Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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lundi 26 octobre 2015

L'EXPOSITION " ILE(S)" AU MUSEE DE LA CORSE DE CORTE

L'exposition évènement à ne pas manquer.
Plus de 250 œuvres et médias présentés. 

Une visite rythmée de projections vidéo, d'effets sonores, de couleurs, de parfums... 





Le musée de la Corse présente une nouvelle exposition temporaire intitulée "Île(s)".

"La Corse, comme de nombreuses îles, nourrit l’imaginaire des hommes.
Les îles sont des mondes autres, des espaces que l’on atteint au risque de la mer, où le naufragé échoué doit tout imaginer pour survivre. Îles d’insouciance et de fêtes où le dépaysement nous invite à l’émerveillement mais aussi îles de l’exil, de l’enfermement et du chaos…
Certes, elles sont « une étendue de terre entourée d’eau », mais les définitions n’épuisent pas ce que notre pensée a fait des îles, rêvées autant que parcourues.
À travers cette exposition consacrée aux île(s), le Musée de la Corse élargit son angle d’approche de la société corse afin de faire émerger de nouvelles interrogations, des pistes de réflexions pour la Corse, pour les Corses, pour les autres insulaires et les continentaux dans le contexte de la mondialisation et des enjeux contemporains qui l’accompagnent.
Cette exposition se propose de questionner les ressemblances comme les singularités de ces mondes insulaires, dans une démarche résolument comparative qui met en regard des exemples d’îles « grandes » et « petites », « lointaines » et « proches » de la Corse (Tristan da Cunha, archipels d’Océanie, Haïti, Lampedusa, îles du Salut, Majorque, île de la réunion, îles Galápagos… )
Plus de 250 œuvres et médias issus des fonds de collections du musée de la Corse et d’autres institutions corses, nationales ou internationales témoignent de ces regards croisés pour rendre compte de la complexité des sociétés insulaires et de l’insularité.
Ces objets sont d’ordre matériel et immatériel : sculptures, instruments de navigation, maquettes de bateau, objets du quotidien, textiles ; iconographies : peintures, cartes de géographies, atlas, estampes, dessins ; images : photographies documentaire, photo-reportage et œuvre photographique, œuvre vidéo et projections de films ; dispositifs olfactif et de diffusion audio, références littéraires.
Le parcours de l’exposition embarque le visiteur pour une croisière philosophique, tel le voyage d’Ulysse ou celui de La Pérouse, qui lui laisse entrevoir les multiples réalités de ces îles. Les dynamiques et les va-et-vient du vécu insulaire sont données à ressentir dans l’espace de l’exposition, dans des dialogues entre le regard intérieur et le regard extérieur. Tout un chacun peut ainsi partir à la recherche de ce que pourrait être « son île ».

Une scénographie contemporaine et épurée conçue comme une succession d’îlots thématiques en archipel, avec au centre l’image stylisée de la Corse, île réelle au centre du monde. Une visite labyrinthique rythmée de projections vidéo, d’effets sonores, de couleurs, de parfums…

Parcours de l’exposition :
L’exposition est conçue comme une succession « d’îlots » thématiques scénographiés. Le parcours doit amener le visiteur à percevoir, physiquement, la figure labyrinthe de l’interprétation de l’insularité et la force de l’imaginaire.
Plan :
  1. L’île, fille des éléments
  2. L’île Microcosme... et Macrocosme
  3. L’île paradoxe
  4. L’île système
  5. L'île du vivre ensemble
  6. L’île laboratoire
  7. L'île ressource
  8. Espace et temps de l'île
  9. Le naufrage
  10. Les îles fragiles "





Le Mont Saint Michel - Anonyme


Robert Tatin d'Avesnières " Tahiti jours heureux"




Ex-voto




Deux oeuvres de Pierre Sylvain Augustin dit Payas ( collection particulière d'Antoinette Jean)


Everland Lalanne -Oriflamme vaudou "la sireine" (collection particulière)


LE SITE DU MUSÉE


Musée de la Corse
Musée régional d'Anthropologie
La Citadelle
20250 CORTE
France
Tél. : 0 33 (0)4 95 45 25 45


