Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 16 mars 2011

RECONSTRUIRE DE PIERRE SHASMOUKINE


RECONSTRUIRE

Je viens aujourd’hui même de gratter
Mes mûrs, mes tours, mes palais
Construits avec calculs et avec peur
Et follement et avec peine
Pour un jour te parler
Ils sont solides, mes mûrs
J’en suis fier et solide comme eux
Rien de sinistre à l’intérieur
Beaucoup de temps, beaucoup d’amour
J’ai tellement observé le ciel
Pour que les fresques y soient belles
Et je pose à leurs pieds
Et je suis rassuré
Beaucoup de temps, beaucoup d’amour
Car il n’y a qu’au travers de ces palais
Que je crois pouvoir te parler
Tant sont impuissantes mes autres capacités
Autour, il y a des jardins
Et dans les mûrs
Un monstre fastueux
Dragon doux, puissant, docile
Le plus difficile fut de le dresser
Pour que son cri puisse te faire t’envoler
Tous les mots, il les apprend
Et je l’entends déjà te hurler
Les opéras qui sont en moi
Aujourd’hui je commence de gratter
Je m’effrite sur les pierres
Je sens que le long de mon corps
Monte une fièvre qui va encore une fois
Me brûler et me traverser
Sous la chair de mes doigts
Tu m’apparais qui va certainement me parler
Et je continue de démolir
En espérant le son de ta voix


mardi 15 mars 2011

JONATHAN HAMMER EXPOSE SES CULBUTOS A BEAUVAIS


Je vous ai déjà parlé de mon amie Isabelle, elle est à la fois mes yeux, mes oreilles et mon palais beauvaisiens . Lors de sa venue à Reims elle m'a apporté des photos d'une exposition visible jusqu'au 23 avril ...

" Artiste américain, né en 1960 et résidant en Espagne, JONATHAN HAMMER s’intéresse à l’iconographie du monde de l’enfance mais il en montre l’envers du décor. Il joue avec l’idée reçue, et qui perdure, de la fragilité de la porcelaine en réalisant un pseudo jouet pour enfants et adultes qui, comme tous les jouets demandent une certaine interactivité. Il a créé un « culbuto » de 1,20m de hauteur que l’on peut faire basculer à loisir sans danger de casse, car des billes de plomb qui sont placées à l’intérieur lui permettent de retrouver systématiquement son centre de gravité. Button Ass est une installation de sept culbutos différents."


" Cette installation réalisée par la Fondation Bernardaud a nécessité deux années de mise au point, de 2007 à 2009, en raison de la conception technique complexe des culbutos : des billes de métal sont en effet intégrées à l’intérieur des volumes de porcelaine, afin d’assurer leur mouvement de bascule.

"Je travaille autour d’un certain type de jouets, caractérisés par une ambivalence dans leur conception, leur forme ou leur fonction : à la fois bourreaux et victimes, maîtres et esclaves, dominants et dominés. Quelque chose que nous pouvons dans le même mouvement aimer et torturer, chérir et maltraiter. C’est pour moi une parfaite représentation du rôle qu’alloue la société à l’artiste : à la fois le plus libre de ses membres et celui sur qui chacun projette sa propre conception de la liberté, jusqu’à l’y emprisonner. J’ai souvent créé, sous forme de dessin ou de photo, des objets en mouvement, autour de l’image du cheval à bascule ou bien celle encore du culbuto, que l’on peut pousser tant qu’on veut, mais qui toujours se redressera."

( D'aprés Jonthan Hammer le titre de cette installation est Button Ass (Cul/bouton ) dans une terminologie duchampienne - en relation avec le nom du jouet en français, le culbuto. L’origine du verbe culbuter est un terme militaire qui signifie « renverser » en parlant d’un ennemi. Mais même si l’origine militaire est claire, l’étymologie garde, dans son sens le plus littéral, l’idée de « jeter quelqu’un cul par-dessus tête », avec l’idée de domination sexuelle que cela implique .)





