Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 25 juin 2018

GROS PLANS SUR JEPHAN DE VILLIERS






















Tandis qu’il parle, Jephan de Villiers insiste sur tout ce qui précède la réalisation. Il manifeste un véritable élan tandis qu’il raconte la forêt de Soignes, les chemins interdits qu’il est le seul à connaître, tandis qu’il parle des arbres comme autant d’amis. Il manifeste charnellement son accord avec une nature qui n’est plus aussi fière que celle des romantiques, à travers lui nous la devinons menacée, ses balades sont comme la rencontre de deux grands blessés.
Il faut bien dire artefact tandis que nous parlons de ce que “fabrique” Jephan de Villiers, car il s’agit bien de rencontres absolument fortuites qui conduisent chaque fois le créateur à nous proposer la même expérience.
Sous la figure d’une identique interrogation, il évoque un monde – d’abord à lui seul – maintenant bien commun par le fait de son œuvre.

Ainsi dans le travail de Jephan de Villiers, deux espaces mentaux se côtoient, celui qui conduit à l’errance solitaire de l’artiste en quête de nature, d’arbre et de vie ; et celui de ses objets. L’attitude du flâneur ressemble à celle de l’homme en prière, que peut-il dire à ce qui ne l’écoute ni ne l’entend, mais à qui s’adresse-t-il, à Dieu, à la Nature, à quel Autre Esprit ? Comme pour celui qui croit, et comme pour celui qui ne croit pas, il ne soliloque pas tandis qu’il s’adresse à ces forces immuables et hors de lui. Il sait qu’il n’a aucun pouvoir, que celui d’être là, témoin vulnérable.
Peut-être est-ce cette fragilité, comme une jouissance supérieure, qui lui permet de se mesurer aux forces du monde. A moins que ce soit le spectacle mêlé du vivant et de la mort qu’offre la nature qui, en le fascinant, le laisse humble. L’humus vindicatif sur les branches foudroyées. Le vert de la vie sur le gris des os du bois. Les animaux secrets, les élytres d’un insecte perdu où se joue la lumière. Les grandes orgues des rais de celle-ci qui rythment ses pas. Chaque promenade, comme un concert élégiaque invite l’homme à se soumettre à la force du mystère et du vivant.
Mais tout cela a-t-il quelque chose à voir avec l’art ? Oui, avec l’absolu de l’art.
Depuis de nombreuses années l’art ne se définit pas seulement par les formes plastiques qu’il propose, il est devenu hybride et a élargi son champ, ce qui, en conséquence, redonne à la critique un rôle d’éclaireur.

L’art, s’ouvrant au registre des attitudes et des comportements, a renvoyé l’objet plastique – celui qui
demeure in fine – à l’état de vestige, témoin de la saga de l’artiste. Au-delà de ce qui est vu, le spectateur doit remonter le cours d’une démarche. Ici, devant les artefacts de Jephan de Villiers, imaginer ses parcours et ses glanes ; les clairières éclairées, veillées par les grands arbres qui le connaissent bien maintenant, et qui lui délivrent leurs fières feuilles. Il va les ramassant, leur parler comme on le fait à des enfants incongrus que l’on croise où on ne les attend pas. Et les feuilles vont lui répondre en cette langue qu’il transcrit quand, les jours où il fait trop froid, où la pluie est trop forte, il reste dans l’atelier, avec cette plume qui, seule, connaît leurs mots.
Les objets – les œuvres – de Jephan de Villiers se caractérisent par leur humble fragilité, par leur non-valeur.

Mais quelle valeur a le geste d’une prière ?
Que vaut l’acte symbolique d’un don ? Jephan de Villiers interroge le seul moment présent et le dépasse.
Ses prières de feuilles et de mie de pain sont ainsi plus solides que le plus fort des monuments. Elles n’ont pas à affronter le temps, elles ne lui sont pas rivales. Elles ne sont pas de ce monde. Elles sont d’un ailleurs où tout flotte en liberté. Elles témoignent d’un lieu d’avant l’angoisse, celui des questions premières, celui où l’homme est pur et innocent pour n’avoir pas encore porté la main sur la nature.
Jephan de Villiers est toujours surpris par l’intérêt, l’étonnement que son travail suscite. Mais l’artiste est bien celui qui a vu pour nous ce que nous ne verrons jamais. Son œuvre nous dit cela : au-delà de son seuil se tient l’énigme. Celui-ci n’a qu’un initié, un créateur : “l’artiste”. Ce qu’il nous révèle, c’est une fable : “son œuvre”. Et celle-ci s’éprouve dans la force de son silence, elle ne nous rend pas initiés à notre tour, non, elle nous maintient sur ce seuil où naît justement l’émerveillement. Mais d’une rive à l’autre, du regard de l’artiste qui choisit les branches et les cailloux, les combine et les assemble, à celui qui ne voit qu’un bonhomme, où sont les passages ?

