Une indispensable visite !























"L'idée de ce « village-musée » est le fruit d'une initiative de Pinuccio Sciola, un sculpteur local (célèbre pour ses "Pierres qui chantent").
A l'occasion d'une célébration religieuse, la Fête-Dieu, le sculpteur a
peint les murs des maisons en blanc avant d'y peindre des scènes de vie
locale et d’autres éléments plus ou moins proches de la culture et de
l’histoire sardes. Il a ensuite invité de nombreux artistes à le
rejoindre et à exposer leurs œuvres directement sur les murs de San Sperate.
Dans les années 70, alors que la Sardaigne connaît une période artistique très riche, les fresques de San Sperate
inspirent d'autres artistes, dans d'autres villes et villages de l'île,
à s'exprimer sur les murs. Cette forme d'art porte en Sardaigne le nom
de "muralismo".
Aujourd’hui, San Sperate compte
plus de 400 œuvres sur ses murs et des dizaines d’autres installations
artistiques et sculptures sur ces places et dans ses rues. Chaque coin
de rue apporte son nouveau lot de couleurs, d’images, d’exclamations …
Trompes l’œil, peintures abstraites, graffitis, … les styles se
mélangent, cohabitent et forment un patchwork coloré merveilleux dans
les rues de San Sperate.
Il y a tant à voir, qu’à chaque
carrefour, on hésite longtemps avant de choisir une rue plutôt qu’une
autre pour continuer le cheminement dans ce musée à ciel ouvert. La Via Cagliari, la via Roma, la via Vittorio Emanuele, ... toutes les rues de San Sperate
abritent des merveilles, toutes les rues offrent une palette de
couleurs, une histoire, un fragment de Sardaigne ou quelque chose de
plus universel.
Rapidement, la promenade dans les rues de San Sperate
devient une chasse au trésor géante ; les yeux scrutent chaque recoin
de mur pour découvrir d’autres formes, d’autres nuances irisées, pour
poursuivre la contemplation, pour nourrir l’imagination et cette envie
d’en savoir toujours plus sur cette île et son histoire.
De grands axes en petites rues, on a
découvert le travail de nombreux artistes, dont certains qui ont marqué
de leur style plusieurs murs de la ville comme Angelo Pilloni, peintre natif de San Sperate
et spécialiste du trompe l’œil, qui a réalisé au total 18 fresques dans
la ville. En plus des murs, les couleurs recouvrent aussi des éléments
du mobilier urbain mais aussi les routes, puisque certaines avaient été
peintes en 2011 dans le cadre d'un projet de valorisation du centre
ville.
San Sperate, c'est aussi de
jolies portes et surtout d'agréables petite rues colorées et décorées de
milles et unes manières. Faire une balade dans cette petite ville du Campidano,
où la créativité et les émotions s'expriment dans chaque rue, c'est
vivre un moment à part, agrandir sa collection de photos de dizaines
d'instantanés colorés, repartir en ayant l'envie de peindre, des étoiles
plein les yeux et l'envie de lancer le même genre d'initiatives
ailleurs !"
Quelques portes ...
UN LIEN QUI EN PARLE
TOUTES LES PHOTOS
LA SARDAIGNE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE
(cliquer)
OCTOBRE 2025