Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mardi 14 juin 2011

FERREIRA DA SILVA A CALDAS DA RAINHA

 

Pour JULIO ...

Cet été au Portugal, nous avons découvert par hasard un endroit étonnant et superbe dans une petite ville CALDAS DA RAINHA,  proche de notre location  .
Nous  avons mangé plusieurs fois dans un  restaurant minuscule,  qui ne paye pas de mine mais où l'accueil et la qualité des repas  sont enthousiasmants . Il est même difficile de trouver une table libre car ce n'est pas un restaurant pour touristes et les habitants de CALDAS y ont leurs habitudes .
Longtemps après (en janvier !) j'ai envoyé les photocopies que j'avais promises au restaurateur (car  Géoguide conseillait en quelques lignes très élogieuses ma foi ce lieu sympathique ).
J'en ai profité pour lui demander d'avoir la gentillesse de m'envoyer par mail le nom de l'artiste d'un très original  jardin public découvert près de l'hôpital .
Et c'est là que la vie devient belle !
Car  la réponse est arrivée ...INCROYABLE, ÉMOUVANTE, ÉTONNANTE  ...en français accompagnée ...d'un livre sur FERREIRA DA SILVA !
Ce lien avec le Portugal restera pour moi un très beau souvenir, un geste géréreux et gratuit que je n'oublierai jamais .

Voici pour vous les photos du  "Jardim da Água"   et de ses 4 saisons de couleurs et de céramiques :














Voici d'abord un texte en portugais de Joao B. Serra :

" No rescaldo da experiência de Reguengos, FERREIRA DA SILVA retoma nas Caldas da Rainha um projecto compexo, que tinha iniciado anos antes junto aos edificios da Administraçao do Centro Hospitalar e do Museu do Hospital e das Caldas,versando o tema das 4 estaçoes e que tinha a intençao de dedicar a Gil Vicente, autor protegido da Rainha fundadora do Hospital e das Caldas .

Desde essa altura que, a par de um regresso ao desenho, à pintura e à gravura , desenvolve uma nova area de trabalho, o vitral, combinando o vidro e metal através
de um processo de fusao a elevadas temperaturas. Estes produtos onde o artista, seduzido pelas texturas, pelas cores e pelo imprevisto da alta temperatura , nao deixa de combinar o apelo à inovaçao- sempre presente na sua obra- com as marcas que historicamente definiram o seu percurso, foram pela primeira vez mostrados na Galeria Osiris, da Camara Municipal das Caldas da Rainha em 2006 ( Vidro : o Outro Nome da Terra, Janeiro de 2006).

Uma nova sintese, entretanto, do processo de reinvençao e reinterpretaçao de materiais, processos e formas pode ser visto nas ultimas peças compositas que realizou para o Centro Cultural e de Congressos das Caldas da Rainha e para a sede da Comunidade Urbana do Oeste, tambemnas Caldas da Rainha (2009)" .


Et ce texte en français trouvé dans " La revue du verre et de la céramique " de janvier 2010 :

