À la médiathèque de Clohars-Carnoët, l’exposition FIL.S D’HISTOIRE.S tisse bien plus qu’un dialogue entre les œuvres : elle crée des liens entre les artistes, les territoires, les souvenirs et les histoires personnelles. Pour moi, cette exposition a une résonance toute particulière. Elle est avant tout une histoire de retrouvailles.
Il y a plus de vingt ans, à Reims, je faisais la connaissance de Sophie Andrade, artiste et commissaire d’expositions. Le temps a passé, les chemins se sont éloignés, puis la vie nous a réunis à nouveau, cette fois en Bretagne. Une rencontre qui prend aujourd’hui la forme d’un nouveau projet artistique.
Sophie m’a proposé de participer à cette exposition collective, invitation que j’ai accueillie avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme. Elle m’a confié un cadre à broder ovale, support singulier qui est devenu le point de départ de mon travail. À partir de cet objet, j’ai pu réaliser un tableau textile, laissant le fil devenir matière, geste, mémoire et expression.
Car le textile porte en lui quelque chose de profondément intime. Broder, c’est prendre le temps, avancer point après point, inscrire une histoire dans la matière. Le fil relie, traverse, assemble ; il évoque aussi les liens que l’on entretient avec les autres, avec les lieux et avec le temps.
Dans ce contexte, participer à FIL.S D’HISTOIRE.S prend pour moi une dimension particulière. Ma création s’inscrit dans cette histoire collective tout en racontant, à sa manière, une histoire personnelle : celle d’une amitié artistique retrouvée après plus de vingt ans, de Reims à la Bretagne et l'histoire de ma très chère grand-mère Arlette.
Cette exposition est ainsi l’occasion de célébrer les parcours qui se croisent et se recroisent, les rencontres qui résistent au temps et les projets qui permettent de renouer les fils. À Clohars-Carnoët, les fils deviennent histoires, et les histoires, à leur tour, tissent de nouveaux liens.
FIL.S D’HISTOIRE.S invite ainsi chacun à regarder les œuvres comme autant de fragments de récits, sensibles et singuliers, où la matière devient langage et où l’art permet parfois de retrouver ce que l’on croyait avoir laissé derrière soi.
LE SITE DE SOPHIE KEROMNES ANDRADE
(cliquer)
JUSQU'AU 29 AOUT
25, rue de Lannevain, 29360 Clohars-Carnoët




































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