Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 24 mai 2017

LE CABINET DE CURIOSITES DE FABIEN ANSAULT A CHAMESSON : QUELQUES OEUVRES

LES Z’UNS POSSIBLES
« Entre la maison, l’atelier et les expositions, les œuvres s’accumulent et constituent naturellement, dans leur ensemble, une sorte de cabinet de curiosités. Une scénographie est déjà présente, née de cet assemblage », une scénographie imprévue qu’il reste à formaliser. A côté de son atelier, Fabien décide donc de créer une salle d’exposition dans sa vieille grange, et, avec elle, est fondée l’association Les Z’uns possibles. Le musée des Z’uns possibles, ce cabinet de curiosités qui collait à la peau de l’artiste, naît officiellement en 2015, rassemblant les œuvres de Fabien et celles de ses amis qu’il invite pour partager, entre étagères et vitrines, deux ou trois idées curieuses, un bout de conversation insolite ou quelques questions singulières. Son ouverture au public est prévue en mai 2016… Pour aller se rincer les yeux, mais aussi échanger autour d’un verre puisque « le café des Z’uns possibles est né dans la foulée ! Ce café associatif permettra de financer les travaux du musée, la bibliothèque ... au bord de la Seine » au 2 impasse Rive de Seine, à Chamesson en Côte-d’Or.
L’œuvre de Fabien Ansault se présente à nous comme un parcours initiatique et spirituel, mais son propos ne manque pas, non plus, de nous réjouir, dans des contours plus drôles ou plus cocasses. Quand le regard de l’esprit emprunte les chemins de traverse, on aperçoit au milieu des crânes et des ossements, le mystérieux sourire de la vie. De la part d’ombre de la mort, ancrée au plus profond de nos chairs, surgit toujours, à l’improviste, une lumière surprenante …. À nous couper le souffle !

Ysa Gudule 


 


























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mardi 23 mai 2017

LE CABINET DE CURIOSITES DE FABIEN ANSAULT A CHAMESSON

C'est Aurélien Demaison qui, la première fois, m'a parlé de ce lieu atypique ..
Je n'avais pu me rendre au vernissage il y a tout juste un an en mai 2016 .
En septembre Apolline et moi avons terminé notre périple d'Art Brut par ce lieu étonnant.

Nous avons passé quelques heures passionnantes avec un homme passionné dans un lieu plein de charme et de trésors  au bord de la Seine ...
C'est à 2h45 de Paris et c'est une indispensable visite à envisager pour un week end.
Fabien Ansault, artiste plasticien et designer graphique s'est installé en Bourgogne au cœur du pays Châtillonais, il y a  une quinzaine  d’années.
Il  a transformé son lieu d’habitation pour s’adonner à sa passion pour les cabinets de curiosités. Diplômé des Arts Décoratifs, il crée des objets de toute sorte: totems, objets bizarres et fabuleux, peintures, Vanités. Il y a ses œuvres, celles de ses amis ....
Le salon regorge de livres, de créations dans les vitrines...
Il y a fort à voir car il y a aussi l'atelier, " La Boucherie Humaine"... et un café associatif où il fait bon se restaurer ...

BREF QUE DES BELLES ET BONNES RAISONS D'Y ALLER !























 Et pour accompagner mes photos un très beau texte d'Ysa Gudule sur ce bien singulier créateur et sur cet endroit surprenant :

" Comme un funambule sur le fil des ombres, Fabien Ansault prend les gestes du shaman pour redonner vie à la mort, la dérobant à l’oubli. À partir des dépouilles de la nature qu’il assemble ou peint, il crée le reliquaire d’un monde disparu pour appeler des monstres magnifiques. Et si on faisait sourire la mort ?

