconte Robert, les yeux rouges comme un lapin russe. C'est que le tournage, entamé voilà un an et demi, vient de s'achever : depuis, nuit et jour, il reste collé au banc de montage numérique, en train d'assembler les 105 mn de sa belle histoire.
« J'demande pas la lune, juste quelques étoiles », qui sortira fin mars 2013, est une parabole. Encore un chemin initiatique, celui de Fred, un ingénieur qui s'ennuie dans sa vie. Il la joue à pile ou face, tombe à la rue, dérive avec des artistes, retourne à la maison de ses pères, tailleurs de pierre. La maison n'est que ruines, il la relève, se relève avec elle, fait sa route avec un petit cirque ambulant.
L'un des plans, énorme, a réclamé plus de 200 figurants et nécessité la construction d'une jolie maison. Maison très éphémère : Robert, en véritable Abel Gance mégalo, n'hésite pas à la détruire joyeusement d'un coup de bulldozer !
Avec ses amis, Robert cherche maintenant un distributeur national pour son film. Localement et régionalement, la diffusion en est déjà assurée. Et puis, après, il prendra la route. « On va monter un cinéma ambulant, avec des caravanes », pour aller projeter le film de village en village. Ça lui ressemble bien. Et ça rappellera à beaucoup la joyeuse allégresse de Jour de fête ! Continue longtemps à nous faire partager tes beaux rêves, Robert..."



                                              (photo du site)



RENDEZ-VOUS DONC EN MARS 2013 !



LE SITE DU POÈTE FERRAILLEUR


LE SITE DU FILM

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dimanche 4 septembre 2011

ROBERT COUDRAY LE POETE FERRAILLEUR

 
Pour Victor ....
Souvenir d’été ....
 
 
 



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mardi 9 novembre 2010

LES LIVRES DE ROBERT COUDRAY

 
Parce que l'univers du poète ferrailleur fait rêver, nous sommes repartis les bras chargés de livres et de cassettes ...



 
" J’aurais voulu que ce livre soit fait de milliers d’écrous, de vis, rondelles, moteurs, courroies, cames et engrenages, de bois, de fer et tant d’autres matériaux qui constituent mes sculptures.
J’aurais voulu que ça bouge comme en vrai, que ça cliquetique comme en vrai, que ça puisse sortir des pages trop bien cadrées et ordonnées, mais j’ai pensé que ça prendrait trop de place, que ça encombrerait votre maison et que j’y aurais passé les éternités qui me restent à vivre.
J’ai cherché, je n’ai pas trouvé comment faire. Alors, j’ai dû laisser abattre un arbre pour faire du papier, y mettre des images d’encre, qui vous fassent rêver de sculptures en mouvement et d’arbres qui chantent. "


Et ce très beau texte de ROBERT COUDRAY :

Quand j’étais petit, je rêvais comme tous les enfants … “ Mais ... Bonhomme, faut être sérieux, faut gagner ta vie ! …”Alors j’ai gagné ma vie comme tout le monde. C’est bien le plus important, n’est ce pas ?
Il faut d’abord manger, se vêtir … Pourtant jamais, je n’ai pu, pour un peu plus d’argent ou un peu de pouvoir, étouffer toutes les aspirations, toutes les poussés de sève, qui m’ont réveillé parfois et chuchoter : “ Que fais-tu de ta vie, quel sens a ta vie, à quoi ça sert tout ce que tu fais ? ”On a vite fait de taire ce murmure et de s’agiter pour de nécessaires nécessités.
Si …on écoutait vraiment ce qui parfois se murmure en nous-même, et si … en écoutant encore, on avait envie de le prendre au sérieux, au risque de bouleverser toute notre organisation, et si … en plus de l'écouter on en prenait soin … et si … à force d’en prendre soin, comme de petites graines mises en terre, ça ne devenait peut-être pas si impossible à réaliser … et si un jour… après des années peut-être, on allait se jeter dans l’inconnu et tenter de réaliser pour de vrai ce qui se rêve en nous-même. Pour certains, ce sera un petit saut dans le neuf, pour d’autres une aventure sans retour au risque de tout perdre. A chacun sa mesure, qu’importe le pas et le temps, l ’essentiel est le bonheur qui ne s’engrange pas. La vie … comme le vent,enfermée dans les enclos de nos peurs, soucis, accaparements, vivote ou meurt ...réveillée par un sourire, une musique, un projet qui donne sens s’envole et vibre. "
 
Moi j'ai écouté mes rêves et je suis devenue grigriteuse.....


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dimanche 7 novembre 2010

LE REVE DU POETE FERRAILLEUR

 
ROBERT COUDRAY aime le cinéma...
Le 16 octobre a commencé son très grand rêve, le tournage d'un long métrage...
Il est possible de participer à ce vaste projet et de rejoindre cette incroyable aventure ....