 JUSQU'AU 3 AVRIL 2016

dimanche 25 octobre 2015

samedi 24 octobre 2015

GROS PLANS SUR MARTIN BISSIERE ... A L 'ARSENAL DE SOISSONS






  MARTIN BISSIERE, L’ÉMERGENCE DE LA PEINTURE
 
Martin Bissière, La montée des extrêmes – Oxygène / Exposition au Musée de Soissons, ARSENAL / Du 19 septembre au 15 novembre 2015
La peinture de Martin Bissière se caractérise par une profusion d’expérimentations picturales de natures variées et pourtant cohérentes. Né en 1962, l’artiste se consacre d’abord à la musique, puis se tourne vers la peinture au milieu des années 1980. Attentif aux bouleversements esthétiques survenus à partir des années 1960, l'artiste témoigne pourtant d'une persévérance opiniâtre quant à la poursuite d'une recherche plastique qui traverse sans encombres les tabula rasa minimales et conceptuelles. Ce dernier mène depuis maintenant trente ans une pratique picturale selon une infaillible exigence personnelle. Face à son œuvre, force est de constater que Martin Bissière est un peintre comme on en voit peu. Très tôt, il s’émancipe du caractère anecdotique et narratif de la figuration pour s’orienter vers une forme singulière de peinture abstraite, accueillant en son sein l’enfouissement de motifs originels. Révélant la formation progressive d’une manière originale, l’artiste s’affranchit d’un savoir-faire trop impersonnel et d’une technique trop maîtrisée. Perdre le contrôle du trait, voici le mot d’ordre qui conduit Martin Bissière à un lâcher-prise empreint de virtuosité. Les formes et les couleurs se déploient, enrichies d’une attention toute particulière à la densité de la matière picturale. La recherche abstraite, bien sûr, n’est jamais totalement détachée d’une figuration sous-jacente. On y observe la volonté accrue de faire émerger à la surface de la toile la représentation d’une réalité sensorielle et émotive. Les abstractions de Martin Bissière témoignent de la dextérité de l’artiste, celle-là même qui l’autorise à quitter la sphère d’un réalisme trop restrictif.
Issu d’une famille d’artistes, Martin Bissière fait très tôt l’expérience de la rivalité[. En 1997, il découvre la pensée de l’anthropologue René Girard, dans laquelle il trouve un écho à sa propre pratique, envisagée comme un « art du ressentiment »[. La notion de « rivalité mimétique » décrit l’absence de l’autonomie du désir. Nous désirons ce que désire autrui. Cette rivalité nous conduit potentiellement au conflit. Au travers de ce concept de « rivalité mimétique », l’artiste appréhende la peinture comme une « prise de pouvoir ». Sa pratique s’inscrit alors dans une relation passionnelle avec celle d’autres peintres qu’il adule tant qu’il les rejette. C’est au moment crucial de son apprentissage de la rivalité que Martin Bissière inaugure la singularité de sa propre pratique, l’artiste affirmant faire « de la peinture avec de mauvais sentiments ». Le peintre rejoint ici la manière dont Jean-Paul Sartre s’expliquait sur la fameuse formule de Huis-Clos, « l’enfer c’est les autres », lors de l’enregistrement de la pièce en 1964. Les « autres » seraient « au fond ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-même. » Sartre ajoute plus loin que nous nous jugeons au travers d’autrui, au travers de l’image que les autres nous renvoient de manière spéculaire. Nous retrouvons chez Martin Bissière une attention à la relation spéculaire qu’il entretient avec d’autres peintres, appréhendés en termes de rivalité.
Le travail de Martin Bissière rejoint la notion de « catastrophe » introduite par Gilles Deleuze dans ses conférences sur la peinture. Tandis que la toile vierge contient en puissance « la naissance d’une chute », selon les termes du philosophe, la « catastrophe » affecte l’acte de peindre en lui-même. Il s’agirait d’un chaos originel appartenant à la condition pré-picturale du tableau, ce dernier étant inséparable de l’avènement de la couleur. C’est ainsi que, de ce désordre émerge l’armature de la toile, obligeant l’acte de peindre à affronter sa condition première. De manière similaire, l’avènement du fait pictural implique de se défaire de tout ce qui pèse sur le tableau avant même qu’il ne soit commencé. Martin Bissière envisage la peinture comme « un monde en soi qu’il faut expulser ». L’œuvre achevée apparaît comme une éruption, un jaillissement inéluctable que rien ne peut entraver. Elle serait la conséquence d’un tumulte intérieur, d’une inquiétude originelle. Le peintre évolue dans un état d’immersion, dans l’intériorité d’une pratique « totalisante ». Caractérisée par des couleurs sombres et terreuses, la première série développée par Martin Bissière s’intitule « Baroque » (1993-1996). Inspiré par la peinture du XVIIIème siècle, l’artiste y trouve des motifs et des personnages qu’il s’agira d’enfouir, révélant ainsi le champ de l’abstraction. Ensevelies sous les couches d’une peinture « all over », les figures se dissolvent. Elles viennent hanter des toiles animées par l’enchevêtrement de touches et de coulures apparentées à une végétation sous-marine. Sur les toiles Baroque 1 et Baroque 8, on observe ce qui ressemble à des figures agonisantes, le spectacle d’un carnage dont il ne restera bientôt que les débris. Les autres tableaux de la série apparaissent à la manière d’instantanés, comme si ils figuraient l’instant T d’un corps à corps entre plusieurs forces rivales. Devant ces œuvres, le spectateur fait l’expérience de ce qui pourrait être perçu comme une noyade, une perte de repères vertigineuse, le chaos d’un champ de bataille. Les touches et la gestuelle du peintre témoignent de formes éclatées. Lorsqu’elles se rejoignent par instant, c’est au travers d’une fusion passagère qui laisse bientôt place à une dissolution inévitable.