Ferreira da Silva : il veut peindre la lumière

" Né à Porto en 1928, Ferreira da Silva est l’un des artistes emblématiques de Caldas da Rainha. Initié dès l’adolescence aux techniques de la céramique, il apprend aussi la sculpture et la gravure, participant à de nombreux salons en Europe, après sa rencontre avec le peintre Julio Pomar dans les années 1950.
En 1954 il intègre l’usine de céramique Secla, fleuron et mastodonte de l’industrie de Caldas da Rainha, qui a rendu l’âme en 2008. C’est au contact de l’artiste hongroise Hansi Staël, en charge de la direction artistique, que la carrière de Ferreira da Silva va prendre son essor. L’usine autorise dans ses murs l’installation d’un atelier de création bientôt dénommé « curral » ou étable !
Trois techniciens sont à sa disposition, Henrique Galo pour la préparation des terres, Alberto Reis pour le modelage et le tourneur virtuose Guilherme Barroso, qui 20 ans plus tard, deviendra le maître d’apprentissage d’Eduardo Constantino.
À la création de pièces uniques s’ajoute, au début des années 1960, un travail dédié à l’azulejo, matériau traditionnel de l’architecture portugaise que Da Silva veut faire évoluer.
En 1962 il participe à l’exposition de la ligue des architectes de New York sur le thème de la céramique murale tridimensionnelle. Son caractère entier et indomptable se sent pourtant un peu à l’étroit dans les murs du Curral et Ferreira da Silva quitte momentanément l’usine pour un petit atelier local où il se perfectionne dans les engobes et les cuissons au bois avec le céramiste Afonso Angelico.
En 1967, il obtient une bourse d’études de la fondation Gulbenkian qui lui permet d’aller à Paris à l’école des Métiers d’Art de la rue Thorigny où il étudie les techniques du vitrail et de la tapisserie. Il fait l’expérience de Mai-1968 dans la capitale française et y rencontre d’autres artistes qui auraient pu le propulser vers une carrière internationale, mais le mal du pays le fait bientôt réintégrer une nouvelle fois l’abri sécurisant du Curral.
Sa rencontre avec l’artiste Santiago Areal, pour lequel il a une immense estime, l’encourage à aborder les grandes dimensions et à allier à la céramique d’autres matériaux comme le verre, le métal et le bois. Ferreira da Silva veut que ses œuvres défient le futur : « l’homme est un être cosmique et un passager du temps ». Puisant souvent son inspiration dans la mythologie, son œuvre a une forte charge symbolique. « Tout mon travail a pour point de départ un concept philosophique avec deux valeurs essentielles : la beauté et la force. »
Aujourd’hui, Ferreira da Silva partage son temps entre son village de Gaeiras, adossé aux collines viticoles de Caldas da Rainha et un nouvel atelier à l’usine Molde qui, prenant le relais de Secla, a mis ses installations à la disposition de l’artiste depuis une dizaine d’années. Alors que la crise l’a obligé à licencier plus de la moitié de son personnel, le directeur Beato Caetano essaie de survivre en se recentrant sur une production de qualité, en collaboration avec des artistes de renom comme Ferreira da Silva ou Eduardo Nery."


Et si , lorsque vous êtes à Caldas , vous cherchez un restaurant allez sans hésiter au
RESTAURANT TIJUCA
rua de Camoes, 89
2500 -174 CALDAS DA RAINHA

et saluez JULIO de ma part !
 
 

(cliquer)
 
 
Et de nouvelles photos prises en novembre 2022 ...














lundi 13 juin 2011

ALEXANDRE FARTO

Merci PIERRE pour cette découverte incroyable !
Puissent un jour mes yeux croiser les visages d'ALEXANDRE FARTO !


" Bombes, affiches géantes, pochoirs, mosaïques, fresques... Les murs en avaient déjà vu de toutes les couleurs.
Mais voici un nouveau visage qui surgit dans le paysage urbain: celui du Portugais Alexandre Farto, alias Vhils, qui ravale les façades à coups de marteau-piqueur, acide et burin. En s'attaquant aux murs pour les écorcher, les démolir, les exploser. Il travaille également sur bois et fer."





http://alexandrefarto.com/

http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/2011/05/alexandre-farto.html

dimanche 12 juin 2011

LES LUTINS DU COURT METRAGE LE 16 JUIN 2011

Moi j'attends avec impatience le 16 juin !



Les Lutins du court métrage reviennent pour une 14éme nuit , le 16 juin prochain et ça c'est une belle nouvelle !

Le Gaumont Reims centre ville propose une séance à 20 heures qui durera 3 heures !

(Liste des  cinémas participant à l'opération : http://www.nuitdeslutins.com/2011/Cinemas_Gaumont_Pathe.html ).

