Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 23 septembre 2020

LES GRIGRIS DE SOPHIE VOIENT LA VIE EN ORANGE





























1 ET 3 ET 17 JOHN McKIE
3  ET 10 ET 16 ANSELME BOIX-VIVES
5  ET 14 GÉRARD CAMBON
6 MURIEL GABILAN
7 ANITA FA
8 ADRIAN MARCUCCI
9 ANDY KEHOE
11 BRUCE MORSE
12 CLAUDINE GOUX (COLLECTION DE L'ART OBSCUR)
13 DELPHINE CADORE
15 GHIZLANE SAHLI SARNEFORS
18 LEO LITHA
19 OSVALDAS JUSKA
20 MISTER IMAGINATION
21 STEFAN BEAUVAIS
22 URSULA SCHULTZE-BLUHM (DITE URSULA)
23 VERA PAVLOVA

LES COULEURS ET LES GRIGRIS DE SOPHIE


 (cliquer sur le lien)


mardi 22 septembre 2020

TRI OKTAFIYANI


Voici une nouvelle découverte facebookienne !









Tri OKTAFIYANI

C’est la densité qui prédomine dans l’œuvre de Tri Oktafiyani. Chaque dessin est composé d’un réseau de lignes intriquées où apparaissent des yeux qui permettent d’identifier des personnages entremêlés. Elle utilise le stylo bleu, rouge et noir, et appose quelques aplats au feutre.

Elle est née en 1992 à Cilacap, dans le village de Cimanggu au centre de la région de Java où ses parents l’ont élevée avec ses deux frères aînés.  Durant  son enfance, tout en allant à l’école, elle aide ses parents à assumer les frais de son éducation en vendant des sandwichs. Cela lui a permis d’apprendre un métier, de comprendre la valeur du travail  et d’économiser de l’argent. Malgré les difficultés, elle termine ses études secondaires en obtenant d’excellents résultats.
Par la suite, elle travaille durant un an dans un restaurant. C’est à cette période, qu’elle rencontre Noviadi Angkasapura qui deviendra plus tard son mari. Après leur mariage, elle cesse de travailler pour s’occuper des enfants et de la maison et arrête également de dessiner.
Comment cette jeune artiste a-t-elle été amenée à créer ? Elle réfléchit : « Mon mari travaille dans un cabinet de conseil.  Nombre de documents qu’il a récupérés ne sont pas des documents officiels, mais des dessins sur papier de rebut. Dans notre maison, il y avait des piles éparpillées de papier sale. Au début, je ne comprenais pas pourquoi il voulait garder tout cela jusqu’à ce que je commence à réaliser que tous ces papiers étaient des  peintures, la chose la plus précieuse dans nos vies. Quand mon mari partait travailler, j’allais souvent faire du rangement dans les dessins de la veille. J’ai réalisé qu’il émanait de chaque image une passion profonde qui a commencé à envahir ma propre vie et mon âme ».
Tri décida alors de commencer à réaliser ses propres dessins. Elle demanda à son mari si elle pouvait dessiner avec lui, ce qu’il accepta. Elle raconte qu’il y a une chose qu’il a dite et qu’elle n’oubliera jamais : « Je dessinerai avec toi au début mais ensuite, je ne le ferai plus. Ce sera à toi de continuer ton propre parcours et si tu décides d’arrêter, ce ne sera pas mon affaire. Je serai quand même content ». Elle ajoute que ces mots ont changé sa vie.
Aujourd’hui, elle continue à dessiner quand et ce qu’elle veut, dans la plus grande indépendance. Elle est libre d’être elle-même et ne subit l’influence de personne. Elle dit : « Même si personne ne s’intéresse à mes dessins, ce n’est pas grave. La chose la plus importante c’est que je sois contente de mes dessins que je fais avec sérieux ».


UN LIEN

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lundi 21 septembre 2020

FREDERIQUE LONGREE ... MOI J'AIME

 






 

"La solitude peut être quelque chose d'essentiel pour se trouver, pour penser, pour créer, même si pour d'autres, elle est source vive de souffrance. L'isolement, c'est de la solitude à la puissance X. C'est être en cage, chez soi, prisonnier pour n'avoir commis aucun délit. C'est ne pas voir le peu d'amis qu'il reste, parce qu'il y a la distance, et parce que bouger, ça coûte. C'est ruminer sa vie à en devenir fou parce qu'ici, tout le monde vit sa vie sans se soucier de la vie de l'autre. C'est vivre en colère pour ne pas sombrer dans le désespoir.
C'est redevenir sauvage, et parfois parler mal quand interaction avec un autre être, il y a. C'est vivre en ne se reconnaissant plus, en portant sur les épaules le châle du souvenir de soi.
C'est pleurer sans aucun bras pour vous réconforter.
C'est devenir statue."

