Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

.......................................................................................
........................................................................................
........................................................................................
.........................................................................................

vendredi 17 février 2012

DE BELLES NOUVELLES POUR LA CATHEDRALE DE JEAN LINARD !

PATRICK MARTINAT  a eu la gentillesse de m'envoyer son dernier article paru dans le Berry Républicain et des photos de la CATHÉDRALE DE JEAN LINARD sous la neige ....



Une procédure de protection de la cathédrale Linard vient d’être lancée

La cathédrale de Jean Linard est en passe de s’imposer comme le lieu emblématique, le point de ralliement de tous les « environnement imaginaires » et chefs d’œuvre de l’art singulier que l’on doit sauver.

Ce n’est qu’un début, mais le fait qu’une procédure de protection au titre des monuments historiques soit lancée par le ministère de la culture, c’est déjà presque une consécration pour la cathédrale de Jean Linard.

L’avenir de la cathédrale de ce chef d’œuvre de l’art singulier construit entre Henrichemont et Neuvy-deux-Clochers dans le Cher avait sensibilisé le milieu de l’art brut.
 Concrètement, suite à l’article publié dans Le Monde (17 novembre 2011) qui faisait écho aux pages parues le 4 mai puis le 14 novembre dans Le Berry républicain précédent, annonçant la mise en vente de la cathédrale de Linard, des passionnés se sont mobilisés autour de Patrick Bolland, un artiste qui se partage entre Paris et Montréal. La pétition qui a rassemblé quarante-trois signatures dans un premier temps, puis plus de soixante aujourd’hui avec la collection de l’art brut de Lausannne, des collectionneurs finlandais, anglais, italiens ou américains, a évidemment pesé sur la décision du ministère.

La démarche a réussi à faire bouger deux représentantes de la Direction régionale des affaires culturelles DRAC dont Mme Berchon et une inspectrice du ministère sur place, Marie-Anne Sire. Elodie Linard, fille cadette de Jean Linard avait retenu de cette rencontre (le 25 janvier) une impression mitigée. « On nous a dit que le ministère n’avait pas d’argent et que nous aurions intérêt à nous tourner vers des mécènes. »

Possible estime Laurent Danchin, critique et commissaire d’expositions d’art brut qui depuis des années, poursuit son idée de constituer sur de telles bases ce qu’il appelle « un réseau de micro tourisme alternatif. Ces lieux ont un public fidèle qui par leurs visites ont tissé une toile solide. Ce filet doit nous servir de trampoline ». Déjà, en Italie, un jeune informaticien associé à une doctorante en "environnements
spontanées"  , Roberta Trapani, travaille à créer un site.

Et puis les choses se sont débloquées en fin de semaine lorsque le directeur régional de la Drac, à Orléans, Jean-Claude Van Dam, a souhaité proposer au préfet de la Région Centre d’inscrire le dossier à l’ordre du jour de la prochaine séance de la commission régionale qui va se tenir le 27 mars. Alors, si le dossier n’est pas rejeté, la cathédrale pourra être soit inscrite (décision régionale) soit classée (décision nationale).








 

jeudi 16 février 2012

DU CÔTE DE L'ART BRUT DE PATRICK MARTINAT

LE 4 MERCREDI 4 JANVIER 2012  PATRICK MARTINAT CONTINUE A PARLER DE L'ART BRUT DANS LE BERRY REPUBLICAIN




L’art brut connaît parfois des miracles



Ils étaient facteur comme Fernand Cheval ou balayeur dans un cimetière comme Raymond Isidore. Le Palais idéal de l’un et la Maison Picassiette de l’autre ont réussi à forcer la porte de la célébrité. C’est loin d’être toujours le cas.
C’est souvent l’œuvre d’une vie, un besoin obsessionnel d’achever « quelque chose » qui n’est pas forcément une œuvre à leurs yeux, mais une création qu’ils habitent et dont ils sont habités. C’est parfois très beau, souvent surprenant, toujours fascinant. Ces artistes encore trop méconnus sinon rejetés ne sont pas toujours fous. Mais trop souvent mal traités après leur mort. Leurs œuvres avec eux. Dans la région Centre, plusieurs mésaventures ont connu des fins plus ou moins heureuses. Tandis que la cathédrale de Jean Linard dans le Cher, près de La Borne, joue son avenir (elle a été mise en vente) et que le souvenir du facteur Cheval va, en 2012, offrir un double anniversaire (l’achèvement de ses travaux en 1912 et celui de son tombeau en 1922), quelques destins de monuments de cet art encore trop dédaigné peuvent amener à réfléchir sur la pérennisation de ces œuvres. « A qui la faute et faut-il trouver des responsables ? Question récurrente qui taraude les amateurs et passionnés. Au-delà de l’aspect sordide de la destruction d’une œuvre d’art, quel enseignement doit-on tirer de ce phénomène ? » s’interroge encore tout récemment Jean-Michel Chesné en légende d’une photo sur son blog ( http://jmchesne.blogspot.com/ ) prise sur place été 2008 en compagnie de Jean Linard par son complice Michel Leroux.