Voici la liste des films présentés :

* 8 et des poussières de Laurent Teyssier_23'
Tita Productions (fiction) avec Baptiste Amann et Emilie de Preissac

* Adieu Molitor de Christophe Regin_26'
10:15 Productions (fiction) avec Roxane Mesquida et Julien Lucas

* Aglaée de Rudi Rosenberg_20'
Karé Productions (fiction) avec Géraldine Martineau et Marc Chaulet

* L’amour propre de Nicolas Silhol_35'
Kazak Productions (fiction) avec Xavier Gallais et Margot Abascal

* Babel de Hendrick Dusollier_15'
Studio Hdk Productions (animation) avec Xiao Peng et Tian Chao

* Birds get vertigo too de Sarah Cunningham_19'
La Femis (documentaire)

* C’est plutôt genre Johnny Walker d’Olivier Babinet_28'
Irène / Ferris & Brockman (fiction) avec Pablo Nicomedes et Arly Jover

* Chienne d’histoire de Serge Avedikian_15'
Sacrebleu Productions (animation)


* Climax de Frédéric Sojcher_15'
Sombrero Films (fiction) avec Lorant Deutsch et Patrick Chesnais

* Le début de l’hiver d’Eric Guirado_15'
Les Films du Poisson (fiction) avec Jean-Louis Coulloc’h et Arnaud Prusak

* Le dernier voyage de Maryse Lucas d’Artus De Lavilléon et David Ledoux_27'
Les films Velvet/Le Joker (documentaire) avec Artus deLavilléon

* Deyrouth de Chloé Mazlo_17'
Les Films Sauvages (animation/documentaire) avec Chloé Mazlo

* Dounouia la vie d’Olivier Broudeur et Anthony Quéré_20'
Mezzanine Films (fiction) avec Emilie Eliazord et Modibo Dembelé

* Enterrez nos chiens de Frédéric Serve_20'
Qualia Films (fiction) avec Denis Lavant et Marie Caillois

* La femme à cordes de Vladimir Mavounia-Kouka_15'
Caïmans Productions (animation) avec Alexandre Arch et Eloïse Decazes

* Logorama de H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludo Houplain)_16'
Autour de Minuit (animation)



* Love patate de Gilles Cuvelier_13'
Papy3D Productions (animation)

* Mémoires d’une jeune fille dérangée de Keren Marciano_17'47
Mitiki (fiction) avec Sara Giraudeau et Gil Alma

* Monsieur l’Abbé de Blandine Lenoir_36'
Local Films (fiction) avec Florence Muller, Jeanne Ferron, Julien Bouanich et Pierre Giafferi

* On ne mourra pas d’Amal Kateb_20'34
Les Films au Long Cours (fiction) avec Kader Fares Affak et Amal Kateb

* Petit tailleur de Louis Garrel_44'
Mezzanine Films (fiction) avec Arthur Igual et Léa Seydoux

* Le plein pays d’Antoine Boutet_58'
Red Star Cinéma/Dard Dard Association (documentaire)

* La République de Nicolas Pariser_35'58
Noodles Production (fiction) avec Thomas Chabrol et Gwenaëlle Simon

* Tre ore de Annarita Zambrano_12'
Sensito Films (fiction) avec Rolando Ravello et Sofia Ravello

* Une pute et un poussin de Clément Michel_15'
Sombrero Productions (fiction) avec Clément Michel et Yelle



Retrouvez les lutins du court-métrage sur :

* www.nuitdeslutins.com
* www.leslutins.com
* http://twitter.com/leslutins
* Facebook : http://www.facebook.com/home.php#!/pages/LES-LUTINS-DU-COURT-METRAGE/194561419309?ref=ts
* http://fredmjgblogueandbulle.blogspot.com/2011/05/courts-toujours-les-lutins-du-court.html

samedi 11 juin 2011

L'HOMME EN COLERE (SINNA MANN )D'ANITA KILLI


Pour Antoine ...


Je rentre toujours ravie des projections de LA PELLICULE ENSORCELÉE ( Merci à Jérôme Descamps et à toute son équipe !)

A chaque fois la programmation est parfaite, celle du 1er février ne dérogeait pas à cette règle immuable .

J'ai été tout particulièrement conquise par L'HOMME EN COLÈRE (SINNA MANN) un court de 20 mn de la réalisatrice norvégienne ANITA KILLI .

