Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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Affichage des articles dont le libellé est Zwy Milshtein. Afficher tous les articles
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lundi 7 juin 2010

ZWY MILSHTEIN A LA GALERIE MARIE-JOSE DEGRELLE A REIMS








Pour accompagner la superbe exposition un texte de Frédéric Altman sur Milshtein :


« Zwy Milshtein transporte dans sa peinture son errance et ses croyances.
Homme de conviction, il voyage dans le monde de l'art à son rythme, hors les stratégies et les fluctuations des modes. Son écriture picturale est personnelle, car elle jaillit de sa vie.
C'est aussi une poésie jubilatoire qui prend son envol aux sources du monde, dans les grottes d'Altamira, Lascaux, lorsque les premiers hommes ont inscrit pour la première fois des signes et graffiti sur les murs-abris des grottes.
Milshtein n'est pas un peintre-décorateur, il peint parce que chez lui, c'est une nécessité vitale et impérieuse : un acte d'amour. Sa peinture accompagne sa vie, c'est aussi un moyen de communication de connaissance et de mémoire avec la trace de l'exode !
L'oeuvre de Milshtein, c'est le cri du silence, une oeuvre qui témoigne, qui fortifie le regard, à la fois livre de bord et journal intime: "Dans sa peinture, il y a autant de vérités d'artistes". "Je considère ma peinture comme une peinture expressionniste avec l'influence des peintres comme Bosch, Brueghel, Goya et Soutine".
D'illustres aînés qui ont laissé une trace intemporelle et indélébile dans l'histoire de la peinture ».


*Florilège du 3 juin au 26 juin 2010




MILSHTEIN sur les Grigris de Sophie :

* MILSHTEIN au Collège des Jésuites : ICI

* A la Galerie du Cardo : ICI

*A la Galerie Marie-José Degrelle : ICI


mardi 1 juin 2010

ZWY MILSTHEIN AU COLLEGE DES JESUITES A REIMS














Voici l'éditorial de Marie-Christine Bourven Commissaire de la manifestation :

" Dans une des premières monographies d’Alin Avila consacré à Zwy Milshtein, Jean-Pierre Seguin écrit « Milshtein est un homme peu ordinaire. Méfiez-vous de votre première rencontre avec lui : vous risquez d’être séduit et pour longtemps. »
Quant à moi, c’est par l’intermédiaire d’une amie, qu’à la fin des années 70 je fais la connaissance de Zwy Milshtein. Un accent suave, une nostalgie douce-amère, tout de suite l’homme me fascine et déjà, un léger vent d’est me retient. Je fréquente assidûment son atelier de la rue Molière. Je découvre la gravure et m’imprègne petit à petit de son univers, une cosmogonie grouillante et frémissante; tout un réseau de personnages, une foule bigarrée saturée de petits hommes hybrides, de diablotins narquois et de femmes à l’érotisme conquérant fichées dans la peinture comme des figures de proue. Ce petit peuple se serre et se love. Les uns avec les autres, ils se cajolent, se querellent et tissent au fil d’un trait nomade et maîtrisé les noeuds de leur existence, … tendresse, faiblesse et petites lâchetés… Pour notre plus grand plaisir, un monde se met à vivre à l’image de celui d’Isaac Bashevis Singer – Et c’est un air de judaïté qui souffle un peu plus fort dans le vent venu de l’Est.
Mais Zwy Milshtein est homme de son temps, le vent de l’Ouest le vivifie. Encore enfant, il quitte, la Russie de Staline avec sa famille pour s’installer en Israël. Etudiant, il obtient une bourse qui l’amène à Paris. Jeune artiste, il séjourne à Genève, voyage à New York. Et c’est à l’occasion d’un de ces voyages qu’il rencontre Marcel Duchamp. Celui-ci joue aux échecs tandis que le ready-made l’éloigne de la peinture. Si Milshtein est aussi grand joueur d’échecs, peindre relève toujours de son désir d’être. De l’expressionnisme abstrait, il en intègre la joute picturale, la jubilation des matières, la générosité des contrastes. L’action painting est une énergie vitale. Mais chez lui, « Tâches, salissures, traits hésitants s’animent d’une force autonome. » et toute son oeuvre découle de cette jouissance et de cette fécondité visionnaire. La couleur s’en fera l’écho comme dans un chant polyphonique. Ce pourrait être aussi un chant de signes ou le chant d’un exode dispersé, Je sais pleurer en plusieurs langues, reconnaît-il avec une pointe de malice.
Attisé par un désir insatiable, Milshtein est curieux de tout. Il pratique la gravure avec une liberté et une jouissance peu commune, il écrit des livres, imagine et réalise des meubles, des bijoux, des sculptures… Et voilà qu’à plus de 70 ans il se passionne, pour l’informatique et le numérique. Il manoeuvre la palette graphique à merveille et rejoint le comité de réflexion mis en place par EPSON autour de son label Digigraphie®.
Au croisement de toutes ces influences, Zwy Milshtein se révèle un artiste majeur et à l’expressivité forte. Depuis 1934, sa naissance à Kichinev (Moldavie), jusqu’à aujourd’hui à Villefranche sur Saône, sa résidence actuelle, son parcours traverse notre siècle : ses contradictions, ses espérances et ses cataclysmes. Toute sa mythologie se nourrit de cette histoire-là. Inlassablement, il y revient et cette nécessité réactualisée rejaillit dans toute son oeuvre avec cette tonalité grave, cette acuité, cette pointe d’humour et cette liberté qui lui est propre – Liberté de dire, liberté de faire – liberté du chaos dans la peinture. "


