Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 8 mars 2017

MYCELIUM 2017

 LE MYCÉLIUM NOUVEAU VIENT DE SORTIR !

Il rend bien sûr hommage à Laurent Danchin mais parle aussi d'avenir, de projets et se refuse à "cultiver la tristesse" .

MERCI JEAN-LUC pour tout cela !



 
À la manière d'Alice au Pays des Merveilles, faisons semblant.
Faisons comme si les deux inséparables capitaines de la fringante navette Mycelium pour-suivaient imperturbablement leurs belles croisières, de joyeux amis à bord.
"Navette", car le but de ce site était avant tout de créer des liens entre des personnes et des projets créatifs, de "partager certaines valeurs reposant sur l'amitié, la générosité et le par-tage désintéressé" (Laurent).
J'ai pendant six ans partagé dans l'allégresse l'aventure de ce site avec Laurent.
Nous faisions tout à deux : nos univers étaient si complémentaires !
Alors, me retrouver tout seul, idiot, devant mon écran d'ordinateur à essayer de parler du décès de mon vieil ami, c'est assez terrifiant ( et puis : qui va corriger mes maladresses de grammaire ? Mettre de l'ordre et de l'élégance dans mes mises en page car il y excellait ?).
Il serait cependant impardonnable de baisser les bras, de tirer le rideau. Il reste tant de choses à raconter, de projets et d'événements à faire connaître.
Voici donc les nouveautés 2017 de Mycelium.
Un hommage à Laurent Danchin bien sûr, mais pas seulement.
Il n'aurait pas été satisfait que ces pages ne soient consacrées qu'à sa personnes. En plus, pour parler de son décès !
Lui qui durant toute sa vie à surtout parlé avec chaleur des autres.
Jean-Luc Giraud



 

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 Les deux photomontages d'Apolline Lepetit




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 Et quelques photos de Laurent ....







 (photo Sophie Lepetit)
  (photo Sophie Lepetit)



Et  Laurent vu par Jean-Luc ...







 



 LE LIEN VERS MYCELIUM

LE SOMMAIRE

AVEC UNE SOMPTUEUSE DÉCOUVERTE : NATHALIE DELABORDE TAMBA


 (cliquer sur tous les liens) 


vendredi 3 mars 2017

LA MAISON FLEURIE D'ANTOINE PUEO A LEZIGNAN-CORBIERES

Nos périples d'Art Brut, nos tours de France, sont tous les ans l'occasion de faire un état des lieux.
Cette année en allant à la rencontre de Jean-Louis Bigou et de son exposition "BONHOMMES, MAISONS, MACHINES", nous avons fait un détour par Lézignan-Corbières afin de découvrir l'étrange construction que l'on appelle "La maison biscornue", " La maison du fada".

Je vous propose après avoir regardé mes photos de consulter le blog (passionnant !) de Jean-Louis Bigou afin de découvrir les photos d'autrefois, les articles de Jean Delmas (1975), de Gazogène (2011), d'Yves Rouquette (1983)...

La" Maison Fleurie" en carte postale au début des années 60

Et quelques photos prises en septembre 2016 ...
















"La Maison Fleurie en sursis"... un article de Jean-Louis Bigou

" Elle devait être démolie fin 2013 pour cause de rénovation et réhabilitation du centre ville de Lézignan Corbières. La découverte sur le chantier de quelques vestiges archéologiques, a retardé sa fin inéluctable. Même si elle n'est plus fleurie depuis longtemps, si ses stucs et rocailles se dégradent à vue d'oeil et si les 3 têtes sculptées qui ornaient le linteau de sa porte ont récemment été volées , on regrettera beaucoup sa disparition.
Les articles de la presse locale de l'époque, témoignent de l'intérêt et de la curiosité qu'elle suscitait bien au-delà du département. Elle a fait l'objet de cartes postales et on pouvait lire dans les journaux, à la fin des années 60 : "Quelle est la curiosité de la capitale des corbières qui, à longueur d'année,....., est la plus mitraillée par les appareils photographiques et caméras des vacanciers ? On peut, sans la moindre hésitation, répondre : c'est la "Maison Fleurie" ! "....
Et dans un autre article : "Cette maison attire de nombreux vacanciers de passage, de nombreux curieux et nous ne sommes pas surpris de voir des Belges, des Hollandais, des Anglais et... bien d'autres, admirer cette merveille où s'allie le chaos à la simplicité et le baroque à l'art naïf."
Au niveau régional aussi on a parlé d'elle. En 1975, Jean Delmas écrivait dans la revue "Connaissance du pays d'Oc" : "Lézignan a son Facteur Cheval et son Isidore Picassiette : c'est Antoine Puéo.........qui a transformé la façade de sa maison en une sorte de monument baroque, véritable chef-d'oeuvre de l'art brut. La maison fleurie avec ses incrustations métalliques, minérales, végétales, avec ses collages de poupées et d'objets divers est un manifeste tangible de l'art populaire et spontané." Et dans les années 80, c'est Yves Rouquette qui parlait de la Maison Fleurie avec un article intitulé "Les bâtisseurs de l'imaginaire" dans le n°2 des "Cahiers de l'office".
La Maison Fleurie a longtemps été la fierté de la ville, le monument insolite, l'oeuvre singulière, que l'on venait, même de loin, voir et photographier. Avec une prise de conscience de la chose et un peu de volonté municipale, on aurait peut-être pu la conserver et l'intégrer dans le nouvel aménagement du quartier. On aurait pu en faire un office du tourisme original ou un petit musée, l'espace à l'intérieur le permettait. Mais bon, comme dit Marie-José Puig, dans un article du Midi Libre en décembre 2012, en évoquant la disparition prochaine de la maison créée par son grand-père et dans laquelle, elle a grandi : "Il ne faut pas regarder en arrière. Sinon , on n'avance plus".
On peut répondre à cet adage, par une interrogation : Faut-il effacer le passé pour construire l'avenir ?
Malheureusement, en France, la plupart de ces environnements spontanés créés par des autodidactes sont bien souvent voués à disparaitre en même temps que leur créateur.
Il ne restera bientôt de la "Maison Fleurie" que les photos de famille et les articles de presse pour se souvenir de l'oeuvre de ce maçon d'origine espagnole, qu'on appelait "Tounet". 