 













Et pour accompagner ma sélection de photos un texte écrit  par son éditeur, Krzysztof Styczynski :

DARK LIGHT
Frédérique Longrée


Qu’elle nous guide dans les catacombes ou les abysses, Frédérique Longrée éclaire les ténèbres de nos craintes, je veux dire celles de la mort et celles de l’inconnu. Ici l’âme se trouve dans le regard et la lumière dans les abîmes que ces prédatrices sans squelette, ni cerveau, ni poumon, parfois mortelles pour l’homme, illuminent. Sur ces deux territoires, elle exorcise les peurs, bannit les douleurs passées, résurrection d’elle-même, exorcisme des craintes, la vie reprend, dans le décharnement des cadavres, dans la bouture femme/méduse, elle dit « pense à moi, regarde-moi, je vivrai, mais ne bafoue plus ma mémoire». Dans Frédérique se cache féérique, ses images l’affirment dans l’au-delà de la noirceur, dans la lumière de la mort.

Sont-ils en train de naître ou se réveillent-ils d’un long sommeil ? Les morts reviennent à la maison. Ont-ils chaud, ont-ils froid ? « Nous ont-ils oublié ? » disent-ils. Dans leurs regards renaissants, nous pouvons voir ce désir terrifiant de revivre après la mort, qu’ont-ils vu dans l’au-delà imaginé de leurs rêves ? Qu’ont-ils rapporté de ce monde promis pour apaiser les terreurs de la vie ? Ont-ils serré la main de l’ange ? Deux yeux, un regard comme un puits dans un désert aride, parfois des ailes brodées, fragiles comme la vie, un lambeau de vêtement se confondant aux lambeaux des chairs asséchées, nous sommes et serons de toute éternité les morts qui marchent, les morts qui regardent, les morts qui frémissent à la beauté, les morts repus d’une vie de passage…

Comètes des profondeurs valsant harmonieusement, les méduses danseuses nous font découvrir ce refuge loin des hommes, ce territoire non exploité du fin fond des océans, pour nous rappeler les profondeurs de notre âme, de notre cœur, de nos peurs, de nos limites. Ici en osmose avec la femme, épouses de marins perdus, cette autre peur de l’homme dans les profondeurs de laquelle il plonge et si souvent ne revient pas. Coupures invisibles, sutures parfaites, la chirurgie de Frédérique Longrée n’a pas de cicatrices, elle est l’évidence même que le regard est l’épicentre de nos vies, le soleil celui de nos ténèbres. Rien de sombre, juste un sortilège avec la lumière, créatrice de vies. Frédérique Longrée accorde ce qui semble pour l’éternité, incompatible, la vie et la mort indissociable l’une de l’autre, cette mort que nous traînons durant toute notre vie, cette mort que le vivant invite à danser.


FREDERIQUE LONGREE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE





(cliquer)


Et cette belle proposition vue sur Facebook :
Des tirages originaux, format A4, signés et vendus au prix de 40 euros

A DECOUVRIR  ICI 


dimanche 20 septembre 2020

RENE VIDAL VU PAR ANDRE ESCARD


...les boîtes genre surréaliste, Duchein...fermées, ouvrables, avec taquets, tiroirs, chevilles...
















