Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !
Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …
Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis …. Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure ! ....................................................................................... ........................................................................................ ........................................................................................ .........................................................................................
" Considéré
comme l'un des précurseurs de l'art urbain, Ernest Pignon-Ernest
présente, à compter de dimanche à Landerneau, plus de 300 de
ses collages, dessins et photographies donnant à voir toute
l'originalité de son parcours créatif.
"Ernest Pignon-Ernest est un artiste populaire, beaucoup
de personnes connaissent ses images, son Rimbaud est partout et puis
beaucoup de livres ont utilisé ses images pour incarner Pasolini ou
d'autres", souligne à l'AFP Jean de Loisy, commissaire de l'exposition,
qui se tient au Fonds Hélène et Édouard Leclerc .
Celui dont
la célébrité a décollé en 1979 grâce à une exposition au Musée d'art
moderne de Paris est identifié mondialement par son portrait du "jeune
homme qui marche", Arthur Rimbaud.
"Mais ce n'est pas seulement
quelqu'un qui fait des dessins dans des livres ou des revues, c'est
quelqu'un qui fait des dessins pour des lieux et dans des circonstances
particulières", poursuit Jean de Loisy en marge d'une présentation à la
presse de l'exposition, qui laisse découvrir la façon dont "un artiste
réconcilie la pensée d'une figure et le lieu d'une mémoire".
"Les images que je colle dans les rues j'ai toujours l'impression qu'elles ne sont pas finies."
FHEL
POUR LA CULTURE
AUX CAPUCINS
29800 LANDERNEAU (FRANCE)
02 29 62 47 78
L'exposition se
prolongera jusqu'au 15 janvier 2023 au centre d'art contemporain créé en
2011 dans l'ancien couvent qui a abrité les premiers entrepôts des
magasins Leclerc dans les années 1960. Des artistes tels que Picasso,
Chagall, Giacometti ou Dubuffet y ont déjà été exposés.
Quand Pierre-Louis Basse parle de son ami Ernest Pignon-Ernest :
Ernest Pignon-Ernest est né à Nice, en 1942. Très jeune, il découvre l’univers du dessin. Il est le précurseur de l’art urbain, qui devient à la fin des années 60, le « Street Art ». Peintre, Dessinateur, Scénographe, Ernest Pignon-Ernest, bouleversé par les ravages de l’ère atomique, Hiroshima, l’enfouissement nucléaire, devient le peintre de la mémoire et des ombres ; le dessinateur unique de l’invisible, celui dont les murs du monde entier vont dire tout à la fois la souffrance, l’histoire, la poésie. C’est au cours d’un long voyage à Naples, transporté par ses lectures et découvertes du Caravage et de Thérèse d’Avila, que les figures mystiques s’imposent au fil du temps. Mais n’oublions jamais que le dessin de son Rimbaud, ode à la liberté et à la jeunesse fut collé sur les murs de nos villes, de Charleville au Boulevard St Michel. Ernest Pignon-Ernest, ou le « dessinateur aux semelles de vent ». En 2015, au fronton de la façade du Panthéon, il fait revivre par ses dessins, les visages de Germaine Tillon, Jean Zay, Pierre Brossolette, Geneviève Anthonioz- De Gaulle, qui rejoignent Jean Moulin et Victor Hugo.
Pour accompagner mes photos un article de Laurent Derouet :
A Bernay, l’abbatiale sert d’écrin aux «Extases» de l’artiste Ernest Pignon-Ernest
L’abbatiale
Notre-Dame de Bernay (Eure) accueille jusqu’au 18 septembre les «
Extases » d’Ernest Pignon-Ernest, un événement inédit rendu possible par
les liens d’amitié qui unissent le célèbre artiste avec l’écrivain
Pierre-Louis Basse et par un coup de cœur pour ce lieu.
Assis à la terrasse d’un café de Bernay (Eure), Ernest Pignon-Ernest
a la simplicité des plus grands. Et l’exigence des plus talentueux. «
J’y retourne. Il faut qu’on soit au point pour ce soir », s’excuse
presque celui qui a passé son existence à transformer la rue en œuvres
d’art, héritant au passage du qualificatif presque réducteur de « père
de l’art urbain ». Mais c’est pourtant à l’abri des regards, qu’à
quelques pas de là, dans la nef de l’abbatiale Notre-Dame, ses fidèles
partenaires, André Siegel et Mohamed Khattabi, règlent les derniers
détails de son installation, « Les Extases », une série de huit
portraits représentant de grandes mystiques de l’histoire chrétienne,
visible depuis le vendredi 2 juillet dernier.
