Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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lundi 3 février 2020

" LA LÉGENDE DE LA MORT " d'ANATOLE LE BRAZ.

Je viens de terminer un livre indispensable " LA LÉGENDE DE LA MORT " d'ANATOLE LE BRAZ 




L'HEURE DE SA MORT

Un moyen de connaitre approximativement dans quel délai on doit mourir consiste à poser sur l'eau de certaines sources sacrées une croix faite de deux ramilles de saule. Si la croix flotte, la mort ne tardera guère; si, au contraire, la croix s'enfonce, le terme est encore assez éloigné: il le sera d'autant plus qu'elle aura coulé plus vite.

A Plégat-Guerrant, sur le bord du chemin vicinal du Guerlesquin, il y a une fontaine appelée Feunteun-an-Ankou (la fontaine du trépas) . Celui qui veut être renseigné sur son destin n'a qu'à s'y rendre la première nuit de mai, sur le coup de minuit, et à s'y pencher au dessus de l'eau. S'il doit mourir sous peu, au lieu de son image vivante, c'est la tête qu'aura son squelette qui lui apparaitra.

LE TRÉSOR DU MORT

Une fermière de Plonéour-Lanvern, Marie-Jeanne Thos, chaque fois qu'elle allait dans son courtil, voyait, auprès de la rivière donnant sur la route, un homme des environs, mort depuis près de cinq ans. Il lui faisait des signes avec la main, comme pour l'inviter à le suivre quelque part. Un beau jour, impatientée de son manège, elle s'enhardit à marcher jusqu’à lui et lui demander:
-Qu'est-ce que c'est ? Que voulez-vous de moi ?
Il lui fit signe de passer la barrière et de venir.
-Ma foi, se dit-elle, j'en aurai le cœur net.
Et la voilà de cheminer sur les pas du mort. Il la mena ainsi au sommet d'une lande déserte, où il y avait une grande roche. L'homme, s'agenouillant à terre, se mit à gratter le sol avec ses doigts. Quand il eut fini, il se tourna vers la femme et lui montra le monceau de pièces d'or qui brillait d'un éclat neuf. Jamais elle n'avait contemplé une telle somme. Tandis qu'elle regardait cet or avec une admiration mêlée d'envie, le mort disparut.
-S'il m'a révélé sa cachette, c'est sans doute pour que je profite de ce qu'elle contient, pensa Marie-Jeanne Thos.
Et, ramassant à poignées les pièces étalées devant elle, elle remplit son tablier. Rentrée chez elle, elle les empila dans son armoire. Et, le soir, elle dit à son mari :
-Tu désirais un nouveau cheval : tu peux en acheter, non pas un, mais quatre, mais dix, et davantage, car nous sommes riches.
-Comment cela ? s'informa t-il, tout joyeux.
Elle lui raconta son aventure. Mais le front du fermier aussitôt se rembrunit.
-Si tu tiens à la vie, va vite reporter cet argent où tu l'as pris.
-Pourquoi ?
-Parce que si tu ne t'en débarrasses pas, tu es vouée à mourir dans l'année.
Dès le lendemain matin, elle courut à la lande haute remettre les pièces d'or à leur place. Mais peu de jours après, ayant eu besoin de prendre du linge dans son armoire, elle entendit un bruit d'argent : elle regarda et vit, avec stupeur, que c'était le trésor du mort qui était revenu.
-C'est bien ce que je craignais, lui dit son mari. Va trouver le recteur, peut-être te donnera-t-il un bon conseil.
Mais le recteur l’arrêta, dès les premiers mots de son histoire.
-Je ne peux rien pour vous, déclara-t-il . Vous avez délivré ce mort, et maintenant il faut qu'à bref délai, vous preniez sa place. Préparez-vous donc à mourir chrétiennement et commander qu'on mette l'argent du trésor avec vous, dans votre cercueil. Ainsi seulement, vous serez sauvée.
Elle ne tarda pas à trépasser, en effet, sans avoir été malade.Et on enterra avec elle le trésor du mort pour qu'il ne fasse plus de mal à personne.




 (photos Google)



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