Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 24 février 2014

BONARIA MANCA : " RENAITRE CHAQUE JOUR "

Je suis toujours émerveillée quand en très peu de temps plusieurs personnes évoquent une autre personne ...
Il y a eu des photos de ci delà, des photos à couper le souffle, des expositions que je n'ai pu voir  puis un message de Roberta ...
Le temps est venu de vous parler de BONARIA MANCA


(Photo Roberta Trapani)

" Bonaria Manca (1925) vit en Italie, à Tuscania, au nord de Rome.
Elle est originaire d’Orune, en Sardaigne, et a longtemps été bergère.
Elle s’est mise à peindre tardivement, dans les années 1980 : ses premiers travaux furent des vêtements brodés, puis une grande tapisserie au petit point représentant les moments essentiels de sa vie. Les images qui apparaissent dans ces broderies ont ensuite été transposées sur des toiles, puis à même les murs de la maison. Des fresques à la craie prenaient même possession du sol dans certaines pièces, mais elles se sont vite abîmées.
Elle s’inspire  aussi des formes de pierres qu’elle récolte et entasse, avec lesquelles elle a créé des mosaïques. Elle peint d’une part parce qu’elle a besoin de décrire ses souvenirs personnels et d’autre part pour se libérer de ses visions qui l’ont un jour envahie. Aux deux sources d’inspiration semblent correspondre des styles différents. Lors qu’elle peint des scènes inspirées de sa vie, elle manie une approche naïve et descriptive, tandis qu’elle utilise un style plus archétypal et monumental pour les représentations de ses visions."

(Photo Roberta Trapani)

Voici ce que m'écrit Roberta :

" Par mon intermédiaire, l’œuvre de Bonaria a été exposée pour la première fois en France au  11° Festival d’art singulier d'Aubagne (31 juillet - 29 aout 2010). 

 A cette occasion, on a présenté nombre de ses tableaux, mais aussi des photos de sa maison prises par Mario del Curto. 

Ces mêmes photos ont été présentées à Paris lors de l'expo “La folie douce de Bonaria Manca” que j'ai organisée à la galerie Area, à Paris (16-22 avril 2011) 
Des photos de la maison prises par un autre photographe, Salvatore Bongiorno, ont été présentées dans 2 autres expositions  que j'ai organisées :

 “Costruttori di Babele”, Museo Carlo Bilotti – Orangerie de la Villa Borghese, Rome (30 septembre – 28 octobre 2012)

“Mur murs. Les peintures murales de Giovanni Bosco et Bonaria Manca”, IV Biennale internationale d’art Hors les Normes (BHN), Lyon (1-9 octobre 2011)

Je fais de mon mieux pour mon amie Bonaria, je l'aime tellement, elle est une véritable femme-poème. 
Elle a participé en 2012 à l'expo Diva, organisée par Danielle Jacqui . Elle a présenté un tableau dans lequel elle représentait sa propre dive: Eléonore d'Arborée. Cette année, pour la Danse des grand-mères, elle n'a pas eu la force de peindre. Elle est de plus en plus fatiguée. J'espère pouvoir la revoir bientôt. "











 (photos Michel Ferdinand)

Si ces peintures vous touchent, si vous rêvez d'en savoir plus ....

Voici la proposition de Roberta :

" Le projet d'une publication consacrée à l'art de Bonaria Manca prend forme.

Un petit ouvrage richement illustré permettra de découvrir au fil de plus d'une centaine de pages les étonnantes peintures de cette ancienne bergère, mais surtout de parcourir son espace quotidien, intime, où les parois des pièces de sa maison constituent le support d'une puissante création, dont l'état est actuellement menacé.

À l'appui de témoignages de l'artiste et de courts textes rédigés par des experts - Jean-Marie Drot, écrivain et cinéaste; Claire Margat, docteur en philosophie esthétique et professeur agrégée de philosophie; Gabriele Mina, enseignant et anthropologue; Daniela Rosi, commissaire d'exposition et Roberta Trapani, historienne de l'art - le livre proposera également des interprétations de son art libre, instinctif, dans lequel l’idylle figuratif propre de l'art naïf se conjugue à la force expressive et énigmatique de l’art brut.

