
Invité par l'association La Pellicule ensorcelée, ALAIN CAVALIER se trouvera le mardi 24 novembre à 20 h 30 à l'Opéra de Reims pour son nouveau long métrage, « Irène ».
Depuis deux ans je regarde en boucle les 24 portraits (335 minutes de pur bonheur ! )
J'ai préparé des articles jamais mis en ligne, j'ai entraîné dans mon enthousiasme mon Apolline.
Depuis quelques semaines je ne parle que de cette venue !
Je vais pouvoir le voir, l'écouter, faire dédicacer mon DVD (offert par mon Antoine ), lui offrir une broche pour homme (Alain Cavalier a 78 ans, l'âge idéal !)
J'attends ce mardi soir avec une totale impatience !!!!!

Lu sur "IRENE ":
"À partir d'un journal intime de sa femme Irène Tunc, décédée en 1972 dans un accident de voiture, le voici en Orphée cherchant son Eurydice par-delà la mort.
- Songiez-vous depuis longtemps à réaliser un film sur votre épouse défunte ?
« Voici deux ans, j'ai commencé à filmer des traces d'elle et, petit à petit, je la voyais revenir vivante. J'ai construit un film entre le passé de notre vie commune et le présent. J'ai essayé de faire un film qui l'incarne à nouveau. »
- Pourquoi vous engagez-vous dans une exploration de votre mémoire dans vos films ?
« Depuis quinze ans, tous les jours, ma vie est enregistrée par ma caméra, qui est devenue ma mémoire. Elle est plus précise que ce que vous avez dans la tête. »
- Est-ce difficile de parler de soi ?« C'est une matière qu'on connaît. J'ai l'espoir de partager quelque chose avec le public. »
- Que comptez-vous partager avec « Irène » ?
« Tout le monde peut suivre cette affaire-là avec la séparation dans les couples et, bien sûr, toute la communauté des vivants et des morts. »
- Parliez-vous déjà de vous dans vos premiers films dans les années soixante ?
« Les films sont autobiographiques même à l'intérieur de fictions avec des acteurs. »
- Pensez-vous avoir inventé un nouveau langage cinématographique ?
« Je ne me pose pas cette question. »
- Le cinéma passe-t-il désormais pour vous par le documentaire ?
« Mes films sont une pure construction cinématographique qui n'a rien à voir avec le documentaire. La séparation entre la fiction et la réalité n'existe pas pour moi. »

Cette projection sera précédée de deux courts métrages GEORGES DE LA TOUR et BONNARD à 19 heures à la Médiathèque Jean Fallala .
http://www.lapelliculeensorcelee.org/index.php5
http://www.lapelliculeensorcelee.org/fiche-programme.php5?id_programme=556
http://www.lapelliculeensorcelee.org/liste_programmes.php5
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/384310/CINEMA__Alain_Cavalier__nouvel_Orphee