Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 22 août 2026

CORINNE LE GUHENNEC


Voici une nouvelle découverte facebookienne ...

 

 







 

"Les pigments de la terre broient du noir. Le papier de soie colle à la peau de la toile, devient membrane céleste, tandis que les pétales d'hellébores, d'orchidées, ceux d'hortensias devenus points de dentelle, et les pelures d'ail aussi, se posent en bas, tout en bas. De cet humus vivant, naissent et se côtoient des êtres et des fleurs lunaires, pour une vie de mélancolie, pour un instant d'éternité, nourris par la sève montante du désir de vivre et de grandir, condamnés à mourir ensorcelés par le chant de la terre, hymne radieux ou triste, étrange et passionné."

 













 

« Les expressionnistes intranquilles veillent l'insomnie. La peinture est ressac, empreinte, disparition. Incomplétude volontaire ou retrait prémédité, la figure flamboie entre énigme et folie. Que cherchent ces artistes en scrutant l'horizon qui promet l'incendie ? Ils traquent la lueur, le choc de l'instant créateur dans le cri inaudible ou la blessure ouverte. Une déflagration du présent, une secousse vitale ».


Extrait du livre « l'expressionnisme contemporain, 200 œuvres de chair et de sang » sous la direction d'Antoine Campo Editions Lelivredart 

 









"Chaque dessin, chaque peinture, chaque volume que je réalise est une pièce minuscule d'un puzzle (Morceaux de vie, vie en morceaux : série de dessins à l'encre sur papier de Chine) qui ne serait jamais terminé, un morceau de l'infini, d'un univers sans limites comme le cosmos ou l'empire des rêves.
La toile est pour moi un lieu de confiance, un espace sacré, magique. C'est un aller-retour permanent entre le haut et le bas, un conflit de sorte qu'aucun ne l'emporte sur l'autre. De cet affrontement, de cette tension naît une force qui me nourrit et ainsi alimente chaque œuvre née ou à naître. Pour traduire cela, le noir me convient bien parce qu'il exprime l'obscur, l'opacité, afin de mieux exalter les signes de vie .J'aime les oppositions, la dualité entre sacré et profane, entre pur et impur, entre bien et mal, entre bonheur et souffrance. C'est un combat rituel avec parfois, au bout l'apaisement, mais celui-ci est toujours de courte durée. Seul compte le recommencement.

Aux pigments (terres naturelles) à l'huile, je mêle le charbon de bois, la cendre le papier de soie (j'aime son apparente fragilité, sa transparence, sa sensibilité et sa résistance à la brutalité du geste de trituration de déchirure), le papier pelure, le papier de Chine, la bande plâtrée, les tissus bruts rejetés par la mer, les compresses, l'étain, les végétaux (feuilles, pétales de fleurs, fruits séchés, pelures d'ail), les pastels gras, l'encre et la mine de plomb pour les dessins."


LE SITE DE L'ARTISTE 

SUR FACEBOOK 

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vendredi 21 août 2026

FIL.S D'HISTOIRE.S A LA MEDIATHEQUE DE CLOHARS-CARNOET

 


"Lancé en avril 2023, « Portrait de Femme.s » est un projet participatif visant à donner de la visibilité aux pratiques créatives souvent reléguées à la sphère privée. Qu’il s’agisse de broderie, de tricot ou de créations plus intimistes (peinture, collage, photographie), le projet valorise ces gestes du quotidien. L’unité visuelle de l’œuvre est assurée par l’utilisation d’un tambour à broder ovale, fourni gratuitement à chaque participante.
Ce projet met en lumière à la fois les gestes et les personnes, en particulier des femmes discrètes qui consacrent leur temps à des pratiques révélant une part de leur intimité. Le point commun à toutes ces cinquante trois réalisations est l’utilisation d’un tambour ovale de 13 x 21."
































 

 

 

À la médiathèque de Clohars-Carnoët, l’exposition FIL.S D’HISTOIRE.S tisse bien plus qu’un dialogue entre les œuvres : elle crée des liens entre les artistes, les territoires, les souvenirs et les histoires personnelles. Pour moi, cette exposition a une résonance toute particulière. Elle est avant tout une histoire de retrouvailles.

Il y a plus de vingt ans, à Reims, je faisais la connaissance de Sophie Andrade, artiste et commissaire d’expositions. Le temps a passé, les chemins se sont éloignés, puis la vie nous a réunis à nouveau, cette fois en Bretagne. Une rencontre qui prend aujourd’hui la forme d’un nouveau projet artistique.

Sophie m’a proposé de participer à cette exposition collective, invitation que j’ai accueillie avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme. Elle m’a confié un cadre à broder ovale, support singulier qui est devenu le point de départ de mon travail. À partir de cet objet, j’ai pu réaliser un tableau textile, laissant le fil devenir matière, geste, mémoire et expression.

Car le textile porte en lui quelque chose de profondément intime. Broder, c’est prendre le temps, avancer point après point, inscrire une histoire dans la matière. Le fil relie, traverse, assemble ; il évoque aussi les liens que l’on entretient avec les autres, avec les lieux et avec le temps.

Dans ce contexte, participer à FIL.S D’HISTOIRE.S prend pour moi une dimension particulière. Ma création s’inscrit dans cette histoire collective tout en racontant, à sa manière, une histoire personnelle : celle d’une amitié artistique retrouvée après plus de vingt ans, de Reims à la Bretagne et l'histoire de ma très chère grand-mère Arlette.

Cette exposition est ainsi l’occasion de célébrer les parcours qui se croisent et se recroisent, les rencontres qui résistent au temps et les projets qui permettent de renouer les fils. À Clohars-Carnoët, les fils deviennent histoires, et les histoires, à leur tour, tissent de nouveaux liens.

FIL.S D’HISTOIRE.S invite ainsi chacun à regarder les œuvres comme autant de fragments de récits, sensibles et singuliers, où la matière devient langage et où l’art permet parfois de retrouver ce que l’on croyait avoir laissé derrière soi.

 

 LE SITE DE SOPHIE KEROMNES ANDRADE 

 LE TEXTE SUR MA GRAND-MÈRE 

 (cliquer)

 

 JUSQU'AU 29 AOUT 

 

 25, rue de Lannevain, 29360 Clohars-Carnoët