Martin Bissière met en œuvre un jeu de références impliquant des formes issues de l’art occidental. Ce système d’échos apparaît comme le détour nécessaire à l’élaboration d’un langage pictural singulier, celui-là même qu’il nous reste à décrypter. La peinture apparaît comme le « lieu du désir », une ardeur en perpétuelle expansion qui débouche sur la rivalité et la violence. En laissant Eros apparaître à la surface de la toile, l’artiste présente le danger qui l’accompagne, le combat ancestral qui l’oppose à Thanatos. C’est au travers de ce conflit millénaire que le peintre trace sa voie pour nous conduire vers des lieux insoupçonnés. Alors apparaît l’irruption d’un événement pictural, ici et maintenant. La série « Vénus » (1996-1998) est issue d’une gravure de Giorgio Ghisi, d’après Luca Penni, Vénus piquée par un buisson de roses. Selon Martin Bissière, les tableaux qui en découlent sont les métaphores d’un jaillissement de la couleur apparenté au « sang de Vénus » éclaboussant les pétales de roses blanches. Eros célèbre la couleur comme l’enjeu originel de la peinture. Pour réaliser ces tableaux, Martin Bissière utilise des toiles non préparées qu’il laisse nues aux rebords. Cette série se distingue par l’application d’une « grille », l’artiste ponctuant chaque tableau du croisement de lignes de couleurs (noires, vertes, rouges ou blanches). On pourrait y voir une allusion à l’idéal de la beauté classique, régie par les règles de l’harmonie. Cependant, le traitement de la matière ne s’encombre pas des lois qui régissent le « beau » platonicien. L’inscription du mot « VENUS » sur chaque toile intervient au moment où l’artiste pense avoir terminé le tableau. Ici, tout se passe comme si la déesse, surgissant de couches picturales indisciplinées, demandait à renaître, libérée des lignes de pureté qui la maintenaient captive.
Tandis que nous attribuons à la peinture l’influence dominante de l’œil, la langue allemande, avec le mot « malen », témoigne d’une préférence pour le geste. Martin Bissière ne connaît que trop bien l’antagonisme, ou plutôt l’affrontement entre la main et l’œil. Parcourant la surface de ses toiles, il nous faut renoncer à résoudre cette tension entre le « trait » manuel et la « ligne » visuelle. Avec les tableaux de la série « Décors pour un film américain » (2000-2005), l’artiste flirte avec les frontières de l’abstraction. Le peintre applique des couleurs franches pour esquisser des paysages désertés de toute figure humaine. Dans l’attente d’un protagoniste, ces derniers apparaissent comme la célébration de l’absence. C’est alors que le décor devient l’acteur, baignant dans des pans horizontaux de couleurs pures. On y décèle une profondeur invitant le regard à s’engouffrer dans la scène à venir d’un film évanescent. Certaines toiles échappent pourtant à une appropriation figurative du regard, délaissant le spectateur devant les bribes de ce qui pourrait être une scène cinématographique. On observe alors la rencontre de masses colorées plus ou moins diluées, laissant place au contraste naissant de la juxtaposition de couleurs complémentaires. Tandis que le violet rencontre le jaune, le vert soutient le péremptoire des taches rouges. Dans l’attente de la scène qui viendrait s’y produire, les tableaux de cette série accueillent par anticipation un décor où triomphent nos projections mentales.
Par une pratique proche de la méditation, Martin Bissière recherche l’avènement d’un accomplissement, qui exige pourtant l’expérience d’une certaine forme de « folie » mais aussi d’une dimension magique, quasi religieuse. Selon les mots de l’artiste : « La vraie vie c’est la peinture parce que j’y joue ma vie ». La toile posée au sol, Martin Bissière travaille dans l’urgence, se livrant à un corps à corps avec son support. A partir de 2005, l’artiste inaugure une série inspirée par sa pratique des arts martiaux. Son titre, « Shaolin Art Center » (2005-2008) désigne le célèbre monastère bouddhiste. Prenant appuis sur le fond blanc d’une toile préparée, l’artiste délimite des pans autonomes portés par un réseau de lignes qui gagnent progressivement de l’ampleur. Les couleurs s’organisent selon une déclinaison de lignes noires ou bleues, celles-ci venant fragmenter la toile comme si elles la mettaient en pièces. Ces toiles de Martin Bissière sont animées par ce que Deleuze appellerait « la déformation comme concept pictural », le terme n’étant pas à confondre avec l’idée d’une « décomposition ». Bien au contraire, la forme se définit comme le lieu où s’exerce une force qui exige d’être rendue visible. A cette occasion, l’artiste nous laisse entrevoir ce qui l’anime, sans pourtant nous donner la clé : le mystère quant à l’objet du combat reste entier.
