Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 28 décembre 2016

HÉLÈNE BLONDIN VUE PAR IZABELLA ORTIZ

















IZABELLA ORTIZ , mon artiste-plasticienne-magicienne a écrit sur HÉLÈNE BLONDIN un texte que je vous livre aujourd'hui sur les Grigris :

Chorégraphies acidulées

" En quelques traits rapides et nerveux, Hélène Blondin fait surgir du néant ses créatures imbriquées qu'elle plaque sur la feuille blanche dont elle garde toujours le blanc immaculé comme arrière-plan, nous renvoyant ainsi à notre propre angoisse du vide.

Ses personnages-créatures nous fixent comme s'ils étaient aplatis derrière une plaque vitrée isolante qui nous empêcherait d'entendre leurs cris, leurs rires, leurs pleurs, leurs soupirs,...
Certains d'entre eux sont reliés par un fil, ce dernier pouvant varier de couleur et il nous apparaît, selon notre humeur, indestructible ou cruellement fragile...

Les sourires, cicatrices de bouche, cachent des pleurs, les dents protègent des cœurs qui saignent, des mains amputés de caresses, des bras trop courts qui en disent long,...tout s'entremêle et tout n'est plus qu'un dans cette chorégraphie qui fait dégringoler les uns des autres pour mieux s'embrasser, s'étouffer, s'enlacer, s'avaler.
Ces jongleurs trébuchants nous drapent de nos propres secrets, phantasmes, tristesses, chaleurs...

A double-tranchant, les couleurs acidulées giclées par Hélène sont à la fois révélatrices de douceurs mais aussi de chairs et âmes endolories et lorsqu'elle choisit d'étaler sa couleur jaune, la citation de Kandinsky fait écho en nous : “le jaune citron vif blesse les yeux, on dirait une oreille déchirée par le son aigu de la trompette”."


UN LIEN

RETROUVEZ HÉLÈNE SUR FACEBOOK

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mardi 27 décembre 2016

LE CHRIST D'ODILON REDON VU PAR THIERRY DELCOURT

Aujourd'hui sur les Grigris un texte de THIERRY DELCOURT sur un fusain d'ODILON REDON

 Fusain et craie noire sur papier jaune 34x27  -   Réalisé vers 1878 – 1880 Musées royaux des Beaux-Arts  -  Bruxelles



"Ce dessin énigmatique et austère fait partie des ‘Noirs’ du peintre Odilon Redon.
Les Noirs constituent une longue série de dessins, gravures et lithographies épousant les mêmes caractéristiques : étranges, sombres et provoquant la réflexion. Ils ne sont pas dénués d’humour et même parfois de cocasserie. Ils évoquent le travail en clair-obscur des grands maîtres flamands mais surtout les gravures de Francisco Goya et particulièrement les ‘Caprices’ que Redon avait pu apprécier.
« Le noir est la couleur la plus essentielle. » Ainsi s’exprima Odilon Redon dans ses considérations écrites ‘A soi-même’. Il explora cette expression du noir pendant vingt ans.
Ces sombres réalisations sont d’autant plus étranges qu’elles font tache noire dans une œuvre très colorée, empreinte d’une douceur de vivre et même d’une apparente candeur pour qui la regarderait un peu trop rapidement.
De 1870 à 1890, Odilon Redon mène de front une peinture lumineuse, considérée comme symboliste, spirituelle, entourée d’un halo de mystère qui lui vaut sa notoriété grandissante et ces Noirs, tentant d’exprimer sous une autre forme le monde étrange de Redon, inquiet, empreint du doute existentiel qu’une croyance ne peut suffire à combler.
Cet ascète de la peinture, qui a vu la naissance du vingtième siècle puisque né en 1840, il meurt en 1916, reste partagé entre une peinture rédemptrice, magnifiant une nature aux accents mystiques, et ses dessins solitaires, sans illusion, dévoilant le néant derrière l’agitation humaine. Ces Noirs expriment, par la présence insistante d’un œil écarquillé, la perplexité du peintre face à l’étrangeté et à la solitude inhérentes à la condition humaine.
A plusieurs reprises, Odilon Redon représenta le Christ, mais ce dessin de la fin des années 70, par sa force et son mystère, est particulièrement intéressant. Le fusain et la craie noire ont obscurci un papier jaune qui, avec le poids des années, a pris une teinte mordorée accentuant la part sombre de ce clair-obscur, déjà très présente à l’origine.

