Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
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Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mardi 15 septembre 2026

L'EXCEPTIONNELLE COLLECTION DE PETRA SVEINSDOTTIR A STODVARFJORDUR EN ISLANDE

 

 " La collection de pierres de Petra raconte l'histoire de la nature islandaise. Plus qu'un simple musée minéralogique, elle retrace le parcours d'une femme extraordinaire qui a déplacé des montagnes, pierre après pierre. Petra a consacré sa vie à la beauté de la Terre et à la partager avec le monde entier.
Avec passion et minutie, Petra a consacré des décennies à la création de sa collection. Celle-ci compte aujourd'hui des milliers de pierres, chacune avec sa propre histoire, sa couleur et sa forme. Cristaux de quartz étincelants, jaspes multicolores, zéolites insolites et obsidienne d'un noir profond accueillent les visiteurs, au milieu des fleurs parfumées du jardin." 

Pour moi ce fut une passionnante et émouvante visite, lorsque le minéral et le végétal se mêlent c'est un grand bonheur, lorsque derrière tout cela il y a une passion, la quête de toute une vie on ne peut qu'être heureux d'être là.  

 

   



 





























 

À Stöðvarfjörður, petit village posé au bord des fjords de l’est de l’Islande, il existe un lieu singulier où le temps semble s’être arrêté. Derrière les murs d’une maison, des centaines de pierres racontent une histoire qui n’est ni celle de la géologie, ni celle d’un musée ordinaire. C’est l’histoire d’une femme, Petra, et d’une passion qui aura accompagné toute son existence.

Pendant des décennies, Petra a parcouru les paysages de l’Est islandais à la recherche de pierres. Elle les trouvait au bord des chemins, dans les montagnes, sur les plages ou dans les terres volcaniques. Elle les ramassait, les rapportait chez elle, les observait. Puis elle les classait avec patience, comme on rassemble les fragments d’un monde que l’on voudrait préserver.

Aujourd’hui, sa collection impressionne par son abondance, mais surtout par sa poésie. Les pierres sont organisées par couleurs, formes et aspects. Certaines sont translucides, d’autres sombres et profondes ; certaines semblent polies par les éléments, d’autres portent encore les traces de leur naissance. Ensemble, elles composent une étonnante palette minérale, comme si les paysages islandais avaient été démontés pierre après pierre avant d’être soigneusement réunis ici.

Mais réduire cet endroit à une simple collection serait passer à côté de son essence. Car ici, chaque pierre est aussi le témoignage d’un geste. Celui de Petra qui, année après année, a pris le temps de regarder ce que d’autres auraient laissé derrière eux.

La collection accueille également des sculptures et des objets qui prolongent cet univers minéral. Parmi eux, des bois de rennes recouverts de mousse semblent avoir été déposés là par la nature elle-même. Leur présence introduit une autre dimension : celle d’un paysage vivant, où la roche, le végétal et l’animal se rencontrent.

Il y a quelque chose de profondément émouvant dans cette accumulation. Non pas l’émotion spectaculaire que peuvent provoquer les grandes œuvres ou les monuments célèbres, mais une émotion plus intime, presque silencieuse. Celle que l’on ressent face à une vie entière consacrée à une obsession douce : chercher, trouver, conserver.

Petra n’a pas seulement collectionné des pierres. Elle a collectionné des instants. Chaque morceau de roche porte en lui le souvenir d’un lieu, d’une promenade, d’une découverte. La collection devient ainsi une sorte de journal intime sans mots, écrit avec des pierres plutôt qu’avec de l’encre.

Dans ce petit coin de l’Islande, le visiteur comprend peu à peu que la valeur de ces centaines de spécimens ne réside pas uniquement dans leur rareté ou leur beauté. Elle réside dans le temps qui les relie. Des années de marche, de curiosité et de patience sont là, sous nos yeux.

C’est peut-être ce qui rend la collection de Petra si particulière. Elle ne cherche pas à impressionner. Elle témoigne.

Et lorsque l’on quitte Stöðvarfjörður, on emporte avec soi une impression étrange : celle d’avoir pénétré, l’espace de quelques instants, dans la mémoire d’une femme. Une mémoire faite de pierres, de couleurs, de mousses et de paysages.

Une collection comme une vie entière en fragments et la preuve bouleversante qu’une quête personnelle, poursuivie avec constance pendant des décennies, peut finir par devenir un patrimoine partagé.

 

 

 SUR WIKIPÉDIA 

 LE SITE DE PETRA 

 (cliquer) 

 

 POUR ISABELLE ET AMAR 

 

JUIN 2026  

 

 Emplacement

 Collection de pierres de Petra 

Fjarðarbraut 21, 755 Stöðvarfjörður 
La collection est située au cœur de Stöðvarfjörður, le long de la Route 1 (la Route circulaire), ce qui en fait une étape idéale pour les voyageurs curieux explorant l'Islande.

Horaires d'ouverture
 
Ouvert de 9h00 à 17h00, tous les jours du 1er mai au 15 octobre


lundi 14 septembre 2026

LES CÉRAMIQUES DE STÉPHANIE RAYMOND ... MOI J'AIME TELLEMENT

 

J'avais parlé de cette réjouissante découverte facebookienne en novembre 2022 ICI 

 puis en 2023 ICI

Voici de nouveau sur les Grigris LES CÉRAMIQUES DE STÉPHANIE RAYMOND.

 



































Les céramiques de Stéphanie Raymond frappent d’emblée par leur intensité chromatique, et plus particulièrement par ces bleus qui semblent capter la lumière autant qu’ils la diffusent. Dans son atelier, la matière devient terrain d’expérimentation sensible, où l’émail n’est pas seulement une finition mais un véritable langage.

Ses pièces, qu’il s’agisse de formes utilitaires ou sculpturales, portent la trace d’un travail minutieux sur les oxydes et les cuissons. Les bleus qu’elle obtient ne relèvent pas d’une palette uniforme : ils vibrent, oscillent entre profondeur marine et transparence céleste. Certains évoquent la densité d’un océan nocturne, d’autres la clarté fragile d’un matin d’hiver. Cette richesse tient à une maîtrise technique exigeante, mais aussi à une part assumée d’imprévu, propre au feu et à la chimie des émaux.

Ce qui distingue particulièrement son travail, c’est la capacité à faire dialoguer surface et volume. Le bleu ne recouvre pas simplement la forme, il en révèle les tensions, souligne les courbes, s’accumule dans les creux ou s’éclaircit sur les arêtes. Chaque pièce devient ainsi un paysage en miniature, où la couleur circule et se transforme selon l’angle du regard.

Dans un contexte où la céramique contemporaine explore de nouvelles frontières, Stéphanie Raymond s’inscrit dans une démarche à la fois ancrée dans le savoir-faire traditionnel et résolument actuelle. Ses bleus, signature immédiatement reconnaissable, ne sont pas seulement esthétiques : ils racontent une recherche, une patience, et une fascination intacte pour les métamorphoses de la matière.

Face à ses œuvres, le regard se perd volontiers, happé par ces profondeurs colorées qui semblent contenir plus que de simples reflets, une émotion, peut-être, ou le souvenir d’un paysage intérieur.

 

STÉPHANIE RAYMOND ET LES GRIGRIS 

LA PAGE FACEBOOK DE L'ARTISTE

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