Alin Avila, Paris juin 2004

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dimanche 24 juin 2018

LE MUSEE-ESPACE JEPHAN DE VILLIERS













"Dans sa civilisation, il y a des guetteurs du bord du monde, des anges de mer et porteurs d’automne, des nomades du silence. Il a même inventé une écriture. Le bestiaire, lui, est à part, fruit d’une rencontre avec des enfants non-voyants et du hasard"


















(Photos Sophie et Apolline Lepetit )


Jean-Paul Gavard-Perret nous parle de Jephan de Villiers :

Jephan de Villiers sait que  la mort prend toujours sa source là où s'assèche la vie. C’est  pourquoi afin de  s'efforcer de mourir en dansant, sa forêt des songes humides offre  une nuit épiphanique pour l’ultime chorégraphie du septième sceau. On ne s'en tirera pas vivant mais l’œuvre permet d'aimer toujours la vie contre la mort que l'on se donne et qui nous est donné. Elle permet de s’empaler à la pointe des désirs. C’est pourquoi la sculpture du créateur en ses mises en scène lutte contre le pire comme si la vie n'était qu'un leurre et la mort un Shakespeare.Qu'est-ce en effet que cette oeuvre sinon la vie secrète ? La vie séparée et parfois faussée mais aussi sacrée. La vie à l'écart de la société mais dedans parce qu'elle rappelle parfois la vie avant le jour, avant le langage. La vie vivipare, dans l'ombre, avec des voix qui tentent de recouvrer leur naissance. Jephan de Villiers reste donc un des sculpteurs les plus paradoxaux de notre époque. C’est aussi une sorte de « naturaliste » poète. Né au Chesnay en 1940, il vécut  à Londres avant de s’installer dans la forêt de Soignes près de Bruxelles. Il y trouva le premier bout de bois auquel il associa une petite tête modelée en mie de pain. Le premier « Arbonautes » naquit. Ce fut à la fois l’Eve et l’Adam ou l’Androgyne absolu d’un  monde habité depuis son arrivée de lutins, de rois, d’anges. Ce fut l’ancêtre commun à tout le peuple d’Arbonie découvert pour la première fois en France en 1992. Ce peuple nous ramène à notre origine la plus primitive et obscure et plus profonde encore que celle de « La nuit sexuelle » où selon Quignard tout part. Avec ses personnages nous sommes soumis à une sorte d’inconscient tellurique, collectif et primal et en un temps pré humain. pourtant ses gnomes connaissaient déjà l’usage du masque et de l’outil ainsi qu’une sorte d’écriture  hiéroglyphique.  Mais afin de comprendre l’œuvre il faut partir d’un grand principe. Pour Jephan de Villiers, “ce n’est pas la pomme qui tombe, c’est  l’arbre qui s’envole”.  Et ce même si son œuvre est avant de notre terre primitive, primordiale. Elle vient se porter en faux contre la vie post-moderne de plus en plus virtuelle et urbanisée. L’artiste nous ramène à une sorte de culte païen pour des cérémonies en l’honneur d’une vérité sauvage. Elle se développe - et pour reprendre le titres d’expositions de l’artiste - en « Fragments de mémoire », en  « imprévisibles rencontres » avec des « âmes-oiseaux ». Elle reste le foyer  de  « Métamorphoses nocturnes »  et de « reliquaires du bord du monde ».