Voici un texte écrit par André Escard en 1992 pour la revue GAZOGENE N° V


René VIDAL

En Octobre 92, j'recherchais des créatures-teurs singuliers, des purs, des vrais, dans les parages des Pyrénées Zatlantiques : zéro, tintin, nib...
Cornebidouille, me dis-je alors : le Ténéré ???
Pi un jours, on m'turlute qu'y a un r'traité des pétroles, prés de Lacq, qu'à fait des zoiseaux zavec des vieilles pompes du gisement.
Moi, j'suis l'enfant sage : j'écoute c'qu'on m'dit.
J'y vas donc, vers the lieu.
Et v'la la découverte, la chouette, le v'lours rouge, la peau satinée, la réalité rêvée devant les yeux, et dans les tripes :
VIDAL (René, de son pronom)
Ca c'est du mec comme je cherchais, mais i n'est pas plus r'traité que l'Jean-François Maurice, ou qu'la Danielle Jacqui, ou qu'les adorables cairotes de Salernes ou qu'la fée Marie Morel...
L'ben vivant; j'vas vous dire.
René VIDAL est né dans le LOT (si cher au grand mécano de Gazogène), en 1945 (une d'évitée, il a du pot).
C'était à Biars-sur-Cère, à 40 km au nord de Figeac, avec un père savetier à côté, à Bretenoux, chez qui naît son goût du bois, du beau travail du bois, brut, débité, équarri, poncé, sculpté, peaufiné, odorant, soie sous la main (les tout qu'est-ce q'y faut, comme on f'sait jadis).
Et ça l'mène, le René, aux Beaux arts de Bourges (1965-1969), à l'atelier de sculpture de Marcel Gili, puis au diplôme national de cette spécialité.
Dès 1971 : expos personnelles et en participation.
En 79, il s'installe (et y reste), à MOURENX (Pyrénées Atlantiques), au lieu-dit "La Chêneraie", postalement codé 64150. C'ta 4km Sud de Lacq, et à 20 km ONO de Pau.
Il est prof d'art plastique à Artix (à 6 km de Mourenx)
Il est marié à une femme adorable. 3 enfants.
V'la l'homme: classique, jeune, beau mec.
Mais y a les zieux, et les circonvolutions céréb.
Alors çà explique la magie du reste!!!
Chez lui, à Mourenx, c'est plein de sculptures en bois finement poli, ou en polyester, avec des formes éblouissantes, tentaculaires, des couleurs gaies, se fondant l'une vers l'autre avec tendresses câlines, ou bien pleines, chaudes, vivifiantes, et puis des boîtes à tiroirs, à glissières et à mystères (souvenirs affectueux du papa savetier, ou découvertes, dehors et dedans, de paysages où faut s'introduire).
Comme disait Marc Dehez : "René Vidal, c'est le Colas Breugnon du surréalisme". Ce que j'ai adoré chez le jeune homme mince, de 47 ans, aux yeux bleus, c'est sa créativité époustouflante, sa délicatesse de caractère et de tons picturaux, sa simplicité, sa gentillesse.
Mais derrière, quelle force (David Hercule) quelles associations d'atomes accrocheurs, quel envoûtement de formes et de couleurs, et de justesse de tons, de nuances, quelle invention de transmission de pensées, d'images, de sentiments, de sensations. Ah ! là, oui, j'aime.
Alors, on y vient à ses oeuvres ???
Que d'invention, dans tout cela, de génie créateur, avec des formes inhabituelles, tentaculaires mais harmonieuses, à la perfection, et ces teintes fondantes, multiples, tendres ou très vives, et ces boîtes célestement mystérieuses.
Et puis dehors, dans le jardin, la sculpture grandeur nature de la vache blonde des Pyrénées, en bois venant de l'eau, mais couverte de plastique vert (contre pneumonies et moisissures).
Après tout cela (éblouissant) un autre jour, ce qu'on m'avait signalé dès l'abord : les pompes-oiseaux de la ville de Pau.
Ce fut bien ce que je présupposais, des pompes à pétroles de Lacq, décorées, par la grâce d'René Vidal, en oiseaux colorés, qui rajeunissent agréablement le paysage du Béarn industriel (Lacq est tout près).
Allez à Mourenx, chez René : c'est une féerie.
Moi, sûr, avec mes amis Dan et Gilles (du coin) j'y retournerai.
Car cet homme courtois, affable, gentil, gai, les yeux clairs et doux, mais malins et rieurs, eh ! bien, vous vous en doutez, maintenant : il a du génie dans son "Indedins", son crâne, ses tripes.
C'est chouette, les pompes-oiseaux de Pau.
Mais les sculptures, les maquettes, les boites (en bois ou polyester finement poncé et sublimement peint), ça, on a envie, illico, d'en séquestrer le créateur, de louer un camion énorme, et de tout emporter chez soi, pour, avec des amis ou des amies, les contempler, les palper, les admirer, entre nous seuls.
Et puis on te libérerait après quelques semaines, car on ne te veut pas de mal, René.
T'as toute la beauté du monde dans les mains et les circonvol. mentales.
Bravo à toi.
T'es un homme-ange.


LE SITE DE RENÉ VIDAL

LE TEXTE DE ANDRÉ ESCARD

LES OEUVRES DE RENÉ VIDAL

SUR WIKIPEDIA

UN BLOG QUI EN PARLE

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Photo Jean Péfau