Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

.......................................................................................
........................................................................................
........................................................................................
.........................................................................................

Affichage des articles dont le libellé est Abraham Hadad. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Abraham Hadad. Afficher tous les articles

jeudi 23 avril 2026

ABRAHAM HADAD ET MARC GIAI-MINIET AU VIEUX CHATEAU A VICQ SUR BREUILH ... POUR MÉMOIRE

 

Cette visite à une heure inconvenante et l'accueil chaleureux que nous avons reçu ce soir-là resteront un des points forts de ce Périple 2025.

Alors pour mémoire aujourd'hui sur les Grigris quelques photos d'une mémorable exposition et d'une mémorable soirée. 

 

 


La peinture pour exorciser la peur

"À la vue des œuvres de Marc Giai-Miniet, comme La Famille, difficile de ne pas penser à l’artiste allemand Otto Dix et à ses peintures chocs succédant à la Première Guerre mondiale. Une des silhouettes, effacée derrière ce qui pourrait s’apparenter à un masque à gaz, semble perdre son humanité. Elle s’éclipse d’ailleurs dans les fonds bleutés du tableau, comme si la technologie ou les peurs du temps présent la faisait disparaître.

Passionnés par la création contemporaine, Jean-Louis Durand Drouhin et son fils Frédéric souhaitent partager ces visions artistiques aux visiteurs. « On exprime beaucoup d’intérêt pour l’art contemporain en général. C’est notre ligne directrice. Ces deux artistes, on les connaissait indépendamment l’un de l’autre et on a découvert qu’ils étaient de vieux amis. Les deux ont une préoccupation commune : la représentation de l’homme. Ils ont chacun leur façon d’exprimer les choses quant à l’humanité », évoque Frédéric Durand Drouhin.

Portraits de familles

Sur les peintures d’Abraham Hadad, de grands personnages nous observent. Ils prennent la pose comme s’ils étaient pris « en photo ». Leur regard, à l’adresse du spectateur, semble à la fois profondément gêné et naïf. Comme s’ils ne souhaitaient pas être vus ou comme s’ils s’efforçaient de paraître naturels.

« C’est une véritable exposition à quatre mains. L’idée est d’apporter cette culture, ces œuvres au plus près des gens pour ouvrir leur regard sur le monde et les interpeller. On est dans une période conflictuelle. Les personnages d’Abraham Hadad inspirent de la douceur, de la naïveté. À l’inverse, Marc Giai-Miniet explore les grands conflits du siècle dernier, ils ont changé le genre humain à tout jamais », explique-t-il."

 




















LE SITE DE MARC GIAI-MINIET 

SUR LE POPULAIRE DU CENTRE 

ABRAHAM HADAD ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

(cliquer)



vendredi 16 août 2024

ABRAHAM HADAD ... C'EST JUSTE IMPRESSIONNANT

 

"Abraham Hadad est un peintre né en 1937 à Bagdad (Irak). Il vit et travaille à Paris et dans le Gard.
Dès 1951, il quitte Bagdad pour Israël où il fait l’Ecole des Beaux Arts de Tel Aviv. Il s’installe à Paris en 1965 et rejoint l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Paris jusqu’en 1970. Depuis cinquante ans, il a une activité très riche en exposant dans le monde entier (France, Israël, Tchéquie, Japon, Grande Bretagne, Pays-Bas, Scandinavie, Suisse, Belgique, Espagne, Allemagne et Luxembourg. Il fut Professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1977 à 2002.

Il fait partie de nombreuses collections privées et publiques, parmi lesquelles le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Taïwan Museum of Art, la Galerie Nationale de Prague, le Machida City Museum of Graphic Arts de Tokyo. Une large bibliographie lui a également été consacrée.

Sa peinture nous plonge dans un monde étrange où les corps se dévoilent dans une nudité innocente. De nombreuses scènes de famille regroupent hommes, femmes, enfants, objets et animaux, tous déconcertants mais dans une ambiance feutrée. La simplicité des personnages nous interpelle avec leurs regards naïfs et nous invite à rejoindre un monde secret."

 




























  Lisez, même s'il est un peu long, ce texte de Jeanine Rivais (IL A ÉTÉ ÉCRIT EN 2004, DANS LE CADRE DE L'EXPOSITION DE LA COLLECTION CÉRÈS FRANCO : "DÉSIRS BRUTS" )

 "Est-ce des déracinements successifs de son enfance qu'est venu pour Hadad, le goût de "placer" ses personnages, bien carrés dans un fauteuil, paresseusement allongés sur un lit, paisiblement assis sur une serviette de bain... confortables, lourds et tranquilles ?

            Et quels personnages ! Peints avec une telle maîtrise, une identité si forte que n'importe où, ils sont immédiatement reconnaissables ! Si unanimement "différents" dans leur proximité anthropomorphe que nul n'est tenté de les comparer à ceux d'un autre créateur ! Mais surtout, conçus avec une si curieuse cohérence que toutes les "scènes" dont ils participent sont immédiatement appréhendables dans leur globalité, "lisibles" par les yeux du visiteur, mais aussi par son cœur ! Car ces petits êtres suscitent instantanément une grande vague de tendresse, résultante probable de l'étroite relation de Hadad avec ses modèles -son modèle, en fait, tant ils sont tous semblablement conformés-, cette confrontation paternaliste et amicale qu'il a développée au fil des années à leur égard. 