Plus miroirs que masques les personnages de l’artiste créent un fantastique particulier, une science fiction qui nie autant la science que la fiction afin de nous replonger vers le feu et la légende. Son cabinet de curiosité est donc celui d’un chaman ou d’un druide étrange. Celui qui cultive des œufs sauvages et soigne les ours gardiens de son peuple des bois. Avec Jephan de Villiers  nous ne nous situons plus dans le psychique mais dans le symbolique. Ce dernier est lui aussi révulsé dans un réalisme « impraticable » que constituent ses totems. Ils perdent toute leur valeur sacrée et deviennent les colifichets – et des colis fichés. A l’inverse ils retrouvent la puissance originaire d’une imagerie transgressive. Ne refusant pas l’ornemental qu’implique tout rite et même tout travail de la pensée,  l'artiste  les détourne comme s’il protestait contre leur triple leurre : celui de la commémoration, du sacré et de la pensée. Le créateur compose une sorte de défiguration symbolique. A la croyance et à la dévotion fait place un montage où le corps vénéré est remplacé par  son image en trois dimensions. Jephan de Villiers  crée ainsi un autre type de fascination-répulsion. L’opération est violente. Certes on pourrait gloser sur les sens combinés des formes utérines et phalliques et toujours convertibles de marques de mort en celles de la vie. Mais l’important demeure l’affolement que propose une telle imagerie. L’artiste propose une hérésie majeure qui renvoie la gloire céleste non à un en dessus mais à un en deçà. Exit l’Assomption. Nous sommes placés au sein de la réversion et du chantournement. Nous sommes portés vers le plus lointain et non dans l’au-delà.  Mais ce lointain est proche puisqu’il s’agit du lieu où nos monstres dorment mais comme le font les plus dangereux des espions : les taupes dormantes. Ses personnages semblent dialoguer et nous observer. Ils s’amusent de nous, de nos peurs qu’ils symbolisent plus qu’ils ne les alimentent. Jephan de Villiersrécuse toute perception administrative ou gouvernementale du monde à travers le sien et au sein de ses foyers épars et en suspens dans l'espace. Arrivant de nulle part et toujours en partance ses personnages procèdent d'eux-mêmes et de presque rien. 

Une telle œuvre reste le lieu par excellence de la mutation. Les questions qu'elle  pose sont les questions de la composante  humaine ouverte vers l'avenir mais bouclée aussi par son passé. Et la représentation qu'elle  offre est celle du jeu entre nos forces et nos faiblesses, entre le pouvoir et l'esclavage sous toutes ses formes. Force, gravité, ironie, dérision tout est là. Jephan de Villiers redonne envie à ceux qui en auraient perdu l'habitude d’aller en leurs forêts les plus obscures. Manière de nous rappeler au cœur d'une sorte de cérémonie ce qu'il en est de notre destin, ce qu'il en est de la vie (et de la mort), ce qu'il en est des autres, bref ce qu'il en est de nous-mêmes. L’artiste libère l'esprit de tout ce qui l'encombre et met en lumière le  royaume des ombres. Ainsi ses rois seront peut-être nus  mais ils ont encore beaucoup à nous apprendre dans leur poésie aussi étrange que familière. Ils nous rappellent que tout est à reprendre à partir de ce lieu étrange et familier, de cette avant-scène qui est aussi un arrière-pays dans lequel s'entassent parfois des vieilleries mais où parfois - à mesure que la scène se vide - tout arrive. Plus particulièrement lorsque se dévide la masse d'énigmes qui nous clouent à ce que nous n'avons jamais osé devenir. Ainsi, et dans le meilleur des cas, dans cette confrontation plus spectrale que spectaculaire, le corps sort de ses abris, l'identité se déploie. L’artiste nous rappelle que comme des bêtes nous poursuivons une proie imaginaire afin de savoir ce qu'il est en est du monde, des autres et de nous-mêmes. Le vide joue ainsi avec le plein. En résonances.  Le résultat est plénier. Et tout semble indiquer qu’on n’entrera pas dans ce monde sans être disparus. En conséquence face aux artistes désespérés qui sont  les plus sots (et il en connaît d'immortels qui le laissent sans mots…)De Villiersreste un des rares à mettre la poésie sous n'importe quoi - même sous le cul - et de prouver en conséquence qu'il n'y a aucun champ (ou buisson) qui puisse être interdit à la sculpture.  La sienne n’est pas faite pour monter aux cieux mais s'envoyer en l'air. On a toujours le temps ensuite de redescendre sur terre puis d'y être enseveli. Avec les cons bien sûr. Nos semblables. Nos frères (sans oublier nos sœurs et leurs mères aussi). Mais avant l’artiste propose ses grèves de la fin.


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ÉTÉ 2017

samedi 23 juin 2018

DANS L'ATELIER DE JEPHAN DE VILLIERS

Il y a des rencontres dont on rêve sans même les croire possibles...

Penser que l'artiste JEPHAN DE VILLIERS, connu dans le monde entier, puisse nous recevoir, nous consacrer du temps, nous expliquer avec une si grande gentillesse, une si sincère modestie, son travail fut pour nous source d'émerveillement.
Cet été là nous eûmes la chance de visiter l'exposition de Saint-Palais-sur-mer ( ICI) et de pénétrer dans l'atelier et l'Espace-musée de Mirambeau ...
De cette journée nous garderons l'impression d'un partage vrai ...

MERCI Jephan et Françoise pour votre accueil et votre confiance.

