Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 17 décembre 2015

MAHJOUB BEN BELLA " LES BELLES FEUILLES" A LA PISCINE DE ROUBAIX



















"Compagnon de route du musée de Roubaix bien avant qu’il ne s’installe dans la piscine de la rue des Champs, Mahjoub Ben Bella présente cet automne son œuvre graphique. Si l’artiste est reconnu pour ses grands formats où se devine sa gestuelle obstinée et dansée, La Piscine fait aujourd’hui le choix de montrer le travail sur papier qui accompagne le peintre depuis ses débuts.
Les signes sont toujours présents sur ces œuvres fragiles. Mais, alors que sur la toile ils pourraient être perçus comme un chant qui s’écoute et se regarde, ici ils se déchiffrent et ils se lisent, roman inachevé et toujours en chemin de la vie de l’artiste, de son histoire, sa mémoire, sa culture, sa passion…
Plus de cent oeuvres seront réunies pour cet événement qui évoquera les différentes facettes de l’oeuvre sur papier de Mahjoub Ben Bella. La qualité même des feuilles utilisées qui peuvent ajouter au côté précieux de ce travail, l’intimité des carnets de croquis où s’effeuille à nos yeux écarquillés toute la richesse d’une inspiration déliée, le répertoire des formes ou de l’informel qui nous place tantôt devant la virtuosité d’une gestuelle abstraite, tantôt devant le souvenir magicien d’une architecture sacrée autant qu’imaginaire, l’élégance discrète de l’aquarelle, l’épaisseur mate de la gouache et la stridence graphique de l’encre noire, les mises en page autocentrées ou les motifs en all over, l’exposition, nichée dans les cocons sensibles des cabines du long du grand bassin, permet d’entrer en communion avec la cohérence et la diversité d’un oeuvre qui s’impose aujourd’hui comme l’un des plus singuliers et des plus riches d’une modernité autonome.
Depuis 1996, le musée de Roubaix a mené plusieurs projets avec Mahjoub Ben Bella. Cette nouvelle aventure est une proposition qui, dans la diversité des techniques, des périodes et des supports représentés, suscite une autre émotion et une autre connaissance d’un artiste dont les racines ont superbement nourri, depuis son arrivée à Tourcoing en 1965, le paysage esthétique de notre région."

.... ET DES ŒUVRES DU MUSÉE que j'aime tout particulièrement ....

Tal Waldman, Romain Maldague, Jennyfer Moret et Alain Nimsgern " L'immigrée"




Une œuvre de Ben Bella appartenant à la collection permanente  ....




Emmanuel Frémiet



Pierre Roche 








Camille Claudel



William Laparra


Métalu A Chahuter et l’installation" Sous bois

"Chaque année, depuis 2001, la Piscine invite un plasticien à investir l’espace du bassin du musée durant la période des fêtes de fin d’année. Bien que ces oeuvres aient souvent un rapport très lointain avec Noël, cette installation s’appelle l’Arbre de Noël. Cette année le lieu a été confié à Métalu A Chahuter pour l’installation" Sous bois" .
Delphine Sekulak, plasticienne, au sein du collectif Métalu A Chahuter, mène depuis des années un travail autour de la robe pour créer des installations de robes suspendues, robes lumineuses, robes métalliques, robe en sérigraphie…
Pour l’arbre de Noël 2015, Delphine investit le lieu avec Sous-bois, une mise en scène de robes blanches transfigurées en êtres hybrides et fantomatiques. Ces étranges silhouettes tout à la fois figées dans l’espace et jaunies par le temps semblent bien vivantes, dans un autre monde. Un univers fabuleux réveillant notre imaginaire où l’on croise la femme bobine, la belle endormie, la grande dame, le déjeuner sur l’herbe et le salon de thé… De passage, elles se sont installées dans le bassin, sans doute attirées par la présence d’autres silhouettes blanches, celles des statues en marbre blanc.
Sans un mot, tous ces êtres silencieux dialoguent sous nos yeux."





LE SITE

UNE TRÈS BELLE INTERVIEW DE BEN BELLA 



(cliquer sur les liens )


PAPOTER SANS FAIM
Mardi 19 janvier 2016 > 12H30
Découvrez l’exposition avec un guide. La discussion se poursuit ensuite, tous ensemble, dans le restaurant du musée.
Tarif 7 € + l’entrée et le prix du repas par personne. Réservation indispensable auprès du Service des publics.


JUSQU'AU 31 JANVIER 2016

samedi 14 décembre 2013

MAHJOUB BEN BELLA ET SA COULEUR INCANTATOIRE A L'HOSPICE COMTESSE A LILLE

Je connais MAHJOUB BEN BELLA depuis de nombreuses années ...
J'ai eu l'immense bonheur d'être invitée dans son atelier.
Je ne pouvais hélas être présente pour le vernissage de " LA COULEUR INCANTOIRE" mais j'ai pu ce week end partir à la découverte  de cette superbe exposition  !
A NE PAS MANQUER !









" Lille : à l’hospice Comtesse, Ben Bella, maître polyphonique

"L’alignement des grands formats dans la salle des malades de l’hospice Comtesse explose littéralement. Évocations de la musique de jazz, références aux grands maîtres – Picasso et Guernica, Goya et le Tres de Mayo, Delacroix et les Femmes d’Alger –, d’autres encore, plus sobrement nommées Triptyque, Traces noires ou Rouge.