École d’Art du Beauvaisis
Espace culturel François-Mitterrand
Salle basse de l'Auditorium Rostropovitch
60000 BEAUVAIS
Tél : 03 44 15 67 06


A lire aussi un très interessant article de Dominique Cuvillier "Culbuto et résilience" :

lundi 14 mars 2011

PATRICK BAILLET CHEZ MARIE-JOSE DEGRELLE

Une nouvelle exposition , un nouvel artiste à découvrir chez Marie-José Degrelle :
PATRICK BAILLET



" C’est bien là un mystère d’art pas si souvent renouvelé.
Et c’est bien là l’impression première, instantanée, qu’inscrit en nous chacune des toiles de Patrick Baillet : leur étonnante présence. Elles sont là et bien là et ne sauraient désormais ne plus. Indubitablement avec leur silence éloquent. Forcément avec leur parole majestueuse."

samedi 12 mars 2011

MUSEE TISKIWIN DE MARRAKECH


Si vous allez à Marrakech ne manquez pas ce musée , il recèle de vrais trésors !



" Le musée Bert Flint ou parfois connu sous le nom de musée Tiskiwin est situé à Marrakech près du Palais de la Bahia .

Ce musée est une ancienne demeure de Bert Flint, datant du début du XX éme siècle , devenue un musée dédié à l'artisanat marocain depuis 1996.
Bert Flint, était un professeur hollandais d'histoire de l'art et un voyageur fasciné par le Maroc et sa culture, et ce, pendant plus de 40 ans. Outre ses collections, l'architecture de cette demeure est de type hispano -mauresque .
Passionné des arts populaires marocains, Bert Flint a réuni une collection comprenant des instruments de musique , des costumes, des bijoux, des meubles, des tapis, des vieux ustensiles et artisanat d'art berbère, provenant principalement de la vallée du Souss et de la région saharienne .
Une autre section du musée Bert Flint se situe à Agadir ."



vendredi 11 mars 2011

NAGASAKI D'ERIC FAYE

SOUVENIRS D'ENFANCE ...

Lu et aimé dans "Nagasaki" d'Eric Faye :




" ... Je me dis qu'il faudrait inscrire dans toutes les constitutions du monde le droit imprescriptible de chacun à revenir quand bon lui semble sur les hauts lieux de son passé. Lui confier un trousseau de clés donnant accés à tous les appartements, pavillons et jardinets où s'est jouée son enfance, et lui permettre de rester des heures entières dans ces palais d'hiver de la mémoire.

Jamais les nouveaux propriétaires ne pourraient faire obstacle à ces pélerins du temps. "





...Et cette envie de revenir à Vierzon, à Brive, à Cuffies ... et cet extrait comme un écho à ce désir .....


jeudi 10 mars 2011

LES DEDICACES DE FRANCK DUVAL







... " En 2000, il découvre par hasard une technique de collage au ruban adhésif transparent : « L’Art Scotch » : le ruban adhésif transparent et la réutilisation de toutes les matières papier qu’il recycle à sa façon. Il prend un réel plaisir à détourner, déstructurer, décomposer, déchirer et arracher. Pour cela, il utilise quantité de magazines, journaux, flyers et affiches, qu’il colle, décolle et recolle.... "




FRANCK DUVAL SUR LES GRIGRIS :

mercredi 9 mars 2011

LE TABLIER-CERF D'ANNIE DE L'ARTISANIE

Pour moi ce magnifique tablier " Sylvie Thiriez" ! 

  

Merci à Annie pour ce cadeau ....si judicieux !
 
 
LE BLOG D'ANNIE

LE SITE D'ANNIE

(cliquer sur les liens) 
 
 

mardi 8 mars 2011

NOEL FILLAUDEAU A CLISSON

La tristesse de ne pas être à Clisson le 26 février pour le vernissage de l'exposition NOEL FILLAUDEAU ... mais la joie de découvrir les photos de Michel Leroux




« Je métamorphose, j’alchimie, je transmute… mes amis de papier, de bois, de jute, mais aussi de ciment et de terre cuite, viennent jouer dans mon cirque ».