" Et si la réalisation de nos rêves était non pas un luxe, mais notre responsabilité ?
Et si la plus belle offrande que l’on puisse faire à la vie et à l’humanité était de plonger dans ce qui nous fait vibrer ?
Et si notre «mission» était simplement d’être ce que l’on est, d’être fidèle à ce qui nous habite et de le faire chanter ?
Je partage cette conviction, j'en ai fait mon métier : Réaliser mes rêves et par-là, inviter l’autre à écouter ses élans.
Naissance d’une vocation ?
J’ai 17 ans, je lis un article d’un réalisateur qui raconte comment, après 5 échecs consécutifs, il vend tout ce qu’il a pour réaliser un nouveau film. Il obtient une palme d’or à Cannes. Touché par la détermination de cet homme, je m’inscris alors dans une école de cinéma. Deux ans plus tard, je quitte Paris pour retrouver mes racines de tailleur de pierre, écrivant alors : « Je ferai du cinéma quand j’aurai quelque chose à dire… »
Trente ans plus tard, mûri, pétri, je réponds à l'insistance d'un profond désir.
Le FILM . "Le rêve de Firmin " (titre provisoire)
« C’était le plus grand rêveur que je n’ai jamais connu … mais sa vie, comme ça, il ne l’avait jamais rêvée …
Le film raconte l’histoire d’un ingénieur dégringolé dans la galère des rues.
Un jour le regard d’une petite fille le réveille dans sa dignité d’homme et de père déchu. Il va quitter ses compagnons de squat et retrouver en Bretagne une vieille maison héritée de son grand-père. Mais la maison n’est qu’un tas d’éboulis au bord d’une carrière. Nouveau Robinson, Fred va reconstruire sa maison en partant de rien, ou presque, créer un univers ingénieux et autonome, et par-là même, se reconstruire, retrouver une vie sociale, renouer des liens. Son changement progressif entraînera à distance celui de sa compagne de misère, Nina, qu’il a laissée loin de lui, dans les rues, et dont il est amoureux. Quant au passé, qu’il a tout fait pour fuir, il le rattrapera de manière inattendue… Jusqu’à ce que tout bascule à nouveau dans le drame… Ou pas… Le destin est souvent cyclique, mais la possibilité de briser le cercle existe, et Fred a les clés entre ses mains.
Le récit est conduit avec vivacité, gravité et humour . Au travers du personnage central, il nous parle des crises que nous-même et le monde traversons, comment on peut se reconstruire et trouver intérieurement la lumière, puis la transmettre avec sa singularité au monde."

" Nous avons créé une société de production « Providence film » et sommes soutenus par une association « Les embobineurs d’images ». Le rôle de la société est de mener à terme la réalisation et la vente du film, celui de l’association étant de favoriser une aventure humaine en rassemblant les personnes désireuses de soutenir d’une manière ou d’une autre ce projet : figuration, soutien technique, moral ou financier. Il nécessite la participation de 250 figurants, 30 seconds rôles, un rôle principal, d’une équipe technique d’une vingtaine de personnes.

Notre ambition.
Elle est de produire et diffuser un film de qualité.
De vivre une étonnante aventure avec qui souhaite nous rejoindre d’une manière ou d’une autre. D’aller à la rencontre de publics qui n’ont pas accès au cinéma.
De faire vibrer, de faire pleurer, de faire rire, d’apporter du sens et de l’élan.

Plusieurs manière d’y participer
Vous voulez recevoir le récit de notre aventure . Vous voulez être acteur, figurant, technicien, participer à la création d’un décor …
Vous voulez faire un don, nous sponsoriser ... "
 
 
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samedi 6 novembre 2010

L'UNIVERS DU POETE FERRAILLEUR (DETAILS)

 
" ROBERT COUDRAY est un de ces personnages rares dont nous ne pouvons que nous réjouir de voir qu'il ait amarré son vaisseau spatial magique dans un petit coin de la France . Ce qu'il fait est difficile à décrire. Car c'est totalement, absolument, incroyablement fascinant. Il y a du Tim Burton derrière cet homme qui après avoir fait mille métiers a décidé de les faire tous en même temps et de laisser la bride sur le cou à son désir d'invention, sa curiosité et sa créativité.Pour une première approche de ce pur bouillonnement d'imagination allez sur son site



Et puis enfin allez-y tout court ! Aller le voir ! C'est quelque part en Bretagne et c'est un accès direct vers les nuages d'un univers littéralement Extra-Ordinaire. "




" Mes créations sont des voyages, auxquels je donne mon corps et mon âme.
Brûlé, déchiré, je me laisse emporter vers ces naissances douloureuses...
Alors ma vie prend des ailes...
De ces riens dépôts de ferraille, je rassemble, j'assemble, je soude, j'emboîte, je donne vie...
De cette énergie confiée, de ces contractions, de la docilité et de la confiance enfin, m'apaisant, apparaissent des ailes de géants, des prières animées, des cadeaux du ciel... et j'admire celui qui les a créés, oubliant déjà que c'était par moi."




