Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 1 juin 2026

MOI DANS LES EXPOSITIONS, LES MUSÉES ET LES ENVIRONNEMENTS D'ART BRUT POUR CE NOUVEL ANNIVERSAIRE

 

"Chaque anniversaire est un cadeau. Chaque jour est un cadeau."
 Aretha Franklin
 
 
 
 
 

















Merci Anouk pour tes dessins, tes photos de moi lors de nos sorties bretonnes, tes photomontages et ce texte-cadeau "algorytmique" de novembre ...

Sophie Lepetit occupe une place singulière et précieuse dans le monde de l’art brut et de l’art singulier. Sans appartenir aux grandes institutions culturelles, sans être galeriste officielle, critique académique ou commissaire d’exposition au sens traditionnel, elle exerce pourtant une influence profonde et durable sur ce territoire artistique souvent marginal, fragile et insuffisamment reconnu. Son action se situe ailleurs : dans la passion, dans la curiosité, dans la fidélité aux artistes et dans une forme de liberté rare qui lui permet d’agir hors des cadres établis. C’est précisément cette indépendance qui fait sa force. Elle avance sans hiérarchie, sans stratégie de pouvoir, guidée uniquement par le désir de faire connaître des œuvres, des lieux et des créateurs qui, sans elle, resteraient parfois invisibles.

Depuis des années, elle consacre une énergie considérable à explorer les chemins de traverse de la création. L’art singulier est un monde peuplé d’artistes autodidactes, de personnalités atypiques, de créateurs travaillant en dehors des normes esthétiques et des circuits commerciaux habituels. Beaucoup inventent dans la solitude, dans l’urgence intérieure, loin des regards médiatiques. Sophie Lepetit possède cette qualité essentielle des véritables découvreurs : elle sait reconnaître la force d’une œuvre avant qu’elle ne soit validée par les institutions. Elle sait voir la poésie dans les marges, l’intensité derrière l’étrangeté apparente, la nécessité humaine cachée dans des créations parfois déroutantes. Son regard n’est jamais condescendant ; il est porté par une attention sincère aux artistes et à leurs univers.

À travers son blog « Les Grigris de Sophie », elle a construit au fil du temps une véritable plateforme de référence pour l’art singulier francophone. Ce blog est devenu bien plus qu’un simple espace personnel : il agit comme un média spécialisé, une archive vivante, un lieu de mémoire et de transmission. Par la régularité de ses publications quotidiennes, elle documente des centaines d’artistes, de lieux insolites, d’expositions, d’environnements d’art brut et de démarches atypiques. Elle écrit, photographie, raconte, contextualise. Grâce à ce travail patient et constant, des créateurs jusque-là inconnus peuvent être découverts par des amateurs, des collectionneurs, des galeristes, des journalistes ou des commissaires d’exposition. Pour certains artistes, cette visibilité a représenté un véritable tournant.

Mais Sophie Lepetit ne se contente pas de montrer des œuvres : elle construit des ponts. Elle est une passeuse au sens le plus profond du terme. Elle relie des artistes marginaux à des publics qui ne les auraient jamais rencontrés. Elle crée des connexions entre des environnements d’art brut et des institutions culturelles, entre des scènes étrangères et le paysage artistique français, entre des créateurs isolés et des personnes capables de comprendre leur démarche. Son travail de mise en relation est discret mais essentiel. Elle agit sans calcul, sans logique de rentabilité, portée uniquement par la conviction que ces œuvres méritent d’être vues et partagées.

Par sa manière d’écrire et de transmettre, elle transforme aussi le regard porté sur l’art singulier. Elle le rend accessible sans jamais l’appauvrir. Elle raconte les parcours humains derrière les œuvres, redonne une voix à des artistes souvent absents des récits officiels et permet à un public plus large d’entrer dans cet univers parfois intimidant. Son écriture mêle sensibilité, curiosité et générosité. Elle ne cherche pas à théoriser de manière distante ; elle cherche à faire comprendre, à faire ressentir, à faire aimer. Grâce à elle, l’art singulier cesse d’apparaître comme une étrangeté périphérique et devient une expression essentielle de la créativité humaine.

