Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 7 mars 2026

QUAND ROB ET ANOUK PENSENT A MOI

 

Le 20  juillet 2025, j'ai comme souvent consulté l'horoscope de mon très cher ROB BREZSNY. Je l'ai comme toujours partagé sur Facebook ... 
 

Gémeaux
 
L’Elysia chlorotica, ou élysie émeraude, est une limace de mer qui, sous son apparence banale, accomplit un étonnant tour de force biologique : à la manière d’une plante, elle réalise la photosynthèse dans des chloroplastes qu’elle a volés aux algues dont elle se nourrit et intégrés à son propre organisme. Cet étrange gastéropode sera ton animal totémique du moment, Gémeaux : comme lui, tu as absorbé une influence extérieure bénéfique que tu t’es appropriée en l’intégrant à tes systèmes les plus profonds. Plus qu’un vol ou un plagiat, c’est une alchimie créative que tu opères : tu empruntes, tu synthétises, tu combines, tu crées des synergies fertiles.
 
 
Et voici le cadeau d'Anouk ....
 
 
 
 

 
 
Merci Rob et Anouk !
J'aime mieux les cerfs mais bon ... je prends avec émotion cette élysie émeraude ! 
 
 
 
 

lundi 21 juillet 2025

NICOLE PELEGRIN VUE PAR ANOUK RUGUEU

 

Nous sommes voisines ET amies, elle a trouvé ma maison bretonne et en plus elle a du talent !

Un vrai talent artistique ET un talent d'écrivain. 

Elle a déjà écrit pour les Grigris sur Florence Joly, Patba 58, Demin, Stefan Beauvais, Nabarus, François Chauvet, sur mes Amabiés aussi.

Je suis heureuse de vous présenter aujourd'hui son nouveau coup de cœur ...

 

 






















 

 Partons en Pélegrinage ! 

Ici on chemine, on roule, on se propulse, à bicyclette ou pluricyclette, ou à dos de montures, dans un tohu-bohu foutraque, en convois pittoresques conduits par une femme, un lapin, une oie. On se déplace de bric de broc vers la nature, au départ des villes, ou vice versa. A pieds, à pois, à damiers, en noir et blanc, en couleurs, jaune, rouge, violet, on sourit aux circonstances, on embrasse toute éventualité. Chaque créature hybride porte un costume bariolé, entre le pelage et la tapisserie, l'organique et le décoratif.  Ici on a beaucoup à vous dire car on est philosophes, sportifs, journalistes, zoophiles, lièvres, girafes, insectes, créatures parfois poissonneuses et interconnectées, mélangées même, difficiles souvent à dissocier. Une fusion des organismes qui n'aurait pas déplu au Topor de "Joko fête son anniversaire".  On peut conduire, ici, tout en prenant sa douche, déplacer des maisons sur des pattes d’autruches, pélegriner joyeusement, pris dans une apesanteur dynamique où tous sont bienvenus, du moucheron à l'éléphant, du rhinocéros au serpent. Par ici, beaucoup de jumeaux et peu de juments, mais ce n'est pas un jugement. Des jumeaux disais-je, alter égos, clones qui se font face et s'interrogent : mais qui sommes-nous et dans quelle aventure sommes-nous donc ainsi embarqués ?  Cadavres exquisement mis en scène, on fait front ici en commun, l'énergie vient du nombre, c'est vrai qu'on est rarement seul. On se regroupe et on fait sens de façon énergique, dans l'ordre le plus aléatoire ; quelque surréaliste que soit le propos, il tient debout ; quelque rocambolesque que semble la situation, les choses sont ordonnancées exactement comme elles doivent l'être - sorte de défi que relève brillamment l'artiste. Chaque dessin est convaincant, il est à lui-même sa propre justification. Malgré les points communs de style, chaque proposition est inattendue et, pour les collectionneurs dont je suis, se dégage une dangereuse tendance à se dire "oh mais il me le faut celui-ci ! Et celui-là ! Et cet autre !" Car comment ne pas succomber au charme de ces créatures, à l'abondance de cette source qui semble couler à profusion, un peu comme l'était celle du regretté John Mckie, intarissable et toujours fraiche, toujours renouvelée !

Nicole Pélegrin nous embarque, c'est le cas de le dire ! Son monde, longtemps piloté par le noir et blanc et la présence d'insectes, s'est petit à petit mué en une joyeuse sarabande colorée, à la fois humaine et animalière, en un ballet réjouissant et inspiré. Je souscris pleinement à cette fête, je m'abreuve bien volontiers à cette source. Loin des folies sinistres du monde réel, partons donc en Pélegrinage !

