Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 8 novembre 2026

ANCRAGES ... C'EST AU TRINKHALL MUSEUM A LIEGE

 

J'aime tout particulièrement ce musée, vous avez jusqu'au 4 avril 2027 pour profiter de cette magnifique exposition !

 




DANIELE LEMAIRE ...

 

 















 

... ET HÉLÈNE LOCOGE 

 

 

 

 

 

 

"L’exposition temporaire Ancrages met à l’honneur le travail graphique et pictural de Danièle Lemaire (1939–2025), active aux Ateliers du 94 (La Louvière) pendant plus de trente ans.

Elle présente également des œuvres de sa mère, Hélène Locoge (1905–2005), artiste hennuyère très présente sur la scène artistique locale et internationale au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Cette exposition questionne les stéréotypes d’une altérité prétendue associés aux artistes en situation de handicap.

 Danièle Lemaire (1939-2025) serait-elle tombée de la lune, comme on dit, souvent, à propos des artistes « fragiles », pour se dédouaner de comprendre et de voir ? Comment les croire – ou les vouloir ! – libres d’ancrages, d’histoire, de culture, ainsi réduits au seul périmètre d’une altérité fantasmée ? L’œuvre de Danièle Lemaire, au contraire, comme de chacun, est riche des mondes qu’elle a traversés, d’influences, d’impressions, d’échanges, de souvenirs, d’histoires à la fois manifestes et secrètes, dites et tues par l’opération de peindre. Elle traîne en son sillage le visage et la peinture de sa mère, Hélène Locoge (1915-2005), auprès de qui elle vit jusqu’à l’âge de trente ans, la longue imprégnation des œuvres  et des gens, l’atelier de la mère et la maison familiale où se rencontrent les artistes du Hainaut, Louis Buisseret, Albert Ludé, Achille Chavée et bien d’autres, entre figuration, surréalisme et abstraction. Il existe entre les travaux de la mère et de la fille de discrètes mais évidentes résonnances, que cette exposition donne à voir. Au mi-temps de sa carrière, Hélène Locoge, connue surtout comme portraitiste, s’éloigne de la figuration et se lance avec ardeur dans l’abstraction. On ne trouvera pas, chez sa fille, une telle rupture dans le projet de peindre, mais, au contraire, pendant les trente années qu’elle passe ensuite aux ateliers du 94, à La Louvière, une forme d’indétermination, comme d’indistinction délibérée entre figuration et abstraction, précisément, qui confère à l’œuvre son style propre et sa poétique – sa philosophie muette. Visages humains ou animaux, paysages et corps indociles que libèrent les traits et les couleurs – les traits d’encre noire qui se déposent en surplus de la nonchalante et puissante organisation des matières, des formes, des couleurs : les visages et les corps de Danièle Lemaire deviennent paysages, non plus porte battante vers une intériorité qui les enferme, mais vers une extériorité qui nous appelle, nous regarde et à laquelle ils nous lient. Ils font synthèse et transcendent - avec quelle grâce et quelle sûreté ! -, les chemins contrastés empruntés avant elle par sa mère."

 

 LE LIEN VERS LE MUSÉE 

 LE TRINKHALL ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

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 Parc d’Avroy 4000 Liège – Belgique

 

 JUIN 2026 


samedi 7 novembre 2026

LE JARDIN FANTASTIQUE DE FIORENZO PILIA : VUE D'ENSEMBLE (1)

 

Il y a des rencontres qui marquent pour toujours 

Non seulement j'ai eu la chance de visiter l'environnement de Fiorenzo Pilia mais j'ai eu la joie de le rencontrer LUI ! 

Et c'est lui  du haut de ses 95 ans (il est né en 1933) qui nous a fait l'honneur d'une visite.

Un GRAND MOMENT !  

 

 

 

 

























Et bien évidemment le clou de cette visite cette femme allongée ....

 

 

 

 




À quelques kilomètres de San Sperate, le long d’une route secondaire, un immense portail travaillé ouvre sur un monde parallèle. Là, dans un ancien verger transformé en territoire imaginaire, vit depuis plus de trente ans l’un des environnements d’Art Brut les plus singuliers de Méditerranée : le " Giardino Fantastico  de Fiorenzo Pilia.