Le travail de Martin Bissière évolue dans un monde habité par un imaginaire de la fin des temps, un monde aux utopies perdues, dont le système de valeurs ne cesse de s’effondrer. Dans un environnement contemporain saturé s’images, c’est le mode d’existence de l’image elle-même qui se trouve menacé de mort. Pourtant, ce monde « déjà fini » accueille des intervalles dans lesquels perdure l’authenticité de la peinture et l’engagement vital de l’artiste. Celui-là, qui seul se rend capable d’imaginer un « au-delà », un « avenir » possible. Dans Achever Clausewitz (2007), René Girard présente la violence comme une fin et non plus comme un moyen. L’homme y est désigné comme l’adepte d’une jouissance de la destruction, tandis que le monde se trouve menacé d’extinction. Entre 2009 et 2012, Martin Bissière développe une série intitulée « La Montée des extrêmes ». Devant la violence contemporaine, celui-ci met un terme à la « rivalité mimétique » qui a si longtemps animé sa pratique artistique. Le peintre se nourrit d’une multiplicité d’images avant d’aborder la toile vierge. L’éclatement des couleurs et la gestuelle de l’artiste semblent obéir à un principe d’orchestration symphonique[. Inspiré par le rêve d’une « totalité », ces œuvres portent en elles le danger qui accompagne, dans le réel, une montée effective des extrêmes. La toile apparaît alors comme le lieu où se rejoignent le meilleur et le pire de la nature humaine. Submergée par un débordement de couleurs, la raison s’efface au profit de la lutte ancestrale entre Eros et Thanatos. Devant les pigments déployés, le spectateur serait voué à oublier, pour un temps, l’éducation reçue, celle qui conditionne notre être au monde et nous apprend à tempérer, domestiquer, dompter… 
La peinture de Martin Bissière témoigne d’une certaine parenté avec la pensée d’Albert Camus, tout particulièrement avec le discours de l’auteur sur l’« homme absurde »[15]. Conscient de la finitude de son existence et du désenchantement du monde, ce dernier est aussi le protagoniste d’une révolte salvatrice – celle là même dont Martin Bissière fait l’expérience au travers de son travail plastique. Sans chercher le recours à une quelconque transcendance, l’artiste s’empare de l’étrangeté de l’existence au travers de simples moyens humains qu’il met à profit dans la peinture. Tandis qu’il se libère de la figure, autrement dit d’une dimension narrative, Martin Bissière recherche une essence, le mode d’existence du fait pictural lui-même, exigeant un éternel recommencement. Depuis 2013, l’impulsion qui sous-tend la pratique de l’artiste se déplace sensiblement. Emancipé de la rivalité qui l’opposait à d’autres peintres, ce dernier cesse de malmener la toile, inaugurant une nouvelle série de tableaux intitulée « Oxygène ». Ces œuvres émergent de ce qui pourrait s’apparenter à une nouvelle « respiration ». En intervenant directement sur la toile avec les doigts, sa pratique glisse vers le modelage, puis accueille une déclinaison de lacis au spray d’intensités variables. Laissant aux couleurs la liberté de se superposer, il fait le deuil d’une relation conflictuelle avec son propre médium d’expression. Il ne s’agit plus de lutter avec les pigments mais de travailler « avec » la peinture. Face à l’épuisement du « moteur mimétique »[ Martin Bissière inaugure une pratique picturale apaisée, qui va de paire avec la possibilité d’une réconciliation. Tandis que la planéité de ses compositions accueille une profondeur mystérieuse, le talent du peintre se manifeste dans la transposition, sur la toile, d’une sensibilité singulière. En dehors de toute distinction entre figuration et abstraction, il s’agirait pour l’artiste de « défaire les ressemblances » pour observer l’avènement d’une « présence »[
Tout en se délestant de l’héroïsme romantique avant-gardiste qui caractérise souvent la peinture, Martin Bissière établit un dialogue décomplexé avec l’histoire de l’art. Il s’agit là, non pas d’un poids qu’il aurait à porter sur ses épaules, mais d’une conversation féconde, faite de rivalité, d’exaspération mais aussi de légèreté. Inspiré par le baroque, Martin Bissière développe une pratique apparentée à l’écoulement d’un fleuve, dont nous suivons les ressacs, les variations et les boucles selon un déroulement étranger à toute forme de finitude. L’artiste envisage la peinture comme une manière d’être au monde, animée par l’énergie de la « Révolte ». Présenté au public, le tableau apparaît comme une extension dotée d’une dimension nouvelle, d’une qualité d’être supplémentaire. L’artiste poursuit un Œuvre empreint tout à la fois de violence et de finesse, dont il nous reste aujourd’hui à apprécier la justesse.
Laure Jaumouillé






















