Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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jeudi 31 juillet 2025

ANNE JEBEILY ... MOI J'AIME TELLEMENT

 

Par deux fois en 2019 j'ai évoqué son fabuleux travail sur Les Grigris, comment ne pas recommencer aujourd'hui ? 


Le visage est au cœur de mes préoccupations, obsession, dialogue graphique et pictural avec l'autre, depuis toujours.

En dessinant, je navigue dans plusieurs espaces en même temps :
Celui du sensible, avec ces visages, ces présences flottantes. Le visage comme paysage.
L'équilibre et le déséquilibre. Jouer avec la surface. Questionner la figuration.
Ce fil en arrière plan, que j'accepte, de ces figures souvent statuaires, parfois fantomatiques.
Celui de la pensée. Pensée qui construit ce dessin par mes mains, tissant une trame poétique avec mes codes mouvants. 
Ces outils  bruts tracent mes recherches, mes fouilles que j'aime laisser apparentes. Mémoire-archéologie intime du chemin pour arriver jusqu'au dessin.
Je les imagine comme des sculptures impalpables. 
Quand je dessine, je creuse.
 
 


 

"Mon atelier est dans ma tête, dans un carnet que j’emporte dans mon sac aussi. Je ne passe pas une heure sans penser à la toile en cours que j’ai laissé à la maison et qui m’attend." 

 













"Mon univers est un théâtre peuplé de personnages dont la troupe grossit au fil des voyages. Ils questionnent ce qui nous émeut, nous bouleverse, nous effraie, nous transporte. Ces portraits imaginaires peuplent ce paysage, tantôt étranges, terrifiants, sereins ou tourmentés, heureux et étonnés… Je dessine ce qui fait mal et ce qui fait bon : Je fais ce qui ne peut se dire avec les mots."

 














Peindre pour oublier ma pensée de la mort. Ou plutôt être à côté pendant ce temps hors du temps.

Je ne sais jamais ce que deviendra chaque peinture, du commencement au moment où je m’arrête.

Parfois certaines d’entre elles ne s’arrêtent pas. Elles sont seulement en sommeil. Quel mystère !

Je ne sais pas et j’avance en essayant de résoudre des énigmes picturales que je crée. Comme un casse- tête intérieur qui se déploie sous mes mains étonnées. Dans mes mains, des pensées. Dans ma tête, des ombres, des soleils, des formes, des chemins et des mains qui cherchent.

Je cherche.

Après un silence rempli de vide régénérant, les éléments peuvent enfin circuler.

C’est un autre début. Comme chaque fois. Comme chaque jour chaque seconde. Un début sans fin, pour l’instant.

Chercher me fait du bien. Un bien qui ne s’imagine pas. Je croyais au vide vide. Et dans ce vide j’ai trouvé un écho.

Je peins par amour.

C’est étrange ... Quelle chance ! Quelle chance aussi d’avoir eu cette envie, enfant, de gribouiller et dessiner. De faire. Ce besoin. Ça fait vivre, en mieux.



Merci Anne d'exister ...


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mercredi 13 février 2019

ANNE JEBEILY


Voici une autre facette du travail d'ANNE JEBEILY



 







Cheminement et escales

Peindre pour oublier ma pensée de la mort. Pour me distraire de cette pensée.
Me distraire dans le sens profond du terme je veux dire.
Je ne sais jamais ce que deviendra chaque peinture, du commencement au moment où je m’arrête.
Parfois certaines d’entre elles ne s’arrêtent pas. Elles sont seulement en sommeil.
Quel mystère pour moi.
Je ne sais pas et j’avance en essayant de résoudre des énigmes picturales que je crée.
Comme un casse tête intérieur qui se déploie sous mes mains étonnées. Dans mes mains des pensées.
Dans ma tête des ombres, des soleils, des formes, des chemins et des mains qui cherchent.
Je cherche.
Après un silence rempli de vide régénérant, les éléments peuvent enfin circuler.
C’est un autre début. Comme chaque fois. Comme chaque jour chaque seconde. Un début sans fin,
pour l’instant.
Chercher me fait du bien. Un bien qui ne s’imagine pas. Je croyais au vide vide.
Et dans ce vide j’ai trouvé un écho.
Je peins par amour.
C’est étrange. Quelle chance.
 Quelle chance aussi d’avoir eu cette envie, enfant, de gribouiller et dessiner.
 De faire. Ce besoin. Ça fait vivre, en mieux.