Rien ici ne ressemble à un musée. Pas de billetterie, pas de parcours fléché, pas de cartel savant. Le visiteur est accueilli par l’artiste lui-même, silhouette âgée mais vive, ancien paysan devenu bâtisseur de visions. Pilia parle sans relâche, entraîne les visiteurs d’une sculpture à l’autre, comme s’il craignait que son message disparaisse avec lui. Car ce jardin n’est pas seulement un ensemble de formes extravagantes : c’est un manifeste existentiel.

Au milieu des arbres fruitiers surgissent des créatures hybrides, des mains géantes, des oiseaux monumentaux, des structures colorées faites de grillage, de résine, de plastique récupéré et de polystyrène. Tout semble bricolé avec les matériaux du quotidien, mais l’ensemble compose une mythologie personnelle d’une étonnante cohérence.

L’œuvre centrale domine le jardin : une femme allongée de près de quinze mètres de long, que Pilia appelle " la Signora ". Le visiteur pénètre dans son corps par une porte placée entre les jambes ; à l’intérieur, des organes peints, des formes embryonnaires et ce que l’artiste nomme son " musée du développement " racontent la naissance, la maternité et l’origine de la vie.

Chez Fiorenzo Pilia, l’Art Brut n’est jamais décoratif. Chaque sculpture porte une inquiétude. Une tour évoque le 11 septembre, un globe suspendu parle de l’équilibre menacé de la planète, des figures humaines semblent écrasées par le désordre du monde moderne. Le créateur répète souvent que " l’important n’est pas la sculpture mais le message ". Cette phrase revient comme une litanie durant la visite.

Le plus bouleversant réside peut-être dans la fragilité du lieu. Rien n’y est institutionnalisé. Le jardin existe encore parce qu’un homme âgé continue chaque jour de repeindre, réparer, commenter et transmettre. On visite autant une œuvre qu’une présence humaine. À l’heure où l’art contemporain se numérise et se mondialise, le Giardino Fantastico apparaît comme une résistance poétique : un monde entièrement fabriqué à la main, dans un coin de campagne sarde, par un homme qui n’a jamais appris l’art dans les écoles mais qui a transformé sa vie en langage plastique.

 

 Et des photos du créateur en ce jour d'octobre 2025...

 




 

LE BLOG DE JO FARB HERNANDEZ : SPACES

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Fiorenzo Pilia
Giardino fantastico
Strada di San Sperate a Decimomannu
San Sperate, Sardaigne, Italie



 OCTOBRE 2025 

 

 

vendredi 6 novembre 2026

SOUVENIRS DE NORVEGE ...


Du nord au sud, la Norvège déroule un monde à part. Au Cap Nord, le soleil de minuit suspend le temps, baignant les falaises d’une lumière irréelle. Plus bas, les rennes et les élans traversent les routes silencieuses, entre toundra et forêts boréales.

 



























 

Tout a commencé à Bergen, sous une pluie fine. Les maisons colorées, le port, les bateaux… tout semblait raconter une histoire. Très vite, j’ai pris un ferry pour m’enfoncer dans les fjords.

Le Geirangerfjord restera gravé dans ma mémoire. Les falaises plongeaient dans l’eau, et des cascades apparaissaient comme par magie. Le temps semblait suspendu.

En quittant la côte pour l’intérieur, j’ai découvert une autre Norvège : plus calme, plus boisée. Dans un écomusée, j’ai vu comment vivaient les habitants autrefois, dans des maisons simples, au rythme des saisons.

Puis j’ai repris la route vers le nord. Un soir, ou plutôt ce qui aurait dû être un soir, j’ai réalisé que le soleil ne disparaissait pas. Le fameux soleil de minuit. À ce moment-là, seule au bord d’un fjord, j’ai compris que la Norvège n’était pas seulement un lieu, mais une sensation.

Et quelque part, dans une clairière, un élan observait sans doute mon passage.

 

 

 LES GRIGRIS DE SOPHIE ET LA NORVÈGE 

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