C'est violent et poétique, dérangeant et superbe.


C'est un film sur des secrets qui ne devraient pas rester secrets ... et moi les secrets de famille c'est mon obsession (avec l'Art Brut bien sûr !)













Ajoutons que ce film a déjà obtenu un nombre considérable de prix :

cette année, le Festival international du film d’animation d’Annecy a couronné par trois frois le court métrage "Sinna Mann" avec le Prix spécial du jury, le Prix du public et le Prix UNICEF.
Une nouvelle reconnaissance pour un film qui a déjà reçu de nombreux prix notamment aux festivals Planete Doc Review Festival de Varsovie en Pologne, Donostia – Saint Sébastien en Espagne, ainsi que le Prix du meilleur film d’animation au festival d’Aspen aux Etats-Unis, le Prix du public du festival du film d’animation de Stuttgart, le Prix du Meilleur Film d’Animation et le Prix du Public au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand.

http://www.trollfilm.no/new/eng_killi.html

vendredi 10 juin 2011

FRANCOIS SCHMIDT ET SA CATHEDRALE ENGLOUTIE

Un mail de FRANÇOIS est arrivé ... J'ai eu la chance de  découvrir " LA CATHÉDRALE ENGLOUTIE" chez ROSE ET SON ROMAN !
C'est un ouvrage somptueux, une acquisition indispensable, un livre à offrir et s'offrir  !









" Amis lecteurs,
amateurs de belles histoires
et de belles images...
J'ai le plaisir de vous annoncer que mon album
"la Cathédrale Engloutie, Dans mille ans la cathédrale de Reims"
est désormais disponible dans les principales librairies et points de vente de la région."

" Après dix siècles de cataclysmes,
une immense étendue d'eau recouvre la terre.
Nicaise, enfant, part en barque au devant des tours
de la cathédrale de Reims qui dépassent de l'horizon.
Lors de ce premier voyage, il découvre les sommets de l'édifice
et entrevoit le secret de son extraordinaire longévité.
Vingt ans plus tard, Nicaise réalise un second voyage.
Le niveau de l'eau a baissé, il peut admirer les rois et les anges
et rencontrer les étranges habitants de la cathédrale.
L'eau s'est enfin retirée.
Au soir de sa vie, Nicaise fait son dernier voyage.
En pénétrant dans la cathédrale,
il trouve la réponse aux questions qui ont hanté son existence.
Ce voyage initiatique dans la cathédrale de Reims engloutie,
est un prétexte à découvrir ce bâtiment incroyable. "


A vos agendas :
Pour les aficionados et autres collectionneurs de dédicaces , François dédicace son livre...

* Le Samedi 11 juin Joinville (52)
De 15h à 18h Librairie Majuscule "Les Mille et une pages",
53 rue Aristide Briand, 52300 Joinville


* Le  Vendredi 17 juin Reims
De 16h à 18h Librairie "La Procure",
13 rue Carnot, 51100 Reims

* Le Samedi 9 juillet Reims
De 16h à 18h Librairie "La Rose et son Roman",
76 rue Chanzy 51100 Reims

* Ceux qui passeront le mois de juillet à Reims pourront découvrir tous les dessins originaux à la Maison du Département, 18 rue Carnot à Reims.
François Schmidt
314 rue Paul Vaillant Couturier
51100 Reims
06.85.35.88.59
03.26.79.17.38



LE SITE DE FRANÇOIS

Et ce lien vers la maison d'édition DEFG :
ICI 

(cliquer)





jeudi 9 juin 2011

LA CATHEDRALE DE REIMS REVE DE COULEURS

J'emprunte à François Warzee ces photos trouvées sur facebook et qui sont, ma foi, plus réussies que les miennes !








" On a tous rêvé de retrouver les couleurs disparues des cathédrales. Ce spectacle nous propose de les restituer par un travail de polychromie dynamique de très haute définition, animant la statuaire de la façade de la Cathédrale et rétablissant ses couleurs d’origine dans ses moindres détails de près ou de loin : c’est étonnant ! "




Le spectacle se déroulera à la tombée de la nuit jusqu'au mois d' Octobre.