RETROSPECTIVE Noël Fillaudeau

Jusqu' au DIMANCHE 13 MARS 2011
GALERIE DU MINAGE A CLISSON
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2011/02/exposition-noel-fillaudeau-clisson.html

dimanche 6 mars 2011

SUR LES DON JUAN DE BUTOR

Sur les Don Juan de Butor : Matériel pour un Don Juan

De l’Essonne aux Yvelines, de la Manche à l’Occitanie en passant par une mystérieuse « propriété des souffles », et même par le Nouveau Monde, à travers toute la vieille Europe, Espagne, Illyrie, Italie ou pays nordiques et jusqu’aux confins orientaux semés d’allusions à l’Antiquité, de la Grèce ou de la Turquie à l’Egypte, au fil d’une Chanson initialement publiée chez Gaston Puel en 1972 puis modulée sur différents tons mais toujours le même air, Michel Butor, lui-même d’abord homme aux semelles de vent, fait voyager son Don Juan sous des cieux variés. « Un Don Juan perpétuellement sur la piste, fidèle à toutes ses conquêtes, mais attention, c’est toujours lui qui est conquis, par l’intermédiaire d’une seule femme, médium ou actrice », comme il le confie dans le numéro spécial d’Obliques consacré en 1981 à ce personnage mythique dont il va parfois jusqu’à modifier le nom, le rebaptisant Jean-Luc ou Albert, par exemple, au gré des circonstances et des amitiés – un mot-clé chez Butor. « …Au fur et à mesure que Don Juan se déplace », fait très finement observer Michel Sicard, « le langage semble sortir des lieux, des œuvres qui y sont inscrites, hiéroglyphes à déchiffrer », ajoutant : « Don Juan vient vérifier les livres, ou plutôt dériver d’après eux ». Et en effet, le séducteur, collage de « tous les Don Juan livresques », qui offre, écoute et finalement baise, du « portail (des) hanches » au « sillon (des) antres », enchanteresses et tendres ondines … de papier, n’est pour Michel Butor que l’emblème d’une immense curiosité, celle qui lui fait chercher dans la littérature, mais pas uniquement la littérature, comme en témoignent ses innombrables collaborations avec des créateurs de tout ordre, « un moyen de transformer le monde en peau », un moyen qui lui permette de, « faisant l’amour, poursuivre les deux voyages à la fois », du « corps textuel » au « corps féminin » et vice versa, ce corps féminin « scintillant et instable, langage magique difficilement saisissable et impossible à conserver » : « Don Juan, écrit ainsi Georges Perros, traverse l’éternel féminin comme Butor traverse la connaissance, à son point d’extrême intelligence, là où tremble encore le désir de créer ». Or le secret de la récurrence, chez Michel Butor, de la figure du « grand seigneur méchant homme » réside dans ce Matériel pour un Don Juan finalisé, avec l’amicale complicité de Pierre Alechinsky et du compositeur Jean-Yves Bosseur, en 1977 mais probablement antérieur dans la mesure où il est la matrice de tous les Don Juan proposés, avant comme après cette date, par le poète. Probablement inspiré par le travail de son amie, le peintre Ania Staritsky et conçu, avec ses vingt cartes, comme une « machine de production de masse de textes lyriques », comme le dit Ambroise Barras, un « métier à tisser du texte », une « œuvre génératrice matricielle », ce matériel permet de « définir une nouvelle configuration du texte par des moyens non-inertes, échappant en partie à l’ancien système des figures et des règles, toute cette grammaire thématique et métrique des sens et des sons », ce qui vient compléter à merveille le propos de Patrick Longuet expliquant que « l’écrivain imagine des dispositifs qui font de certains textes les prototypes d’un genre tout entier ». C’est ainsi qu’à partir d’un prétexte de Don Juan, des œuvres de Butor lui-même se font archipel d’écriture sous le vent duquel « la stratégie des mots », comme le signale Michel Sicard, « est une parade, une fête collective où scintillent parures et masques ». D’où, à la lecture de cette « multitude de strophes évoquant tous les stades du désir », nées, au fil des années, d’un jeu subtil de l’art et du hasard, le sentiment que l’on éprouve d’être confronté à des œuvres tourbillonnantes, virevoltantes, comme les multiples figures féminines qui les hantent, toujours parées de noms, empruntés pour la plupart à la littérature classique, d’une désuète étrangeté, un sentiment que vient encore renforcer la ronde des pronoms nous faisant glisser d’une conscience à une autre au gré d’une multipolarité des échanges tout en brisures, cependant, et chevauchements, « accumulations de déferlements fantasques ». Matériel pour un Don Juan, « parce qu’il faut préparer des pistes pour nos successeurs »…