C’est dans sa Champagne « pouilleuse » natale que Fabien Ansault commence à accumuler une collection de crânes et autres vestiges du « vivant ». Cette manie, cette passion fera la matière première de son œuvre. Mais au départ, suivant les traces de ses deux parents et d’un oncle, c’est à l’Ecole des arts appliqués Duperré à Paris qu’il fait ses études. « J’y croise un professeur et peintre, Gérald Garand, qui me transmet l’envie de création et un regard curieux. »

UN PEU D’ART BRUT AU DÉTOUR DE L’ARCHITECTURE
Il prend une grande claque artistique en découvrant l’exposition Tinguely à Beaubourg en 1988-89. Il aime alors se replonger dans l’univers du plasticien à l’ombre de la sculpture monumentale du Cyclop (ou Le Monstre ou La Tête), au pied de laquelle il fait des pique-niques – « et oui, c’était possible à l’époque ! » - dans le bois des Pauvres à Milly-la-Forêt (Essonne). Ces sculptures fabriquées à partir d’objets de récupération, sciemment imparfaites, s’opposent au culte de l’objet neuf et pratique le recyclage déjà utilisé par l’art brut. Ce rejet académique inspire beaucoup le jeune futur architecte qu’est Fabien. « C’est ma première rencontre avec cet art singulier qu’est l’art brut. »
Mais, une fois son diplôme en poche, « le boulot me rattrape pendant quinze ans durant lesquels j’exécute des architectures éphémères : des stands pour des expositions ou des musées. La vie parisienne « speed » ne me laisse pas le temps de peindre, hormis quelques toiles au moment de la naissance de ma fille Héloïse. » Sa vie alterne entre le travail et les week-ends dans sa Champagne d’origine.
En 2002, Fabien largue les amarres et part avec sa famille en Bourgogne. Il y installe son atelier, et reprend la peinture. Ses travaux débouchent sur une première exposition en 2003 : « Une série de peintures en perspective, des intérieurs d’églises de Bourgogne et de Champagne, baptisée Architectures de lumière. » Cette exposition fait son chemin, accueillie principalement dans des églises, et ses toiles suscitent un bon retour du public. « Mais il me reste encore à trouver le lien entre la création et ma passion pour une nature morte à faire revivre », le thème qui soutiendra toute son œuvre.

DES HASARDS ET DES OS
En effet, la magnifique forêt qui l’entoure le renvoie à ses premières amours : il continue d’accumuler des ossements polis par la terre, des objets vieillis par le temps, des cailloux sculptés par le hasard, des bois caressés par la Seine… « L’envie de donner une seconde vie à ces objets me fait assembler mes premiers totems, dressés comme des reliquaires. » Les premiers rivalisent pour atteindre le ciel, puis la taille se réduit « par souci d’accessibilité ». Son thème de prédilection s’impose alors : une autre forme de ciel, « une histoire de vie avant et après la mort ».
Il entame parallèlement une série de « natures mortes, très mortes, des toiles en hommage aux animaux tués dans leur milieu naturel, pour le plaisir de l’homme. Une représentation des animaux victimes de la chasse ou de la pêche… ». Un plaisir que Fabien est loin de partager : « Arghhh ! » L’artiste reste sur le fil de la seconde vie, « la peinture immortalise ces animaux… dans leur mort ». Et c’est au milieu de ce travail de funambule qu’une rencontre primordiale va définitivement orienter son parcours.

UNE FAMILLE D’ARTISTES SINGULIERS
Le déclic s’opère grâce à Andrée et Jean Moiziard, eux-mêmes résidents en Bourgogne, qui lui ouvrent les portes de leur univers esthétique et « me donnent ma deuxième grande claque artistique : ils me font découvrir le musée d’art brut de La Fabuloserie. » Ce musée privé, ouvert au public depuis 1983, situé à Dicy dans l’Yonne, est un espace aménagé par Alain Bourbonais pour accueillir sa collection personnelle d’art « hors-les-normes » : plus de mille créations réalisées par des artistes autodidactes apparentés à l’art brut. Dubuffet qualifiera cette « maison-musée » d’« Anti-Beaubourg décentralisé ». Le lieu est conçu comme un véritable cabinet de curiosités, autour duquel s’étend un parc de sculptures d’habitants paysagistes, le « jardin habité » où tourne le fabuleux Manège de Petit Pierre.
Autant les œuvres de La Fabuloserie bouleversent Fabien Ansault, autant cette découverte le décourage profondément. Dans ce lieu, il constate la richesse des concepts déjà visités par tous ces créateurs. Dans la plus grande simplicité de leur condition, où ils ne se posaient même pas comme artistes, où l’instinct, le désir et le rêve l’emportent sur l’idée, il lui semble pourtant que « tout a déjà été fait ! Là, c’est la déprime ! ». Cependant, le couple des Moiziard le rassure, lui certifiant avoir « trouvé une grande famille » où il trouve sa place, « celle des artistes singuliers où tout est à refaire et à réinventer. »

