Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mardi 10 décembre 2019

LE CHEVAL DE PLOMEUR

Ce cheval, je le connais depuis que je suis petite, lors de mon dernier séjour breton j'ai décidé de m'arrêter pour en savoir un peu plus.
Son propriétaire m'a expliqué qu'il l'avait fait faire à un sculpteur ... dont il ne se souvenait plus du nom.
Il est superbe !








Route de Plomeur (29)

Avril 2019


lundi 9 décembre 2019

LA PORTE D'ISHTAR




 Tout a commencé par un lien ARTIPS envoyé par Isabelle ...

 1928, Berlin. Des employés de musée s’activent au milieu de gigantesques tables. Ces dernières supportent des milliers de petits blocs d’argile. Voilà un puzzle effroyablement compliqué !
Tous ces morceaux proviennent de la célèbre cité antique de Babylone, en actuel Irak.

 Vers 1900, l’archéologue allemand Koldewey tombe par hasard sur des bouts de brique couverts d’une glaçure bleue… Quinze ans de fouilles plus tard, ces fragments bleus se comptent par dizaines de milliers.

 Entre-temps, les archéologues ont compris à quoi ils avaient affaire : une gigantesque porte de 30 mètres de haut.
Datant du VIIe siècle avant notre ère, elle était faite pour en mettre plein la vue et décourager d’éventuels ennemis. D’où le décor d’animaux gardiens, comme les lions ou les mushussus, des sortes de dragons.

 Grâce à un accord entre l’Allemagne, qui finance les fouilles, et le Moyen-Orient, une grosse partie des vestiges est expédiée à Berlin. Il faut compter 900 caisses, tout de même ! Puis Andrae, l’assistant de Koldewey, lance une idée complètement folle : reconstituer la porte…

 Le défi est considérable. Chacune des anciennes briques a été retrouvée cassée en plusieurs petits fragments. Un véritable casse-tête !
On les trie par couleurs, en isolant celles qui portent un morceau d’animal. Pour chaque bout de patte ou de museau, il y a des centaines de possibilités d’assemblage.

Mais à force de s’arracher les cheveux, Andrae et ses assistants parviennent à reconstituer des pans entiers. Et pour combler les trous, on triche un peu en recréant les briques manquantes.
Deux ans plus tard, la reconstitution de la façade est inaugurée. De quoi donner une petite idée de l’admiration qu’elle provoquait déjà, il y a plus de 2 500 ans…














 
POUR EN SAVOIR PLUS .....

Ce sont les archéologues allemands qui, à la fin du XIXe siècle ont redécouvert la Babylone antique.
La Syrie avait été un champ de fouilles important pour les Français et les Britanniques. Les découvertes étaient visibles à Londres et à Paris.
Avec Babylone, les Allemands avaient une bonne opportunité, car elle n’avait pas encore été mise au jour.
Il y avait eu quelques recherches du côté anglais, mais aucune véritable campagne de fouilles archéologiques.
C’est pour cette raison que les Allemands ont choisi Babylone. Les fouilles ont commencé en 1897.
Ce qui fut révolutionnaire pour l’époque, c’est que la direction fut confiée à un grand architecte, ce qui n’était pas la tradition. En cette fin de XIXe siècle, la science de l’archéologie du Proche-Orient n’existe pratiquement pas. Elle n’est enseignée nulle part.

Robert Koldewey (voir ci-contre) avait déjà une grande expérience des fouilles – en Anatolie – Il était l’un des plus qualifié pour cette tâche.
Il voulait, à travers les fouilles, reconstituer l’architecture des cités disparues.
Il développe une méthode personnelle. C’était un observateur très précis, méticuleux. Il effectue ainsi un inventaire à la pierre près, mesurant chaque brique et la dessinant afin d’obtenir un résultat d’ensemble à partir des résultats partiels.
Avant lui, personne n’avait procédé de la sorte, avec autant de précision.

Pour effectuer cette tâche colossale, Koldewey s’adjoindra un assistant dès 1898. Architecte de formation, lui aussi, Walter Andrae possède un atout majeur, il maîtrise le dessin et l’aquarelle.