Patrick Lepetit


* Michel Butor à Mons-en-Baroeul :

http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2011/03/michel-butor-mons-en-baroeul.html

samedi 5 mars 2011

vendredi 4 mars 2011

MICHEL BUTOR A MONS-EN-BAROEUL

Je suis fière d'annoncer aujourd'hui la venue de MICHEL BUTOR à Mons-en-Baroeul, venue à laquelle mon beau-frère Patrick Lepetit a activement participé....

" A l’initiative des associations Eugénies, du Haut de Mons et Lieux d’être,MICHEL BUTOR reviendra, pour la première fois, dans sa maison natale ce samedi 5 mars.
Cet instant riche en émotions aura été rendu possible grâce au dévouement de quelques passionnés et connaisseurs de l’œuvre de Michel BUTOR qui ont souhaité à l’occasion de sa venue dans la région pour le vernissage d’une exposition présentée au Musée Sandelin à Saint Omer dans l’après-midi, mettre tout en œuvre pour accueillir, comme il se doit, celui qui écrivit dans « Répertoire » :
« Je n’écris pas des romans pour les vendre, mais pour obtenir une unité dans ma vie ; l’écriture est pour moi une colonne vertébrale. »






" Entre une conférence à la Fnac de Lille le vendredi 4 mars à 17h puis une autre au Palais des Beaux Arts de Lille le même jour à 19h et l'inauguration d'une exposition au musée Sandelin de St Omer le samedi 5 mars à 18h30, Michel Butor passera quelques heures dans sa ville natale, Mons-en-Barœul, le samedi 5 mars.

C'est l'association Eugénies qui a su rassembler des énergies pour que ce poète mondialement célèbre soit honoré dans la ville qui l'a vu naître il y a 84 ans, le 14 septembre 1926.
* A 10h il pourra, grâce à la gentillesse des occupants actuels, visiter sa maison natale au 139 rue du Général de Gaulle (rue Daubresse-Mauviez à l'époque)
* puis à 11h un hommage lui sera rendu à la Maison Folie de Mons-en-Barœul, dans la salle de projection du Fort.

Michel Butor sera accompagné de Mylène Besson, plasticienne, compagne de Pierre Leloup et de ses amis auteurs : Patrick Longuet, Michel Ménaché et Jean-Pierre Spilmont.
Au programme :
Extrait du film « Rencontre avec Michel Butor » en présence du réalisateur Philippe Joannin venu de Lyon.
« Mise en voix » de textes poétiques par Dominique Sarrazin, du Théâtre de La Découverte.
« Trois petites pièces » de Pierre Lerich interprétée à la guitare par Fred Alan Pontieux.
Signature du livre d'Or d'Eugénies et quelques surprises ...

À l’issue de la réception sera organisée dans la salle de projection une séance de signatures : livres, documents divers, cartes postales-poème, etc."










(A signaler l'affiche a été réalisée par Boucq )

jeudi 3 mars 2011

MICHELE LEMAIRE

La joie de découvrir au Musée Matisse le travail de MICHELE LEMAIRE ...

Depuis 2006, le Département du Nord invite régulièrement des artistes contemporains à intervenir au musée départemental Matisse. Les artistes sont choisis pour leur attachement à l’œuvre de Matisse et leur manière de prolonger la pensée matissienne dans l’art actuel. A chaque nouvelle édition, le musée se transforme et l’œuvre in situ surprend les visiteurs...






