Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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dimanche 31 mai 2026

L'EXPOSITION "SORCIÈRES" AU CHÂTEAU DES DUCS DE BRETAGNE A NANTES



"« Sorcières » ! Ce mot évoque les vieilles femmes malfaisantes des contes de notre enfance. Dans les faits, il désigna, pendant plusieurs siècles des femmes bien réelles, qui, à la fin du Moyen Âge, à la Renaissance et à l’époque moderne, furent accusées d’invoquer des forces maléfiques et de jeter des sorts à des innocents.

Pourchassées pour ces crimes imaginaires, elles connurent d’effroyables supplices. Les historiens estiment qu’il y eut entre 110 000 et 120 000 procès pour sorcellerie en Europe entre 1550 et 1700. Les plus pessimistes dénombrent 60 000 à 90 000 victimes exécutées ou brûlées. Deux tiers d’entre elles étaient des femmes.

L’Allemagne, la Suisse, la France, l’Italie du Nord, les Pays-Bas, l’Écosse et l’Angleterre furent au cœur de cette tragédie.

À partir du 7 février 2026, le musée d’histoire de Nantes dévoilera une grande exposition sur ce thème, afin d’explorer les différentes figures des magiciennes et des sorcières de l’Antiquité nos jours. À travers un parcours riche de plus de 150 objets et documents originaux, dont une cinquantaine d’œuvres majeures, l’exposition proposera une expérience inédite grâce à des dispositifs interactifs et visuels. Une approche novatrice mettra en lumière les biographies de femmes accusées et condamnées pour sorcellerie entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne, illustrant leurs parcours tragiques. Enfin, un espace dédié aux familles accueillera les visiteurs dans « une maison de sorcière », laissant place à nos imaginaires."


 

 

 

 

 


 

 












 

 

 

" Sorcières " : une exposition exceptionnelle au musée d’histoire de Nantes

À travers un parcours immersif et rigoureux, cette exposition propose d’explorer l’une des plus vastes persécutions de l’histoire : celle des femmes accusées de sorcellerie, du crépuscule du Moyen Âge à l’époque moderne.

Dépassant les poncifs et les représentations stéréotypées, l’exposition s’attache à mettre en lumière les racines historiques, sociales et culturelles de la figure de la sorcière, tout en dévoilant les multiples réalités tout autant que les fictions qui ont successivement été projetées sur ce terme.

Le parcours s’ouvre sur les magiciennes de l’Antiquité, exaltées par les poètes et auteurs anciens, dont les rites et pratiques étaient alors connus de tous. Il traverse ensuite les grandes angoisses médiévales, les procès inquisitoriaux, avant de s’attarder sur l’intensification des chasses aux sorcières aux 16e et 17e siècles. L’itinéraire mène enfin à la décriminalisation progressive des pratiques occultes, jusqu’à la réappropriation contemporaine de l’image de la sorcière, désormais perçue comme une figure de puissance, affranchie de toute connotation démoniaque.

Pour reconstituer et remonter ce fil vertigineux, près de 180 œuvres et objets – gravures, peintures, manuscrits anciens, objets de culte ou de sorcellerie – issus de prestigieuses institutions françaises et européennes et des dispositifs multimédias – films, témoignages, cartes animées, sound design – rythment ce parcours aux frontières du réel et aux confins des imaginaires.

Oscillant entre imaginaire collectif, mémoire occultée et histoire de la peur, cette exposition ambitionne de porter un regard critique et salutaire sur une époque tourmentée. Elle révéle enfin toute l’actualité de ce sujet dont les enjeux – genre, corps, sexualité, domination, manipulation, oubli – demeurent au cœur des préoccupations contemporaines.

 

LE SITE DU MUSÉE  

UN LIEN QUI EN PARLE  

(cliquer) 

 

 

Château des ducs de Bretagne
Musée d’histoire de Nantes

4, place Marc Elder 44 000 — Nantes

 

JUSQU'AU 28 JUIN 2026  

 

 

samedi 30 mai 2026

DANS L'ATELIER DE CLAUDINE GUIBERT A THOUARS

 

Souvenirs d'une belle rencontre dans la petite ville de Thouars ...

 








 



 "La clef de l’œuvre est là : tout ce qui vit, se transforme. Rien n’est jamais achevé…" 






 

"Glanés sur les plages, les matériaux échoués et modelés par les flots, bois, plastiques, coquillages, tissus, cordages, serviront de ciment à mes histoires, véritables supports d'un langage poétique et engagé. Leur voyage me fascine, leur beauté m'enchante, leur usure raconte.

Leur passé est notre présent. Il y a tellement à dire. Et puis j'aime faire avec rien, avec un rien on fait un tout, une alchimie qui n'appartient qu'à soi, mais qui s'adresse à tous."

 





 

Et dans le jardin ...

 

 

 

 

 

 

Quelques photos trouvées sur la page de l'artiste ...

 

 

"Claudine Guibert intervient très peu sur les racines ou les morceaux de branches qu'elle découvre lors de ses pérégrinations campagnardes. Se contentant de les imbriquer, les indenter, les "intégrer" si complètement à l'épave originelle, que les éléments disparates forment un tout en complète harmonie, le nœud du bois, la branche burinée, déterminant à l'évidence le sens du travail et la destination de la glane."

 




 

À Thouars, Claudine Guibert développe une œuvre singulière, nourrie par la matière et le temps. Artiste plasticienne et commissaire d’expositions, elle trace un parcours où la pratique artistique et le regard curatorial se répondent avec finesse.

Depuis plusieurs années, Claudine Guibert explore une thématique centrale : celle de la transformation des matériaux. Son travail s’ancre dans une observation attentive des éléments rejetés par la mer (bois brûlés, plastiques altérés, fragments de verre polis par les vagues). Ces vestiges, témoins silencieux des activités humaines et des cycles naturels, deviennent la matière première d’une œuvre qui interroge notre rapport au monde.

"Ma réflexion se porte sur la valeur et l’évolution des matières : les matériaux échoués sur le littoral : bois brûlés, plastiques et verres roulés par les flots ", écrit-elle. Une phrase manifeste qui éclaire l’ensemble de sa démarche. Chez elle, rien n’est anodin : chaque fragment porte une mémoire, chaque altération raconte une histoire.

Son approche s’inscrit dans une esthétique de la trace et de la résilience. En redonnant une place à ces matériaux délaissés, elle opère un geste à la fois artistique et écologique. L’objet récupéré n’est pas simplement réemployé : il est réinterprété, transformé, élevé au rang de témoignage sensible. Le temps, l’érosion et l’accident deviennent ainsi des co-auteurs de ses œuvres.

Parallèlement à sa pratique, Claudine Guibert a également œuvré comme commissaire d’expositions, contribuant à faire dialoguer les artistes et les disciplines. Cette double casquette lui confère une vision élargie du champ artistique, où la création individuelle s’inscrit dans une dynamique collective et contextuelle.

À Thouars, son travail résonne avec une acuité particulière. Entre terre et mémoire maritime, son œuvre agit comme un pont entre les territoires, rappelant que les flux,qu’ils soient naturels ou humains, façonnent autant les paysages que les imaginaires.

Dans un monde marqué par la surconsommation et l’accumulation des déchets, Claudine Guibert propose une autre lecture : celle d’une beauté fragile, née de l’abandon et du passage du temps. Une manière de regarder autrement ce que l’on croyait perdu.

 

Et dans les vitrines de la librairie " Brin de lecture " à Thouars ...

 


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MARS 2026