 



 En 1899, Robert Koldewey eut son attention attirée par des fragments de briques vernies bleues. Il déplaça les fouilles vers la zone où ces briques apparaissaient en plus grand nombre.
Cependant, au lieu de découvrir un bâtiment complet, les ouvriers du chantier de fouilles ont d’abord trouvé des milliers de fragments de ces briques glacées.
Les fondations de l’édifice permirent d’identifier ce qui devait être l’une des portes d’entrée de la ville.
Des inscriptions, découvertes plus tard, confirmèrent cette hypothèse. Les archéologues avaient mis au jour les vestiges de la Porte Ishtar de Nabuchodonosor II.
Après des négociations avec l’Empire ottoman, les premiers fragments de briques moulées et émaillées furent expédiés à Berlin en 1903.
En 1927, conformément aux règles de partage, c’est-à-dire à la répartition des antiquités découvertes, avec la direction irakienne d’antiquités, plus de 500 caisses de fragments de briques prirent le chemin de la capitale allemande.
C’est à force de patience et d’efforts minutieux que ce puzzle grandeur nature fut réalisé, tout en remplaçant les briques manquantes par de nouvelles.


 La porte d’Ishtar était une des huit portes de la cité de Babylone. Elle était consacrée à la déesse Ishtar, déesse de l’amour et de la guerre, de la vie et de la mort.
La porte est décorée de dragons, animaux sacrés du dieu de la cité Marduk et de taureaux, animaux fétiches du dieu Adad, divinité de la foudre et de l’orage.






 LE LIEN

DANS LE FILM D'OLIVER STONE

 cliquer



dimanche 8 décembre 2019

" LA LÉGENDE DE LA MORT " D'ANATOLE LE BRAZ.

Je viens de terminer un livre indispensable " LA LÉGENDE DE LA MORT " d'ANATOLE LE BRAZ 







LE SQUELETTE A LA FAUX


Dans les légendes bretonnes, la Mort est personnifiée par un être redoutable qui n'a rien à voir avec la fameuse Camarde de la mythologie gréco-latine. D'abord, ce n'est pas une femme, mais un homme. Il est réduit à l'état de squelette, mais c'est un squelette habillé : Il est vêtu comme les laboureurs de Basse-Bretagne, d'une chupenn (veste) et de bragou braz (pantalons bouffants) noirs et porte, sur ses longs cheveux blancs, un large feutre à rubans. Sa tête décharnée tourne sans cesse autour de ses vertèbres cervicales pour rechercher les vivants qu'il a mission de détruire. Il est armé d'une faux, mais celle ci est curieusement emmanchée à l'envers, le tranchant vers l'extérieur de façon à prendre les vies quand il agite son bras. Il l'affûte avec un os humain.
C'est l'âme du dernier mort de l'année qui, dans chaque paroisse, remplit pour un an les fonctions de l'Ankou. il entasse ses victimes dans une charrette a cheval délabrée et grinçante (karrik ou karriguel an Ankou ) . Il est traîné d'ordinaire par deux chevaux attelés en flèche. Celui de devant est maigre, efflanqué, se tient à peine sur ses jambes. Celui du limon est gras, a le poil luisant, est franc du collier.
L'Ankou se tient debout dans sa charrette.
Il est escorté de deux compagnons, qui tous deux cheminent à pied.L'un conduit par la bride le cheval de tête. L'autre a pour fonction d'ouvrir les barrières des champs ou des cours et les portes des maisons. C'est lui qui empile dans la charrette les morts que l'Ankou a fauchés.