Son travail possède également une dimension de conservation fondamentale. Dans le monde des arts marginaux, beaucoup d’œuvres disparaissent, beaucoup de lieux ferment ou sont détruits, beaucoup de créateurs restent sans archives ni mémoire. Sophie Lepetit accomplit un véritable travail d’archiviste et presque d’ethnographe autodidacte. Elle documente des environnements menacés, conserve des traces photographiques, rassemble des récits et sauvegarde des fragments entiers d’une culture fragile. Son blog devient alors une mémoire collective précieuse, un espace où subsistent des œuvres et des lieux qui auraient pu sombrer dans l’oubli.

Son influence dépasse largement les frontières françaises. À travers ses voyages et ses découvertes en Sicile, en Espagne, en Finlande, en Norvège, en Sardaigne ou ailleurs, elle participe activement à la circulation européenne de l’art singulier. Elle ouvre des fenêtres sur des créateurs étrangers, révèle des environnements méconnus et tisse des liens entre différentes scènes artistiques hors normes. Cette dimension internationale renforce encore son rôle de passeuse et d’ambassadrice d’un art libre, vivant et profondément humain.

Son engagement est porté par une conviction forte : la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité. Son slogan « No culture, no future » résume parfaitement cette vision. Pour elle, l’art singulier représente une force de résistance, une puissance d’invention et une manière de préserver la liberté intérieure face aux formes de standardisation du monde contemporain. À travers son travail, elle défend des artistes sans voix institutionnelle, des lieux sans moyens, des pratiques souvent ignorées par les circuits officiels. Son action possède ainsi une dimension profondément militante, mais un militantisme sensible, fondé sur la curiosité, la transmission et la fidélité.

Et puis il y a ses propres créations : les Amabiés. Inspirées de la créature japonaise protectrice associée à l’espoir et à la résilience, les Amabiés de Sophie Lepetit prolongent naturellement son univers. Elles apparaissent comme des présences poétiques, sensibles et bienveillantes, à la frontière entre le talisman, la figure imaginaire et l’objet d’art singulier. Dans ces créations, on retrouve tout ce qui traverse son travail : le goût des formes libres, l’attention aux fragilités humaines, le besoin de transmission et le désir de protéger ce qui est vulnérable. Les Amabiés incarnent une forme de veille douce sur le monde. Elles semblent porter un message silencieux de résistance et d’humanité.

À travers elles, Sophie Lepetit ne se contente plus seulement de révéler les œuvres des autres ; elle inscrit aussi sa propre voix dans le paysage de l’art singulier. Ses Amabiés deviennent le prolongement intime de son engagement : elles relient l’imaginaire, la mémoire, la poésie et le soin. Elles rappellent que l’art peut être un refuge, un lien et une manière de traverser les épreuves collectives.

Au fil des années, Sophie Lepetit est devenue une figure incontournable de l’art singulier parce qu’elle réunit des qualités rares : elle est à la fois passeuse, archiviste et militante culturelle. Elle fait circuler les œuvres et les idées, elle préserve des mémoires menacées, elle agit avec constance pour défendre des artistes et des lieux hors normes. Son influence ne repose pas sur un pouvoir institutionnel mais sur quelque chose de beaucoup plus rare : une capacité à faire exister l’art par la passion, la fidélité et le regard. Grâce à elle, des artistes trouvent une visibilité, des lieux acquièrent une reconnaissance et tout un pan de la création contemporaine continue de vivre, de circuler et de toucher de nouveaux regards.

 

 

 
 


 
 
 
 
"Vieillir ne me dérange pas,
parce que c’est le seul truc qu’on ait trouvé
pour ne pas mourir jeune."
Woody Allen

 

 

EN NORVÈGE, A PLOUGASTEL-DAOULAS, AU TRINKHALL MUSEUM, EN BRETAGNE, AU MUSÉE LOUISIANA, A LA JUHLS SILVER GALLERY ... LA OU JE SUIS HEUREUSE.


