





Les peintures de Yves Brayer


Les gravures de Louis Jou
Une photographie dans les rues des Baux

Les Baux-de-Provence, « nid d'aigle » au coeur des Alpilles
"Le village perché des Baux-de-Provence est un lieu propre à enflammer les
imaginations, le berceau de contes et légendes. Les contours d'une forteresse moyenâgeuse se
dessinent sur la crête dentelée des Alpilles blanchie par le soleil. Le Château des Baux-de-Provence, bien que détruit en grande partie
domine encore la plaine en contrebas, ses ruines farouches donnent encore une idée de la puissance des
seigneurs des Baux-de-Provence au Moyen-âge.
Car l'histoire des Seigneurs des Baux-de-Provence rejoint la légende. Ils provoquent des conflits
récurrents avec le Comte de Barcelone pour la souveraineté du comté de Provence au
12ème siècle, ils sont au côté du Comte d'Anjou lors de la conquête du Royaume de
Naples au 13ème siècle, enfin avec les brigandages de Raymond de Turenne au 14ème
siècle, ils alimentèrent les chroniques et inspirèrent les poètes pour les
siècles
à venir.
Nombreux sont les visiteurs qui se pressent chaque année aux Baux-de-Provence. C'est l'un des
plus beaux sites et l'un les plus réputés de la région. Le pittoresque village des Baux se
niche sous la crête du promontoire et son château, à l'abri du Mistral. Les "Carrières de
Lumières" qui attirent elles aussi de nombreux visiteurs se sont installées dans des anciennes
carrières non loin du village.
Le village des Baux-de-Provence est perché au sommet d'un contrefort escarpé des Alpilles,
abrité par la crête abrupte et les muraille du château. Le lieu spectaculaire rappelle un nid
d'aigle, perché au-dessus de la vallée des Baux, la vue porte sur la plaine jusqu'à la mer
Méditerranée.
Nid d'aigle perché au dessus d'une plaine marécageuse,
l'endroit fut choisi par les premiers habitants comme refuge et
lieu de surveillance. Il commande l'accès à un col
qui permet de franchir les Alpilles. Une seule porte, « la Porte Eyguière » permettait
autrefois d'entrer dans le
village ceinturé de remparts. Aujourd'hui les visiteurs
pénètrent plus aisément dans les Baux par une
brèche
faite dans les remparts près du col de la Vayède où
sont aménagés des parkings.
Le village des Baux-de-Provence connut son apogée au 16ème siècle, le
village comptait alors 3000 habitants, la plupart des belles maisons et hôtels particuliers datent de cette
époque. Le village connut une longue et inéluctable décadence, ses habitants l'ont
déserté pour s'installer dans les villages de Maussane, Paradou et Mouriès, près
des points d'eau. Il fut quasiment à l'abandon avant d'être redécouvert par les poètes
et les artistes qui lui ont donné une reconnaissance internationale. C'est l'un des site les plus
visités de la Provence.
C'est un dédale de ruelles et calades animées par les touristes
et les badauds, égayés par les boutiques de souvenirs
et artisans d'art. On remarque de beaux hôtels particuliers comme
l'hôtel de Manville, la Maison du Roi où est installé
aujourd'hui l'Office de Tourisme. Une fenêtre monumentale émerge,
une énigmatique inscription latine est inscrite sur son linteau
: « Post Tenebras Lux – 1571 »
« Après les ténèbres la lumière ».
Citation extraite de la Bible, c'est une devise calviniste qui rappelle
les temps troublés des guerres de religion quand les Baux-de-Provence et sa forteresse
étaient une citadelle huguenote.
A l'extrémité du village, sur une place se trouvent la chapelle des Pénitents blancs et
l'église romane
Saint Vincent accessible par de larges escaliers.
Le Château des Baux-de-Provence
Le Château des Baux-de-Provence est bâti sur le plateau sommital d'un éperon
rocheux à 241 mètres d'altitude, il domine la plaine
de la Crau. De la formidable forteresse il ne reste que des pans de
mur. Ces derniers ont pourtant assez de majesté encore pour impressionner
l'imagination.
L'enceinte du château incluait la vieille cité des Baux, abritée à l'intérieur
de ses remparts. De l'imagination il en faut pour visualiser les salles
richement ornées, les chambres et les dépendances d'une
des plus riches et plus puissantes familles de Provence au Moyen-âge.
L'escalier grimpe sur une tour ruinée, un donjon rectangulaire élevé à 80 mètres
à pic au dessus du paysage superbe qui s'étend sur les
Alpilles : Maussane, Fontvieille, Arles, l'étang de
Vacarès
et les Saintes Maries de la Mer.
L'endroit est bien choisi pour se remémorer les vers de Frédéric
Mistral dans Calendal : « Voici les armes coutumières des
princes des Baux, la première, par l'ancienneté et la
splendeur, des familles provençales : race d'aiglons jamais vassale,
qui de la pointe de ses ailes, effleura la crête de toutes ses
hauteurs »."
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SEPTEMBRE 2025
Pour Anne-Marie et Amar bien sûr