Pour mémoire, après avoir rappelé l’émotion suscité par la mise en vente de la Cathédrale de Linard à la fin de l’année dernière, il cite « La Tour au chinois de Jallieu balayée en 1987, la longue agonie de la Villa aux fleurs de Montbard, l’usure progressive des Rochers sculptés de Rothéneuf et tout récemment le démantèlement du jardin d’André Hardy ou la mise en vente de la propriété de Bodan Litnianski ».

Au passage, il exhume les vestiges incongrus près d’Orléans, de la Maison Artistique, « un ensemble à l’aspect un peu fatigué malgré les apparences », dans le village de Jargeau, rue de l’Echo, que les nouveaux propriétaires n’ouvrent qu’exceptionnellement à l’occasion de la journée du patrimoine.

Le miracle du Manège de Petit Pierre


Les exceptions comme souvent, ici comme ailleurs, confirment la règle. Derrière les emblématiques totems que sont Ferdinand Cheval dans la Drôme et Pierre Avezard à Jargeau, près d’Orléans (Loiret), où ce gardien de vaches propose un autre cas de figure avec le sauvetage miraculeux de son manège.

Pierre Avezard, avant de devenir Petit Pierre, c’est d’abord une gueule cassée avant l’heure. Il est né en 1909 victime d’une déformation congénitale qui a torturé spectaculairement les traits de son visage. Ceux qui l’ont connu se souviennent surtout de la douceur, la gravité, l’humilité et la ténacité qui émanaient de son œil valide et rendaient le personnage extrêmement attachant. En 1937, employé à la ferme La Coinche, prés de Jargeau, commence la construction de ce qui va devenir vingt ans plus tard son « manège ». Les tôles et les boulons récupérés sur un avion allemand qui s’est écrasé en 1942 dans un champ à proximité de celui où il fait paître son troupeau, va lui procurer de la matière première. Sa drôle de machine achevée en 1955 qu’il fait fonctionner en pédalant lui-même, Petit Pierre reçoit bientôt à la belle saison des centaines de visiteurs accueillis par ses gags semés ici et là qui le rendent hilare : des avions bombardiers dont les billes lâchées sur les tôles provoquant un vacarme épouvantable, une « vache électrique » douchant le spectateur autant que le portillon de sortie…c’était « un écheveau complexe de cames, de tringles, de galets, de courroies… » explique Laurent Danchin qui découvre, à la fin des années 1970 « cette étonnante machine poétique » qu’il va contribuer à sauver. Rescapé de deux hémiplégies, Petit Pierre qui a rejoint une maison de retraite à Jargeau, suit de loin les menaces qui cernent son œuvre. Il a plus de 70 ans et les travaux de la tangentielle Orléans-Châteauneuf approchent du site du manège « alors perdu en pleine campagne, parmi les champs de blé et de maïs » comme le découvre Laurent Danchin.

Sollicitée, la région Centre avait mis deux architectes de la ville de Tours, Jean-Yves Barrier et Jean-Claude Drouin sur un projet de serre aérienne de béton, de verre et d’acier qui devait protéger l’œuvre. Coût global estimé 1,8 millions de francs (300.000 euros environ) et le ministère ayant déjà inscrit à son budget 1983 « Arts Plastiques » un million, le complément financier aurait été assuré par la région et le département…

Le 25 août 1985, Pierre Avezard offre sa dernière représentation. Il a 75 ans. « Dans les 15 jours qui suivirent, les enfants des environs pillèrent la « maison du Manège » chapardant ou arrachant tout ce qu’ils purent saisir ». Passa un hiver. Laurent Danchin, à l’occasion d’une série d’émissions sur les musées d’art brut réalisée pour France Culture fait alors la connaissance de Alain et Caroline Bourbonnais, fondateurs de La Fabuloserie à Dicy, en Bourgogne, parc paradisiaque pour les œuvres d’art brut en souffrance. Minutieusement démonté, transporté et remonté, le Manège de Petit Pierre déménagé pendant l’été 1987 a fonctionné de nouveau le 26 août 1989, trois ans, à un mois près, avant la mort de son créateur qui, paraît-il, réserva sa dernière pensée à ses outils.