BON ANNIVERSAIRE AUSSI A ALICE, LUCIE ET GUILLAUME 
 


MON ANNIVERSAIRE ET LES ANNIVERSAIRES DES GRIGRIS

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dimanche 31 mai 2026

L'EXPOSITION "SORCIÈRES" AU CHÂTEAU DES DUCS DE BRETAGNE A NANTES



"« Sorcières » ! Ce mot évoque les vieilles femmes malfaisantes des contes de notre enfance. Dans les faits, il désigna, pendant plusieurs siècles des femmes bien réelles, qui, à la fin du Moyen Âge, à la Renaissance et à l’époque moderne, furent accusées d’invoquer des forces maléfiques et de jeter des sorts à des innocents.

Pourchassées pour ces crimes imaginaires, elles connurent d’effroyables supplices. Les historiens estiment qu’il y eut entre 110 000 et 120 000 procès pour sorcellerie en Europe entre 1550 et 1700. Les plus pessimistes dénombrent 60 000 à 90 000 victimes exécutées ou brûlées. Deux tiers d’entre elles étaient des femmes.

L’Allemagne, la Suisse, la France, l’Italie du Nord, les Pays-Bas, l’Écosse et l’Angleterre furent au cœur de cette tragédie.

À partir du 7 février 2026, le musée d’histoire de Nantes dévoilera une grande exposition sur ce thème, afin d’explorer les différentes figures des magiciennes et des sorcières de l’Antiquité nos jours. À travers un parcours riche de plus de 150 objets et documents originaux, dont une cinquantaine d’œuvres majeures, l’exposition proposera une expérience inédite grâce à des dispositifs interactifs et visuels. Une approche novatrice mettra en lumière les biographies de femmes accusées et condamnées pour sorcellerie entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne, illustrant leurs parcours tragiques. Enfin, un espace dédié aux familles accueillera les visiteurs dans « une maison de sorcière », laissant place à nos imaginaires."


 

 

 

 

 


 

 












 

 

 

" Sorcières " : une exposition exceptionnelle au musée d’histoire de Nantes

À travers un parcours immersif et rigoureux, cette exposition propose d’explorer l’une des plus vastes persécutions de l’histoire : celle des femmes accusées de sorcellerie, du crépuscule du Moyen Âge à l’époque moderne.

Dépassant les poncifs et les représentations stéréotypées, l’exposition s’attache à mettre en lumière les racines historiques, sociales et culturelles de la figure de la sorcière, tout en dévoilant les multiples réalités tout autant que les fictions qui ont successivement été projetées sur ce terme.

Le parcours s’ouvre sur les magiciennes de l’Antiquité, exaltées par les poètes et auteurs anciens, dont les rites et pratiques étaient alors connus de tous. Il traverse ensuite les grandes angoisses médiévales, les procès inquisitoriaux, avant de s’attarder sur l’intensification des chasses aux sorcières aux 16e et 17e siècles. L’itinéraire mène enfin à la décriminalisation progressive des pratiques occultes, jusqu’à la réappropriation contemporaine de l’image de la sorcière, désormais perçue comme une figure de puissance, affranchie de toute connotation démoniaque.

Pour reconstituer et remonter ce fil vertigineux, près de 180 œuvres et objets – gravures, peintures, manuscrits anciens, objets de culte ou de sorcellerie – issus de prestigieuses institutions françaises et européennes et des dispositifs multimédias – films, témoignages, cartes animées, sound design – rythment ce parcours aux frontières du réel et aux confins des imaginaires.

Oscillant entre imaginaire collectif, mémoire occultée et histoire de la peur, cette exposition ambitionne de porter un regard critique et salutaire sur une époque tourmentée. Elle révéle enfin toute l’actualité de ce sujet dont les enjeux – genre, corps, sexualité, domination, manipulation, oubli – demeurent au cœur des préoccupations contemporaines.

