C'est Aurélien Demaison qui, le premier, m'a parlé du fascinant travail de JÉRÔME BOUSCARAT.
Depuis je suis son travail sur Facebook.
Voici aujourd'hui sur les Grigris des œuvres qui m'émerveillent.
Jérôme Bouscarat est né en 1967. Il reçoit sa formation artistique
auprès de l’artiste Philippe Rillon. Il séjourne trois ans en
Guadeloupe, où il travaille en étroite collaboration avec l’artiste
local Ulysse Mécano, expérience qui le marque profondément.
Le leitmotiv de l’artiste est le portrait, dont toute la modernité
réside dans un mélange de folie, d’humour noir et de références
classiques. Les époques et les genres dialoguent et se répondent. On se
rapproche tantôt de l’académisme et de la peinture religieuse, tantôt de
l’art populaire.
« Je possède une culture caribéenne par mon père,
culture qui mêle sacré et profane. Je suis marqué par cette influence ».
Le soucis du détail est très présent, et révèle l’aspect décalé des œuvres.
Quelquefois, les sujets se parent de têtes d’animaux, dans une
recherche de l’étrange, du mystère, créant un univers atypique teinté de
noirceur...
Un univers que l’on retrouve régulièrement exposé si bien en métropole qu’en Guadeloupe.
UN LIEN
UN LIEN VERS ATELIER PIÈCES UNIQUES
(cliquer)
Une exposition est visible jusqu'au 15 février dans les Yvelines :
"Jérôme bouscarat peint des capriccios"

"Fidèle à sa démarche qui mêle histoire de l’art et recherche
plastique, Jérôme Bouscarat présente dans cette nouvelle exposition à
l’Atelier Pièce Unique une série de peintures sur bois inspirées des
« caprices » ou « capriccios », ces paysages imaginaires de la peinture
classique. « Peindre dans la nature m’ennuierait. Je préfère inventer,
explorer la façon dans mes prédécesseurs peignaient le paysage. J’aime
décrypter les styles des maîtres de la Renaissance, des classiques comme
Nicolas Poussin ou des peintres modernes comme Maurice de Vlaminck. Les
paysages de ce dernier, même imparfaits, me touchent ainsi beaucoup. »
L’artiste présente dans cette exposition une série de tableaux tout
juste sortis de l’atelier : paysages de neige, campagnes traversées de
personnages romantiques. Pour les peindre, il a utilisé une technique
ancestrale, la peinture à l’encaustique, qui existait bien avant la
peinture à l’huile. « Je vais chercher ma cire chez un apiculteur, je
réalise mes couleurs en la faisant fondre avec des pigments.
L’encaustique permet des effets de matière très originaux. On peut la
travailler en épaisseur, en transparence. Elle garde toujours un aspect
léger, aérien. » Il s’agit cependant d’une technique exigeante, qui
s’applique à chaud et demande une certaine habilité du fait de son temps
de séchage très rapide. Comme à son habitude, l’artiste ne se laisse
pas enfermer par la tradition, il préfère les chemins de traverse. Il
associe la cire avec d’autres techniques, comme l’huile, l’acrylique, il
intègre dans la matière des éléments naturels. Ses paysages, déclinant
des camaïeux bruns bleutés, oscillent entre rêve et réalité. La cire,
impétueuse, voluptueuse, ajoute une touche d’onirisme…
Atelier Pièce Unique
1 place du Lavoir
Fourqueux
(78112)