Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 17 juin 2026

DES MASQUES ...

 

 

 BERNARD NICOLAS

 

 

 

PASCAL BRIBA 



 

COCO FRONSAC


 

 

 

 

CORINNE PIRAULT

 

 

 

EMILY BEER 



 

 

 

HUGUES LEROY 

 


JÉRÔME BOUSCARAT 

 

 

 

KELLY MOORE

 

 




LAURENS FONT 

 

 

 

 

MARIE JALLOT

 








MARIE VASSILIEFF

 




MIGAS CHELSKY

 




 

 

 

NADINE VERGUES

 

 

 

THIERRY LAMBERT 



 

 

Les masques sont des menteurs très polis. Ils vous regardent droit dans les yeux,enfin, façon de parler, et vous disent : " Je ne cache rien, je sublime. " Et on les croit. Depuis que les humains ont décidé qu’un visage nu, c’était bien, mais qu’un visage décoré, c’était mieux, on se fabrique des doubles avec élastique.

Prenez les masques du théâtre antique : dans la Grèce d’Athènes, on enfilait un visage tragique le matin et comique l’après-midi. Grâce à eux, on pouvait mourir d’amour à 14h et renaître en valet rusé à 16h. Pratique. Pas besoin de psy, juste un bon accessoire en bois et une voix qui porte. Le masque ne cachait pas l’acteur ; il révélait l’idée. Un nez plus long, une bouche plus grande, et hop : l’émotion devenait visible depuis le dernier rang.

Puis il y a les carnavals. À Venise, sous les dorures et les plumes, on glisse une bauta ou un loup, et soudain la boulangère peut discuter philosophie avec un duc sans que personne ne fronce les sourcils. Le masque est un passeport social : il efface les hiérarchies, gomme les rides et autorise les audaces. Derrière lui, on devient plus libre, ou plus espiègle, ce qui revient souvent au même. C’est fascinant : on se cache pour mieux se montrer.

En Afrique de l’Ouest, certains masques rituels ne sont pas des déguisements, mais des présences. Ils ne disent pas " je suis quelqu’un d’autre ", ils murmurent " je suis plus que moi ". Le bois sculpté, la fibre, la couleur ne dissimulent pas un visage : ils ouvrent une porte. Le porteur disparaît pour laisser passer une histoire, un ancêtre, une force. Là, le masque ne protège pas seulement l’individu ; il protège le lien.

Et puis il y a les artistes contemporains, qui jouent avec le masque comme avec un miroir capricieux. Un trait de maquillage, une cagoule en satin, un visage peint en bleu électrique, et voilà qu’on interroge l’identité. Qui parle ? La personne ou le personnage ? Le masque rassure : il offre une distance, un petit coussin entre soi et le monde. On peut oser davantage quand on sait qu’on pourra toujours dire : " Ce n’était pas moi, c’était mon masque. "

Au fond, le masque artistique est un paradoxe ambulant. Il cache pour révéler, protège pour exposer, ment pour dire la vérité. Il nous rappelle que le visage n’est jamais neutre, qu’il est déjà une mise en scène. Alors autant choisir sa scénographie. Mettre un masque, c’est admettre que l’identité est un costume qui se froisse, se lave, se change.

Et si parfois on s’y attache un peu trop, si l’on oublie ce qu’il y a dessous, ce n’est pas très grave. Après tout, même sans masque, nous jouons tous un rôle. Le masque artistique, lui, a au moins l’élégance d’annoncer la couleur.

 

LE CONFINEMENT ET LES GRIGRIS

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mardi 16 juin 2026

LE SITE PRÉHISTORIQUE DE FILITOSA EN CORSE


Ce site je l'avais visité en 2015 mais comment résister à tant d'émotions et de beauté ?

Une visite à faire et refaire !  

 

8000 ans de mystère et d’histoire

"Venez découvrir les racines de la Corse sur les traces des premiers Corses.

Fleuron de l’art mégalithique insulaire et considéré par les scientifiques comme l’un des plus énigmatiques site culturel de Méditerranée et l’une des plus belles collections d’art Préhistorique en Europe, Filitosa offre un panorama sur 8000 ans d’histoire humaine.

Site préhistorique classé au titre de Monument Historique. Site inscrit sur la liste des cents sites historiques d’intérêts communs aux pays de la Méditerranée.

Filitosa présente une multitude d’intérêts pour tous les publics, de la beauté de ses vestiges archéologiques à la richesse de son environnement naturel préservé."

 

 

 

 


 
 








 

 

 

 

Façonnées dans la roche granitique, ces pierres érigées surprennent

"Le site offre un incomparable ensemble de ces monuments mégalithiques, véritables sculptures aux formes le plus souvent anthropomorphes (humaines), qui sont les témoins des grandes civilisations qui régnèrent dans l’île avant notre ère, évoquant des rites religieux encore mystérieux.

La fonction de ces volumineux fragments de granit reste encore à déterminer, même si l’on sait que les menhirs du 4ème millénaire avant notre ère ont été retravaillés en statues-menhirs aux alentours de -1200 Av. J.C. Epée, poignard, casque et cuirasse, la panoplie des détails gravés sur ces « hommes de pierre » donnent encore lieu à de nombreuses interprétations. 

Bien des interrogations subsistent sur la signification à donner à ces menhirs et statues-menhirs. Les premiers monolithes du Néolithique sont-ils des symboles phalliques élevés par les paysans, dans l’espoir qu’ils fertilisent la terre ? S’agissait-il de marqueurs d’espaces à l’époque où l’homme lutte pour garder un territoire ? Ou s’agissait-il de monuments commémoratifs à l’effigie d’un guerrier ou d’un personnage distinctif ? L’énigme demeure.

Les tailleurs de pierre ont bâti ici le plus grand centre de l’art statuaire de Corse.

Pour l’archéologue du CNRS Roger Grosjean, les statues-menhirs représenteraient les guerriers Shardanes (« Peuple de la mer ») alliés des Philistins qui s’attaquèrent puis s’allièrent à l’Égypte pharaonique entre le XIVe et le XIIe siècle avant J.C. Les sculpteurs mégalithiques auraient immortalisé dans la pierre la force de ces guerriers.

Les artistes ont d’ailleurs eu le souci du détail. Le personnage est figuré avec un casque hémisphérique à couvre-nuque accentué. Les clavicules et les omoplates sont protégées par des bourrelets. Les longues épées se portent sur la poitrine, suspendues à un baudrier. Le poignard est accroché transversalement à une ceinture tenant un pagne.

D’autres interprétations sont envisageables. Les épées et les poignards sont les attributs du chef guerrier courageux, tel que le rapporte la tradition orale ; tradition du « Paladinu », chevalier corse protégeant le peuple contre les pillards et l’arbitraire. Ces statues étaient peintes voire parées d’attributs variés qui servaient d’ornement lors de cérémonies."

  

 







 

 

 

LE SITE DE FILITOSA 

LA CORSE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

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 OCTOBRE 2025