Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 7 septembre 2026

MA COLLECTION ( VIRTUELLE) DE CERFS

 

MURIEL VERSTICHEL

Je cherche une langue qui respire comme un fil
Un fil qu’on tire qu'on noue
qu’on laisse parfois se perdre
Écrire revient à broder dans le tissu du temps :
repasser par les trous
revenir aux lisières
exhausser ce qui tient encore
ce qui se répare.
La figure du cerf — celui que j’ai brodé - ici -
traverse les mythes
Je l'ai nommé Iktinyr
Il porte dans ses yeux la mémoire calme
de ceux qui se tiennent sur le seuil
Ses bois dessinent des lignes d’air
ils relient les parts dispersées du Monde
comme les ramifications d’un arbre
ou les veines d’un visage
Il garde le souffle du passage
parle avec le vent qui circule
entre ce qui fut et ce qui vient
entre la perte et le recommencement


 


 


 VANESSA HIE

 

 

 

 

UWE KLAMKA 




TOMOSHIRO SUZUKI 

 





STÉPHANIE BUTTAY 


 

 

 

RUTA JUSIONYTE


 

 

 

PIERRETTE CORNU 


 

 

 

CHEZ PICASSIETTE -PHOTOS ANTOINE LEPETIT 




 

 

PASCAL BRIBA 


 

 


NICOLE PESSIN 

 

 

 




MAISSA TOULET 


 

 

 

LOU LE CABELLEC 



 

 

JANE O' SULLIVAN 


 

 

 

 

ISABELLE PULBY 





INDIA RICHER 




GODELEINE DE ROSAMEL 


 

 

 

NATHALIE GAUGLIN 


 

 

FRANCISCO SEPULVEDA 


 

 

 

 

FLORENCE RICHARD 



 

 

 

ESTER SVENSSON 

 

 

 

DIDIER DANTRAS 





ALISA MASLOVA


 

 

 

 

ANNE SIEMS



LES CERFS ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

( cliquer sur le lien)



dimanche 6 septembre 2026

MIGAS CHELSKY ET SES MAISONS DE MÉMOIRE

 

"Chaque baraque est une âme qui renferme une histoire, des secrets, des peines et des regrets et peut-être quelques doux souvenirs. Chaque baraque est l’ébauche d’un portrait."

 






 

" J’aime ce matériau pour sa générosité : sa matière et ce qu’il m’offre quand il est dénudé, lacéré, froissé, percé… et puis il y a de la dérision dans ce carton !"







 

"J’aime les amoncellements de vieux éléments, les greniers, les brocantes, voire les poubelles."

 



 

"Comme les cinéastes, j’aimerais inventer des histoires, mais je me contente de créer les décors et les personnages. Je laisse au spectateur le soin de retracer une narration."

 





 

"Je ne peins pas des maisons abandonnées ; je tente de montrer ce qu’il reste d’une vie lorsqu’elle s’est retirée des lieux."

 


 

"Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la ruine en elle-même, mais ce moment fragile où un lieu oscille entre disparition et mémoire."

 



 

Entrer dans l’univers de Migas Chelsky, c’est pénétrer un territoire incertain, quelque part entre la peinture, la sculpture et l’archéologie intime. Ses œuvres ne se regardent pas seulement : elles se traversent du regard comme on explore un paysage abandonné. Des maisons apparaissent, solitaires, cabossées, souvent fermées au monde. Des façades de fortune, des fenêtres muettes, des toitures fatiguées. Rien ne semble bouger et pourtant tout raconte.

Ces architectures fragiles constituent le motif central de son travail. Mais il ne s’agit pas de paysages urbains au sens traditionnel. Chez Migas Chelsky, la maison est un personnage. Elle possède une présence, presque une biographie. Chaque façade agit comme un visage marqué par le temps : fissures, planches rapportées, volets tordus. Les murs parlent. Les silences aussi.

Le matériau lui-même participe de cette narration. Le carton ondulé, récupéré dans les marges du quotidien, devient l’élément fondamental de l’œuvre. Lacéré, superposé, froissé, il se transforme en relief, en peau architecturale. Dans ces surfaces travaillées, la peinture ne recouvre pas la matière : elle dialogue avec elle. Les stries du carton évoquent les nervures du bois, la tôle cabossée, la fatigue des constructions précaires. L’objet pauvre devient structure, mémoire, paysage.

Il y a dans cette pratique quelque chose de l’assemblage, héritage évident des grandes traditions du collage et de l’art brut. Mais l’artiste ne cherche pas la citation historique. Il travaille plutôt dans une logique de récupération sensible : fragments d’images, objets trouvés, matériaux abandonnés. Chaque élément porte déjà une histoire. L’œuvre consiste à les faire dialoguer.

Les maisons de Migas Chelsky semblent souvent désertées. Pourtant elles ne sont pas vides. Elles contiennent des traces invisibles : souvenirs, départs, vies interrompues. Ce sont des architectures de mémoire. On y devine les habitants qui ne sont plus là, les gestes quotidiens effacés, les histoires suspendues derrière les portes closes.

Cette dimension narrative n’est jamais explicitée. L’artiste ne raconte pas ; il suggère. Il installe un décor et laisse le spectateur inventer les récits. Chaque œuvre devient ainsi un fragment de cinéma immobile, une scène après l’événement ou juste avant qu’il ne se produise.

L’univers de Migas Chelsky oscille constamment entre réalité sociale et fiction poétique. Les maisons pourraient appartenir à des quartiers périphériques, à des territoires oubliés, à ces lieux que l’urbanisme et l’histoire ont laissés en marge. Mais elles appartiennent aussi à un imaginaire plus profond : celui des refuges, des abris précaires, des architectures de fortune que l’on construit pour continuer d’habiter le monde.

C’est peut-être là que réside la force de son travail. Dans cette capacité à transformer un matériau pauvre et un motif humble en espace de projection intime. Devant ces façades cabossées, chacun reconnaît quelque chose : une mémoire d’enfance, une maison disparue, un paysage traversé autrefois.

Ainsi les œuvres de Migas Chelsky ne sont ni des ruines ni des maquettes. Ce sont des lieux mentaux. Des architectures intérieures où se déposent le temps, l’usure et la poésie discrète des choses survivantes.

Et dans le silence de ces maisons, quelque chose persiste : la trace obstinée de la vie.


LE SITE DE MIGAS CHELSKY

MIGAS ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

MIGAS CHELSKY ET ISABELLE PULBY SUR LE BLOG DE VENTES

(cliquer)

 

Et quelques photos prises par Migas ....