Questions à Laurent Danchin


Les « environs imaginaires » ne sont pas des étoiles perdues dans une galaxie inconnue. Ils font partie, en tout cas pour certains d’entre eux, d’une grande famille qui cherche encore sa place au sein de l’art contemporain et moderne, l’art brut.

Michel Leroux, collectionneur d’art brut, rappelle que selon la définition de Jean Dubuffet, l’art brut est celui des malades mentaux, des psychotiques qui en outre sont exemptes de culture artistique. Il préfère regrouper ces artistes « qui se sont laissés débordés par leurs passions créatrice » dans un milieu naturel, sous une catégorie qu’il nomme « Environnement d’art populaire ».

L’Art outsider désigne les créateurs autodidactes marginaux solitaires sans influence du milieu artistique. Cette perception est défendue par John Maizels, peintre marginal qui a créé en 1989 la revue anglaise Raw Vision.

On parle également de Folk art, d’art naïf, d’art visionnaire, art singulier.

Laurent Danchin, correspondant de Raw Vision, propose une définition qui a l’avantage de tracer les frontières souvent indicibles de cet art.

Quelle est votre définition de l’art brut ?


Les auteurs n’ont pas la prétention de faire de l’art – c’est un art non-savant-inspiré –ce sont des créateurs de mondes intérieurs extrêmement forts et riches - relevant de la culture populaire. Un art instinctif, autodidacte.

Quel est son origine ?

Ses origines. En gros trois domaines s’imposent : les asiles d’autrefois, mais attention tous les « fous » ne font pas des choses intéressantes ; il y a l’art brut des médiums. Encore faut-il distinguer l’art médiumnique brut du savant. Ces artistes se croient inspirés par des esprits dans une sorte de transe tranquille analogue à un léger somnambulisme ; Et puis il y a l’art brut des marginaux, des excentriques, des « fadas » qui créent à la sauvage.

Où en est-on ?

Nous arrivons à la phase de vulgarisation et de banalisation de l’art brut avec une génération de jeunes doctorants et étudiants de l’Ecole du Louvre qui se spécialisent en art brut ou art populaire contemporain.

L’art brut n’est plus ce qu’il était ?

Il devient une page de l’histoire de l’art et entre dans l’institution. Un marché de l’art brut se développe en Europe et aux Etats-Unis avec l’Outsider Art Fair de New York ou la galerie Christian Berst à Paris. L’art brut devient « tendance ». Il existe toujours mais les vraies découvertes sont noyées dans le mauvais art brut qui se répand un peu partout.

Comment reconnaître le bon grain de l’ivraie ?

Je pense, entre autres, qu’il est urgent de définir les critères du bon et du mauvais art brut. Parce que tout ce qui est « brut » n’est pas forcément de même valeur ni de même qualité. Et art brut ne veut pas dire forcément que c’est excellent.

Ces lieux représentent chaque fois l’œuvre solitaire d’une vie. Pourquoi les protéger ?

Chaque fois que dans un village, une campagne, une région, on sauve un de ces lieux originaux où une forte personnalité s’était incarnée, on contribue à redynamiser cet espace et à recréer de la vie dans un tissu social en déconstruction ou en voie de désertification. Un seul Palais Idéal fait vivre des commerces, attire des touristes redonne une identité à un lieu mort.


Chefs d’œuvre morts ou en péril


La France serait en embonpoint de patrimoine. Pauvre petite fille riche ; des pays se contenteraient de bien moins. Et cette obésité a pour victimes directes…
Pierre Shasmoukine, versaillais comme son pseudonyme ne le laisse pas soupçonner, au bout de 40 ans, aimerait enterrer la hache de guerre avec son maire qui le chiquenaude sur des bornes cadastrales. Sur les deux hectares de bois à champignons dont il avait hérité en Périgord noir, à la lisière de Sarlat - à Sarlat la Canéda exactement- l’artiste s’est vengé en dédiant à l’édile ancien ministre, un passage. « L’Impasse de Peretti ». Une voie sans issue qui cache toutes celles qui quadrillent Gorodka, ce lieu qui n’inspire aux visiteurs que des superlatifs. « La situation est catastrophique » clame Sophie Lepetit, auteur d’un blog – Les Grigris de Sophie – des plus passionnés sur l’Art brut. Cette « pasionaria », ne parvient pas à comprendre l’injustice imposée au domaine extraordinaire et à cet artiste qui en accueille d’autres en résidence…Où le visiteur séduit peut bénéficier d’un gîte afin de profiter des émotions singulières que l’endroit diffuse de jour comme de nuit, différents à chaque saison.

Au cœur des terres comme en bord de mer, les remous produisent les mêmes plaintes.