« MICHELE LEMAIRE crée depuis 40 ans des tissus destinés au monde du spectacle,de l’habillement, de l’ameublement.
Les plus grands noms font appel à ses techniques dans les ateliers situés à Walincourt-Selvigny, village proche du Cateau-Cambrésis.
Depuis ses débuts, elle privilégie le relief donnant une dimension supplémentaire qui permet le jeu de l’ombre et de la lumière.
Elle fait cohabiter les matières traditionnelles : soie, cuir, lin, laine … avec les plus contemporaires : polyuréthane, polyvinyle, cuivre, inox.
Ses techniques de foamage, de laser, de micro-perforation, de broderie, détournent les tissus basiques par un ennoblissement novateur et osé . »






mercredi 2 mars 2011

MICHEL -ANGE FACE AUX MURS D'ARMAND FARRACHI



" De même que ce poète (Dante Alighieri) réglait ses comptes personnels en vouant à l'enfer ou au purgatoire les contemporains qu'il voulait honorer ou flétrir selon qu'ils l'avaient aidé ou qu'ils lui avaient nui, Michel-Ange peignit dans le Jugement ses amis et ses ennemis, grands ou petits : l'Arétin bientôt médisant et déjà lubrique en saint Barthélemy l'écorché tenant sa peau en suspens par le dos, un couteau à la main; lui-même, Michel-Ange, en peau de saint Barthélemy comme un manteau à capuche de cauchemar; l'Urbino derrière lui; le beau Tommaso Cavaleri en Élu implorant le Sauveur; Paul III, le commanditaire et protecteur en saint Pierre; Vittoria Colonna l'hérétique tant aimée derrière saint Laurent; et de plus humbles, comme Bagio , l'ennuyeux maître de cérémonie, en Minos parmi les démons, pour l'amusement de ceux qui le connaissaient et la colère de l'intéressé."



Lu grâce à Vincent C. dans "Michel-Ange face aux murs " d'Armand Farrachi



....et ce cadeau de G.F. à regarder sans modération :

mardi 1 mars 2011

SAMUEL L JACKSON VU PAR VALERIE T. ET NICOLAS G.


" Nicolas et Valérie , c' est déjà une amitié de plus d 'un quart de siècle , et de tendres sentiments qui se tissent .
C' est un photographe amateur , qui ne jure que par l'argentique , qui aime les corps en mouvement , « l' instantané » . Puis se laisse quand même tenter par le numérique , un peu perplexe .
C' est aussi une « mère coupiotte » tendrement surnommée ainsi par sa grand-mère , car elle coupe et recoupe les morceaux de tissus , les reteint avec des feutres, pour en parer ses poupées puis plus tard ses mannequins .

De ces deux être naquit la photo à 4 mains ...
Nicolas gère la prise de vue, de façon large , un peu à l'aveugle , comme on déroule du tissu, tout en sachant quelle conviendra à Valérie , pour qu'elle coupe et recoupe à sa guise afin qu'il n'en reste qu'un infime morceau à qui elle donnera vie en les parant d' ombres et de lumières. "
D'autres photos :

dimanche 27 février 2011

LE PETIT PARIS DE MARCEL DHIEVRE (2)


Voici aujourd'hui un extrait du texte « Saint-Dizier insolite » d’Yvon Lallemand tiré du livre

« Saint-Dizier » ( 1995) :


Le Petit Paris de Marcel Dhièvre

" L’art naïf trouva sa place au royaume des Muses, dans les premières années du XXe siècle, avec le douanier Rousseau et d’autres « artistes simples » qui prouvèrent que l’académisme n’avait pas le monopole de l’art.