 « J’étais un enfant qui avait des difficultés à sortir pour me confronter au monde extérieur. La seule chose que j’avais à faire, c’était de rester chez moi et de ramasser des brindilles, des cailloux dans le jardin. Je ne savais pas, alors, que ça allait me conduire vers la sculpture »

"Vers l’âge de quatorze ans  Jephan de Villiers réalise ses premières peintures et sculptures.  Il  construit d’immenses villages de terre et d’écorces. Il aime le cirque, le théâtre et le mime.
Dans les années soixante, il découvre l’atelier de Constantin Brancusi.  Naissance des « Structures Aquatiales » à Paris en 1966.  Un an plus tard, il s’installe à Londres et expose régulièrement son travail.
En 1976, il rencontre la forêt de Soignes près de Bruxelles.  Le « Voyage en Arbonie » commence. Il nous invite à quitter notre quotidien pour nous plonger dans une civilisation imaginaire qui semble être d’un passé où l’homme et la nature ne faisaient qu’un.
De très nombreuses expositions lui sont consacrées.  Ses sculptures sont présentes dans des lieux publics ouverts, dans des musées et dans de nombreuses collections privées.  Des « Fragments de mémoire » ont été déposés à travers le monde. Il travaille aujourd’hui près de l’estuaire de la Gironde en Charente-Maritime."






























(Photos Sophie et Apolline Lepetit)



Voix, fable
et artefacts de Jephan de Villiers

Jephan de Villiers parle au cœur, il s’adresse aux hommes et aux femmes, avec une langue à lui et qu’il a inventée. Un très grand public a montré qu’il le comprenait, que cette langue était aussi la sienne.  Jephan de Villiers ne souhaite pas qu’un surplus de mots crée un bruit inutile, parasite l’arche de cette entente.
Que dois-je faire alors ? Moi, l’historien, le critique ? Respecter le silence qu’il souhaite, mais aussi témoigner de sa chaleur quand il parle, de l’émotion que suscite son “travail”, et – qu’il me pardonne – mettre des mots là  où il souhaite que seuls les chants du regard ouvrent le chemin.

Avant tout, il y a Jephan de Villiers qui affirme ne pas savoir si ce qu’il fait est de l’art, qui ignore la nature de ce qui l’occupe passionnément. Il refuse que les schémas critiques oblitèrent la démarche, il ne veut d’aucun“isme”. Pour lui, les mots lapident toujours ce qu’appréhende le regard, les catégories mettent en conflit le savoir et l’émotion, seule la poésie, tandis qu’elle s’évade des choses, les rencontre vraiment, et c’est alors que le vocabulaire serait une promesse faite au sens. C’est, à propos de son œuvre, sans doute la seule manière de parler que veut bien admettre Jephan de Villiers, sans qu’il ne se sente trahi, conduit sur un autre lieu que celui qu’il explore. C’est dire que cette exigence me met dans l’embarras, comme elle détourne de lui une grande part de la critique d’art. Pour appréhender ce qu’il fait, il faut tout simplement décrire attitudes et objets, manières de faire et de recevoir.

Remarquons que Jephan de Villiers n’est pas le seul “créateur” qui, ne se revendiquant d’aucune “position artistique”, exerce son métier dans le champ même de l’art. Nous n’y verrons aucune contradiction, le champ de l’art étant le seul territoire de l’activité intellectuelle et sensible qui peut accueillir les pensées nomades, celles qui, errantes, se conçoivent hors des limites de nos sociétés. C’est probablement le seul lieu où la liberté soit possible.

Au tamis des accommodements pseudo-scientifiques de l’histoire de l’art – ses règles, ses règlements et ses officialités –, il oppose de facto une attitude : celle d’un homme face à la nature, s’interrogeant sur sa destinée.
D’emblée, il nous invite à rentrer – ou à ne pas le faire – dans un univers. Celui-ci se compose de divers objets, boîtes et volumes, installations et mises en scène, pages de graphies souvent réunies en albums, le tout constituant un ensemble cohérent.

Mais avant qu’il soit question de ces objets et de leur présentation, Jephan de Villiers nous fait remarquer avec une sereine distance le besoin quasi quotidien qu’il éprouve à se livrer à l’une ou l’autre des activités qui constituent son vécu :

Flâner seul dans les bois – le plus souvent la forêt de Soignes –, parcourir les landes, les plages, toutes les étendues de la nature... Ramasser branches, brindilles, feuilles, cailloux et coquilles...
Collectionner le vaste ensemble de ces riens glanés (comme sous le ressac de toutes ses promenades, mille riens que ni vous ni moi n’aurions remarqués sous nos pas, s’amoncellent dans son atelier...).
Reconstruire à partir d’eux, des sujets, personnages ou saynètes, textes à l’écriture cryptée...

Alin Avila, Paris juin 2004


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