A Honfleur, la Forge de Florence Marie est logée à la même enseigne que Gorodka. « Même problèmes, même non reconnaissance » se désespère cette avocate-blogueuse qui passe aussitôt à une autre plaidoirie.

Cette fois, le client c’est Bodan Litnianski, à Viry Noureuil. Sur le portail de La Maison aux coquillages un panneau « A vendre » signifie la peine capitale. L’homme l’a construite avec des matériaux de récupération, réalisant du beau avec ce que les autres jetaient. Des Chinois ont été intéressés mais les petits enfants de l’artiste préféreraient que l’endroit soit entretenu et ouvert au public…

Et Danielle Jacqui à Roquevaire, près de Pont-de-l’Etoile, qui ne sait pas ce que va devenir sa Maison-de-celle-qui-peint et son grand œuvre, Le Colossal d’Art brut. Il y a bien eu naguère un projet l’associant à la gare d’Aubagne. Ça ne s’est pas fait. Alors « la brodeuse » a du enfiler la vieille tunique prétexte de Pénélope. Et attend.

Les œuvres de Jean Smilowski ont été récupérées in extremis au pied d’une benne…Pour finir dans un grenier où elles attendent l’oubli sinon la fin. Un catalogue d’exposition a été confié au LaM il y a une dizaine d’années…

« Ceux qui aiment l’Art Brut savent ce que sont devenues les maisons, les jardins de Chomo, d’André Hardy, de Franck Barret, de Guittet…La liste est longue et douloureuse des lieux à jamais disparus, des lieux pillés ou vandalisés…» se lamente Sophie Lepetit qui rappelle qu’à Sénas, Arlette, la veuve de Raymond Reynaud cherche désespérément une solution…

André Hardy a vendu sa maison récemment pour gagner la maison de retraite. Lui aussi avait transformé son environnement, installant ici et là dans la petite prairie qui entourait son habitation de grandes sculptures. Ce sont elles qui ont fait baisser le prix de vente et l’affaire faite, le nouveau propriétaire s’est débarrassé des œuvres. Heureusement, Michel Leroux passait par là. Il a alerté d’autres collectionneurs et deux musées dont celui de Villeneuve d’Ascq (le LaM) ont acheté certaines sculptures. Trois en ce qui concerne ce dernier. Des lots de consolation.

L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. La maison de Robert Vasseur a été reprise par son fils. Si le lieu ne peut plus être visité – les normes de sécurité laissent à désirer – l’héritier le réhabilite en ajoutant ses propres touches. Évidemment on peut craindre qu’avec le temps l’original ne disparaisse sous un entretien zélote. A moins que ce passage de relais n’aboutisse un jour à la réussite filiale d’une œuvre à quatre mains…

Plus étonnante l’histoire de Philippe Aïni. Cet ancien pâtissier de Bordeaux reçoit en 1990 commande d’une fresque à réaliser dans la chapelle à cinq pans de la petite église Saint-Michel du village de Flines-lez-Raches. Il y travaille jours et nuits pendant deux mois presque en état extatique et le 21 juin 1990, la fresque (13x7 mètres) aux 90 personnages est inaugurée en grandes pompes par les élus entourés de six cents personnes. Le rêve d’immortalité de l’artiste va virer bientôt au cauchemar. L’œuvre va régulièrement être vandalisée. On casse les doigts des personnages, pratique des trous que l’on rempli de gros sel (pour conjurer le diable et détériorer le support!) avant que ne viennent les « bombages ». Bref ! Au bout de deux, le maire lui ordonne d’enlever sa fresque, ce qui est pratiquement impossible à moins que de la détruire. Le curé a été muté et vingt ans plus tard, la fresque est toujours dans la chapelle, mais recouverte d’un voile pudique.

Que dire des rochers sculptés par l’abbé Fouré à Rothéneuf, près de Saint Malo (Ile-et-Vilaine) livrés à l’exploitation sans vergogne d’un site non entretenu pour des visiteurs auxquels on propose une version fantaisiste de la vie de ce prêtre qui avait conçu son œuvre pour récolter de l’argent pour les pauvres ?

La Tour au chinois de Jallieu (Isère) a été balayée en 1987 et la Villa aux fleurs de Montbard (Côte d’Or) a disparu après une longue agonie. Comme La Vacherie à Troyes (Aube)


Bibliographie

Mondes imaginaires, Taschen, 1990
John Maizels, L’art brut, l’art outsider et au-delà, Phaidon, 2003
Laurent Danchin, Art brut –L’Instinct créateur, Gallimard, 2006
Bruno Montpied, Eloge des jardins anarchiques, L’Insomniaque, 2011
Marielle Magliozzi, Art brut, architectures marginales, L’Ecarlate, 2011
Gabriele Mina, Costruttori di Babele, 2011
Jo Farb Hernandez, ouvrage en préparation sur les sites espagnols.