A Chartres, Raymond Isidore décora sa maison et son mobilier de morceaux de vaisselle et de verres de couleur, lui donnant un aspect de mosaïques, reliant pour la joie du regard, l’antiquité et le surréalisme. Avec un clin d’œil pour Picasso, souvent vu comme un fantaisiste, on baptisa Isidore : « Picassiette » ; d’autant plus qu’il piquait par-ci, par-là, des morceaux d’assiette pour réaliser son œuvre. La maison Picassiette se visite et ne laisse pas indifférent. Ce pourrait être le cas du « Petit Paris », qui bien que classé monument historique (1984), vendu et revendu, continue à subir les assauts du temps. Ancien magasin, cette petite maison décorée est l’œuvre de Marcel Dhièvre, mort en 1977. Comme « Picassiette », notre bragard naïf a voulu faire de sa maison une œuvre d’art, peignant par-ci, ajoutant des sculptures par-là, collant de l’assiette, du verre, et tout ce qui était à portée de main. Les motifs floraux dominent, surtout des arbres et les branchages. La maison, faisant l’angle d’une « voyotte* », a en figure de proue une scène représentant « le corbeau et le renard ». Scène naïve par excellence, puisqu’elle illustre la deuxième et la plus connue des fables de La Fontaine. Trois colombes complètent l’ensemble. Sur la façade donnant sur l’avenue, au-dessus de l’inscription « Au petit Paris », ayant connotation de magasin de mode d’après-guerre, se trouvent, de part et d’autre de volets malheureusement métalliques et rouillés, deux médaillons représentant, l’un l’Arc de triomphe, l’autre la Tour Eiffel. Ces détails expliquent le nom de la maison, goût qui correspondait au quartier de la Noue, puisqu’on trouvait à deux pas, rue Ernest Renan, « le Moulin Rouge », restaurant et salle pour mariages, et la salle de danse « L’Alcazar ».

Qu’on trouve beau ou pas, « le Petit Paris » de Marcel Dhièvre est une œuvre d’art qui fait partie du patrimoine bragard, et qui mérite mieux que son purgatoire actuel. "


*Voyotte : ruelle bordée de maisons à pans de bois, souvent en torchis.







Le Petit Paris sur les Grigris :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2010/07/le-petit-paris.html



Au Petit Paris - Marcel Dhièvre
478 avenue de la République
52000 Saint Dizier

samedi 26 février 2011

MON REVE DE CERF ....LES CERFS D'ANDRE HARDY

Le croiriez-vous c'est par un grand cerf que ANDRE HARDY a commencé sa longue série de sulptures en ciment polychrome !






Et ces phrases émouvantes recueillies par Olivier Thiébaut dans son ouvrage " Bonjour aux promeneurs " :

Mon nom c'est HARDY , qui n'a pas peur !
Je ne suis pas dans l'ambition, je suis caché , je travaille tout seul ; tout ce qui a été fait ici , je l'ai fait tout seul.
Mais depuis qu'ils ont la déviation , les gens ne passent plus; avant il y avait même des cars qui s'arrêtaient, j'ai même vu deux japonais , une fois !
Quand j'ai commencé j'avais pas l'idée, je ne pensais pas faire tout ça !
C'est venu comme ça ."

Un grand merci à Marc Henri Barrabé pour l'envoi des différentes photos !

vendredi 25 février 2011

EXPOSITION NOEL FILLAUDEAU A CLISSON


RETROSPECTIVE Noël Fillaudeau
DU SAMEDI 26 FEVRIER AU DIMANCHE 13 MARS 2011
GALERIE DU MINAGE A CLISSON


VERNISSAGE LE SAMEDI 26 FEVRIER À 16H








« Je ne fais pas de l’art, je fais ce que je ressens ».

« Sculpteur, peintre, poète, Noël Fillaudeau se revendique autodidacte (…) bien qu’il ait suivi un enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes puis de Paris. A l’affût d’éléments glanés au hasard de ses promenades : bois flottés, mousses et lichens, galets d’objets récoltés et détournés de leur fonction première, il appréhende chacun en fonction de sa texture, des traces laissées par un usage passé. De l’assemblage de ces différentes unités, des métamorphoses d’affiches ou de reproductions de peintures d’autres artistes, du jeu de modelage ou de tatouage des matières naît une oeuvre foisonnante aux formes diverses ».
Alain Katz, ancien conservateur des Musées de Cholet.

jeudi 24 février 2011

ANDRE HARDY ET SON EXTRAORDINAIRE JARDIN




Il y a tout d'abord eu l'ouvrage magnifique d'Olivier Thiébaut "Bonjour aux promeneurs" et des promenades sur le site de l'Art insolite :

Il y a ceux qui ont eu la chance de rencontrer l'homme et de visiter son extraordinaire jardin et les autres ...
Un chose est sure aujourd'hui ceux qui aiment l'Art Brut ont le coeur triste .