Édité en version italien-français-tchèque, cet ouvrage tiré à 500 exemplaires, sera le quatrième numéro de 
« Marginalia », une collection dirigée par Pavel Konečný, collectionneur tchèque d'art brut.
 Il sera intitulé : Rinascere ogni giorno (Renaître chaque jour).
 La formule empruntée à Bonaria Manca résonne comme son chant personnel de bataille.

Afin d'accomplir ce projet d'édition indépendant, Patrimoines Irréguliers soutient ce projet et vous invite à participer à la collecte  (cliquer sur le lien)

Avec une participation de 20€,vous recevrez cet ouvrage !

N'hésitez pas à faire part de cet appel à votre entourage ! "

VOICI UN NOUVEAU PROJET A SOUTENIR !

Pour des renseignements complémentaires, contactez le P.I.F( Patrimoines Irréguliers de France) : patrimoines.irreguliers.fr@gmail.com

 

dimanche 23 février 2014

MAUD HUSSON ET RICHARD VANTHOURNOUT PRESENTENT " TERRE ET CIMES " A GUISE



Je connais le travail de MAUD HUSSON et de RICHARD VANTHOURNOUT depuis longtemps, les voici réunis dans une exposition à quatre mains ! 
MAUD à la céramique et RICHARD à la peinture dans une association subtile et tout particulièrement réussie .

Ce sera du 1er au 16 mars à Guise puis à la maison Matisse de Bohain du 19 avril au 7 juillet !








(photos Henri Rocoulet)

TERRES ET CIMES
'' Terres et Cimes '' n'est que le reflet de toute création.
Des origines à sa naissance, nos démarches
s'enracinent dans nos cœurs, nos sensations,
nos esprits afin d'aboutir à des réalisations
teintées d'une nature magnifiée et révélée par
la matière.
Tel un arbre qui se nourrit de la terre, le créateur
cherche à croître et atteindre un cimier majestueux
et épanoui.
L'homme est alors en symbiose avec la nature
comme l'artiste l'est avec son œuvre.

«Le frisson Brusque et sans cause connue,
que les arbres se transmettent en une courte agitation,
passe au cœur de l'homme soudain grave
et le laisse longtemps troublé. »

Jules Renard, Nos frères farouches, Ragotte,
Anthème Fayard, 1907.

Maud Husson Richard Vanthournout
Mars 2014


Vernissage le 1er mars à 18 heures !
Au centre culturel " Le Familia" 
108 rue Camille Desmoulins 
02120 GUISE

 Et bientôt d'autres photos sur les Grigris !



(cliquer sur les liens) 


samedi 22 février 2014

ALBIN DE LA SIMONE A LA COMEDIE DE REIMS REIMS


PASSAGE TRÈS REMARQUÉ D'ALBIN DE LA SIMONE A LA COMÉDIE DE REIMS LE 23 JANVIER 2014 !


ACTUALITÉ : Albin de la Simone est nominé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène » !

Musicien autodidacte, Albin de la Simone dessine, avec son dernier album, le portrait d’un homme sensible. Qui lui ressemble.

"Albin de la Simone promène, depuis plus de dix ans, son charme discret et son doux grain de voix. Si le musicien a conservé un certain anonymat, doublé d’une modestie rare, rappelons qu’il accompagne de nombreux artistes, comme pianiste et arrangeur talentueux  – Vanessa Paradis, Keren Ann, Alain Souchon, Mathieu Boogaerts, Vincent Delerm, Arthur H ou encore Iggy Pop.
Avec un quatrième album solo intitulé Un homme, sorti en 2013, Albin de la Simone signe un opus unanimement apprécié. En dix chansons, de « Mes épaules » à « Un homme », il dresse avec une grande sensibilité, le portrait multiple d’un homme à la fois père et amant. Mi-ange, mi-démon, Albin de la Simone confesse ses angoisses sur un ton pince-sans-rire. Les mélodies sont accrocheuses, soigneusement arrangées et portées le plus souvent par des guitares électriques tamisées, de l’orgue ou des claviers chaloupés et un peu de cordes lyriques.
La Comédie est heureuse d’accueillir, pour un concert intime, cet artiste qui a trouvé sa voix, entre doutes et tendresse."

