Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

.......................................................................................
........................................................................................
........................................................................................
.........................................................................................

Affichage des articles dont le libellé est Adam Nidzgorski. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Adam Nidzgorski. Afficher tous les articles

dimanche 29 juillet 2018

ADAM NIDZGORSKI FOREVER

Pour accompagner mes photos aujourd'hui un texte d'Adam Nidzgorski sur son travail  :

La feuille blanche me regarde…J’hésite
Un blanc dans ma tête… La solitude du vide
Sur la feuille…Ma Main…Une émotion
Sans effort une ligne… J’ai peur…La ligne me rassure
Une ligne traverse la page se prolonge dans ma tête
La souffrance se déplace sur la feuille de papier
Une main magique…Des formes agonisent
Le silence dans la tourmente des lignes
Je joue avec les lignes…Elles s’amusent
Un labyrinthe de lignes et de taches
La ligne contourne la tache… J’y accroche un nez

Les lignes parlent de formes entre elles
Des lignes des courbes naissent, Disparaissent… Un visage
La douceur d’une ligne contourne un autre…visage
Dans une ligne ronde ma tête se repose
Dans un autre dessin…Je m’enferme
Devant moi un dessin…Je l’interroge
Ne rien dire…Il est ce qui est














"La force des croquis d’Adam Nidzgorski vient de ce qu’ils montrent, avec évidence, avec bonheur oserais-je dire, notre mal-vivre : d’un gribouillis sur un ticket de Métro surgit une face caricaturale qui peut être la nôtre, de lignes charbonneuses prend vie un corps pantelant… C’est simple, c’est très simple, si simple que l’on se demande bien pourquoi, à son tour, on ne deviendrait pas un nouvel homme du commun à l’ouvrage !
Il me semble cependant que cette épure d’humanité, cette simplicité essentielle, retrouve en son immédiateté le trait le plus raffiné comme celui d’une gravure de Joseph SIMA.
Adam Nidzgorski s’est fait le chroniqueur d’une étrange Comédie Humaine où nous sommes tous là, avec notre mal de vivre, boudinés dans des corps informes, avec nos regards ahuris ou vides… Fresque amusante et pathétique qui n’est insolite que parce qu’elle est trop proche de nous et qu’y gesticulent nos semblables, nos frères."
Jean-François Maurice




"Les dessins de cet apatride philanthrope montrent l’image de visages ahuris, de regards interdits, de personnages accrochés les uns aux autres dans une attitude de protection mutuelle instinctive. Ces petits groupes non situés, comme étrangers à leur environnement, semblent regarder le spectateur avec crainte et étonnement. On croit y retrouver l’expression figée des familles de clandestins surprises dans un wagon, des sans-logis menacés d’expulsion, de tous ceux qui se découvrent exposés à un monde qui n’est pas le leur.
Ces dessins dépouillés de tout artifice traduisent alors une angoissante conscience d’ «être au monde», révélée par la solitude qui se découvre dans le regard que nous lui portons. Par ce jeu en forme de miroir, Nidzgorski dévoile au spectateur sa propre indétermination existentielle. Et dessine comme seule réponse possible à ce souci de l’étrangeté au monde une responsabilité pour Autrui qui s’impose d’elle même".












 "D’origine polonaise, Adam Nidzgorski est né en 1933 à Cormeilles-en-Parisis, près de Paris. Après avoir étudié au Lycée franco-polonais jusqu’en 1951, il part continuer ses études à Varsovie jusqu’en 1954. En 1963, encouragé par une amie, Nidzgorski commence à dessiner et peindre en autodidacte et consacre la quasi-totalité de ses œuvres à la représentation humaine. Nidzgorski réalise ses œuvres sur différents types de supports, allant du simple papier journal aux tissus. Il y représente des personnages à l’apparence simpliste, mais dont les regards qui vous fixent ne peuvent laisser indifférents."
 
 
 
 
 
 
 
 
 

samedi 28 juillet 2018

ADAM NIDZGORSKI ÉTAIT A GISORS

Nouvelle rencontre avec ADAM NIDZGORSKI... à Gisors cette fois lors du Festival international d'Art Marginal.
Il y avait ce jour là des splendeurs sur les murs, de superbes tissages mais aussi des dessins qu'Annette, sa compagne, a eu la gentillesse de me montrer....







 


" Réalisés avec la plus grande économie de moyens, ces dessins à la gouache, au pastel gras ou à l’encre de chine sur papier argile, chinois ou Népal représentent de façon répétitive un groupe assez similaire de personnages à la fois fragiles et inquiets semblant se porter protection mutuelle sur un fond vide et sans géographie."

























"Né en 1933 à Cormeilles-en-Parisis, de parents polonais, Adam Nidzgorki obtient, après son baccalauréat, une bourse pour partir étudier l’éducation physique à Varsovie. Il y restera finalement six ans, enchaînant sa formation avec un emploi de traducteur. De retour en France, son diplôme n’étant pas reconnu, il part vivre en Tunisie où il est employé à l’École Normale Supérieure d’Éducation Physique. Lorsqu’il rentre finalement en France, il exerce le métier de professeur d’éducation physique dans divers établissements scolaires parisiens.
C’est vers 1963 qu’il commence à dessiner à l’encre de Chine et à la gouache, de manière totalement autodidacte. Il participe à plusieurs expositions collectives au sein du groupe « Concordance ». Dans les années 1980, après avoir vu des œuvres de Jean Dubuffet à Beaubourg, il entre en contact avec lui et reçoit de vifs encouragements à poursuivre cette création d’une étonnante spontanéité. Il a également réalisé des panneaux textiles, en collaboration avec son épouse, et des gravures.
Adam Nidzgorski vit aujourd’hui à Marseille. Son œuvre est présente dans de nombreuses collections parmi lesquelles la collection l’Aracine au Lam de Villeneuve d’Ascq, le Musée de Navarre à Pampelune, le Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky à Nice."


SUR LE SITE DE LA CRÉATION FRANCHE

SUR PARISART

SUR ART ET DÉCHIRURE

PAR JEAN-FRANÇOIS MAURICE

CHEZ JEANINE RIVAIS

(cliquer)

Merci Adam et Annette pour votre accueil !