Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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samedi 4 juillet 2026

LA CHAPELLE PEINTE DE L' ERMITAGE DE SAINT BARNABE A CUEVA EN ESPAGNE

 

Situé à Cueva, au cœur du spectaculaire site naturel d’Ojo Guareña, cette chapelle peinte restera dans mes magnifiques souvenirs de mon séjour en Espagne.

 

 

 

 

 

 

 

 



































Un trésor sacré sous la roche : l’ermitage de San Barnabé à Cueva, joyau caché de Burgos 

Dans la province de Burgos, au nord de l’Espagne, à quelques pas du village de Cueva, se trouve l’un des sanctuaires les plus singuliers du patrimoine religieux et artistique du pays : l’ermitage de San Barnabé, niché au cœur du Monument naturel d’Ojo Guareña. Creusé dans la roche calcaire qui compose l’immense système karstique, ce lieu de culte millénaire allie nature, histoire et art dans une symbiose saisissante.


De la grotte à la chapelle : un lieu unique

Ce qui frappe le visiteur dès l’entrée du complexe karstique d’Ojo Guareña, l’un des plus vastes réseaux de grottes en Espagne avec plus de 110 km de galeries, c’est l’apparition soudaine d’un édifice religieux taillé dans la pierre. L’ermitage se trouve à l’intérieur d’une cavité naturelle, comme si la roche elle-même avait donné naissance à ce sanctuaire sacré.

La partie ouverte au public inclut environ 400 m de galerie aménagée, qui conduit à la chapelle rupestre, dédiée à l’origine à San Tirso,dont l’autel principal conserve encore une ancienne statue – et qui, au fil du temps, a également été consacrée à San Barnabé, d’où son nom moderne.


Un plafond peint, récit de foi et de martyr

La véritable singularité de l’ermitage réside dans ses peintures murales baroques, réalisées vers 1705 et 1877 sur la voûte naturelle de la cavité. Sur ces surfaces irrégulières, des scènes aux couleurs désormais assourdies par le temps racontent les miracles et le martyre de San Tirso ainsi que les interventions miraculeuses attribuées à San Barnabé.
Ces fresques, réalisées par des artistes anonymes, possèdent un caractère populaire marqué, leur style narratif racontant avec force détails la passion des saints et leurs victoires spirituelles. Elles sont autant un témoignage artistique qu’une invitation à la méditation religieuse.


Patrimoine et pratiques spirituelles


L’ermitage n’est pas seulement un lieu d’émerveillement esthétique. Il a aussi joué, et continue de jouer, un rôle actif dans la vie spirituelle locale. Chaque année, la fête de San Barnabé, célébrée le 11 juin, attire des pèlerins qui empruntent les sentiers de la montagne pour rejoindre la grotte sanctifiée, transformant l’espace naturel en scène de dévotion collective.


Une destination touristique et culturelle

Aujourd’hui, l’ermitage de San Barnabé est l’une des attractions majeures des Merindades de Burgos. Les visiteurs y viennent pour admirer ses peintures uniques, pour la beauté intacte de son architecture minérale, mais aussi pour comprendre comment, au fil des siècles, l’homme a façonné un espace naturel pour y implanter un lieu de recueillement.
La visite guidée, qui conduit les publics à travers la galerie jusqu’à la chapelle, inclut également une contextualisation des peintures et de l’histoire du site, offrant ainsi une immersion à la croisée de l’art sacré et de la géologie millénaire.


Un chef-d’œuvre discret, entre histoire et silence

L’ermitage de San Barnabé à Cueva n’a peut-être pas la renommée internationale des cathédrales gothiques espagnoles, mais il offre une expérience profondément différente : celle d’une rencontre intime avec un art religieux populaire, dans un espace façonné par la nature et l’homme. Là où la roche s’ouvre, naît un sanctuaire peint qui, depuis des siècles, fascine, intrigue et invite à la contemplation.



UN LIEN 

DES PHOTOS 

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SEPTEMBRE 2022 


vendredi 3 juillet 2026

JOHANN BAPTIST CETTO

 

C'est à mon fils aîné, en vacances à Salzbourg, que je dois cette nouvelle découverte ...

 

 

" Environ 220 pièces issues des travaux extrêmement raffinés de Cetto (complétés par du bois, du verre, des poils d'animaux, du verre marien (mica), des textiles, du fil d'argent, en partie recouverts de cire) sont actuellement conservées dans des musées et des églises. Les œuvres sont réalisées en cire d'abeille, colorée avec du blanc de plomb et de la suie. Le petit format des « boîtes à images », étonnamment bien conservées malgré la fragilité de la cire, fascine encore aujourd'hui."













 

"Au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, l’Europe artistique voit s’épanouir des formes d’expression aussi surprenantes que raffinées. Parmi elles, l’art de la cire occupe une place singulière. C’est dans ce contexte que s’inscrit la figure méconnue de Johann Baptist Cetto, né en 1671, artiste dont l’œuvre témoigne d’un savoir-faire aussi délicat qu’expressif.

Un art à la croisée de la science et de la dévotion

À l’époque baroque, la cire est un matériau prisé pour sa malléabilité et sa capacité à restituer avec une précision saisissante les textures de la peau, les plis d’un vêtement ou la finesse d’un visage. Si elle est largement utilisée dans les ateliers scientifiques pour les modèles anatomiques, elle est aussi au cœur de la production religieuse et décorative.

Johann Baptist Cetto s’inscrit dans cette tradition. Formé dans un environnement artistique marqué par la ferveur religieuse et l’exigence technique, il développe un style caractérisé par un réalisme minutieux et une grande expressivité. Ses œuvres, souvent de petit format, représentent des figures saintes, des scènes bibliques ou des portraits commandés par des mécènes privés.

La cire, matière vivante

Travailler la cire exige patience et précision. Sensible à la chaleur, fragile face au temps, elle impose à l’artiste une maîtrise parfaite des températures et des pigments. Cetto exploitait ces contraintes pour en faire une force : la translucidité du matériau donnait à ses personnages une présence presque charnelle, troublante de vérité.

Certaines sources évoquent des compositions polychromes, où la cire était associée à des yeux en verre, des cheveux naturels ou des tissus véritables. Cette hybridation renforçait l’illusion du vivant, une recherche esthétique pleinement ancrée dans la sensibilité baroque.

Une reconnaissance discrète mais durable

Si Johann Baptist Cetto ne jouit pas aujourd’hui de la notoriété des grands sculpteurs de marbre ou de bronze de son temps, son travail s’inscrit dans une tradition artistique essentielle à la culture visuelle européenne. Les œuvres en cire, longtemps considérées comme mineures ou éphémères, retrouvent désormais l’intérêt des historiens de l’art, qui y voient un témoignage précieux des pratiques et des sensibilités de l’époque.

À travers ses créations, Cetto révèle toute la puissance expressive d’un matériau fragile. Son œuvre rappelle que l’histoire de l’art ne se limite pas aux matériaux nobles et durables, mais qu’elle se construit aussi dans la délicatesse d’une matière capable de capter la lumière… et le souffle de la vie."

 

 SUR WIKIPÉDIA 

LES PHOTOS DE SABINE SCHWAB  

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