Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 1 août 2026

DES ELEPHANTS POUR TON ANNIVERSAIRE ANNE-MARIE



PIERRE ALBASSER 

 




ANDRÉ ROBILLARD 

 

 

 

ANOUK GRINBERG 

MONTAGE ANOUK RUGUEU 

 

 

 

 

ANTOINE JOSSE 



ARSENIY LAPIN 





CARAS IONUT 


 

 

ELLEN JEWETT 

 




FOUED MOKRANI 

 

 

 


FRANCISCO SEPULVEDA 

 




JAKY LA BRUNE 




KATHARINE MORLING 


 

 

 

MICHEL BLOUIN

 



 

 

MICHELE FABBRICATORE

 

 

UN ŒIL DE PIERRE CHANTEAU 

 

 

RUTA JUSIONYTE 

 



SEBASTIAO SALGADO 


 

 MWITU GURU 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

L’éléphant qui n’a qu’une patte de Robert Desnos 

 

L’éléphant qui n’a qu’une patte

A dit à Ponce Pilate

Vous êtes bien heureux d’avoir deux mains,

Ça doit vous consoler d’être Consul romain.

 

Tandis que moi sans canne et sans jambe en bois

Je suis comme un héron et jamais je ne cours et jamais je ne bois

Et je ne parle pas des soins qu’il me faut prendre

Pour monter l’escalier qui conduit à ma chambre,

 

J’aimerais tant laver mes mains avec un savon rose

Avec du Palmolive avec du Cadum

Car il faut être propre et ne puis me laver

Et j’ai l’air ridicule debout sur le pavé,

 

Je n’ai pour consoler cette tristesse affreuse

Que ma trompe pareille aux tuyaux d’incendie

Et si je mets le pied dans le plat

Il y reste et l’on ne peut le manger à la sauce poulette.

 

Plaignez, Ponce Pilate, plaignez cette misère

Il n’y en a pas de plus grande sur terre

Vous êtes bien heureux de laver vos deux mains

Ça doit vous consoler d’être Consul romain.

 

 

UNE BELLE JOURNÉE D'ANNIVERSAIRE A TOI ANNE-MARIE


LE JAPON POUR ANNE-MARIE


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vendredi 1 août 2025

DES ELEPHANTS POUR TON ANNIVERSAIRE ANNE-MARIE


Ton animal-totem pour ton anniversaire ...

 

 

VU SUR  LA PLAGE DE TRONOEN, AVEC UN ŒIL DE PIERRE CHANTEAU

 

GÉRARD COLLAS 


 

 

NICOLE PESSIN


 

 

DOMINIQUE LEMOINE 






AKIE NAKATA 


 

 

ANDRÉ ROBILLARD 


 

ANNE MARIE VAN DER KOLK

 

 

ARSENIY LAPIN  (COLLECTION MARC MOULAIRE)

 

 

BETH CONKLIN

 



CARAS IONUT 


 

 

CAROLINE PELDER 



ELKE TRITTEL

 


 

 

ELLEN JEWETT

 




FOUED MOKRANI 


 

HELMUT ZBECZKA 

 

 

 

ISABELLE PULBY 



LAETITIA ANTOINE




LIDIIA MARINCHUK 

 

 

 

MICHEL BLOUIN 


 



MICKAEL GRALL 


 

 

NATASHA FADEEVA 




RAPHAEL DOUGUET


 
 
 
 
ROLAND DUTEL (COLLECTION MARC MOULAIRE)


 

RUTA JUSIONYTE

 


YUMI KIMURA 







Les Éléphants


Le sable rouge est comme une mer sans limite,
Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.
Une ondulation immobile remplit
L’horizon aux vapeurs de cuivre où l’homme habite.

Nulle vie et nul bruit. Tous les lions repus
Dorment au fond de l’antre éloigné de cent lieues,
Et la girafe boit dans les fontaines bleues,
Là-bas, sous les dattiers des panthères connus.

Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile
L’air épais où circule un immense soleil.
Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil,
Fait onduler son dos dont l’écaille étincelle.

Tel l’espace enflammé brûle sous les cieux clairs ;
Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,
Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes,
Vont au pays natal à travers les déserts.

D’un point de l’horizon, comme des masses brunes,
Ils viennent, soulevant la poussière et l’on voit,
Pour ne point dévier du chemin le plus droit,
Sous leur pied large et sûr crouler au loin les dunes.

Celui qui tient la tête est un vieux chef. Son corps
Est gercé comme un tronc que le temps ronge et mine ;
Sa tête est comme un roc, et l’arc de son échine
Se voûte puissamment à ses moindres efforts.

Sans ralentir jamais et sans hâter sa marche,
Il guide au but certain ses compagnons poudreux ;
Et creusant par derrière un sillon sablonneux,
Les pèlerins massifs suivent leur patriarche.

L’oreille en éventail, la trompe entre les dents,
Ils cheminent, l’œil clos. Leur ventre bat et fume,
Et leur sueur dans l’air embrasé monte en brume,
Et bourdonnent autour mille insectes ardents.

Mais qu’importent la soif et la mouche vorace,
Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé ?
Ils révent en marchant du pays délaissé,
Des forêts de figuiers où s’abrita leur race.

Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
Où nage en mugissant l’hippopotame énorme ;
Où, blanchis par la lune, et projetant leur forme,
Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs.

Aussi, pleins de courage et de lenteur ils passent
Comme une ligne noire, au sable illimité ;
Et le désert reprend son immobilité
Quand les lourds voyageurs à l’horizon s’effacent.

Charles Leconte de Lisle, Poèmes et Poésies



UNE BELLE JOURNÉE D'ANNIVERSAIRE A TOI ANNE-MARIE


LE JAPON POUR ANNE-MARIE


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