DES CABINETS CURIEUX
Le jeune peintre découvre aussi Auberive en Haute Marne, abbaye cistercienne dont les murs ont entendu tour à tour les prières des moines, le vacarme d’une usine et les plaintes de femmes purgeant leur peine carcérale. C’est aujourd’hui le chant des couleurs qui donne son souffle à ce lieu, réhabilité en centre d’art contemporain où les artistes singuliers trouvent largement leur place. Fabien Ansault « y rencontre une foison d’artistes incroyables dont certains deviendront des amis. » Et il ne sait pas encore que bientôt, c’est lui-même qui en invitera certains, avec leurs créations, pour s’exposer à ses côtés dans les murs de son propre cabinet de curiosités.
Pour l’heure, ce sont ses totems qui sont invités « à sortir au grand jour, grâce à un conservateur des plus originaux, François Nedellec, du musée Buffon à Montbard », en Côte-d’Or. Situé dans les anciennes écuries du château de Montbard, ce musée retrace l’évolution de la science à la période charnière des Lumières. On y trouve, entre autres, un cabinet de curiosités, structure muséale qui, décidément, interpelle Fabien. A Montbard, le musée scientifique s’ouvre à l’art, tout comme à La Fabuloserie, l’art s’exposait comme un cabinet curieux.

TOUT EST VANITÉ
« Dans une suite très logique du continuum de mon travail, après les totems et les natures mortes, j’entame alors une grande série de Vanités », cette peinture très appréciée du XVIIe siècle, qui montrait combien la vie était courte et peu importante à l’échelle du monde, la mort mettant systématiquement en balance toute œuvre humaine jusqu’aux plus beaux plaisirs de l’existence. Ces peintures comportaient obligatoirement une tête de mort.
Fabien prépare donc des « installations » composées de multiples éléments, au milieu desquels surgit, logiquement, cette tête de mort. Il photographie alors ces compositions, modifiant les angles, les points de vue, s’aidant pour cela de miroirs déformants. Puis il vieillit, repeint, patine, gratte les clichés obtenus. « Ce ne sont pas des photos, mais ce ne sont pas des peintures non plus. »

FAUT QU’ÇA SAIGNE !
L’exposition au musée Buffon aura donné l’impulsion à une itinérance entre des expositions en solo ou en collectif, entre musées, galeries et festivals. « Les sculptures totémiques vont jusqu’à investir des lieux abandonnés, parfois en pleine forêt. » Où la vie et la mort s’appellent, se répondent et résonnent en nous. « De plus en plus souvent, les Vanités viennent compléter les natures mortes, très mortes, et les totems. L’ensemble cohabite parfaitement. Ces assemblages donnent lieu à des installations qui mettent en scène leur cohérence. »
Mais la ville de Montbard n’a pas encore donné son dernier mot à l’artiste. L’année 2009 donne lieu à « une belle rencontre avec Christelle Silvestre, la maire de cette ville, qui donne carte blanche » à Fabien pour aller s’exprimer loin des sentiers battus à l’occasion « d’un événement marquant : l’inauguration d’un festival de curiosités », une manifestation où l’étrange, le mystérieux et le bizarre se donnent rendez-vous. Dans cette histoire de la vie avant ou après la mort, l’artiste ouvre une boucherie humaine, en plein centre-ville de Montbard : « Une installation, parfois (souvent) trop prise au premier degré, qui dénonce les atrocités de la guerre. » Mais l’artiste précise que la boucherie humaine avait déjà existé avant. En effet, « dans ma jeunesse champenoise, cette boucherie était sortie des mains d’un autre artiste singulier, Lucifugus Merkel qui fabriquait des pièges à humain. » Ce travail résonne toujours dans la mémoire de Fabien lors de ses créations et installations.