 Pourtant, ils ne sont pas beaux ! Du moins, à l'aune des canons établis par l'espèce humaine ! Hadad a, les concernant, bien suivi les conseils prodigués naguère par son professeur, lors des cours avec modèle : "Si tu ne veux pas te tromper, fais-le un peu gros, tu seras sûr que ton personnage sera dedans !" Et tous les siens sont incontestablement dodus et fessus ; faits d'une unique ligne qui circonscrit leur silhouette épaisse, sans taille ; raide et massive, aux épaules tombantes ; cuisses plantureuses ; visages aux larges ovales, desquels dardent de gros nez gris ; lèvres rouges lippues, tantôt boudeuses, tantôt entrouvertes en un sourire, sur une rangée de petites perles blanches.

Et de gros yeux ronds aux prunelles noires dilatées, qui dévisagent intensément l'arrivant ! Ce dernier est toujours surpris de l'acuité des regards dont la fixité suggère solitude et vague mélancolie ; cette idée de solitude étant d'ailleurs corroborée par le fait que ces yeux ne se détournent jamais vers les autres protagonistes du tableau, mais semblent fixer un point droit devant eux ; faisant de l'artiste -du visiteur aussi, évidemment-, à la fois le regardeur et le regardé !

Solitaires donc, avec pourtant une complicité évidente, que rien d'extérieur (des baisers, des corps qui s'enlaceraient...) ne "prouve". Les seuls contacts que conçoit Hadad sont ceux des mères avec leur enfant, des fillettes avec leur poupée, une main sur l'épaule d'une épouse... Pourtant, avec elle ou chez eux, cette connivence amoureuse tacite est bien là ; simplement dans les poses des personnages placés côte à côte, ou peints dans des proximités statiques ; ou conviviale, comme dans les "Quatre sœurs", "Les pieds dans l'eau", "les Deux fillettes et leurs poupées", où l'une est assise, avec sur les genoux son jouet qui lui ressemble comme un sosie ; l'autre plantée sur ses jambes lourdes, serrant dans ses bras un traversin...

D'où le caractère ambigu du titre, car l'enfant soutient cet objet avec des gestes et une attention de mère. Et, même si la Babouchka debout un peu plus loin est supposée être sa poupée, cette composition laisse le spectateur dubitatif ! Ce paradoxe se produit souvent, d'ailleurs, chez Hadad : ainsi dans l’œuvre intitulée "Au-dessus du lac", peint-il un personnage allongé sur le ventre, jambes au-dessus du vide, au-delà de ce qui pourrait être un fragment de la terre, dans lequel est encastré un hexagone bleu, supposé être le lac. Mais son personnage est peint sous un angle tel qu'il est impossible de dire s'il est réellement "au-dessus" du lac ? Ou plutôt au-dessus de la terre ? Ou carrément étendu dans l'herbe ? Et puis, une autre fois, comment l'artiste "sait"-il qu'il s'agit d'une "Adolescente", allongée sur une causeuse ? Ses personnages ne sont d'aucun âge, d'aucun lieu, d'aucune époque, d'aucune mode puisque presque toujours nus. Mais nus sans exhibitionnisme, sans provocation, naturels et à l'aise : les femmes présentent, au bas du ventre arrondi, un infime triangle, parfois à peine ombré ; mais par contre, elles ont toujours de très beaux seins galbés, lourds. Et les hommes proposent en toute simplicité, leur apanage au repos.

  Dans ce chapelet de négations, le terme "d'aucun lieu" n'est pas tout à fait exact. Car Hadad titre ses œuvres "Les pieds dans l'eau", "Avec elle", "Chez elle", "Dans le Hammam", etc. Mais si ces endroits impliquent une quotidienneté, le décor qui les situe n'appartient à aucune civilisation : l'artiste semble prendre à son compte la phrase de Jean Hélion : "Faire un banc, un pied, une tête, ce n'est pas les décrire... c'est les faire surgir". Et il fait surgir ses sièges avec la plus grande sobriété, esquissés sans fioritures ; juste quelques lignes doublant comme "Chez elle" la courbe oblique du corps ; œuf autour de l'ovale de celui de "L'Adolescente" ; pouf sous la silhouette ovée moelleusement étendue sur un drap blanc ; fauteuil à angles droits pour une "Jeune maman" (assise) et son enfant, etc. Ils ne sont en fait, pour l'artiste, que l'occasion de couper le rythme des "murs" travaillés en de magnifiques plages abstraites -hommage à, ou nostalgie, peut-être de ses créations d'autrefois-, où il lèche de son pinceau, à petits coups gourmands, le matériau ; suggère vibrations et luminosités, touches larges et aérées, ou au contraire drues et impatientes ; malaxe enfin des épaisseurs donnant à la peau son côté charnel... Bref, apporte son éblouissante technique, son immense talent, sa verve chromatique et son lyrisme pictural à créer sa peinture à la fois si tactile et si visuelle !

