Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 21 avril 2018

JOSEPH KURHAJEC A LA HALLE SAINT PIERRE

Mes yeux sur Paris sont allés à la rencontre des "MASQUES " de JOSEPH KURHAJEC 
Merci APOLLINE LEPETIT pour ce reportage-photos. 













 








Photos APOLLINE LEPETIT 


" Né en 1938 aux États-Unis d’une famille originaire de Tchécoslovaquie, Joseph Kurhajec a grandi en harmonie avec la nature. Son père était éleveur de visons, et son enfance est une source particulièrement riche qui alimente sa création.
Il s’exprime depuis plus de 50 ans dans différents domaines tels que la sculpture, le modelage, le dessin, le collage, la peinture…
Ces créations, primitives, chamaniques, inquiétantes, sont d’une très grande force.
Joseph Kurhajec  vit et travaille à Paris mais également une partie du temps dans son village de Treadwell dans le comté de New York aux États-Unis, où il a ouvert son propre musée, et à Mérida au Mexique."
JOSEPH KURHAJEC ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

(cliquer sur les liens)

entrée libre

Halle Saint Pierre 
librairie 
2, rue Ronsard
75018 Paris

Jusqu'au 30 avril 2018

vendredi 20 avril 2018

LES DISQUES DE GILLES MANERO
























Photos Sophie et Apolline Lepetit

Pour accompagner nos photos un texte écrit par Anne Billon :

"Lorsque la réalité devient trop prégnante, ou qu’au contraire elle s’échappe d’entre ses doigts, Gilles Manero creuse son sillon. Se drape dans un tourbillon de rêves. S’échappe.



Il se réfugie dans un monde profondément poétique où la noirceur des destins se fond dans les fragilités du dessin. La douceur partout vient poudrer les traits de crayon. La peinture, aux transparences d’organdi caresse la mine de plomb, la pare de couleurs sourdes sans en émousser l’extrême précision de nuances. Des personnages étranges se meuvent dans des ambiances parfois crépusculaires, toujours oniriques, peuplées de sombres animaux, mi insectes, qui semblent tout droit surgis des profondeurs de certains de nos songes.



La lumière est dans les êtres. Elle les habite lorsqu’ils se serrent les uns contre les autres, faisant résistance à la tristesse, lorsqu’ils s’échappent sur de frêles esquifs de papier plié ou se veillent, prisonniers du cercle de vinyl."






GILLES MANERO ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

SUR LE SITE DE LA CRÉATION FRANCHE

UN ARTICLE DANS SUD OUEST

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Juillet  2017

jeudi 19 avril 2018

LES DISQUES DE GILLES MANERO
























Photos Sophie et Apolline Lepetit

Pour accompagner nos photos un texte écrit par Anne Billon :


Gilles Manero

Gilles Manero est un homme discret. Perdu dans ses pensées, le regard sombre, la tête ailleurs peut-être. Il lui arrive de s’absenter, d’oublier votre présence et de couper court à une conversation sans même en être conscient. Parti, loin déjà, vers d’autres horizons, vers d’autres aventures, retournant dans sa tête des idées qui verront le jour dans son prochain dessin. Plus la peine pour vous d’essayer de franchir la porte de son esprit en ébullition. Ébullition calme, rêveuse. Il ne vous entend plus, ni même ne vous voit, les yeux tournés vers le spectacle intérieur qu’il se joue à lui-même, à l’abri des regards indiscrets. Idées qui fusent sans crier gare. Et l’entraînent vers tous les chemins susceptibles de rendre compte de ce foisonnement : la photographie tout d’abord. Parti dans la création, le regard photographique, le cadrage en bandoulière, à la recherche des lieux désertés par l’homme. Déserrance, vacance, solitude, désolation, déréliction, la place est toute entière laissée à la lumière, à l’espace de créer. Sentiment d’abandon. Les lieux étaient habités et ne le sont plus, si ce n’est par les souvenirs… Puis, la photo, le noir et blanc ne lui suffisent plus. L’artiste intervient sur l’image, tout d’abord discrètement et peu à peu de manière plus affirmée. Des personnages étranges peuplent son monde. Glissons-nous en coulisses : les dessins sont tout d’abord photographiés, développés, virés, repeints. Ce long mûrissement de l’image l’occupera durant tout le début des années 1990.
Puis, voici la pâte à sel qui cèdera bientôt la place à la pâte à modeler plus résistante. Intégrée dans des « boîtages » en cartons recouverts de papier, ou en liège. Des scènes improbables venues d’un monde onirique. Le matériau est important. S’il arrive à l’artiste de créer de manière plus traditionnelle, pinceau, peinture et toile se laissant amadouer par son monde si personnel, il aime tout particulièrement les supports plus inédits comme les disques vinyles trouvés en brocante ou donnés à lui par un sien ami. Des objets de brocante, oubliés par le temps, ressurgis sous son regard, retrouvent vie, une existence bien différente de celle qui les occupait en un passé plus ancien.
Habitué des brocantes, des vide greniers, le regard attentif au moindre appel du passé, à l’évocation possible d’un univers différent, le sien. Passionné par le mystère des objets dont, parfois, le sens et l’utilité nous échappe aujourd’hui, par la beauté de la rouille entamant le fer, en modifiant les contours, le transformant en métal autre, précieux peut-être. Le bois qui se devine sous des couches de peinture indélicates. La patine des années, le temps qui passe et jaunit les papiers anciens. Dernière trouvaille issue de ses pérégrinations : un livre du XVIIIè siècle consacré à l’anatomie. Sur les pages mouchetées par les ans, les corps, les muscles dévoilés, les ligaments et les nerfs à vif enchantent l’artiste. Le font pénétrer au fond des êtres. Les légendes, obscures pour le novice, l’entraînent à extrapoler d’autres membres encore, des affections étranges et singulières, entre malaise et drôlerie. Son monde prend possession de notre corps, ne se laissant jamais dérouter par le nouveau médium choisi par ce créateur itinérant, déclinant à l’infini les supports et les techniques pour laisser libre cours au peuple onirique, amical, vivant, fourmillant dans son imaginaire et dans la moindre de ses créations.
L’artiste au travail est consciencieux, patient et appliqué. Perfectionniste. Découpant, collant, dessinant, peignant jusqu’à ce que la vie apparaisse enfin là, sous ses yeux, dans ses mains. C’est après son travail « officiel » et rémunérateur, le soir venu, qu’il s’assoit à son bureau, pose sa pipe, se libère un petit espace dans le foisonnement des papiers, courriers en souffrance, photos, images d’artistes aimés, pots à pinceaux et à crayons qui envahissent son espace de création pour à nouveau se plonger dans son univers, nous offrant les couleurs du passé, un anachronisme décalé et merveilleux qui nous emporte loin sur les chemins d’un imaginaire absolu. Ne le dérangez plus.


GILLES MANERO ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

SUR LE SITE DE LA CRÉATION FRANCHE

UN ARTICLE DANS SUD OUEST



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Juillet  2017