Le spectacle « Rêve de Couleurs » dure 25 minutes.
Il sera joué 3 fois / soirée.

Représentations :

- En juin : du jeudi au dimanche (23 h)

- En juillet : du mardi au dimanche (23 h)

- En août : du mardi au dimanche (22 h)

- En septembre : du jeudi au dimanche (21 h)

- En octobre : du vendredi au dimanche (20 h 30)

Et jours fériés.

Pas de spectacle du 7 au 9 octobre (Festival Elektricity)

En savoir plus : http://cathedraledereims.fr/



mercredi 8 juin 2011

GRAND BAZ'ART A BEZU LES 10 11 ET 12 JUIN 2011

Pour la 3éme année consécutive aura lieu à Bézu dans l'Eure  le
Festival International d'Art  Singulier



L'invitée d'honneur sera Danielle JACQUI "Celle qui Peint"





30 artistes seront présents :
Julia Sisi (Iles Canaries), Vincent Arcache (France), Laure Ketfa (France), Dan Casado (Espagne), Zabel Mamiza (France), Marcel Benaïs (France), Kim Kimberly (USA) , Yagdom (France), Madalina Dina (Roumanie), Jacky Mouvillat (France), Karianne (Norvège), Stéphane Beauvais (France), Kati (France), Jean Marc Aguilar (Suisse), Caroline Dahyot (France), Michel Smolec (France), Kaoline (France), Roland Bideau (France), Anaka (France), J-François Glabik (France), Ssoloeil (France), Lou & Fred Clamageran (Québec - Canada), Le Moulin Vert (France), La Passerelle (France)



11-12 juin 2011
Bézu-Saint-Eloi
10h30-19h

Vernissage du 3ème Grand Baz'art à Bézu le vendredi 10 juin 2011 à 18h30 grande salle de Bézu St Eloi

Entrée gratuite


http://www.grand-baz-art.fr/artistes2011.html

mardi 7 juin 2011

LES CERFS D'EMILE TAUGOURDEAU

 
Merci à Michel Leroux pour l'envoi de cette photo qui s' ajoute à ma collection de cerfs !
 



Emile Taugourdeau (1917-1989)

"Après avoir abandonné son métier de maçon à cause
d'une blessure de guerre, Emile Taugourdeau n'est pas
 homme à rester inactif.
Rapidement, il met ses connaissances professionnelles
au service de son imagination et se met
 à édifier un monde miniature en
ciment polychrome. Il commence par construire
de petits salons de jardin recouverts de mosaïque.
Suite à la perte d'un canard par ses filles, il décide
d'en modeler la silhouette dans le ciment.
Rapidement, ce sont tous les animaux
familiers, puis tous les animaux de son entourage
qui sont ainsi statufiés. Enfin il met en scène
 des personnages de la vie courante :
des agriculteurs, des cyclistes, des footballeurs,
des gendarmes, des cavaliers ...
 Ne se contentant pas de reproduire son environnement,
Émile, en quête de spiritualité va créer ensuite un
univers mystique il peint des scènes mythologiques
 sur des plaques de ciment et
installe une déesse indienne à l'entrée de son jardin
 pour accueillir les visiteurs.
Pendant trente-cinq ans, il va ainsi faire de son jardin
 un univers étrange et merveilleux où des paons
se pavanent au milieux des sculptures."

(extrait de Bonjour aux Promeneurs, Olivier Thiébaut,
 Editions Alternatives)




LE SITE DU LAM

 SUR ART INSOLITE

 CHEZ BRUNO MONTPIED

 CHEZ HENK VAN ES

 CHEZ SPACES

 (cliquer)


Émile Taugourdeau - 72800 Thorée-les-Pins


lundi 6 juin 2011

LES CARPACCIO DE JACQUES TOURNIER


 Pour JEAN-MICHEL .....
" C'est elle qui, la première, m'a parlé de Carpaccio.
De tous les peintres vénitiens, c'est vers lui que je vais d'abord. Quand je suis entré dans la chapelle des Esclavons et que le sacristain a ouvert le rideau du combat de saint Georges, je n'ai d'abord vu que le monstre et sa splendeur nacrée, régnant sur un charnier de princesses mangées où régnaient les vipères.


