Cette visite réserve des surprises scénographiques et j'ai beaucoup aimé l'immersion procurée par les casques proposant ces musiques si chères à l'artiste.
Un seul reproche beaucoup (trop) de monde venu profiter de la musique des couleurs !
"Rarement la musique a joué un rôle aussi important dans l’œuvre
d’un peintre que pour Vassily Kandinsky. En présentant près de 200
œuvres et objets de son atelier, le Musée de la musique-Philharmonie de
Paris et le Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou
s’associent pour dévoiler la place fondamentale de la musique dans son
quotidien, dans sa vocation d’artiste et dans l’évolution de sa pratique
vers l’abstraction."

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"Le modèle abstrait de la musique
Contemporain de Moussorgski et des nouvelles écoles musicales
inspirées du folklore russe, Kandinsky grandit à Moscou et Odessa dans
une famille cultivée ; en amateur, il pratique le violoncelle et
l’harmonium, et s’enthousiasme bientôt pour Wagner. Par-delà les
attendus d’une éducation bourgeoise, la musique agit comme un
révélateur. Lui-même affirme qu’elle nourrit et détermine sa vocation
d’artiste. Surtout la musique, par son langage abstrait, autorise le
peintre à questionner le principe de l’imitation de la nature, jusqu’à
opérer sa dissolution. Affûtant sa réflexion auprès de musiciens
d’avant-garde comme Nikolaï Kulbin, Sergueï Taneïev ou Thomas von
Hartmann, Kandinsky réinvente le langage de la peinture suivant le
modèle abstrait de la musique, dont témoignent notamment sa série d’Improvisations et de Compositions.
L’horizon d’écoute du peintre
Aucune exposition n’a jusqu’alors replacé l’œuvre du peintre, des paysages russes aux dernières Compositions,
dans l’effervescence musicale de son temps. Nul doute pourtant que les
compositions d’Alexandre Scriabine, Thomas von Hartmann, Arnold
Schönberg ou encore Igor Stravinsky définissent l’horizon d’écoute de la
modernité et de l’abstraction picturale. De l’évocation du « choc
Wagner » qu’éprouve Kandinsky en 1896 à Moscou, aux expériences
théâtrales et chorégraphiques du Bauhaus où il enseigne à partir de
1922, l’exposition renouvelle le regard sur l’œuvre du peintre en
créant, à l’aide d’un parcours immersif au casque, un jeu subtil de
correspondances entre musique, formes et couleurs.
Le cabinet d’un mélomane
Outre une centaine d’œuvres et dessins issues du Centre Pompidou et
de collections internationales, le parcours dévoile un cabinet
imaginaire exprimant la mélomanie de Kandinsky. Les partitions qu’il
acquiert, les livres et prospectus musicaux qu’il collecte, les photos
de ses amitiés musicales, sa collection de disques comme les gravures de
chants populaires qu’il affectionne, constituent des objets essentiels
de sa culture artistique. Au cœur du cabinet, une sélection d’outils de
son atelier questionne la musicalité du processus de création de
Kandinsky, notamment son travail sur la « sonorité » des couleurs ou ses
études visuelles sur la 5e symphonie de Beethoven.
Vers la synthèse des arts
La production picturale de Kandinsky est indissociable de sa
réflexion et de ses expériences sur la synthèse des arts. De manière
originale, l’exposition met en dialogue tableaux et dessins avec ses
différents projets pour la scène, ses poèmes explorant le « son pur »
des mots, ou encore l’Almanach du Blaue Reiter (Cavalier bleu),
qui tous opèrent l’unité fondamentale des arts visuels et sonores.
Enfin, parce que la musique est aussi, dans l’œil de Kandinsky, un art
de la performance, l’exposition propose la recréation de plusieurs
œuvres synesthétiques, comme la mise en scène en 1928 des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, ou le Salon de musique qu’il conçoit pour l’exposition d’architecture de Berlin en 1931. "
LE LIEN VERS L'EXPOSITION
(cliquer)
JUSQU'AU 1ER FÉVRIER 2026 SUR RÉSERVATION UNIQUEMENT