Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 29 juin 2026

LE MUSÉE ETHNOGRAPHIQUE DE SANT'ANTIOCO EN SARDAIGNE ET ... L'OR DE LA MER



 

 

 LE MUSÉE ETHNOGRAPHIQUE







 

J'ai fait dans ce tout petit musée une extraordinaire découverte : 

"On l’appelle l’or de la mer, non pour sa valeur marchande, mais pour sa rareté, sa lumière et le respect sacré qu’il inspire. À Sant’Antioco, cette matière presque mythique raconte une histoire ancienne, tissée entre l’homme et la Méditerranée.

Depuis l’Antiquité, certains habitants des côtes sardes recueillaient les filaments soyeux produits par un grand mollusque marin, la Pinna nobilis. Ces fibres, appelées byssus, servent à l’animal à s’ancrer dans les fonds marins. Longtemps avant que la soie ne vienne d’Orient, cette soie de la mer était déjà connue des Phéniciens, des Grecs et des Romains. On disait qu’elle captait la lumière du soleil, qu’elle ne se teintait pas mais brillait naturellement d’un éclat doré, presque vivant.

La récolte du byssus n’était ni une chasse ni une extraction brutale. Elle relevait d’un rite. Le plongeur descendait avec précaution, coupait seulement quelques filaments pour ne pas tuer le mollusque, puis remerciait la mer. À terre, commençait un long travail de purification : lavage à l’eau douce, séchage, peignage patient. La fibre, au départ sombre et rêche, se transformait peu à peu en un fil fin, souple, lumineux.

Tisser le byssus demandait un savoir presque initiatique. Les pièces réalisées (gants, voiles, étoffes sacrées)  n’étaient pas destinées à l’usage quotidien. Elles accompagnaient les rites, les offrandes, les moments où l’humain cherchait à dialoguer avec le divin. Porter l’or de la mer, c’était porter un fragment de Méditerranée, de vent et de sel.

Aujourd’hui, cette pratique ancestrale est devenue fragile, comme l’écosystème qui l’a rendue possible. Le byssus n’est plus une ressource, mais une mémoire. À Sant’Antioco, le musée ethnographique ne montre pas seulement un artisanat disparu : il transmet une manière d’être au monde, faite de lenteur, de respect et d’écoute de la mer.

L’or de la mer ne brille plus sur les marchés. Il brille dans les récits, dans les gestes préservés, dans la conscience que certaines richesses ne se possèdent pas, elles se reçoivent, et se protègent."








 


 LA NÉCROPOLE ROMAINE 

 

 

 




 

 LES CATACOMBES ET L’ÉGLISE ROMANE 

 

 




...  ET LES PLUS BEAUX COUCHERS DE SOLEIL DU MONDE 

 

 

 

 

 









 UN LIEN QUI EN PARLE 

 LA SARDAIGNE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

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 OCTOBRE 2025 

 

 

dimanche 28 juin 2026

LA PINTURITAS D'ARGUEDAS EN ESPAGNE (VUE D'ENSEMBLE)

 

 Beaucoup d'émotion en découvrant dans le petit village d'Arguedas les peintures murales de LA PINTURITAS ...

"Avec mes peintures, j’aurais pu être la plus riche d’Arguedas, mais je n’ai jamais rien demandé à personne."

 












 

























 À la sortie du village d’Arguedas, sur la nationale qui relie Pampelune à Saragosse, un édifice abandonné se dresse comme un livre ouvert de couleurs, de figures et de mots – un livre que María Ángeles Fernández Cuesta (née le 10 janvier 1950 à Tolède) écrit chaque jour depuis plus de vingt ans. Cette femme singulière, connue sous le nom de La Pinturitas, a transformé ce bâtiment désaffecté en un environnement d’art brut en perpétuel devenir, en couvrant ses murs d’une profusion de peintures bariolées, de mots et de signes qui ne cessent de se métamorphoser.
Dès 2000, à l’âge de cinquante ans, La Pinturitas entreprend ce projet avec une spontanéité instinctive, sans formation artistique académique, mais avec une force créatrice obsédante qui transforme le mur en un miroir narratif de sa vie et du monde qui l’entoure. Ses travaux, réalisés à l’eau et à main levée sur la façade et les parois intérieures d’un ancien restaurant, sont animés par une surabondance de formes hybrides : visages aux grands yeux fixés, animaux fantastiques, maisons entremêlées, légendes textuelles et inscriptions autobiographiques (telles que "soy de Toledo" ou les années de naissance de ses proches).

 Ce travail ne se contente pas de produire des images : il engage un dialogue constant avec le public. Au fil des années, ce qui était au départ un monument privé de marginalité sociale s’est métamorphosé en œuvre ouverte, dont chaque saison offre une version renouvelée. L’artiste peint, efface, réécrit et réinvente sans cesse ses motifs, transformant ainsi l’environnement en une archive vivante et changeante de son expérience et de sa mémoire vécue. Dans cette pratique, La Pinturitas rejoint la tradition des environnements singuliers (œuvres créées en dehors des circuits artistiques institutionnels) mais sa démarche transcende la simple esthétique : elle devient un geste de réappropriation symbolique du territoire et de soi, un acte de résistance contre l’exclusion. Ses murs ne sont pas simplement peints ; ils parlent, revendiquent, racontent.

 

 


 


 

L'INVENTOIRE 

SUR RAW VISION 

LES FRICHES DE L'ART 

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 NA-8712.33.31513 Arguedas (Navarre, Espagne)


 OCTOBRE 2022