Un
véritable événement à l’échelle du territoire rendu possible par une
amitié, celle avec le journaliste et écrivain Pierre-Louis Basse,
installé à Bernay depuis quelques années. « Je pensais que ce serait
formidable de voir le travail d’Ernest dans cette abbatiale. Et quand
j’ai une idée en tête… », sourit-il. Encore fallait-il que le site
séduise l’artiste. « Depuis le succès qu’ont connu les Extases à la
chapelle Saint-Charles Avignon [en 2008, NDLR], je reçois des dizaines
de demandes pour les présenter. Mais comme toujours dans mon travail, le
lieu est essentiel, c’est pour cela que j’accepte rarement. Et là, j’ai
eu un coup de cœur devant sa beauté, sa dimension spirituelle.
Un hommage à « ces mystiques qui assumaient leurs désirs »
C’est
donc dans cette atmosphère foisonnante que le public pourra découvrir
jusqu’au 18 septembre prochain les corps en tension de ces amoureuses du
Christ, de Marie Madeleine à Thérèse d’Avila en passant par Catherine
de Sienne ou encore Madame Guyon. « Je me suis concentré sur leurs
écrits pour imaginer leur portrait avec cette difficulté qui était de
représenter ces corps qui refusaient la chair, qui ne tendaient qu’à une
chose, se désincarner pour être au plus près du Christ ». Il lui faudra
de nombreuses années pour trouver la clé de cette quête. Et une
rencontre, celle avec la danseuse étoile des ballets de Monte-Carlo,
Bernice Coppieters, qui lui servira de modèle. « Sans elle, je n’y
serais sans doute jamais parvenu. Elle est d’une grande beauté, d’une
grande intelligence. Elle a su donner vie à ces femmes ».
"Ernest Pignon-Ernest intervient depuis plus de
cinquante ans dans l’espace public. Il présente à Landerneau ses
installations, ses dessins, ses photographies révélant l’ensemble de son
processus de création. L’exposition rassemblant plus de trois cents
œuvres manifeste la puissance créative de ce grand artiste, alerté par
l’état du monde, soulevé par sa passion pour l’art et la poésie,
considéré parfois comme un pionnier de l’art urbain. Apparaît ainsi
derrière l’ombre de l’artiste aimé du grand public un créateur complexe
admiré par les plus grands penseurs et poètes d’aujourd’hui et longtemps
maintenu en retrait des institutions. Ses dessins installés dans les
rues des villes du monde semblent naître des murs mêmes où il les a
soigneusement placés pour se glisser dans nos vies, sur nos livres, dans
notre esprit. Difficile de penser à Rimbaud ou à Pasolini sans
qu’immédiatement leurs silhouettes ne s’imposent à nous telles qu’Ernest
Pignon-Ernest les interpréta. Ces images sont célèbres car elles sont
devenues l’identité la plus familière d’un poète, d’un combat ou d’une
situation.
Écrivains, résistants, mystiques,
chefs-d’œuvres du passé collés dans les rues de Naples; victimes à
Soweto, Haïti, Grenoble; solitudes à Lyon, à Paris; les collages
d’Ernest Pignon-Ernest réalisés souvent dans des situations complexes à
Alger, Port au Prince, Ramallah, Avignon sont devenus les images
rémanentes des émotions que ces figures ou ces détresses nous inspirent.
L’exposition du FHEL est la célébration d’un artiste déjà fameux et
dont, militants ou esthètes, artistes de l’art urbain, activistes ou
amoureux de la littérature ou de l’histoire de l’art se réclament. En
fréquentant son œuvre apparaissent des étapes, des processus, des
méthodes, des œuvres moins familières qui révèlent une culture, une
pensée, un soin que cette exposition montre en élargissant la
connaissance que nous en avions. L’artiste y apparaît en situation: ses
installations à l’échelle des lieux, ses œuvres photographiques qui
restituent l’émotion que ses collages suscitent, les esquisses et par
elles, les processus de décision qui aboutissent à l’apparition de la
figure. Ernest Pignon-Ernest, l’artiste que l’on croyait connaitre,
longtemps aimé du public et ignoré des institutions, est présenté pour
ce qu’il est : profond, complexe, radical, soucieux de l’humain. Il est
un artiste et un poète parmi ceux qu’il célèbre."
FHEL
POUR LA CULTURE
AUX CAPUCINS
29800 LANDERNEAU (FRANCE)
02 29 62 47 78
L'exposition se
prolongera jusqu'au 15 janvier 2023 au centre d'art contemporain créé en
2011 dans l'ancien couvent qui a abrité les premiers entrepôts des
magasins Leclerc dans les années 1960. Des artistes tels que Picasso,
Chagall, Giacometti ou Dubuffet y ont déjà été exposés.