Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
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samedi 18 mai 2019

DANS L'ATELIER DE LOUIS CHABAUD : QUELQUES OEUVRES


"L'ART, c'est comme L'AIR, comment expliquer ce que l'on respire ?"
 
Louis Chabaud
























Et pour accompagner mes photos aujourd'hui un texte écrit en 2003 par Jeanine Rivais :


 Le voyage imaginaire de Louis Chabaud s'en va très loin, tantôt dessins en noir et blanc, à l'encre de Chine ; autoportraits satiriques, dans lesquels un personnage très élaboré ou au contraire réduit à un trait enfantin, "occupe" une place centrale. Animal ou homme, il est nanti d'un visage humain, avec une conquérante moustache "à la Chabaud". Autour de lui, gravitent d'autres personnages très mobiles, dansant entre les "murs" de petits espaces bien cloisonnés amenant le spectateur à une lecture épisodique comparable à celle des bandes dessinées et qui s'enchaînent comme des idées fuseraient une à une, ou bouillonneraient hors d'un cerveau ! Tantôt tableautins colorés dont chacun est une étape d'un long périple cérébral jaillissant ensuite de toutes parts sur des oeuvres de grand format ! Sa démarche prend corps au sens littéral, sous forme de lascives créatures érotiques, nues, plantureuses, tailles de guêpe et seins arrogants. Et néanmoins sylphides, flottant, mordorées, dans des ciels aux bleus tourmentés. Elles semblent jalonner les fantasmes de personnages qui, paradoxalement, ne sont jamais "réels" : linéarisés de manière un peu puérile ; filiformisés ; serpentisés ; décérébrés ; lourdement chargés de symbolisme. Jamais simplement hommes, mais corps-villes, corps-fossiles, corps-pubs, têtes-châteaux…
      Et puis, grâce à son humour, Louis Chabaud crée en trois dimensions de très concrètes sculptures  où il dénonce pêle-mêle la drogue, le sida, les ambiguïtés de la religion, la misère des concentrations populaires, la "connerie" à l'échelle planétaire. Belles œuvres aux couleurs chaudes qui complètent son monde truculent, érotique, provocateur, volontiers sexiste ; toujours tendre et gentiment ironique…  


LOUIS CHABAUD ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

SUR LE SITE DU HANG ART

SUR LE SITE DE LA CRÉATION FRANCHE

DANS LA COLLECTION CÉRÈS FRANCO

DANS SORTIR ICI ET AILLEURS

CHEZ JEANINE RIVAIS

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Aout 2018

vendredi 17 mai 2019

DANS L'ATELIER DE LOUIS CHABAUD : QUELQUES OEUVRES


 Et pour accompagner mes photos un texte de Jean-François Maurice :

« Le travail de Louis Chabaud peut sembler à son image : forte, sonore et immédiate.
    La représentation toujours narrative fait surgir sa singularité d’un jeu d’opposition. Les contraires s’enlacent, les doubles s’imbriquent, les uns se coulent dans les autres, les opposés s’affrontent pour mieux s’aimer…
L’immédiateté ne saute aux yeux que pour mieux se cacher : au contraire elle est l’expression d’une dialectique, d’une ambiguïté, d’une vibration des différences. Il ne s’agit pas tant de présenter le spectacle d’un art grossier et sans culture que de pervertir la culture grossière de la représentation spectaculaire.
    Les couleurs sont à l’avenant: les plus criardes se marient, les plus acides se mêlent, les plus provocantes se combinent… Avec Louis Chabaud le mauvais goût, la redondance, le kitsch s’affichent avec insolence. C’est un art qui ne veut pas dire son nom, mais un art qui veut péter le feu. Un art modeste qui ne renierait pas sa filiation avec la figuration libre. Mais du grand art pourtant, au sens d’une alchimie, où la matière brute se révèle ».