"Martin Bissière, né à Paris en 1962, est issu d’une famille d’artistes. Il vit et travaille à Paris. Dès le début des années 90, son travail tourne autour de l’accident, du désir et de la violence. En 1997, la découverte des travaux de l’anthropologue René Girard sur le désir mimétique l’amène à se reconnaître dans la description du désir humain en perpétuelle expansion qui débouche tôt ou tard sur la rivalité, puis sur la violence. Martin Bissière travaille sur et contre la peinture. Il cherche à débusquer son identité de peintre dans le « sacrifice » d’innombrables images qui sont autant des modèles que des obstacles. Ses oeuvres sont traversées d’une gestuelle énergique, tâchées de glacis colorés et de formes qui se construisent puis se disloquent, métaphores d’un « paradis instable ». Jours après jours, tableaux après tableaux, il tente de gagner sa place dans une hiérarchie de peintres toujours en mouvement. Les oeuvres exposées à l’Arsenal dessinent les tumultes d’une vingtaine d’années où les séries s’enchaînent. Vénus, Décors pour un film américain, Shaolin Art Center, La montée des extrêmes, toutes témoignent des multiples formes du désir d’un peintre appliqué au seul champ de la peinture. La dernière série, Oxygène, constate l’épuisement du moteur mimétique et s’éloigne de l’air vicié de La montée des extrêmes."