 

 

 RETROUVEZ NICOLE SUR FACEBOOK 

 ANOUK RUGUEU ET LES GRIGRIS DE SOPHIE 

 

 

(cliquer)

 


vendredi 18 avril 2025

LES GANTS D'ANNE-SOPHIE OURY HAQUETTE VUS PAR ANOUK RUGUEU

 

 



 

Les gants d'Anne-Sophie Oury-Haquette, qu'on dirait tout droit surgis de la Belle et la Bête, me semblent remplis du pouvoir des contes de fées. Leur charge onirique est si forte que j'ai l'impression que la Bête, qui est en réalité un prince beau et généreux, rempli d'amour et de soif de justice, vient de les ôter pour s'attabler avec sa Belle, à la grande table des contes, et saisir de sa main poilue un verre en cristal afin de trinquer à l'amour éternel.

 


Mais le gant, avec sa finesse vaporeuse, est aussi celui de la Belle. Il me donne l'impression que si je l'enfilais, cette femme vieillissante et rude que je suis devenue serait transformée en belle jeune fille et emportée au pays des contes, celui-là-même que je recherchais lorsque, étant enfant, je m'asseyais devant le placard ouvert au fond duquel s'entassaient pêle-mêle nos vieilles chaussures fatiguées et l'odeur vague de cuir et de pieds qui les accompagnait. On ne pouvait faire plus trivial et désolant que ce placard de pauvres. Mais c'était là, et nulle part ailleurs, que je visualisais, tout au fond, la porte miniature qui n'existait pas mais qui, si j'avais pu l'ouvrir, aurait dévoilé un monde enchanté. Une petite porte seulement aurait alors séparé le monde triste et gris de ma vraie vie de celui, coloré et onirique, des contes de fées. Je restais donc plantée là quand bien-même une partie de moi ne croyait pas à la magie. J'étais cartésienne et n'étais pas dupe de ma propre fantasmagorie, pourtant si forte qu'elle me tenait là de longues minutes, et que j'y revenais. Je convoquais, en vain, un imaginaire qui aurait pu se déployer dans une belle maison ancienne ; par exemple dans le grenier d'une maison familiale qui aurait vu passer des générations se racontant, ou se cachant, beaucoup d'histoires. Un grenier rempli de malles contenant des vieux tissus dont le temps a usé les fibres pour les rendre fragiles et transparents, des jupons blancs, des chemisiers ornés de dentelles…






Mais revenons-en aux gants. Ils ont en commun la même magie, celle des rêves. Regardez : ils palpitent d'âme, ils respirent, ils sont imbibés de conscience. Ils sont, à l'évidence, plus que des "créations artistiques". En ce sens je les comparerais aux œuvres d'art populaire ou folklorique et à l'art sacré. C'est-à-dire aux œuvres qui ont été faites avec une intention spirituelle, éventuellement même avec l'intention d'y injecter un pouvoir. Devant ce type de pièces on est souvent saisi d'émerveillement ou d'effroi. C'est le cas devant cette série de gants dont on ressent combien l'artiste y a mis de sa substance intérieure afin d'en faire des objets enchantés - brodés de son âme poétique, non de sortilèges maléfiques.



Lorsqu'il est puissant et sincère, l'art peut transfigurer le monde. Les gants d'Anne-Sophie Oury-Haquette sont un message fragile et bouleversant pour nous dire qu'il y a autre chose que cette apparente brutalité chaotique qu'on appelle "civilisation".

Si nous enfilions tous de tels gants, nous verrions instantanément la pure beauté naturelle de l'autre comme il verrait la nôtre. Nous entendrions respirer les arbres, nous verrions les diamants que dépose la rosée dans l'herbe, nous sentirions la puissance de la couleur rouge dans la nature, nous serions sensibles à la bienveillance affairée des abeilles... Sous la Bête, (métaphore cette fois de l'homme assoiffé de pouvoir et d'argent) nous pourrions voir le prince palpitant, et dans chaque femme, une âme Belle. Le pouvoir du gant, ce serait de déclencher notre profonde nature spirituelle, seulement recouverte par les sédiments de nos vécus respectifs mais qui existe toujours à la base de ce que nous sommes.