 





 








Louis Chabaud est né le 7 février 1941 à Aubagne. Il perd sa mère à l’âge de trois ans et son père, cheminot, meurt écrasé par un train. Il est alors confié à sa grand-mère infirme et à un oncle brutal chez lequel il connaît une vie de misère. Vers l’âge de dix ans, il tombe malade et sera envoyé à l’hôpital puis au sanatorium de Briançon. Pendant son adolescence, il découvre la peinture et exécute des paysages provençaux qu’il vend aux touristes sur les plages de Port Grimaud et de Saint-Tropez. À l’âge de vingt-cinq ans, il perd sa grand-mère et part sur les routes pour se retrouver à Chaumont où il rencontre sa future femme, institutrice.
De 1967 à 1974, il exerce le métier d’animateur au Club Méditerranée puis monte un duo comique de café-théâtre avec le comédien Michel Crémadès. Mais durant son temps libre, il continue à peindre.
C’est aux alentours de 1975 qu’il abandonne la peinture « commerciale » pour se consacrer à une œuvre plus inventive. Avec un humour omniprésent, nuancé cependant d’un soupçon d’inquiétude que viennent troubler ses coups de gueule légendaires, cet artiste campe ses personnages dans des situations facétieuses ou enchantées.
Louis Chabaud réside à Praz-sur-Arly, en Haute-Savoie, où il organise également le Festival d’Art Hors-les-Normes.

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Aout 2018

jeudi 16 mai 2019

DANS L'ATELIER DE LOUIS CHABAUD

Magnifique rencontre tellement attendue !
Notre Périple 2018 nous amène à Praz-sur-Arly, dans l'atelier de l'indispensable LOUIS CHABAUD




























Un texte de son ami, de mon ami, de notre très cher Laurent Danchin :

Né en 1941 à Aubagne. Vit et travaille à Praz-sur-Arly.

    « Peintre, sculpteur, mais aussi humoriste et poète, artiste né en tous cas, doué pour le spectacle et toutes les formes d’expression, Louis Chabaud est un cas, un phénomène comme on a plaisir à en découvrir au hasard de ses pérégrinations.
    Originaire d’Aubagne, la capitale des santons, pratiquement orphelin au départ, c’est de lui-même, par instinct, que cet ancien titi de la rue et des plages, tantôt marchand de glaces, tantôt vendeur de marrons, est venu à la peinture vers l’âge de 13 ans, soutenu par l’affection de deux maîtres de rencontre : Marius CHAVE, grand santonnier, et surtout Théo SICARD, peintre provençal.
    Pendant longtemps, Louis Chabaud mena de front deux métiers, celui d’amuseur, pour le compte du Club Méditerranée et celui de peintre paysagiste, dans la tradition provençale.
    Jusqu’au jour où clandestinement dans les affres du doute, il osa s’éloigner de sa manière « commerciale » pour commencer, sur les pages d’une sorte de journal intime dessiné, des recherches vraiment personnelles, qui allaient peu à peu l’amener aux élucubrations poético-délirantes caractéristiques de sa manière d’aujourd’hui : un style développé dans le dessin et la peinture d’abord, puis plus récemment la céramique…
    Comme l’art naïf, l’art populaire est toujours fortement narratif, teinté d’humour et de moralisme. Je ne sais si Louis Chabaud se considère comme un artiste populaire, mais qu’il s’agisse de ses grandes peintures, d’un onirisme fortement poétique, ou de ses céramiques colorées à thème, qui manifestent un souci évident de provocation, toutes ses œuvres semblent furieusement animées du désir de prendre la parole. C’est une sculpture ou une peinture humoristique au départ, pleine de jeux de mots, gags, grimaces et double-fonds, d’une inspiration plutôt morale et critique apparentée davantage à un certain dessin de presse, ou à une certaine BD qu’à l’art souvent guindé des galeries.
    Truculent, chaleureux, un rien sentencieux parfois, il développe avec la verve du fabuliste, une critique essentiellement bienveillante des ridicules de la comédie humaine.
    Certains trouvent l’œuvre de L. Chabaud inégale. Bien sûr, tout n’est pas d’un même niveau dans l’atelier d’un artiste. Pour ma part j’y aime la vie, la profusion, la fantaisie.
    Chabaud l’amuseur restera toujours Chabaud. Dans la grande salle de sa grange atelier, une installation, hommage à Pollock, présente la table à déjeuner, des assiettes, des couverts. Au fond d’un tiroir à demi ouvert, on peut lire ces mots :
 Le jour où l’on pourra manger les cons, finie la famine »   


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