Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
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samedi 25 juillet 2026

LA MAISON DE REI GHOB A SAO BARTHOLEMEU DOS GALEGOS AU PORTUGAL

 

J'ai longtemps hésité à parler sur mon blog de cette étrange maison. Elle appartient en effet au plus grand serial killer portugais (aujourd'hui incarcéré) Francisco Leitão. C'est la première fois pour moi, bien sûr, qu'un environnement d'Art Brut est associé à l'horreur. 

 

 

 

 

 



















 

São Bartolomeu dos Galegos, dans un paysage rural, se trouve une construction difficile à ignorer : la maison attribuée à Rei Ghob (de son vrai nom Francisco Leitão). Cette étrange accumulation de murs, de pierres et de ciment n’est pas seulement une curiosité d’art brut ; elle est aussi liée à la figure troublante d’un homme devenu, par la suite, un serial killer.

La bâtisse ne suit aucun plan identifiable. Elle s’est développée par ajouts successifs, sans véritable cohérence d’ensemble. Des blocs de pierre locale, des morceaux de béton, des éléments récupérés composent un assemblage compact, parfois maladroit. Les volumes semblent s’être empilés les uns sur les autres au fil du temps, produisant une architecture fermée, presque étouffante.

Les surfaces sont chargées de marques, de formes grossières, de motifs gravés ou modelés dans le ciment. Rien n’est laissé lisse. Cette saturation visuelle crée un sentiment d’enfermement plutôt qu’une invitation à la contemplation. L’espace extérieur lui-même paraît envahi, comme si la construction avait progressivement débordé toute limite raisonnable.

La circulation y est incertaine : passages étroits, angles abrupts, ouvertures imprévues. On avance avec prudence dans ce dédale minéral qui ne cherche ni le confort ni l’harmonie. L’ensemble donne l’impression d’un chantier jamais vraiment terminé, d’une structure qui s’est épaissie par accumulation plus que par conception.

Savoir que cette construction appartient à un serial killer modifie inévitablement la perception du lieu. Les murs massifs, les recoins sombres et l’absence d’ouverture vers l’extérieur prennent une dimension plus lourde. La maison ne se contente plus d’être une œuvre marginale ; elle devient le cadre matériel d’une trajectoire humaine marquée par la violence.

Ainsi, ce qui subsiste à São Bartolomeu dos Galegos n’est pas seulement un exemple d’architecture brute, mais une construction étrange, dense et dérangeante, indissociable de l’histoire criminelle de son auteur."

 

 OCTOBRE 2022

 

vendredi 24 juillet 2026

MIGUEL ANGEL HUERTA ... MOI J'AIME TOTALEMENT

 

 J'avais évoqué son travail il y a 10 ans en 2016 ICI 

 Voici aujourd'hui sur les Grigris des œuvres plus récentes de MIGUEL ANGEL HUERTA.

 

 


































Dans le paysage foisonnant de l’art latino-américain contemporain, Miguel Ángel Huerta s’impose comme une voix singulière, à la croisée de la mémoire sociale et de l’expérimentation plastique. Né au Chili, l’artiste a développé une œuvre profondément ancrée dans les tensions historiques et culturelles de son pays, tout en dialoguant avec des problématiques universelles : identité, territoire, exil et résilience.

Son travail, principalement axé sur la peinture et les techniques mixtes, se distingue par une matière dense et expressive. Les surfaces qu’il compose semblent vibrer sous l’accumulation de strates, de pigments et de signes. La toile devient un espace de fouille, presque archéologique, où affleurent fragments de récits et traces d’un passé collectif. Les couleurs, souvent terreuses, parfois brutalement contrastées, traduisent une tension permanente entre enracinement et fracture.

Huerta revendique une pratique intuitive, mais jamais improvisée. Chaque série s’inscrit dans une recherche approfondie sur l’histoire sociale chilienne et les dynamiques politiques qui ont façonné plusieurs générations. Sans verser dans l’illustration militante, l’artiste convoque symboles et figures allusives, laissant au spectateur la responsabilité de recomposer le sens.

Exposé dans divers espaces culturels en Amérique latine et en Europe, il participe à cette génération d’artistes chiliens qui redéfinissent les contours de la création contemporaine du pays. Son œuvre, à la fois intime et collective, agit comme un miroir fragmenté : elle ne livre pas de réponses, mais multiplie les questionnements.


LES GRIGRIS DE SOPHIE ET MIGUEL ANGEL HUERTA 

LE SITE DE MIGUELANGEL HUERTA ZUNIGA 

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