AVEC ALBIN DE LA SIMONE(CHANT, CLAVIER),ANNE GOUVERNEUR (VIOLON, PETIT CLAVIER), MAËVA LE BERRE (VIOLONCELLE)
LUMIÈRES QUENTIN VOUAUX









LE SITE DE LA COMÉDIE DE REIMS




vendredi 21 février 2014

" VAGABONDAGES " A L'ATELIER RECTO VERSO A REIMS


VICTOR LEPETIT PRÉSENTERA SES FIGURINES DE PAPIER DU 7 AU 23 MARS A L'ATELIER RECTO VERSO A REIMS !

CELLES-CI SERONT ACCOMPAGNÉES DES PHOTOS D'APOLLINE L. !

LE VERNISSAGE AURA LIEU LE VENDREDI 7 MARS A 19 HEURES 
AU 98 RUE DE LA NEUVILLETTE




VICTOR LEPETIT réalise depuis quelques mois avec des matériaux de récupération (fils de fer, papier journal, ficelle, bouchons ….) des personnages qu’il habille avec des sachets de thé. Il leur façonne des accessoires (appareil photos, canne à pêche, lunettes, jumelles, cage à oiseaux, des armes aussi parfois font leur apparition).

Nous voici plongés dans un monde monochrome proche de celui de Tim Burton ou de Shane Acker avec comme seule tache de couleur l’accessoire qui personnalise l’individu. Il y a le photographe, le pêcheur, l’oiseleur, l’explorateur et …le guerrier.

VICTOR LEPETIT  réalise aussi des voitures et des avions.

Chaque objet nécessite de longues heures de travail (les vêtements sont en effet cousus avec du fil rouge). On découvre un travail obsessionnel qui me fait bien sûr penser à l’Art Brut.

Ces petits personnages prennent place sur des socles de bois flotté, on les imagine dans des cabinets de curiosité, à la fois précieux, fragiles …" Ils n'ont nul besoin de pérennité puisqu'ils ne veulent défier que l'éphémère . Ils sont là pour dire simplement nous sommes ." Ils ont la force du métal et la fragilité du papier .

Nous voici dans un univers inclassable et insolite, indubitablement très lié au vécu émotionnel et fantasmatique de l’artiste.











L'EXPOSITION SERA VISIBLE LES WEEKEND DE 15H30 A 19 HEURES 
ET SUR RENDEZ-VOUS AU 06 61 77 05 00  .....

jeudi 20 février 2014

HANS RICHTER LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE AU CENTRE POMPIDOU DE METZ

Il ne reste que très peu de jours pour profiter de la passionnante exposition
 HANS RICHTER LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE ...
Des œuvres nombreuses, des films passionnants ... voici une bien enthousiasmante exposition !





Pour la première fois en France, le Centre Pompidou-Metz consacre une rétrospective majeure à l’œuvre de Hans Richter (1888-1976). Conçue et organisée en partenariat avec le Los Angeles County Museum of Art, cette exposition monographique est aussi l’occasion de situer l’artiste dans son contexte.




 ( Marcel Janco-Masque 1919)

 


 ( Fernand Léger - Les grands plongeurs noirs -1944 )

 ( Hans Richter - la libération de Paris - 1944 1945 )




 ( Hans Richtter - Portrait de Johannes Baader - 1915 )

 (Hans Richter - Autoportrait en rouge et bleu vers 1916)

 ( Hans Richter - l'homme bleu- 1917)


 (Hans Richter - Arbeiter -1911)

 ( Hans Richter - Patinage vers 1915)