 

LE SITE DU MUSÉE  

UN LIEN QUI EN PARLE  

(cliquer) 

 

 

Château des ducs de Bretagne
Musée d’histoire de Nantes

4, place Marc Elder 44 000 — Nantes

 

JUSQU'AU 28 JUIN 2026  

 

 

samedi 30 mai 2026

DANS L'ATELIER DE CLAUDINE GUIBERT A THOUARS

 

Souvenirs d'une belle rencontre dans la petite ville de Thouars ...

 








 



 "La clef de l’œuvre est là : tout ce qui vit, se transforme. Rien n’est jamais achevé…" 






 

"Glanés sur les plages, les matériaux échoués et modelés par les flots, bois, plastiques, coquillages, tissus, cordages, serviront de ciment à mes histoires, véritables supports d'un langage poétique et engagé. Leur voyage me fascine, leur beauté m'enchante, leur usure raconte.

Leur passé est notre présent. Il y a tellement à dire. Et puis j'aime faire avec rien, avec un rien on fait un tout, une alchimie qui n'appartient qu'à soi, mais qui s'adresse à tous."

 





 

Et dans le jardin ...

 

 

 

 

 

 

Quelques photos trouvées sur la page de l'artiste ...

 

 

"Claudine Guibert intervient très peu sur les racines ou les morceaux de branches qu'elle découvre lors de ses pérégrinations campagnardes. Se contentant de les imbriquer, les indenter, les "intégrer" si complètement à l'épave originelle, que les éléments disparates forment un tout en complète harmonie, le nœud du bois, la branche burinée, déterminant à l'évidence le sens du travail et la destination de la glane."

 




 

À Thouars, Claudine Guibert développe une œuvre singulière, nourrie par la matière et le temps. Artiste plasticienne et commissaire d’expositions, elle trace un parcours où la pratique artistique et le regard curatorial se répondent avec finesse.

Depuis plusieurs années, Claudine Guibert explore une thématique centrale : celle de la transformation des matériaux. Son travail s’ancre dans une observation attentive des éléments rejetés par la mer (bois brûlés, plastiques altérés, fragments de verre polis par les vagues). Ces vestiges, témoins silencieux des activités humaines et des cycles naturels, deviennent la matière première d’une œuvre qui interroge notre rapport au monde.

"Ma réflexion se porte sur la valeur et l’évolution des matières : les matériaux échoués sur le littoral : bois brûlés, plastiques et verres roulés par les flots ", écrit-elle. Une phrase manifeste qui éclaire l’ensemble de sa démarche. Chez elle, rien n’est anodin : chaque fragment porte une mémoire, chaque altération raconte une histoire.

Son approche s’inscrit dans une esthétique de la trace et de la résilience. En redonnant une place à ces matériaux délaissés, elle opère un geste à la fois artistique et écologique. L’objet récupéré n’est pas simplement réemployé : il est réinterprété, transformé, élevé au rang de témoignage sensible. Le temps, l’érosion et l’accident deviennent ainsi des co-auteurs de ses œuvres.

Parallèlement à sa pratique, Claudine Guibert a également œuvré comme commissaire d’expositions, contribuant à faire dialoguer les artistes et les disciplines. Cette double casquette lui confère une vision élargie du champ artistique, où la création individuelle s’inscrit dans une dynamique collective et contextuelle.

À Thouars, son travail résonne avec une acuité particulière. Entre terre et mémoire maritime, son œuvre agit comme un pont entre les territoires, rappelant que les flux,qu’ils soient naturels ou humains, façonnent autant les paysages que les imaginaires.

Dans un monde marqué par la surconsommation et l’accumulation des déchets, Claudine Guibert propose une autre lecture : celle d’une beauté fragile, née de l’abandon et du passage du temps. Une manière de regarder autrement ce que l’on croyait perdu.

 

Et dans les vitrines de la librairie " Brin de lecture " à Thouars ...

 


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MARS 2026