"Danielle Le Bricquir, singulière magicienne de l'art, ouvre sans fin les jouissives fenêtres mentales des vieux enfants que nous sommes toujours. Elle œuvre en légèreté enciellée."
Christian Noorbergen
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(LE BLOG)
"Danielle Le Bricquir, singulière magicienne de l'art, ouvre sans fin les jouissives fenêtres mentales des vieux enfants que nous sommes toujours. Elle œuvre en légèreté enciellée."
Christian Noorbergen
"Née en 1941, cette bretonne d’origine fait ses études à Levallois-Perret puis en faculté de Lettres à la Sorbonne. De 1959 à 1969, elle est institutrice puis professeur de Lettres dans un collège de Belleville. Mariée et mère de deux enfants, elle devient militante féministe dans les années 1970. En 1985, elle publie « La paix les femmes ! » aux Presses Universitaires de Grenoble.
Elle commence à peindre à l’âge de trente-sept ans, sur toutes sortes de supports : toiles, papier, cuir, bois etc. A partir de 1981, découvrant l’usage de la scie sauteuse, elle réalise des découpes de bois contreplaqué avec lesquelles elle réalise des totems qu’elle peint de couleurs chatoyantes. Elle s’inspire des souvenirs de ses nombreux voyages (Mexique, Sahara, Indonésie, Nouvelle-Calédonie) ainsi que des légendes celtes et des contes bretons dont son enfance fut bercée."
J'avais eu le plaisir de rencontrer DANIELLE LE BRICQUIR en 2015 (ICI) lors d'un Périple breton avec Apolline. Quelle joie de découvrir en ce mois d'aout 2024 tant de nouvelles créations et surtout une nouvelle et récente facette de son travail. " Avec l'arrivée du COVID j'ai perdu mes repères. J'ai dû inventer un autre univers, plus libre, plus ouvert, plus vivant, où chacun peut libérer son imagination. J'ai fait un énorme pas de côté " dit-elle.
J'ai croisé ses tableaux dans un nombre incroyable d'expositions et de musées (à Laval, à Montolieu, à Bègles, à Nice ...). Elle a exposé dans le monde entier (au Japon, à New-York, en Turquie). Elle a eu une vie aussi riche qu'elle est modeste (sa thèse de doctorat publiée en 1998 a pour sujet "Le groupe pictural “Cobra” et l'écriture "). Elle est artiste, féministe, commissaire d'exposition. Elle peint, elle sculpte, travaille sur tous les matériaux (ses peintures sur ardoise sont des merveilles), propose des œuvres en bronze. Une superbe tapisserie a été réalisée à partir d'un de ses tableaux.
Rentrer dans cette galerie c'est faire le plein de couleurs, c'est repartir le cœur plus léger et meilleur.
"Je pense avec respect à ceux qui expriment la difficulté de vivre mais moi qui ai connu de grands malheurs, je ne vais pas de ce côté-là. Le côté positif de la vie est mien. Et je me donne les moyens de continuer vers la joie, la beauté, l'amour et la nature."
MERCI DANIELLE POUR CETTE LIBERTÉ, CETTE FRAICHEUR, CE CHOIX DE VIE, CETTE GENEROSITE !
Le travail sur ardoise ...
" Je trouve toujours des échappatoires et des portes à ouvrir. J'aime me surprendre. J'étais naguère dans un certain confort narratif. J'aime maintenant prendre des risques."
" Les sources de Danielle Le Bricquir, artiste débarrassée des pièges de l'apparence et de la séduction, sont riches d'influences musicales, littéraires et picturales."
Christian Noorbergen
" Cet autre univers, aventureux et joyeux, se compose d'éléments figuratifs inventés, comme le faisaient naguère Yves Tanguy, Miro ou Kandinsky. Ces éléments se promènent maintenant très librement dans la toile."
" J'ai envie de me diriger vers une sorte de grande calligraphie."
"Je rends visible ce qui ne l'est pas.
Dans ma peinture,
l'imagination, la métamorphose des formes et l'amour de la couleur
célèbrent une fête baroque, un hymne à la vie très personnel.
Œuvre
de fiction, j'y convoque la magie de mon enfance, telle une force de
libération que j'associe à la nostalgie de mes origines et aux contes
celtes, dont les images se mêlent aux visions de lointaines cultures."
Je suis allée à la rencontre de ces cultures au Mexique, au Kenya, en Chine, au Japon, en Nouvelle Calédonie, au Vanuatu.
C'est ainsi que les grands mythes traversent mon travail figuratif.
Quant à l'humour, il n'est jamais loin. Il traduit une révolte face à notre destin.
Mais
qui est dupe ? L'attrait du merveilleux et la poésie de mon univers
masquent les envers de ma propre réalité et - telle une mise à distance -
je chante la berceuse qui panse les plaies du monde.
Au pays d'Alice, que voit-on derrière le miroir ?"
Bonne nouvelle pour les bretons, Danielle expose à Plougastel-Daoulas du 15 mars au 20 avril