Blogs

Animulavagula : http://animulavagula.hautetfort.com
Jean-Michel Chesné : http://jmchesne.blogspot.com
Les Grigris de Sophie : http://lesgrisgrisdesophie.blogspot.com
Le poignard subtil : http://lepoignardsubtil.hautetfort.com
Mycelium : www.mycelium-fr.com
Raw Vision : www.rawvision.com



Expositions

* Marcel Storr, bâtisseur visionnaire, Le Pavillon Carré de Baudouin, Paris 20 ème, du 16 décembre 2011 au 10 mars 2012.

* La Halle Saint Pierre prépare une exposition d’œuvres venues d’Italie (22 mars 2012 – 6 janvier 2013) « un événement qui balaiera de la fin du XIX ème à nos jours des œuvres italiennes sous le titre Banditi dell’Arte (Les bandits de l’art) ». Ouvert en 1986 cet espace dédié alors à l’art naïf, s’est orienté vers l’art brut et singulier puis l’art marginal suite à l’exposition en 1995 Art Brut et Compagnie, réalisée grâce à cinq collectionneurs majeurs. Ce lieu culturel forme désormais une sorte de trait d’union entre le musée et la galerie.


mercredi 15 février 2012

JEANNE ET JEAN-LUC GIRAUD A LA GALERIE "LA RALENTIE" A PARIS

J'ai croisé au fil des mois le travail de Jean-Luc Giraud, des oeuvres étonnantes et dérangeantes .
J'ai appris dans le dernier Mycelium qu'une exposition commençait aujourd'hui mercredi 15 février 2012 !
Une exposition incroyable puisqu'elle mêle les broderies de Jeanne Giraud aux autoportraits de Jean-Luc, LE fils .






Jean-Luc Giraud
Né le 2 mai 1945 à Saint Etienne
Ancien étudiant des Beaux-arts de St Etienne et de Paris, et de l'Académie Royale de Copenhague, titulaire d'un DEA d'Arts Plastiques de l'Université Rennes 2, Jean-Luc Giraud a enseigné à l'école des Beaux-arts d'Angers puis de Nantes de 1975 à 1995.

Maître assistant à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes de 1995 à 2010, il y a introduit la pratique de l'image numérique dans les ateliers d'arts plastiques, et il a également dirigé le département infographie de l'Ecole Emile Cohl à Lyon, de 1986 à 2003.

Dans ses travaux personnels, il mêle tous les médias : image fixe et image mobile, dessin, photo, cinéma, peinture et image numérique. Outre un petit bestiaire, plein de fantaisie, il est l'auteur de courts-métrages expérimentaux explorant par l'animation son thème préféré : l'autoportrait.



J'ai choisi de présenter deux textes écrits sur Jean-Luc Giraud :

* Le premier écrit par son ami et complice, Laurent Danchin :

" Auteur de courts-métrages, dessinateur et peintre, Jean-Luc Giraud a exploré tous les supports et toutes les techniques de l’image, des plus traditionnelles (gravure, peinture à l’huile, fusain, collages) aux plus récentes (infographie), en passant par le cinéma d’animation, la photo peinte ou la prise de vue réelle.

Son univers très personnel, où se mêlent fantasmes ou fantaisies érotiques et autoportraits, oscille entre le réalisme poétique, la figuration grotesque et une forme hallucinatoire, voire médiumnique, d’approche de l’image, tirant parti de tous les accidents du support, provoqués ou involontaires.

Fragmentaire en apparence, obsessionnelle, sans complaisance, cette obstinée recherche de soi, traquant une vérité fugitive soumise aux caprices du temps, s’inscrit dans le courant d’une sensibilité nouvelle mêlant peinture, cinéma et édition, au-delà des frontières des genres traditionnels.








* Le deuxième écrit en 2006  par Alain Golomb :
" Auto-portraits embordurés, Jean-Luc Giraud boxe son miroir . Plus Orphée que Narcisse , il ne se noie jamais dans son image. S'il y plonge, c'est pour en ressortir plus vivant . Il rebondit sur ses reflets, dribble avec ses ombres, se chatouille et s'écorche, épluche ses masques, devient son propre Daumier .
Sans jamais se flatter, il se rumine le portrait, n'en finit plus d'entortiller le Même à l'Autre .
Ni s'oublier ni se répéter,
tel est son destin.
Visage à modeler. Incoagulable matière à métamorphoses. Le voilà singe et clown et papy et curé . Jean-Luc en marcel, en bon bourgeois, en pseudo Louis Quatorze. En béret, bicorne froissé, bonnet pas possible, casquette racaille, casque à pointe ou tignasse forestière, il se trépanne, s'enturbanne.
Sa belle gueule d'humain cabossé, il la déploie sur d'obscures archives, squatte les livres de comptes, les vieilles correspondances.sur le fond de tarte des autres, il étale sa garniture."