Que suggère ce Christ et qu’a voulu exprimer Odilon Redon ?

Un visage, presque un masque, s’extrait péniblement de l’obscurité. C’est un visage fin aux arêtes vives et saillantes, pour moitié éclairé par une lumière indigente. Il est dévoré par des orbites creusées, occupées par des yeux noirs surdimensionnés.
L’apparition d’un visage et de son regard éperdu émergeant d’une caverne ou d’un tombeau semble dire l’ultime appel. Il n’y a pas de corps, ce serait inutile, mais juste un buste à peine deviné dans l’ombre noire estompée.
Le front est plissé, repoussé et rétréci par la béance des orbites mais aussi piqué par la seule épine pointée vers lui, accentuant la dimension du souci.
Les lèvres apparaissent sans contraste, exsangues. Elles barrent une bouche qui pourrait parler mais a choisi de se taire. On y perçoit l’amertume, le reproche voilé et surtout la désillusion.
Mais avant tout, le regard domine la composition. Il est improbable et intouchable, absent au spectateur. Il semble tout entier dévoré par ce qu’il voit ou tente de voir. Il indique une absence autre, celle du dieu imploré. C’est un visage visionnaire, en attente, et même au-delà de l’attente, en tous cas hors d’atteinte pour le spectateur comme peut l’être celui de certains patients hallucinés.
C’est aussi le regard d’une déréliction, au-delà de la mélancolie, renforcé par la composition écrasée qui fige le sujet en bas et à droite en lui inclinant la tête dans une insistante profondeur d’enfouissement.
Odilon Redon a certainement recherché cet effet particulier, à l’opposé des postures mélancoliques qu’il exprime dans de nombreux dessins. Dans ceux-ci, il impose la présence de la douleur en occupant l’espace de la composition et en renforçant l’effet de présence douloureuse par l’inclinaison opposée à l’axe de la construction.
Le regard de ce Christ, retourné et indiquant un sommet infini, voit à la fois au-delà, porté vers le Très-Haut et à l’intérieur de soi, comme l’indiquent les pupilles noires et dilatées dans la profondeur des orbites creuses.
C’est en tous cas un regard dévoré par ce qu’il voit : peut-être le vide à la place du dieu imploré. Odilon Redon pose donc cette énigme de la mort du Christ abandonné des hommes et d’un père improbable.
Seule la couronne d’épine rayonnante auréolant le visage indique la référence au Christ. Sinon ce pourrait être ‘rien qu’un homme’, et même un autoportrait, car l’on sait qu’Odilon Redon traversait alors une période sombre comme en vivent les humains face aux épreuves terrestres, entre perte, abandon et mort.
Odilon Redon, par ce dessin, semble poser quelques questions :
S’il existe un dieu, est-il bon et miséricordieux ?
Peut-il sauver l’homme de sa condition de souffrance et de solitude ?
Ou bien n’y a-t-il qu’un vide, un néant en lieu et place de cette construction humaine dont la croyance rassure ?
Le visage va-t-il être englouti ou se pourrait-il qu’il émerge, acceptant sa contingence ?"






LE SITE DE THIERRY DELCOURT


lundi 26 décembre 2016

LE MUSEE MATISSE AU CATEAU-CAMBRESIS

 UN MUSÉE A DÉCOUVRIR ABSOLUMENT en profitant par exemple de l'exposition ALECHINSKY !