 Et puis, les miroirs qui ornent de manière récurrente, les "intérieurs" de Hadad. Pas comme de simples décors, pourtant : comme les "moyens" de tronquer ses personnages ; mais surtout d'exprimer un autre thème qui lui est cher : l'homme et son double. Toujours différent de l'original, comme dans ce tableau intitulé justement "Avec son double", où les fantasmes de l'homme le font se voir avec deux sexes !... Ce décalage entraîne l'artiste dans un questionnement psychologique "très" sérieux sur son identité : serait-il donc, comme il a été demandé plus haut, en permanence en proie au souvenir de ses déracinements ? Interrogation à laquelle, avec un rassurant sourire bon enfant, ses baigneuses plongeant dans la piscine, ses familles "Devant le photographe", en somme tous ces gens "Chez eux", répondent : "Mais voyons, tu es Abraham Hadad. Depuis si longtemps, tu nous crées toujours dans l'urgence ; tu vis avec nous une vraie histoire d'amour ; ton mot-clef est "sensation"... Et pourtant, nous savons bien que nous ne sommes pas le "sujet" de ton œuvre ; que nous ne sommes que des prétextes, que nos corps sont les symboles de ta création figurative ; que la seule chose qui t'intéresse, à travers ta poésie et ton humour, c'est l'action de peindre ! Et malgré cela, tu nous peins si bien, nous sommes si "vrais", ne t'arrête pas, surtout !""

 

 LE SITE QUI EN PARLE

 SUR LE SITE DE JEANINE RIVAIS

 SUR WILIPEDIA

 SUR FACEBOOK

 

 (cliquer)

 

 

 

 

 

dimanche 25 juillet 2021

ABRAHAM HADAD AU CLOS DES CIMAISES A SAINT GEORGES DU BOIS

 

Je pourrais vivre au CLOS DES CIMAISES !

Ce lieu est enchanteur, l'espace intérieur avec les expositions temporaires et la présentation de la collection permanente. Le jardin aux multiples Marc Petit et l'atelier de Jacques Harbelot. Il y a tant à voir !

NE MANQUEZ PAS ABRAHAM HADAD 

NE MANQUEZ PAS LE CLOS DES CIMAISES

 





« Je me compare à un conteur qui raconte toujours la même histoire, d'une façon à chaque fois différente. C'est la même histoire et ce n'est pas la même chose »
 




 " Exceptionnelle, cette peinture qui transfigure, envoûte plutôt que de donner à voir une réalité "









Voilà ce que l'on pouvait lire dans Miroir de l'Art en 2017 ( extrait du n°80) : 

" Comme il le mérite Abraham ce Prix Miroir de l’Art, lui qui peint depuis plus de cinquante ans, et dont le travail n’a jamais cherché à suivre quelque mode que ce soit. Il est libre, obstiné, et sa peinture ne ressemble à aucune autre. Étrange peinture au sein de laquelle on rencontre de drôles de personnages aux grands yeux écarquillés, des humains revus et corrigés façon Hadad, qui évoluent de tableau en tableau, souvent dans le plus simple appareil, qui vivent une vie sur laquelle ne semble peser aucune ombre… « Je me compare à un conteur qui raconte toujours la même histoire, d'une façon à chaque fois différente. C'est la même histoire et ce n'est pas la même chose » aime à dire ce peintre discret, éminemment sympathique." 

 

Les splendeurs de la collection permanente au premier étage ....

LIEU UNIQUE D'EXPOSITION ENTRE LA ROCHELLE ET NIORT

Ouvert depuis 2003 Le Clos des Cimaises présente des expositions temporaires de mars à décembre et tout au long de l'année un fonds permanent présentant les incontournables de la galerie  : Marc PETIT,  John CHRISTOFOROU, Lydie ARICKX, R.E. GILLET, FRANTA  Stani NITKOWSKI, Serge LABEGORRE,  Frank WOHLFAHRT,  Jörg HERMLE, Marc PEREZ, Ayako DAVID-KAWAUCHI, Florence VASSEUR, Anne-Marie CUTOLO, Nathalie BOURDREUX, Christophe MIRALLES, Robert KERAMSI ... sans oublier le Clos de sculptures Marc PETIT dont je reparlerai dans un prochain article ...

 

 

 

 





 

Les oeuvres et l'atelier du propriétaire des lieux : JACQUES HARBELOT 

Jacques Harbelot est d'abord peintre et graveur (il a exposé au grand Palais à Paris, à New York).
17 ans après son installation à Saint-Georges-du-Bois, il a réussi le pari de faire vivre une galerie d'art contemporain à la campagne

 






JUSQU'AU 29 AOUT


LE SITE 

LES GRIGRIS DE SOPHIE ET LE CLOS DES CIMAISES 

MIROIR DE L'ART
 

 LE SITE DE JACQUES HARBELOT 


(cliquer)

Lieu-dit La chaumière
17700 St Georges du Bois

Un grand merci à Jacques et Mathilde Harbelot  pour leur accueil et bravo pour ce lieu exceptionnel et le choix très exigeant des artistes présentés.

Juillet 2021