Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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vendredi 19 juin 2026

LES FRESQUES MURALES DU VILLAGE D'ORGOSOLO EN SARDAIGNE (2)

 

 

Nous avons passé des heures et des heures à arpenter les rues d'Orgosolo, les fresques se succèdent et on ne sait où donner de la tête !

Une exceptionnelle journée de notre voyage en Sardaigne.  

 

 

 



























Orgosolo et ses fresques, une immersion vivante dans l’histoire sarde :

À une heure de route de Nuoro, Orgosolo offre au visiteur une expérience inédite : se promener dans un village où les murs racontent une histoire, celle d’un peuple engagé et fier. Chaque fresque devient un point de repère : une page peinte de l’identité sarde.

Les amateurs de culture commenceront leur périple par Piazza dei Caduti, puis s’enfonceront dans le dédale des ruelles du centre historique, où les fresques de Francesco Del Casino, présentes dès les années 1970, dialoguent avec des œuvres plus récentes. Del Casino, influencé par Picasso et l’effervescence contestataire de mai 68, a souvent dépeint la vie rurale sarde, la lutte pour la justice sociale ou des scènes de résistance. À chaque coin de rue, le visiteur découvre des créations issues du collectif  Dioniso, des réalisations d’élèves ou d’artistes locaux, mais aussi des thèmes d’actualité mondiale, de Tiananmen à la lutte pour la paix,  inscrits sur la pierre brute.

Au-delà des fresques, Orgosolo charme par son atmosphère vivante : cafés animés et boutiques d’artisans.  L’été, des balades guidées dites "mural tours" permettent de comprendre la richesse symbolique de ces peintures qui, au fil des décennies, ont transformé ce village isolé en capitale emblématique de l’art mural italien. Nous on a choisi de partir à l'aventure et de se perdre dans ce village que je vous recommande vivement. 


... Et à la sortie du village ce rocher peint dont Michel leroux avait vu dans les années 80 

 

 

Photo prise par Michel Leroux 

 

Le même rocher aujourd'hui   

 




LA SARDAIGNE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

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OCTOBRE 2025 



jeudi 18 juin 2026

TORBEN GAMMELGAARD ... UNE SI BELLE DÉCOUVERTE

Où il est de nouveau question de TORBEN GAMMELGAARD ...
































Torben Gammelgaard, la rigueur nordique au service de l’incertitude contemporaine :

Né au Danemark en 1972, Torben Gammelgaard appartient à cette génération d’artistes pour qui la création n’est pas une réponse, mais une question maintenue ouverte. Son travail, à la fois exigeant et silencieux, s’inscrit dans une tradition scandinave de sobriété formelle, tout en dialoguant avec les tensions propres au monde contemporain : instabilité, mémoire fragmentée, rapport ambivalent au progrès.

Chez Gammelgaard, l’économie de moyens n’est jamais synonyme de pauvreté expressive. Au contraire, elle agit comme un révélateur. Qu’il travaille sur des surfaces, des volumes ou des dispositifs plus conceptuels, l’artiste privilégie des formes épurées, parfois presque austères, qui obligent le regard à ralentir. Le spectateur n’est pas happé : il est invité. Invité à observer, à douter, à habiter l’espace de l’œuvre plutôt qu’à le consommer.

Cette approche reflète une posture artistique profondément ancrée dans la culture nordique, où le silence, la retenue et l’attention aux détails jouent un rôle central. Mais Torben Gammelgaard ne se contente pas d’en reproduire les codes. Il les met à l’épreuve. Derrière la précision des formes se cache une inquiétude diffuse : celle d’un monde en mutation permanente, où les repères esthétiques, sociaux et même moraux se déplacent sans cesse.

L’un des aspects les plus marquants de son travail réside dans la manière dont il traite le temps. Le temps comme trace, comme usure, comme suspension. Les œuvres semblent souvent prises dans un état intermédiaire : ni totalement achevées, ni franchement provisoires. Cette ambiguïté volontaire ouvre un espace d’interprétation où chacun est libre de projeter sa propre expérience.

Gammelgaard se tient à distance des effets spectaculaires. Là où certains artistes cherchent l’impact immédiat, il privilégie la persistance. Ses œuvres ne s’imposent pas d’un coup ; elles s’installent lentement dans la mémoire. Ce choix peut déconcerter, mais il constitue aussi une forme de résistance face à l’accélération généralisée du regard contemporain.

Dans un paysage artistique souvent dominé par la surenchère visuelle et discursive, Torben Gammelgaard revendique une autre temporalité : celle de l’attention, de la contemplation, voire de l’inconfort. Son travail ne cherche pas à séduire. Il propose plutôt un terrain de réflexion, parfois fragile, toujours exigeant.

À travers cette démarche, l’artiste danois affirme une position claire : l’art n’a pas nécessairement vocation à expliquer le monde, mais à en révéler les zones de friction. En cela, Torben Gammelgaard s’inscrit pleinement dans une tradition critique contemporaine, tout en conservant une voix singulière, discrète et résolument personnelle.

 

Quelques gros plans des tableaux ... 

 




 L'artiste au travail ...

 

 




 

 

 

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TORBEN GAMMELGAARD ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

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