L'HISTOIRE DU FORGERON

Fanch ar Floch était forgeron à Ploumilliau. Une certaine veille de Noël, il dit à sa femme après souper:
-Il faudra que tu ailles seule à la messe de minuit avec les enfants : j'ai encore une paire de roues à ferrer que j'ai promis de livrer demain matin sans faute, et, lorsque j'aurai fini mon travail, c'est de mon lit que j'aurai surtout besoin.
A quoi sa femme répondit:
-Tache au moins que la cloche de l'élévation ne te trouve pas encore travaillant.
-Oh ! fit-il, à ce moment là, j'aurai déjà la tête sur l'oreiller.
Le temps était clair et piquant quand il retourna à son enclume.
-Nous prierons pour toi, dit la femme, mais souvient toi de ton coté de ne pas dépasser l'heure sainte.
-Non, non, tu peux être tranquille.
Il se mit à battre le fer mais le temps s'use vite quand on besogne ferme. Fanch ar Floch ne l'entendit pas s'écouler et le bruit de son marteau sur l'enclume l'empêcha d'entendre la sonnerie lointaine du carillon des cloches de Noël. L'heure de l'élévation était passée quand tout à coup, la porte grinça sur ses gongs.
-Salut ! dit une voie stridente.
-Salut ! répondit Fanch.
Il dévisagea le visiteur : c'était un homme de haute taille, le dos un peu voûté, habillé à la mode ancienne, avec une veste à longues basques et des braies nouées au dessus du genou.Un chapeau à larges bords rabattus empêchait de voir ses traits.Il reprit:
-J'ai vu de la lumière chez vous et je suis entré, car j'ai un besoin pressant de vos services.
-Sapristi ! dit Fanch, vous tomber bien mal, j'ai encore à ferrer cette roue et je ne veux pas, en bon chrétien, que la cloche de l'élévation me surprenne au travail.
-Oh ! dit l'homme, avec un ricanement étrange, il y a plus d'un quart d'heure que la cloche de l'élévation a tinté.
-Ce n'est pas Dieu possible ! s'écria le forgeron en laissant tomber son marteau.
-Si fait ! repartit l'inconnu...ainsi que vous travailliez un peu plus, un peu moins ! ...Ce n'est pas ce que j'ai à vous demander qui vous retardera beaucoup: il ne s'agit que d'un clou à river.
En parlant de la sorte, il exhiba une large faux dont il avait caché le fer derrière ses épaules.
Voyez continua t il, elle branle un peu : vous aurez vite fait de la consolider.
Mon Dieu, oui ! Si ce n'est que cela, je veux bien.
L'homme s'exprimait d'une voix impérieuse qui ne souffrait aucun refus. Il posa le fer de la faux sur l'enclume.
-Eh, mais il est emmanché à rebours, votre outil ! observa le forgeron. Le tranchant est en dehors ! Quel est le maladroit qui vous a fait ce bel ouvrage ?
-Ne vous inquiétez pas de cela, dit sévèrement l'homme. Il y a faux et faux. Contentez vous de bien la fixer.
-A votre gré, marmonna Fanch ar Floch, à qui le ton du personnage ne plaisait pas.En un tour de main, il eu rivé un autre clou à la place de celui qui manquait.
-Maintenant, je dois vous payer, dit l'homme.
-Oh, ça ne vaut pas qu'on en parle.
-Si, tout travail mérite salaire. Je ne vous donnerai pas d'argent, Fanch ar Floch, mais quelque chose qui a plus de prix que l'argent et l'or : un bon avertissement. Allez vous coucher, pensez à votre fin et, quand votre femme rentrera, commandez lui de retourner au bourg vous chercher un prêtre. Le travail que vous venez de faire pour moi est le dernier que vous ferez de votre vie. Kénavo ! ( au revoir. )
L'homme à la faux disparut. Déjà Fanch ar Floch sentait ses jambes se dérober sous lui : il n'eut que la force de regagner son lit ou sa femme le trouva suant les angoisses de la mort.
-Retourne au bourg et va me chercher un prêtre, lui dit-il. Au champs du coq, il rendit l'âme, après avoir forgé la faux de l'Ankou.



 (photo Google)



CHEZ BABELIO 

UN BLOG QUI RECENSE LES LÉGENDES

ENCYCLOPÉDIE SUR LA MORT

UN LIEN

ANATOLE LE BRAZ SUR WIKIPEDIA 


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samedi 7 décembre 2019

MA COLLECTION (VIRTUELLE) DE SIRENES




























1 FRED LE CHEVALIER
3 ANNE BERNASCONI
4 ATAA OKO
5 HEROLD NIELSEN
6 HIERONYMUS BOSCH
7 JAN IWAN
8 JOËL CRESPIN
9 JOHN MORRIS
10 KABIAN
11 LISA LEE
12 MAGGIE RULEY
13 MAKI HINO
14 MICHEL BLOUIN
15 MINA MOND
16 MOSTAFA SARABI
17 MYRLANDE CONSTANT
19 DANIELLE LE BRICQUIR
21 MINA MOND
22 PERLE HESSING
23 PHILIPPE RAYMOND


LES SIRÈNES ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

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vendredi 6 décembre 2019

LES DERNIERS DESSINS DE PIERRE SILVIN

Facebook me donne à voir les derniers dessins de PIERRE SILVIN  et j'aime !

"La créativité n’est pas un don mais elle se situe dans la disponibilité de l’esprit pour la réception d’une manifestation surgissant à l’improviste de l’inconnu. Elle n’est pas le fruit de calculs savants ou d’études préliminaires assidues. Il convient seulement d’être en état d’en recevoir les confidences et de leur faire bon accueil "avait écrit Dominique Jeanson, il avait terminé son article en disant: "Allez, Pierre Silvin, encore, encore !!!".

OUI ! Continuez Pierre à nous réjouir de vos créations  !























Déjà sur LES GRIGRIS en 2016 ICI

Et sur PETITS FORMATS ET PETITS PRIX

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