 Puis j'ai découvert le saint, son cheval, sa lance, et la lumière de la foi qui monte derrière lui pour inonder ce monde de ténèbres.
Mais le monstre est si beau avec son corps de fauve, sa longue queue de serpent dressée, ses nageoires métalliques, c'est une si belle machine à broyer, qui savoure et recrache avec délectation ces corps d'adolescents, filles et garçons mêlés, qu'on lui sacrifie humblement, qu'il est possible que l'un deux soit venu se faire dévorer par amour .
De là, je suis entré à l'Académie où j'ai regardé dormir sainte Ursule.


Elle dort comme une enfant, une main sur la joue.
Un oiseau habite son rêve, un petit oiseau vert et bleu qui a pris la forme d'un ange . Debout sur le seuil de la chambre, dans une lumière de petit jour, il lui annonce qu'à son retour de Rome, elle sera massacrée, avec les vierges ses compagnes et le Pape lui-même, par les beaux soldats sanguinaires qui assiègent Cologne. En écoutant ce que prédit l'oiseau, les murs de la chambre reculent d'épouvante, le lit rouge sang s'étire comme un catafalque, tandis que les objets courants d'Ursule, sa chaise, sa table, son encrier, se recroquevillent d'horreur. La sainte dort toujours. Rien ne laisse penser qu'elle a écouté l'ange-oiseau.
Lorsqu'elle se lèvera, comme chaque matin, elle enfilera la paire de petites pantoufles bleues qui attendent sur le tapis .
Mais c'est au musée Correr qu'ont lieu les sortilèges. On y trouve un tableau représentant deux femmes sur une terrasse avec des animaux, intitulé : Les Courtisanes.


C'est un tableau mutilé, dont il manque la partie gauche, ce qui donne à imaginer . Un jour, pour essayer d'en savoir davantage, je suis monté sur la terrasse et elles m'ont transformé en chien . Je pouvais encore me tenir debout, accroché au genou de celle qui est en rouge, mais je ne pouvais plus parler. Mon regard  tentait d'avertir ceux qui s'arrêtait trop longtemps devant ce tableau -piège . Méfiez-vous, leur disait-il . Elles se font passer pour des courtisanes, mais en réalité ce sont des maliarde, des charmeuses, des enchanteresses . Un petit garçon, qui ressemble à Hugo, s'est caché sous une balustrade. Ses trois soeurs ont été changées en colombes, sa mère en poule faisane, son père en chien, comme moi, que la femme en rouge dresse à la cravache. L'autre, en gris-beige, se tient droite et regarde au loin.
D'où je suis désormais, je peux voir qu'elle regarde le port. Elle attend qu'un navire vienne à quai, celui d'Ulysse peut être, sait qu'à peine débarqués ses marins vont courir au bordel, et elle imagine déjà le plaisir qu'elle aura de les transformer en pourceaux et de voir sa belle terrasse couverte de graines pourries, de fruits avariés, et de glands. La grise, c'est Circé ."

Lu et aimé dans "La maison de thé " de JACQUES TOURNIER 

dimanche 5 juin 2011

LE 5 JUIN 2011 RENDEZ -VOUS AU JARDIN D'HELENE





LE JARDIN D'HELENE sur LES GRIGRIS :
http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2011/06/le-jardin-dhelene-voit-la-vie-en-rose.html

http://lejardindhelene.blogspot.com/2011/05/rendez-vous-aux-jardins-dans-laisne.html

Ancienne Gare
02120 Proisy
Tél. : 03 23 60 24 34

Mail : jardinhelene@orange.fr

Rendez-vous sur : http://lejardindhelene.blogspot.com

Liste des jardins sur:
http://www.culture.gouv.fr/picardie/actualite_culturelle/ima_national/rdvJardins_P4.pdf


( participation de 5 euros par adultes, gratuit pour les enfants)