La couleur est ici omniprésente, joyeuse et généreuse, « incantatoire » dit le titre de l’exposition. Peinture concertante, symphonique, polyphonique que celle de Mahjoub Ben Bella, en ce sens où elle relève d’un foisonnement comme certaines pages de Stravinski ou de Charlie Parker dont il est très familier quand il travaille. C’est-à-dire tous les jours. Pour sa première exposition lilloise – l’affaire paraît étonnante mais c’est ainsi, « une erreur désormais rectifiée ! », souligne Bruno Girveau, directeur du palais des Beaux-Arts –, Mahjoub Ben Bella a investi quasiment tous les espaces de l’hospice Comtesse (sauf la chapelle et la cour), seule manière pour Delphine Rousseau, commissaire de l’exposition, de se sortir de l’épineuse question du choix. « Mahjoub nous a ouvert son atelier, ses dizaines de cahiers de dessins, et on s’est retrouvé bien gênés » souligne, amusée, la jeune conservatrice, chargée des collections du XXe siècle au palais des Beaux-Arts.

Une production phénoménale. Peut-être, comme il le confie en arpentant l’hospice Comtesse, est-ce l’attitude qui lui reste de son statut de jeune immigré débarqué en France au milieu des années soixante où « tu devais être constamment sur la brèche, attentif à ce qui pouvait se présenter : si tu n’y étais pas, ça t’échappait ». Produire pour survivre.



Les grands formats sont assez récents, les gravures, aquarelles et dessins présentés dans les salles à l’étage parfois plus anciens. Des univers différents : abstraction lyrique pour les huiles, monde de la Méditerranée pour les aquarelles et les arts graphiques, l’enfance en Algérie, l’hommage à sa mère (le signe qu’elle traçait sur le pain avant de le cuire dans le four du village).

Mahjoub Ben Bella ne déteste pas confier qu’il laisse « ses tripes travailler ». Mais ce côté animal, cette graphie « en dilatation permanente », comme le souligne Delphine Rousseau, ne doit pas masquer le constat que rien, dans sa peinture, n’est laissé au hasard. « Tout est très structuré, organisé, serré, on peut facilement trouver les axes de construction dans ses toiles. » Par contre, chacun insiste là-dessus, Ben Bella le premier, les graphies qu’on pense déceler n’ont aucune signification, c’est une pure invention de l’artiste qui joue de sa liberté de réinterpréter constamment un langage qui lui est propre. Cette rétrospective de Lille – à croiser avec l’exposition présentée à Roncq – montre tous les chemins d’un artiste qu’on peut penser familier, en proximité, continue de révéler, quand on sait y regarder de près, des facettes méconnues."
JEAN-MARIE DUHAMEL pour LA VOIX DU NORD




 (Signes noirs -2006)



" Installé à Tourcoing depuis 1975, toujours inspiré par ses origines algériennes, Mahjoub Ben Bella a reçu un enseignement artistique dans les écoles des Beaux-Arts de Tourcoing et de Paris. Après la rétrospective « Mahjoub Ben Bella, Musique et couleur des signes. Peintures de 1990 à 2010 », que lui a consacré le MAMA, Musée d'Art Moderne et contemporain d'Alger à l’été 2012, le Musée de l’Hospice Comtesse est heureux de présenter la première exposition personnelle consacrée à l’artiste à Lille, rassemblant des oeuvres de Mahjoub Ben Bella jamais montrées au public.

L’exposition dévoilera une soixantaine des dernières peintures de l’artiste. Richesse chromatique, force du geste, diversité des motifs et des signes et variété des formats, les œuvres réalisées ces dernières années sont autant de traces d’une période de plein épanouissement artistique et de recherches thématiques, ponctuée d’hommages à quelques chefs d’œuvres de l’histoire de l’art. Mahjoub Ben Bella est plus connu du public pour ses peintures que pour ses dessins, qu’il pratique cependant depuis ses débuts. C’est dans la seconde partie de l’exposition que la richesse de cette impressionnante collection d’aquarelles conservées dans des carnets ou sur feuilles libres se révèlera, permettant d’apprécier la grande maîtrise technique de l’artiste ainsi que son sens délicat de la couleur."



 ( Demoiselles d'Avignon d’après Picasso -2012 -détail)


 (Tiraz- 1975)

 (Hommage à Nelson Mandela- 1987)


 (Château blanc cageot -2011)


 (Mort de Sardanapale(bis) d'après Delacroix -2012 -2013)



 ( Avec Souhir -2013)


 ( Traces noires -2011)


 ( Quatre masques -2004)




( Hommage à Roberto Matta -  1984 et Hypergraphies -1980)


(Sacre du printemps - 2012)


 (Traces X - 2006)

 (photo de l'artiste extraite du catalogue)

( dessin d'un enfant dans le livre d'or)



Jusqu’au 12 janvier
le lundi de 14 h à 18 h, du mercredi au dimanche de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h
au musée de l’Hospice Comtesse
32, rue de la Monnaie à Lille.
03 28 36 84 00.

LE SITE DU MUSÉE

A noter : Une autre exposition dédiée à l’artiste se tient à Roncq du 13 octobre au 15 décembre 2013, réunissant une soixantaine d’œuvres, peintures sur bois, sculptures et totems réalisés entre 1976 et 2010. L’exposition est présentée aux Anciennes Ecuries, 2 rue de la Latte à Roncq.