.... Et les délicates broderies de Jeanne Giraud , évoquées sur ce blog pour l'anniversaire d'Apolline










JEAN LUC ET JEANNE GIRAUD Du 15/2/2012 au 16/3/2012
Jours d'ouverture : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi
Horaires : de 14h à 19h du lundi au samedi et sur rv

GALERIE D'ART ET DE PENSÉE LA RALENTIE
22-24 rue de la fontaine au Roi GALERIE LA RALENTIE
Paris 11ème 75011

Vernissage ce 15 février à 18 heures !


* Le site de la Galerie
* Le site de Mycelium
( cliquer sur les liens)

mardi 14 février 2012

lundi 13 février 2012

MARIE ESPALIEU, L'ESPRIT DES BRANCHES " LE CATALOGUE DE L'EXPOSITION


L'exposition " MARIE ESPALIEU, L'ESPRIT DES BRANCHES" est terminée !
Pour ceux qui n'ont pu la voir il ne reste qu'une solution se procurer le superbe catalogue de l'exposition !






                     (Ces photos sont de Nelly Blaya et sont issues du catalogue !)



" Marie Espalieu, l'esprit des branches" catalogue de l'exposition (134 pages , tout couleur) co-édité par la revue Gazogène et le musée de Cahors, maquetté par Jean-Michel Chesné avec des textes de Benoît Decron, Savine Faupin, Laurent Guillaut, Jean-François Maurice, Charles Soubeyran  est en vente au prix de 20 € à la Halle Saint Pierre .

QU'ON SE LE DISE !

* LES GRIGRIS DE SOPHIE ET MARIE ESPALIEU
                        (cliquer sur le lien !)

dimanche 12 février 2012

" VOYAGES" DE JEAN BIGOT CHEZ DP HOME


JEAN BIGOT vit et travaille à Reims . Il participe depuis plus de dix ans à de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l'étranger .
Artiste éclectique, il alterne dessin, peinture, vidéo et photographie ainsi que détournement d'objets et mise en scène d'installations contemporaines .



" L'exposition" Voyages " présentée aujourd'hui chez DP HOME  by FLAMANT est constituée de représentations d'animaux exotiques.
Ces tableaux sont des acryliques sur toile et sur bois, ainsi que des dessins sur papier ou carton, réalisées en technique mixte (craie grasse, encre et peinture ...)
Sont également présentés des vidéogrammes, produits à partir d'images arrêtées de vidéo et super 8, ainsi que des boites ethnographiques, retraçant des voyages imaginaires ."









L' étrange univers de JEAN BIGOT mélange de fiction et de réalité trouve sa place, comme une évidence,
chez DP Home...
Il y a une  parfaite adéquation entre  les oeuvres de cet artiste rémois et ce nouveau lieu  d'exposition .
Coup de coeur pour le Cabinet des Curiosités revu et corrigé par JEAN BIGOT : Un zèbre sur fond rouge, un bateau d'expédition, des boîtes ethnographiques, des personnages-momifiés  
se mêlent aux  objets raffinés de cette boutique et aux créations de Didier Philippe !
C'est très réussi !
Sur les murs galopent antilopes, girafes, tigres, guépards, lionnes et rhinocéros !

LE VOYAGE EST PLURIEL POUR NOTRE PLUS GRAND BONHEUR !

A découvrir jusqu'au 3 mars 2012
24 rue Thiers à Reims




et ici .....
(cliquer sur les liens)


samedi 11 février 2012

JOYEUX ANNIVERSAIRE MA FILLE !











Pour les 17 ans d'APOLLINE ...
ces broderies de Jeanne Giraud découverte sur MYCELIUM ...
( cliquer sur les liens pour en savoir plus...)


vendredi 10 février 2012

MARC PEREZ



Une rencontre due au hasard dans une exposition ... enfin pas n'importe quelle exposition puisque c'est celle de " Marcel Storr, bâtisseur visionnaire"   dont il  s'agit !
Une carte donnée et en rentrant la joie de découvrir le site d'un artiste, le site de MARC PEREZ ...