André Hardy aura bientôt 90 ans , il est parti en maison de retraite, sa maison a été achetée et aujourd'hui les oeuvres qui envahissaient son jardin sont à vendre .
Elles vont être éparpillées et je trouve cela infiniment difficile à accepter ...






LES CERFS D'ANDRE HARDY :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2011/02/mon-reve-de-cerf-les-cerfs-dandre-hardy.html

http://grenier-marco.fr/fr/histoire-de-l-entreprise

mercredi 23 février 2011

LE PETIT PARIS DE MARCEL DHIEVRE

Nous avons fait un détour cet été par Saint Dizier afin d'apercevoir LE PETIT PARIS de MARCEL DHIEVRE .
L'Office du Tourisme de Saint Dizier- que je remercie ici pour les documents envoyés (les photos anciennes et différents textes)- m'avait expliqué qu'une restauration était prévue mais que dans l'immédiat LE PETIT PARIS était en partie caché aux yeux du public et que visiter l'intérieur n'était pas possible .
Voilà depuis il y a du nouveau ....les travaux de réhabilitation commencent le 1 er mars et ça c'est une bonne nouvelle !



" Cette maison ne passe pas inaperçue, aussi l’avez-vous sans doute remarquée au 478 de l’avenue de la République à Saint-Dizier .
Elle s’apparente aux créations de l’art brut avec un décor extérieur constitué de morceaux d’assiettes, des sculptures en ciment armé et des peintures, elle est décorée de motifs floraux et végétaux en ciment, plâtre, béton et morceaux de faïence . Conçue par Marcel Dhièvre à partir des années 1950, elle tient son nom de l’enseigne du magasin (Ancienne boutique de bonneterie-lingerie) tenu par son épouse et fut classée monument historique en 1984.
En façade, l’inscription "Au Petit Paris "est surmontée de deux médaillons représentant l’Arc de triomphe et la tour Eiffel. Décorée de motifs floraux, un angle illustre la fable du corbeau et du renard. A l’intérieur, le rez-de-chaussée est lui aussi entièrement orné d’éléments peints et de fresques murales."





LE PETIT PARIS

" Pour moi, l’essentiel est de faire sourire les gens quand ils passent et d’égayer la rue. J’ai commencé, les autres n’ont qu’à faire la même chose."

Marcel Dhièvre (1898-1977)
" Il ouvre en 1923 un commerce de bonneterie-lingerie qu’il appelle « le Petit Paris ». C’est un homme ingénieux, habile, bien que paralysé de la main droite. L’aventure commence par l’enseigne de son magasin « le Petits Paris » qu’il réalise en béton armé, mais peu à peu, les motifs gagnent la surface et envahissent le tout dans une profusion de détails.
Avec patience et détermination, pendant presque 30 ans, il a décoré les façades de sa maison de
débris de faïence (mosaïque), motifs de ciment (relief), frises peintes. Le résultat ?
Une association joyeuse et hétérogène de motifs variés où se côtoient des monuments célèbres placés dans des médaillons (une tour Eiffel par-ci, un arc de triomphe par-là), des éléments végétaux en frises et des animaux (libellules, papillons, oiseaux – un bel exemple ? l’angle formé par l’avenue et une voyotte llustre la fable du Corbeau et du Renard).
A l’intérieur, le rez-de-chaussée est aussi entièrement orné d’éléments peints, de fresques murales. Bref, tout l’espace est exploré. Même fenêtres et portes sont investies. L’organisation spatiale s’adapte alors avec des effets d’encadrement, de rythmes qui prennent en compte les caractéristiques du support.
En 1984, la maison a été classée monument historique. "





Le Petit Paris en anglais :


Au Petit Paris - Marcel Dhièvre
478 avenue de la République - 52000 Saint Dizier