LES Z’UNS POSSIBLES
« Entre la maison, l’atelier et les expositions, les œuvres s’accumulent et constituent naturellement, dans leur ensemble, une sorte de cabinet de curiosités. Une scénographie est déjà présente, née de cet assemblage », une scénographie imprévue qu’il reste à formaliser. A côté de son atelier, Fabien décide donc de créer une salle d’exposition dans sa vieille grange, et, avec elle, est fondée l’association Les Z’uns possibles. Le musée des Z’uns possibles, ce cabinet de curiosités qui collait à la peau de l’artiste, naît officiellement en 2015, rassemblant les œuvres de Fabien et celles de ses amis qu’il invite pour partager, entre étagères et vitrines, deux ou trois idées curieuses, un bout de conversation insolite ou quelques questions singulières. Son ouverture au public est prévue en mai 2016… Pour aller se rincer les yeux, mais aussi échanger autour d’un verre puisque « le café des Z’uns possibles est né dans la foulée ! Ce café associatif permettra de financer les travaux du musée, la bibliothèque ... au bord de la Seine » au 2 impasse Rive de Seine, à Chamesson en Côte-d’Or.
L’œuvre de Fabien Ansault se présente à nous comme un parcours initiatique et spirituel, mais son propos ne manque pas, non plus, de nous réjouir, dans des contours plus drôles ou plus cocasses. Quand le regard de l’esprit emprunte les chemins de traverse, on aperçoit au milieu des crânes et des ossements, le mystérieux sourire de la vie. De la part d’ombre de la mort, ancrée au plus profond de nos chairs, surgit toujours, à l’improviste, une lumière surprenante …. À nous couper le souffle !"


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 ET UNE NOUVELLE EXPOSITION !

Vernissage de l'exposition: "ARCHITECTURES DE LUMIÈRES 2"
peintures le SAMEDI 27 MAI 2017 à partir de 18h30.


lundi 22 mai 2017

MICHEL NEDJAR AU LAM : QUELQUES OEUVRES


"Face aux poupées inquiétantes et étranges de Michel Nedjar, Jean Dubuffet, figure de proue de l’art brut, parlait dès le début des années 1980 d’un “art très effrayant, affreusement tragique“. Si l’objet-poupée possède quasi intrinsèquement une dimension mélancolique, voire macabre, dans sa façon de réduire l’humanité à une minuscule et ambivalente chose, ce qu’en fait Michel Nedjar depuis plus de quarante ans procède d’une obsession visant à résister à la conscience d’une humanité perdue à elle-même. Comme si l’artiste cherchait dans la fabrication de ses poupées chiffonnées, décharnées, lacérées, ficelées et ligotées, tels des petits monstres à la fois momifiés et mignons, une réponse hypothétique et poétique à l’énigme de notre condition.

Du chaos, l’artiste enregistre ainsi les traces, moins pour nous alerter que pour se sauver lui-même. Jusqu’à aujourd’hui, c’est la conjuration de la peur qui se joue dans son œuvre, en particulier dans ses reliques accumulées, comme cette poupée tissée avec des restes de tissus retrouvés après l’attentat du Bataclan. La mort rôde partout dans cette introspective, mais plutôt que de la cacher, Michel Nedjar se protège de sa menace brutale et de ses souvenirs bruts en l’enchâssant à son imaginaire inquiet : comme des enfants jouent à la poupée en y projetant inconsciemment leurs fantasmes, il triture ses poupées pour continuer à croire en l’humanité jusque dans les traits de sa perdition."

Jean-Marie Durand































LE LAM

DANS LES INROCKS 

DANS LA VOIX DU NORD 

DANS L'EXPONAUTE

DANS CONNAISSANCE DES ARTS 

MICHEL NEDJAR ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

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JUSQU'AU 4 JUIN 2017

Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h
au LaM, 1, allée du Musée à Villeneuve-d’Ascq. 
Entrée : 10/7 € ; gratuit le premier dimanche du mois.