"Aller au delà de soi, comme pour se perdre de vue. Comme pour sauter l’obstacle de la sincérité. Prisonniers de nos idées et de notre histoire, sans doute doit-on raconter cette prison, mais plus encore, ne nous faut-il pas s’ aventurer au delà,  au delà de nous- même, ne serait- ce que d’un pas ? "









MARC PEREZ ET LES GRIGRIS

LE SITE DE MARC PEREZ

 
 (cliquer)
 
 
 

jeudi 9 février 2012

LES JUMEAUX DE JEAN-PAUL VIDAL

JEAN LINARD ET BODAN LITNIANSKI ......VUS PAR JEAN-PAUL VIDAL !




Jean-Paul VIDAL, série "Jumeaux d'artistes" (Ces photos ne sont pas libres de droits)

http://www.jeanpaulvidal.fr/

mercredi 8 février 2012

LA CATHEDRALE DE JEAN LINARD VUE PAR RAYMOND LOEWENTHAL

RAYMOND LOEWENTHAL, photographe des lieux singuliers, m'offre aujourd'hui
pour Les Grigris dix magnifiques photos de la Cathédrale de Jean Linard ...













( ces photos ne sont pas libres de droits )


mardi 7 février 2012

L'ÉPICERIE DE LIGNEROLLES N'EST PLUS .....


L'ÉPICERIE DE LIGNEROLLES N'EST PLUS ...

Il y a quelques années j'ai lu un  article sur PIERRE MARZORATI  et j'ai rêvé de sa gigantesque caverne d'Ali Baba ...
Hélas depuis 2008, elle est présentée aux Muséales de Tourouvre. La nouvelle mise en scène, contemporaine et ludique, vous invite à un voyage autour des commerces et de la publicité du 19e siècle à nos jours. Des petits commerces d’autrefois (épicerie, bar...) ou des grands magasins comme le Bon Marché sont évoqués tandis que les publicités pour des marques familières nous rappellent avec nostalgie des temps révolus...

" L’exposition n’est pas une transposition du musée de Lignerolles dans un nouveau lieu : elle propose une autre approche de la collection, illustrée et didactique. Mais que les nostalgiques du musée de Lignerolles soient rassurés : de très nombreux objets seront exposés, et ils retrouveront l’ambiance du petit commerce d’autrefois"

 ...    et bien moi j'ai été très déçue par cette visite,très peu émue.  On est dans une présentation d'objets anciens, dans un lieu sans âme et sans magie  et non dans la folie luxuriante d'un accumulateur !



