"HANS RICHTER LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE retrace plus de cinquante ans de la carrière de l’artiste à la lumière de ses multiples collaborations, avec Jean Arp, Alexandre Calder, Marcel Duchamp, Viking Eggeling, Max Ernst, Marcel Janco, Fernand Léger, Kasimir Malévitch, Man Ray, Ludwig Mies van der Rohe, Gerrit Rietveld ou encore Theo van Doesburg. Sa trajectoire façonne et raconte, à elle seule, une histoire de l’art du xxe siècle, dans ses dimensions sociale, politique et formelle. Pour l’illustrer, un vaste corpus documentaire (livres, revues…) vient compléter la présentation d’œuvres majeures des avant-gardes du xxe siècle.De la Première Guerre mondiale à la révolution spartakiste, de la République de Weimar à l’avènement du nazisme et aux persécutions antisémites, de Zurich à Berlin, Moscou et New York où il émigre au commencement des années 1940, Hans Richter a connu tous les événements qui ont marqué l’Europe au xxe siècle. Issu de l’expressionnisme, à la croisée du mouvement Dada, du constructivisme et du néo-plasticime, il est l’un des acteurs majeurs des avant-gardes des années 1910 et 1920, servant de catalyseur entre intellectuels et artistes venus de tous les horizons et de toutes les disciplines. Il accompagne le basculement de la scène artistique de l’Europe vers les États-Unis et contribue, à travers son enseignement, ses publications et ses expositions, à écrire l’histoire du mouvement moderne auquel il avait activement participé. Hans Richter concourt également à constituer un nouveau système des arts dans lequel le film occupe une place déterminante.
Pionnier du cinéma expérimental, il est l’auteur de Rythme 21. Ces trois minutes présentent, à l’écran, une radicalité comparable à celle du Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malévitch – avec lequel Hans Richter collabore en 1927.
Dans l’œuvre polymorphe de Hans Richter, le cinéma agit comme un point de rencontre, le lieu privilégié de la circulation des médiums : peinture, dessin, mais également typographie, photographie et architecture. Les films élaborés par Hans Richter à partir de ses grands rouleaux peints ont influencé l’architecture moderne de Ludwig Mies van der Rohe, ou encore celle de Gerrit Rietveld. L’exposition  HANS RICHTER LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE  donne à voir cette perméabilité des formes et interroge la perception et les déclinaisons de l’image en mouvement au sein de l’espace muséal. Elle retrace aussi l’implication profonde du cinéma dans l’histoire de l’art du xxe siècle, dont Hans Richter, si souvent à la croisée des chemins, devint le passeur.
Le parcours tente de restituer, pas à pas, cette traversée du siècle, depuis le mouvement Dada dans les années 1910 et 1920 jusqu’à sa mise en récit et en images par Hans Richter, devenu historien des avant-gardes de sa propre existence. De Dada vécu à Dada reconstitué, il est question du passage du temps, de l’activisme politique et artistique, de l’histoire et de sa répétition."



"Dans le cadre de l’exposition HANS RICHTER LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE  le Goethe-Institut a souhaité mettre l’accent sur le lien entretenu par l’artiste avec la création cinématographique de son époque.
Sous le slogan Le Cinéma est un art, Hans Richter, Walter Ruttmann, Viking Eggeling, Rudolf Pfenninger et d’autres artistes ont développé le film absolu, un cinéma d’animation abstrait qui a vu le jour avec l’émergence de l’art abstrait. Les innovations ne se limitaient pas seulement à l’art visuel, mais concernaient aussi la musique et le son."





(Hans Richter et Fernand Léger - The girl with the Prefabricated Heart 1944 -1947)

 ****Voici la vidéo (non sous titrée hélas ...) A REGARDER SANS HÉSITATION !





*** Mention particulière aussi au film de Dave Davidson " Hans Richter : Everything Turns- Everything Revlves  réalisé en 2013

LE SITE DU MUSÉE


 Catalogue de l'exposition Hans Richter. La traversée du siècle

 

 

 

 

 

 

 Ouvrage collectif sous la direction de Philippe-Alain Michaud et Timothy O. Benson

Jusqu'au 24 février 2014

Le Centre Pompidou-Metz est ouvert tous les jours sauf les mardis et le 1er mai.

 1 Parvis des Droits de l’Homme

57020 Metz

 03 87 15 39 39

 

mercredi 19 février 2014

ISABELLE LE GOUIC "UNE QUENELLE, DES QUENEAU"



"La collection de l'écrit à l'image, dirigée par Nayla Chidiac, est dédiée à l'expression d'un artiste vivant. Créée en 2007, elle fait l'objet d'une coédition entre les Éditions Édite et le Centre d'étude de l'expression de l'hôpital Sainte-Anne, à Paris. L'écriture ou la peinture, la peinture ou l'écriture ? L'écriture dans la peinture ou la peinture comme écriture ? Peut-être est-il important de ne pas choisir.
Ces carnets d'artistes révèlent la nécessité de l'utilisation simultanée ou alternative de ces deux modes de création. De l'écrit à l'image explore ces différentes questions, au travers d'un choix d'œuvres picturales ou graphiques, et de textes littéraires et poétiques."