L'univers du Poète ferrailleur
La Ville stéphant 56 460 - LIZIO
Tél . 02 97 74 97 94

 
 
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vendredi 5 novembre 2010

L' UNIVERS DU POETE FERRAILLEUR A LIZIO

 
Depuis longtemps j'espérais, lors d'un séjour breton, visiter L'UNIVERS DU POETE FERRAILLEUR, j'avais vu des photos, le site de ROBERT COUDRAY mais hier je me suis régalée et encore une fois ce que j'ai vu à Lizio a dépassé tout ce que j'espérais, tout ce que je pensais trouver...


Si vous aimez TIM BURTON , FREDERIC LE JUNTER, DON QUICHOTTE, CALDER, les étonnantes machines de LEONARD DE VINCI , si vous êtes émus par la folie des autres, par les êtres d'exception ( car ROBERT COUDRAY ne ressemble qu'à lui-même), si vous avez le coeur qui bat lorsque vous mettez en marche un étonnant petit manège vous raffolerez de ce lieu rare et incroyable et vous retrouverez vos sourires et vos joies d'enfant .

Le parcours de ROBERT COUDRAY est atypique, déroutant et sympathique :
" Né en terre bretonne en 1954. Diplômé des hautes études buissonnières de bricoleur poète. Sponsorisé par la fée des décharges. Il fut tailleur de pierre, prof de techno,
bâtisseur de maisons, crêpier, carnavalier, paysan, apiculteur, cidrier, cinéaste, poète ferrailleur ... rêveur, mari, père, solitaire, amant, pèlerin, militant, contemplatif . Cinéaste de formation, tailleur de pierre par tradition, récupérateur par fascination, sculpteur par passion, éveilleur par mission....mais aussi jardinier d'hélices , emberlificoteur d'engrenages, manègeur de rêves, bricoleur de lune, pédaleur de vent, peinturlureur d'enfance, fouineur de décharges, biduleur d'automates, avionneur des nuages, tournebouleur de moulins, devineur d'équilibre, ébouriffeur d'étoiles, embobineur d'images ".
On peut lire sur son site : " J'enviais certains qui, tout petits, savent ce qu'ils veulent faire de leur vie : "je serai médecin ou pompier ou ... chanteuse". Moi, je n'en savais rien, mais je voulais savoir. J'ai erré de boulot en boulot, osé des défis, initié des entreprises, à la recherche de ce qui pourrait être ma voie. Comment suis-je devenu sculpteur et deviendrai qui je ne suis pas encore ? Par nécessité sans-doute - nécessite de liberté, d'expression manuelle, de mouvement - par des oui et davantage de non, traçant ainsi un chemin, reniflant une vague direction qui pourrait me donner la joie.

Une chose est sure ROBERT COUDRAY a trouvé sa voie, sa joie et son désir le plus cher est que ce lieu magique donne à chaque visiteur la même envie.


" Mais, j'ai encore tant de rêves d'avionneurs, de funambules, de mouvement perpétuel, d'accessibles étoiles et de beauté à vous conter, d'émerveillement à vous transmettre et de lumière à permettre. j'ai aussi le grand désir que vous trouviez votre voie, fut elle simple, secrète et quotidienne."


Nous sommes restés plus de deux heures car il y a non seulement des oeuvres à savourer (80 sculptures animées, des automates, des engins cinétiques, des objets turbulents,des fontaines musicales,des totems de vent et autres machines) mais aussi deux films à regarder, des livres à feuilleter ...

" Il a fallu une vingtaine d'années de patience et de passion pour faire surgir de rien, ce monde fabuleux et unique en son genre. Vous serez profondément touché en déambulant dans les bâtiments et les jardins de ce monde magique, insolite et turbulent, inventé avec un mélange de techniques, d'humour, de sensibilité et d'intériorité.Il y a de la poésie dans les roulements à bille, de la magie dans les cris-sements métalliques, une invitation à la vie, à l'émotion et à la contemplation au milieu de ces sujets qui s'agitent au gré de vos désirs."


Tous les sens sont en éveil car les machines sont aussi sonores, l'eau est omniprésente, les textes nombreux qui expliquent le cheminement de l'homme...






Hélas, hélas il vous faudra attendre le 1er avril 2011 pour découvrir ce lieu incroyable :



L'univers du Poète ferrailleur
La Ville stéphant 56 460 - LIZIO
Tél . 02 97 74 97 94


...Demain d'autres photos sur LES GRIGRIS DE SOPHIE !
 
 
 
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