MILSHTEIN sur les Grigris de Sophie :

* MILSHTEIN au Collège des Jésuites : ICI

* A la Galerie du Cardo : ICI

*A la Galerie Marie-José Degrelle : ICI



Les oeuvres de Milsthein sont également exposées dans d'autres lieux de Reims :

- Peintures au Palais du Tau - du 28 mai au 31 juillet 2010
- Estampes à l'ancien collège des Jésuites - du 28 mai au 27 juin 2010
- Digigraphies à la Galerie du Cardo du 28 mai au 19 juin 2010
- Florilège à la Galerie Marie-José Degrelle - du 28 Mai au 26 Juin 2010
-Affiches Espace Urbain - du 28 Mai au 30 Juin 2010


lundi 31 mai 2010

ZWY MILSHTEIN AU PALAIS DU TAU A REIMS



" Cet été, Reims portera les couleurs de ZWY MILSHTEIN. "

J'ai eu la chance vendredi soir d'être invitée au Palais de Tau puis au Collège des Jésuites. Je connaissais quelques oeuvres de cet artiste grâce à Marie-Christine Bourven, commissaire de l'exposition et ancienne élève de Milshtein, mais ce que j'ai vu ce soir là va bien au-delà de ce que j'imaginais .

" Attisé par un désir insatiable, Milshtein est curieux de tout. Il peint, pratique la gravure avec une liberté et une jouissance peu commune, il écrit des livres, imagine et réalise des meubles, des bijoux, des sculptures… Et voilà qu'à plus de 70 ans il se passionne pour l'informatique et le numérique."


" Cet artiste est à découvrir à travers plusieurs événements : exposition de ses peintures au Palais du Tau, rétrospective de gravures à l’Ancien Collège des Jésuites, expositions-ventes dans les Galeries du Cardo et Marie-José Degrelle et conférence-projections à la médiathèque Falala.
A ce programme s’ajoute un accrochage artistique dans l’espace urbain : les visiteurs pourront retrouver les œuvres de l’artiste dans divers lieux de la ville.
Peu connu du grand public, Zwy Milshtein est un peintre majeur du XXe siècle qui, à plus de 70 ans, n’a pas fini de nous étonner et de nous émouvoir. La richesse, l’abondance et le dynamisme de son œuvre est une source de références pour les jeunes générations. C’est le regard singulier d’un artiste témoin de son temps. "








J'aime tout particulièrement ce texte écrit par Milshtein et lu par Marie-Christine Bourven le soir du vernissage :

" Vents d’Est Vents d’Ouest, je ne pouvais pas m’imaginer à quel point ces vents à l’occasion de cette exposition à Reims allaient souffler en tempête et pénétrer dans mes os, dans mon cerveau et dans le fin fond de mon âme comme un ouragan, comme une tempête tropicale ...
Alors, j’ai commencé à peindre comme hypnotisé, spécialement pour cette exposition alors que j’avais suffisamment d’oeuvres à l’atelier.
Et j’ai peint ces tableaux avec une passion que je n’avais pas eu depuis longtemps. J’ai eu l’impression que chaque tableau représentait une période distincte de ma vie .

Est ce le Palais du Tau ou la cathédrale qui m’ont profondément troublé ? Je croyais que cela allait être simple. Que j’allais entrer en conquérant dans la cathédrale sur un cheval blanc. J’entendais le chuchotement de l’empereur « Soldat ! Huit siècles d’histoire te regardent du haut de ce clocher ».
Avant Reims, entre Cathédrale et Palais du Tau, il me semblait que mon attachement envers les icônes , la Vierge Marie et le Christ était dû à l’histoire de l’art, à tous ces tableaux dont j’admirais les créateurs et que je jalousais en secret.

Mais avec cette exposition ou peut être à cause de mon grand âge j’ai découvert qu’il y avait autre chose que la beauté et la puissance de la peinture. Mais quelle était cette chose ? Je ne le sais toujours pas....
Il y a trois philosophies qui me troublent depuis toujours : le judaïsme, avec lequel je suis né, le christianisme, qui surtout à travers l’histoire de l’art me touche profondément, et aussi le marxisme, qui fut pour moi une sorte de religion vu que j’ai grandi dans une école soviétique.
Tout cela s’appuyait soudain de tout son poids sur mes épaules fragiles et m’écrasait littéralement .
Serais je devenu religieux? « Bojé Moy Bojé Moy » Ce n’est pas possible ça ! Que le bon dieu me préserve ....
C’est dans cette ville que Foujita s’est converti au catholicisme. Que dois je faire? Me convertir aussi ou bien me couper l’oreille comme Van Gogh ? C’est dans cette ville que Jeanne a intronisé Charles VII. Jeanne n’était pas juive ni marxiste et pourtant elle fut brûlée comme ma cousine Sarah.
Je me souviens d’une phrase des années 60, un conseil de la Flower génération « Faites l’amour, pas la guerre ».
Moi je peins.



MILSHTEIN sur les Grigris de Sophie :


* MILSHTEIN au Collège des Jésuites : ICI


* A la Galerie du Cardo : ICI

*A la Galerie Marie-José Degrelle : ICI