 


 

Dans ce texte je ne vous parle que des gants mais dans chaque mot est cousu, brodé en filigrane tout l’univers créatif d'Anne-Sophie Oury-Haquette, âme sensible et talentueuse, plasticienne, brodeuse et poète... avez-vous lu ses poèmes au fait ? 

En voici un :


 Les cerfs

 Il faudra désormais suivre les cerfs ;

Tu laisseras à la lisière ton costume de ville,

Tes ailes, jamais ouvertes…

Le jour se lève à peine,

Tu marcheras pieds nus dans les festons du gel :

C’est une invocation muette,

Loin des rues sans nom où claquent des pas inconnus :

« Cerf ! Biche ! Oiseau !

Tout ce qui fuit à notre approche ;

Emmenez-moi !

Que je glisse mes doigts dans vos plumes,

Dans vos fourrures vivantes ;

Laissez-moi caresser vos bois duveteux,

Que je colle à vos cœurs battants mon oreille !

Avant que mes fils s’effilochent,

Avant que tout se casse,

Je veux plonger,

Jusqu’à moi,

Dans les lacs de vos yeux,

Jusqu’à la chambre obscure où je danse. »
 

Compagne tranquille de ce qui ne se dit pas,

Je marche sur le chemin,

Je ne laisse aucune trace.
 

 

Extrait du livre « Carnets Text’styles  - Je n’ai jamais su coudre » Paru aux éditions de la Fabrique Poétique

Les textes sont accompagnés de reproductions d’œuvres brodées d’Anne-Sophie Oury-Haquette

 




Les gants d’Anne-Sophie Oury-Haquette sont à découvrir avec d’autres créations et les créations d’Ise Cellier, dans l’exposition « Mademoiselle B, un enfançon femelle » jusqu'au 25 mai 2025.

Adresse :
Maison de l’Abbé Prévost
La plus petite librairie du monde
11 , rue Daniel Lereuil
62140 Hesdin La Forêt


vendredi 22 mars 2024

DEMIN MOI J'AIME

 

"J'assimile le monde tel un fruit sacré, absorbant ses saveurs interdites, intégrant chaque nuance comme une lueur d'espoir profondément enracinée dans ma gorge. Dans cette quête, faut-il absorber mes propres tourments, alors que sur le fil ténu de l'existence balance le destin de la terre nourricière ? Sommes-nous destinés à être les jardiniers de cette sphère en mouvement perpétuel ? Face à l'immensité cosmique, l'éclat de la beauté se révèle-t-il dans ce que mes yeux discernent ou dans les méandres de mes aspirations profondes ?
Je médite sur cette dualité, comme si chaque question posée était une étoile dans le ciel infini de la réflexion. Dans cette introspection, je prie pour découvrir la réponse, conscient que la véritable rédemption réside peut-être dans la compréhension de notre rôle éphémère dans cette danse cosmique, où l'assimilation du monde devient une quête philosophique, une exploration de notre place dans l'ordre mystérieux de l'univers."

 

 







 

 Et d'autres encore ....

 
























« C’est sûrement à force d’écouter les bouleversements par lesquels passent les humains que Demin arrive à troubler par son tracé. Car avant d’être dessinateur, l’artiste est psychanalyste, et il semble avoir trouvé le moyen propice de raconter les histoires qu’il entend sans trahir le secret médical. Car chaque dessin est si personnel, il est facile d’imaginer que Demin, le crayon à la main, a en tête un individu précis. Impossible, bien entendu, de connaître la nature de cet inconnu, qui s’est vu privé de sa forme humaine. Il a été transformé par l’imaginaire du dessinateur, analysé, décortiqué, jusqu’à ce qu’il ne reste simplement qu’une sorte de personnage fantasmagorique. 
Des motifs aux airs tribaux composent le corps de cet être mi-humain, mi-animal, certains semblent d’ailleurs en mouvement, comme s’ils accomplissaient une sorte de danse, de rituel. Un moyen, sûrement, d’extérioriser les démons qui les rongent, les angoisses qui les consument. Souvent représentés seuls sur le support, les personnages occupent, tout de même, pratiquement l’intégralité de la composition : leurs extrémités, qui ressemblent à des mains, s’allongent inlassablement, leurs organes génitaux sont exposés aux yeux de tous, ces êtres, à l’allure primaire, semblent finalement plus complexes que l’humain qui les observe. »

Angèle Imbert




DEMIN ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

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