Et des photos anciennes sur le site de Jean-Louis Bigou ...

"Tounet" à sa fenêtre avec sa chienne "Escouloubre" (son village d'origine)




LE BLOG DE JEAN-LOUIS BIGOU


L'EXPOSITION DE JEAN-LOUIS BIGOU

(cliquer)


mardi 27 janvier 2015

GERARD CAMBON "ASSEMBLEUR INSPIRÉ "

Depuis des années je rencontre ses œuvres au grès de mes périples d'Art Brut, depuis des années je m’émerveille devant ses petits personnages et ses manèges enchanteurs, depuis des années je rêve de rencontrer GÉRARD CAMBON ...
Ce sera pour 2015 c'est sûr !

« Je suis autodidacte. Enfant, je griffonnais, je faisais des bateaux et des avions en bois, puis j’ai commencé à faire des collages et du modelage.
J’ai découvert le papier mâché, réalisé des personnages très caricaturaux à la Daumier puis j’ai eu envie d’incorporer différents matériaux ; Petit à petit des assemblages se sont constitués, les personnages se sont intégrés dans un environnement toujours plus grand, j’ai souhaité créer des atmosphères.
Je fais des assemblages. Je rassemble d’abord des choses qui n’ont pas vocation a être ensemble et je recherche la fusion des éléments. Ensuite, je crée des personnages et je les mets en scène. »


 Extrait de l’entretien de l’artiste avec Marie Morel, revue « Regards »







– Quels sont vos rêves ?
Que mes petits bonshommes sortent enfin des bas-reliefs et des« locomobiles », prennent le pouvoir, conquièrent le monde… Et comme je suis leur créateur, devinez qui serait le chef suprême? Je pense avoir l’étoffe pour devenir un nouveau Kim Jong-il …

(Entretien réalisé avec Marie Morel)









« Mon but, c’est de toucher l’imaginaire des gens. Je veux qu’ils s’approprient mes mobiles, mes bas-reliefs et tout le reste, qu’ils se créent leurs propres histoires, qu’ils se fassent leur cinéma. Je recherche une émotion, une réminiscence, un rêve. Pour cela, j’ai besoin du figuratif, de l’humain, de la vie. Mais il faut aussi de la retenue. Il ne faut pas tout dire, tout cadenasser avec un environnement trop précis, des références temporelles, des personnages trop présents. C’est un équilibre difficile à trouver. L’œuvre doit être vivante mais il ne faut pas verser dans l’anecdote. Comme dirait un ami artiste, “le livre doit être à moitié ouvert”. »


 



Christine Magne l'a rencontré, voici un texte écrit par elle sur cet artiste qu'elle aime tant :

" Comment décrire ces "assemblages" comme il les définit lui-même...je ne sais pas ( Marie Morel lui a consacré un bel article dans sa revue Regards).

Inutile de théoriser, il n'aimerait pas ça Gérard Cambon parce qu'il est aussi modeste, bienveillant et serein que ses personnages.

Je peux décrire juste ce que j'ai ressenti quand j'ai découvert son univers , ces petits personnages si poétiques perchés au sommet de "locomobiles" ou penchés aux balcons de ses bas-reliefs ou balancés sur des manèges aériens....une grande douceur, un regard décalé sur le monde, une sérénité singulière...
la certitude qu'ils s'attendent , qu'ils se penchent pour se parler et 'écouter, qu'ils partent ensemble le nez au vent ou la fleur au fusil pour de belles aventures humaines...et ça fait un bien fou ! 

Et dans ces  extraordinaires petits mondes, faits de récup' , le génie artistique de cet homme est de tellement bien les intégrer qu'au premier coup d'oeil , on ne voit rien du matériau de base : de la roue de vélo à la boîte alimentaire de métal , en passant par la dent de cachalot et que sais-je encore ! ...on ne voit qu'un ensemble féérique dans lequel on plonge et qui nous chuchote très doucement sa petite musique à l'oreille et nous touche au cœur.

Merci à Gérard pour son talent à embellir notre quotidien et aussi pour son amitié précieuse."




Retrouvez GÉRARD chez Béatrice Soulié !

Gérard Cambon « Elixirs » Assemblages
Du 12 mars au 11 avril.
21, rue Guénégaud
75006 Paris
tel : 01 43 54 57 01 et 06 63 64 22 81 

" Gérard Cambon est né à Toulouse en 1960 et réside en banlieue parisienne. Autodidacte, il commence par réaliser des bustes en papier mâché en 1992 puis leur construit un environnement, proche d’une scène, d’un théâtre. Au fur et à mesure que son travail évolue, ses personnages deviennent de plus en plus petits et l’environnement plus présent. Il réalise dans le même temps des bas-reliefs aux tonalités très dures qui évoquent souvent l’enfermement ou le poids du quotidien et des locomobiles, qui elles, suscitent la liberté et l’évasion."


LE BLOG DE GÉRARD CAMBRON

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GÉRARD CHEZ BÉATRICE SOULIE

D'AUTRES PHOTOS

LE DOSSIER DE PRESSE DE LA GALERIE GRAND RUE DE POITIERS

MARIE MOREL ET GÉRARD CAMBON

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