Abbaye saint-Jean-des-Vignes
02200 SOISSONS
Téléphone : 03 23 53 42 40



MARTIN BISSIERE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE



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JUSQU'AU 15 NOVEMBRE 2015


vendredi 23 octobre 2015

HURFANE VUE PAR JEAN-PIERRE FAURIE



" L’accueil est chaleureux. Tout suite le regard du visiteur est pris par le travail accompli par Hurfane depuis 1980. La professeur retraitée de lettres classiques n’a rien perdu de sa verve pédagogique et c’est avec passion qu’elle explique son cheminement.

« C’est mon mari qui avait trouvé mon nom d’artiste. Il vient de Hurpin nom de mon père et de Faneau nom de ma mère. Je suis née du côté de Dieppe. J’ai passé 13 ans en Provence et ça m’a marquée. Le goût de la mosaïque me vient de ma mère artiste qui pratiquait cet art. Elle m’a expliqué et fait aimer »

En 1978, une maison à Happonvilliers est acquise et à partir de 1980 les premières mosaïques commencent à naître mais à petite dose, le week-end et pendant les vacances scolaires. « A partir de 1992, à la retraite, tout va se mettre en route. Mes 50 ans de rêve, de jeu (JE) mental vont petit à petit devenir réalité. Tout était dans ma tête depuis mon enfance. Au début les gens disait que c’était un petit Pompéi du Perche »

Mais des scènes de la vie percheronne vont venir s’accrocher aux murs, les animaux chats, oiseaux, poissons, les fleurs vont s’installer sur les murets, les bassins et les terrasses du jardin rose, le jardin de la terre, le premier au sud-ouest quand le spectateur arrive.

En avançant dans son œuvre, Hurfane contourne la maison. A l’Est elle entreprend le jardin bleu, le jardin du ciel et des reflets, le jardin de l’eau qui vit et qui s’écoule comme le temps qui passe.Une citation de Virgile écrite prés du « Pèlerin de l’éternité » le rappelle au visiteur « Fugit irreparabile tempus »

Les commentaires et les explications d’Hurfane invitent à la réflexion et la méditation dans quelles galaxies, quelles constellations irons nous voyager après cette visite, à chacun d’ordonner ses mosaïques mentales et s’inventer un jardin à sa couleur.

 Jean-Pierre Faurie




Hurfane est le nom d’Artiste Mosaïste de Renée Bodin
Elle est née le 28 mars 1927

Jardins de Mosaïque de la Feuilleraie
« Le petit Pompéi du Perche »
Lieu-dit « La Cirotterie »
28 480 Happonvilliers



HURFANE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

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jeudi 22 octobre 2015

LES CIMETIERES JUIFS D'ESSAOUIRA

 ÉTÉ 2013 ...

"Essaouira a eu une très grande communauté juive pendant plusieurs siècles. Elle dispose donc de deux cimetières juifs.

Le vieux cimetière, dit cimetière marin puisque séparé de l'océan par un seul mur, comporte 2400 tombes toutes en pierre rocheuse, dont les plus vieilles datent de 1775. On y trouve la tombe du fameux Rabbin Haïm Pinto. Un pèlerinage "hilloula", sur sa tombe et son mausolée édifié en 1998, a lieu tous les ans. Le cimetière a cessé de servir en 1875, cependant en 2010, on y a déposé la dépouille de l'écrivain juif marocain Edmond Amran El Maleh qui avait demandé d'être enterré dans ce cimetière.

Le nouveau cimetière situé en face de l'ancien a été ouvert en 1875. On trouve dans ce cimetière plusieurs "chambres" pour les nombreux rabbins d'Essaouira: Abraham Ben Chochane, Messod Tamssot, David Attar, Yossef Melco et Mordekhay Avitsror.
Une centaine de rabbins d'Essaouira serait enterrés dans ce cimetière.
De nombreux autres illustres rabbins ont leur dépouille dans ce cimetière, parmi eux David Alkaïm (poète juif qui a rédigé les plus belles inscriptions tombales de ce cimetière), Ytshak Ben Yaïch Halévy (poète et publiciste), Yossef Knafo et son fils David Knafo.

La tradition juive interdit toute représentation humaine, les tombes du premier cimetière sont anthropomorphes. Selon une rumeur, ce cimetière comporterait plusieurs "couches de tombes" superposées."




Le cimetière le plus récent .....





 Le vieux cimetière ...






UN LIEN PASSIONNANT

UN AUTRE

ET ICI

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