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mardi 12 février 2019

ANNE JEBEILY


Je l'ai souvent citée sur les Grigris, présentant de-ci de-là des visuels de ses dessins. 
J'aimerais aujourd'hui lui consacrer toute une page.
Voici ANNE JEBEILY !
















"Mon univers est un théâtre peuplé de personnages dont la troupe grossit au fil des voyages. Ils questionnent ce qui nous émeut, nous bouleverse, nous effraie, nous transporte. Ces portraits imaginaires peuplent ce paysage, tantôt étranges, terrifiants, sereins ou tourmentés, heureux et étonnés… Je dessine ce qui fait mal et ce qui fait bon : Je fais ce qui ne peut se dire avec les mots."




 







D’où ça vient

Comme ça vient...d’où ça vient

Je dessine depuis toujours. D’abord dans les cahiers de textes et sur les papiers volants de mon enfance. J’ai été bercée par les images noires et blanches des portraits photographiques que mon père réalisait et que nous développions le dimanche. Mes parents m’ont donné le goût des livres, des arts. Mon oncle peintre aussi a été une source d’admiration.

Tout me venait et donnait du sens à ce que je voyais... une image, un mot, une histoire, une ombre, un rêve, tout se répondait.

De mon enfance je garde des souvenirs de forêts, de ruisseaux, de champignons, de tapis aux motifs étranges, de grandes reproductions de peintres, des tables et bancs en granite du jardin, des vieux livres lus avant de savoir lire…

De l’autre côté de la mer, j'ai imaginé. Mes ancêtres s’appelaient Achille, Athéna, Adon, d’autres n’avaient pas de noms, mais des profils, des corps,des décors.
Puis, comme les ruines antiques d’une civilisation disparue, il reste des traces, comme là une colonne blanche, ici une sculpture sans bras, un morceau de mur, un objet magnifique dont on a perdu la signification alors que cette colonne était peinte de couleurs vives, que cette sculpture était parée, que cet objet était doté de pouvoirs magiques...
 Dans mon travail, je pense que c’est la même chose. Il reste des traces, détournées de leur sens, comme cette mythologie imaginaire, des ancêtres que j’ai inventés, de ce frère qui ne sera plus là. Et puis, je suis venue à traiter le visage, la peinture, le dessin. Le visage comme un paysage. Chaque portrait un monde, toute une histoire.

Le silence
Est venu le choix et l’engagement. Les Beaux-Arts m’ont fait grandir dans ma façon d’envisager la création, comme une recherche consciente et permanente.
Je n’ai jamais arrêté depuis lors. La création me porte, je la nourris et elle me nourrit en retour. Un long entracte cependant pour élever mes enfants.

Je suis venue à la peinture après les Beaux-Arts. Auparavant je mettais en scène de petits personnages, ombres, têtes en terre crue. La nécessité de créer m’a amenée à la toile, comme une maquette imaginaire de ce que pourrait être...Et toujours cette nostalgie de ce qu’était la peinture et le dessin au sens classique du terme.
Un questionnement profond sur le fini et l’infini. Inachevé, qui prend corps de façon visible, avec cette impossibilité d’y revenir. Pas de repentir.
Une peinture en appelle une autre. Une émotion insaisissable, un souvenir en apparition, une course contre le temps et hors du temps... Mon atelier est dans ma tête, dans un carnet que j’emporte dans mon sac aussi. Je ne passe pas une heure sans penser à la toile en cours que j’ai laissée à la maison et qui m’attend.


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 ANNE JEBEILY sera présente au Grand Palais du 13 au 17 février (le 12 sur invitation)