" Le musée Matisse du Cateau-Cambrésis a été créé, il y a 60 ans, par Matisse lui-même dans la ville où il est né le 31 décembre 1869. Il offre à ses concitoyens du Cateau 82 œuvres qu'il installe dans l'Hôtel de Ville Renaissance.Il transmet aux habitants du Cateau-Cambrésis un message, témoignage d'une vie consacrée à la peinture.
 En 1956, un des plus grand peintre de l’abstraction, Auguste Herbin, offre 24 œuvres à la ville de sa jeunesse et constitue ainsi une deuxième collection.

En 2002, la transformation de l'ancien Palais du 18° siècle entièrement rénové permet de recevoir la collection Matisse dans un écrin de lumière ouvert sur un parc bordé de tilleuls. L'aile nouvelle est un accord entre le rouge de la brique contemporaine et la transparence lumineuse du verre.
Le musée présente trois collections :

► La collection Matisse, donation du peintre enrichie de nombreuses donations de la famille de l’artiste et d’acquisitions importantes.

►La collection Herbin, donnée par l’artiste, enrichie d’acquisitions et du 2ème état du vitrail Joie (4 salles)

►La donation Tériade, constituée des œuvres données par Picasso, Chagall, Miró, Rouault, Matisse, Léger, Giacometti… à leur éditeur d’art, dont la célèbre « salle à manger de Tériade » décorée par Matisse et Giacometti.

Le musée offre à chaque visiteur un lieu de rencontre avec les œuvres, un espace de poésie, de ressourcement et d’aventure culturelle et propose des expositions temporaires d’art moderne et contemporain autour de ses collections
Selon le désir de Matisse qui disait « Je m’emploie à créer un art intelligible à tous, quelle que soit sa culture », le musée est un véritable outil de développement culturel."


 Collection Matisse

 

 




 




Collection Auguste Herbin






 La donation Tériade 


 Giacometti
 Fernand Léger







 Chagall



LE LIEN VERS LE MUSÉE

(cliquer)

Musée départemental Matisse
Palais Fénelon
Place du Commandant Richez
59360 Le Cateau-Cambrésis



MUSÉE OUVERT TOUS LES JOURS
SAUF LE MARDI de 10h à 18h


samedi 24 décembre 2016

POTIMARRON FARCI : LA RECETTE DE VICTOR ET DE PHILIPPE



POTIMARRON FARCI



Ingrédients (4 à 6 personnes) :
  • 1 petit potimarron bio (1 Kg à 1,5 Kg)
  • 2 oignons émincés
  • 1 ou 2 carottes
  • 1 verre de boulgour
  • 1 bûche de chèvre
  • 2 cuillerées à soupe de miel
  • Raisins secs (facultatif)
  • Sel, poivre
Laver le potimarron en enlevant les imperfections de la peau
Le vider en partie en jetant les graines et en gardant la chair coupée en dés (laisser 2-3 cms d’épaisseur de chair avec la peau)
Précuire le potimarron vidé à la vapeur pendant 10 mn maxi
Dans une sauteuse, faire revenir les oignons émincés dans 1 cuillerée d’huile
Ajouter les carottes coupées en petits dés (julienne), puis les dés de chair de potimarron
Ajouter 1 verre de boulgour avec 2 verres d’eau
Saler, poivrer, porter à ébullition et laisser cuire 10 mn à couvert
Ajouter le miel, la bûche de chèvre coupée en dés et éventuellement les raisins secs
Fourrer le potimarron avec ce mélange
Mettre le potimarron fourré dans un plat à four à bord haut avec un peu d’eau
Cuire au four à 180° C pendant 30 mn et servir chaud



vendredi 23 décembre 2016

OSVALDAS JUSKA ARTISTE LITUANIEN


SUPERBE DÉCOUVERTE FACEBOOKIENNE ...

OSVALDAS  JUSKA est un artiste Lituanien né en 1960.
Il a fait des études aux beaux arts et travaille dans son atelier chez lui  à Panevezys ....
Depuis 1985 il a fait de nombreuses expositions personnelles, collectives et se trouve aussi dans des galeries et des musées.































LE SITE D'OSVALDAS 

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