Si l'on dit : une quenelle, des Queneau 
de la grêle, des grelots
Une prunelle, des pruneaux
On dit aussi : un procès-verbal, 
des proses et vers beaux 

2008


Biographie d'Isabelle Le Gouic

Pour composer ce carnet, Isabelle Le Gouic a réalisé des dessins et des collages en utilisant les feuilles d'un journal écrit par Mathieu Simonet, suivant la consigne de le transformer en toute liberté. Pour accompagner ce détournement, elle a créé une déclinaison de vingt-cinq textes à la manière de Queneau; un hommage ludique utilisant des formes littéraires pour la plupart apparues depuis Exercices de style (1947).




mardi 18 février 2014

GIANBATTISTA BRESCIANI" UNE PEINTURE QUI TRAVERSE LE SILENCE DU VENT"


Christine m'a fait un beau cadeau en m'emmenant samedi matin chez GIANBATTISTA BRESCIANI .
J'avoue qu'en lisant  sa monographie j'avais eu l'envie de cette rencontre ...

L'artiste est profondément humain et heureux de montrer ses toiles, de parler de ses projets (une exposition à l'Orangerie de Cachan en avril  2015, avec 7 grandes toiles mais aussi des photographie prises au lac d'Iseo et à  Trouville , une Structure en bois, remplie d'eau...et de sons.  )
                
J'ai été très intéressée par l'utilisation de supports  variés (toiles, papiers, cailloux, bois, polycarbonate...), par ses installations, ses performances , ses textes poétiques, par les deux splendides ouvrages réalisés avec Joanne Lanouette pour "Cortège abyssal" et Jean-Pierre Ghesquière pour "Croisements"  ...

J'ai tout de suite senti l'importance des rencontres dans la vie de Gianbattista  (avec le saxophoniste Bruno Wilhelm par exemple ) et ce désir de mêler les différents domaines artistiques  si cher à mon cœur ...
Sur ces 40 années de travail se dégage une belle unité et c'est sans aucun doute la preuve d'un artiste qui a très jeune trouvé sa voie .
Gianbattista aime les œuvres éphémères, les installations in situ, les fossiles, l'Italie où il est né et la Côte d'Albâtre, faire des offrandes à l'eau et laisser les flammes dévorer son travail sur grandes feuilles
de papier ...



"Sa voix est ample, profonde, forgée au tranchant des roches volcaniques, trempée au silence des flancs escarpés. Elle ne vibre ni de la fougue d’un prédicateur ni des foudres d’un tribun ; c’est plutôt celle d’un homme qui connaît la patience des mots, leur lumière et la subtile exigence qui les relie. L’œil de l’artiste tente de capter l’invisible, de restituer la quête éperdue de l’image, celle qui défie l’équilibre entre hasard et austérité du trait. Une quête jamais défaite mais indéfiniment recommencée."
Florent Founés  




"Gianbattista Bresciani aime la forme, qui devient pour lui un signe, massif sans lourdeur, compact sans poids inutile... C'est à partir de ces masses dynamiques qu’il parcourt un chemin initiatique – le peintre à la recherche des forces telluriques du monde. Car cette forme devient signe et se reproduit, en glissant à travers des harmonies de terre brune, de craie blanche, de ciel dense pour produire des sonorités entre ombres et lumières, entre pleins et failles, entre la plénitude de la matière et sa fission dans un glissement d‘ombre, dans un rai subit de lumière incidente.

Une peinture construite, solidement ancrée au sol et pourtant dans sa générosité, portée à la puissance, au dialogue. Bresciani manie l’évidence terrienne pour trouver l’esprit, pour imposer des images latentes, des rapports subtils –cohérents, dynamiques- pour interroger la matière et que le spectateur réponde lui-même. Il y a un ordre et une modification de cet ordre premier, il y a une évidence et la modification de cette évidence, dans le sens que Michel Butor donnait au mot / déviance progressive d’un constat vers une autre image. Bresciani dévie le regard par l’émotion sensuelle d’une matière simple, naturelle et pourtant très travaillée, très apprivoisée. En voyant cette peinture, achevée bien qu’en pouvoir d’avenir, de devenir, de transfusion, on se demande pourquoi de moindres peintres que Brescniani sont plus connus, plus cotés. Parce qu’ils sont davantage copinés, engaliérés, médiatisés ?


Qu’importe : Bresciani parle, le spectateur l’écoute et se réjouit. Avec l’artiste, l’œil écoute…"

 
Roger BALAVOINE




" J'aime la matière, 
j'y ai travaillé en tant que maçon,
j'y joue en tant qu'alpiniste" 
Erri De Luca 




"L'artiste est un aveugle qui nourrit, entretient et raconte la lumière. 
Il la connait bien, puisqu'il la vit de l'intérieur."
 Jean-Pierre Ghesquière



"Au cœur de la peinture, à la pointe du pinceau, s’épure la nature vers l’intangible, l’invisible. Gianbattista Bresciani ne s’attarde pas au visible mais, oiseleur de la transparence et de la lumière, capte ces forces impalpables qui sourdent de la terre".
Florent Founés 






 " Qu'est un artiste face à lui-même?
Une assemblée de limites face à une autre d'incertitudes ."
Jean-Pierre Ghesquière




" Sa peinture est franche et entière " 
Alexandre Bohn




Gianbattista BRESCIANI

Peintre-Plasticien
Vit et travaille à Paris
Une peinture que traverse le silence du vent
Au cœur de la peinture, à la pointe du pinceau, s’épure la nature vers l’intangible, l’invisible.
Le peintre ne s’attarde pas au visible mais oiseleur de la transparence et de la lumière, capte ces forces impalpables qui sourdent de la terre. Et lorsque le Verbe incertain ne lui livre plus que brume, il écarte alors les lueurs d’aube tremblées et s’enfonce vers ce mystère sensuel d’une nature en veine de son chant intime.L’artiste en derviche
…Formes, matière, couleur viennent de la terre, sans césure…
Autant dire que si le doute subsiste, il en tire une force nourrie d’humilité :
« Peintre ou écrivain, rien n’est définitif, il faut toujours recommencer, s’efforcer d’aller plus loin, creuser…On s’imagine que le travail est facile, mais quand on s’aventure au loin, quand on pousse les feux, on se fragilise aussi…Bram van Velde laissait s’écouler deux ou trois heures avant de s’attaquer à la toile. »
Entre ombre et lumière, ce cheminement en manière de détachement, de renoncement aussi, peut-être, témoigne d’une ferveur insolente qui tels les champs bleus et les cités rouges de Paolo Uccelo, n’a cure du réalisme : l’espace n’est-il pas tissé de lignes de fuite et sa géométrie parfaite qui semble obstinément vouloir échapper à l’émotion, ne voile-t-elle pas l’autre paysage, celui du dedans, sorte de « mont analogue » à conquérir ?
La lumière transcende la masse brune, comme inerte, de la terre, la silhouette d’un arbre s’élance et le ciel se prend à danser. L’artiste s’est fait derviche et ses paumes s’adressent en muette prière, entre le haut et le bas. « Quand on frôle de tels espaces, semble lui dédicacer Philippe Jaccotet, il ne faut pas prétendre à les connaître ; il faut s’accorder à leurs ondes.»

Florent Founès, dans ARTS.ONE MAGAZINE



.... Et des photos des différentes productions de l'artiste ...


" La poésie comme chemin de vie"


(" Alberodualita -assisté par Alexandre Bohn. Pour Carré d'art Goutte d'Or j'ai réalisé 3 structures en fer, grillages, papier mâché" )



« Peintre ou écrivain, rien n’est définitif, il faut toujours recommencer, s’efforcer d’aller plus loin, creuser… On s’imagine que le travail est facile, mais quand on s’aventure au loin, quand on pousse les feux, on se fragilise aussi… Bram van Velde laissait s’écouler deux ou trois heures avant de s’attaquer à la toile. »

(Fossile d'eau, bois polychrome -1995)


(Pigments sur cailloux - lac d'Iseo -2003)

« Étant né proche du lac d'Iseo, le vide-plein du lac, l'eau, la montagne, le ciel et le vent ont bâti l'univers de ma peinture malgré moi, confie Gianbattista Bresciani.



(Insituomaggio- structures en polycarbonate- Espace Saint Louis - Bar le Duc-2004 2005)


« Iseo, couleurs d’eau »  Livre-monographie :
 Editions Aréa – Paris
Parcours de 40 ans d’errance, dans l’inachevé, entre peinture, écriture et éphémère.



Gianbattista Bresciani
 7 Allée des Arts
94230 CACHAN

Tél : 01 47 40 96 44


LE SITE DE GIANBATTISTA  


 
 (dessin réalisé par la femme de l'artiste, Ginette)