" Boîtes de café, lessive, vieilles pubs: Pierre Marzorati a transformé sa maison en musée.
A priori, Pierre Marzorati est un homme plutôt affable. Pourtant l'énoncé de certains mots a le don de le faire sortir de ses gonds. Ainsi, celui de collectionneur. «Je ne suis pas un collectionneur, je suis un accumulateur, s'échauffe-t-il soudain. Un collectionneur, c'est un passionné. Or la passion est une forme de jouissance. Un passionné, c'est donc quelqu'un qui a des problèmes de libido.» A ces mots, son épouse oppose une moue dubitative. Depuis trente ans que Pierre Marzorati accumule les objets «se rapportant à l'épicerie et au commerce de proximité», Annick a vu se réduire dangereusement l'espace vital familial. Les premières années, l'accumulation tenait dans le vestibule et la salle de séjour de la maison, puis elle a servi de décoration dans la supérette que tenait alors le couple, puis elle a occupé les trois pièces de l'arrière-boutique, puis elle a emménagé dans l'actuelle demeure des Marzorati sise dans l'ancien relais de poste de Lignerolles (Orne). En 1986, Pierre Marzorati a décidé d'ouvrir les pièces concernées au public. Le Musée de l'épicerie d'autrefois (qui couvre peu ou prou la première moitié du siècle) était né (1). Ancien salarié de la grande distribution, Pierre Marzorati dit vouloir ainsi «demander pardon» aux petits commerces, à la mort lente desquels il estime avoir contribué.
Les années suivantes, le nouveau conservateur s'est livré de plus belle à sa passion, pardon, à sa manie de l'accumulation. Les objets ont continué à grignoter sournoisement les lieux réservés à la vie de famille. «Là c'était la cuisine, ici on mangeait, là on regardait la télé», dit Samuel, le petit ami de la cadette des filles Marzorati, en montrant différentes salles du musée. Aujourd'hui, les 20.000 objets ont colonisé tout le rez-de-chaussée, et les Marzorati se sont repliés au premier. Aux dernières nouvelles, le musée occupe 300 m2 dont une ancienne grange située de l'autre côté de la cour.
Trente ans de chine intensive. «Le tout premier objet de ma collection, c'est celui-là, je l'ai trouvé sur une décharge publique, dit Pierre Marzorati en désignant une plaque publicitaire en tôle peinte de la fin du XIXe siècle sur laquelle on distingue encore, malgré la rouille, un gendarme en train de se mirer dans sa botte cirée avec le Cirage Végétal. Il y a trente ans, ce genre de truc passait directement à la poubelle.» Outre les dépôts d'ordures, les Marzorati ont écumé, en trente ans de chine intensive, les brocantes, les foires, les salles des ventes municipales ou d'Emmaüs, bref, tous les lieux susceptibles de receler des trésors" bon marché, la famille ne roulant pas sur l'or. «Un jour, j'ai vu dans "Le Parisien" qu'un type cherchait à se débarrasser de publicités anciennes, ajoute le fondateur du musée. Il en avait vingt cartons remplis à ras bord dans sa cave. Il vendait ça une bouchée de pain. Si j'avais su, j'aurais acheté le lot, mais j'ai pas réalisé, j'en ai pris que quelques unes.»
A force, Pierre Marzorati a accumulé un incroyable bric-à-brac, un gigantesque pêle-mêle, un divin capharnaüm, en clair, un régal pour le visiteur. Les collections de journaux voisinent avec les articles d'épicerie en tous genres: boîtes métalliques de biscuits, de thé, de café, paquets de lessive, savons, pains de sucre, kapok, tortillons de papier glu tue-mouches, articles de mercerie (boîtes à épingles, oeufs à repriser, boutons, bride «supérieure»"), publicités diverses et variées, calendriers, glacoïdes (cartons glacés), tôles émaillées, bustes en plâtre, carafes, albums dans lesquels les écoliers collaient des vignettes, buvards, etc. «Quand les gens entrent, ils sont écrasés, dit Pierre Marzorati avec un rien de satisfaction. Après, ils me disent: "si on avait su, on aurait pas jeté telle ou telle chose". Ou "on va revenir vous apporter tel ou tel objet. Si on m'avait apporté tout ce qu'on m'a promis, Beaubourg serait trop petit. En réalité, je dois recevoir un cadeau tous les deux mois. Une fois, une dame m'a donné le landau dans lequel elle était née"»
Comme toute collection qui se respecte, celle de Pierre Marzorati comporte son lot d'ovnis (objets variés non identifiés). Ainsi, cette machine équipée de deux rouleaux horizontaux qui pourrait être un laminoir de boulanger ou une essoreuse de blanchisserie industrielle. Ainsi, ce manche de bois dont une extrémité est hérissée de picots. «Parfois, je me trompe sur la fonction d'un objet, et ce sont les visiteurs qui me corrigent, raconte le fondateur du musée. Il y a quelques années, par exemple, j'avais placé une boule en verre bleu parmi des flacons de parfum. Et puis un jour, un monsieur m'a dit qu'il s'agissait de l'un des premiers modèles d'extincteurs. Les boules étaient remplies d'eau, puis jetées dans le feu où elles se cassaient"»
Si la boule en question est très jolie, sa présence dans un musée consacré à l'épicerie pose question. De même que celle d'un siège de dentiste, d'un sèche-cheveux de coiffeur, de planches à laver abandonnées par les militaires Américains après la guerre de 14-18, d'une incroyable collection de tableaux pieux, de matériel agricole comme cet étonnant ramasse-pommes" Dévoré par sa soif d'accumuler, Pierre Marzorati a perdu de vue depuis longtemps l'objet initial de sa collection. Ou plutôt il lui donne une définition de plus en plus extensive" Les visiteurs s'en fichent, qui reconnaissent avec bonheur des objets connus. «Martin, regarde la petite épicerie, j'avais la même quand j'étais petite. Oh! la petite hotte, oh! le petit fourneau, oh! les petits ustensiles. Qu'est-ce que c'était mignon», dit une maman à un gamin âgé d'une dizaine d'années. «Oh, regarde, de la peinture Fixalo, je crois que j'en ai encore, dit une vieille dame à son époux. «Ah, les manèges de tampons, j'ai connu ça, et ça c'était pour poser les stylos à encre sans tacher les sous-mains», dit un quinquagénaire à sa femme. Chaque année, 5.000 visiteurs poussent la porte du musée. «50% sont des gens de Paris qui ont des résidences secondaires par ici. Je les vois revenir avec des amis différents», dit Pierre Marzorati. Malgré ce succès que bien des musées lui envieraient, le conservateur tire la langue. Lui qui espérait vivre de cette activité, - à cinquante ans on est loin de la retraite -, a du mal à joindre les deux bouts. La cuisine sacrifiée en salle d'exposition. Faute de subvention, tout l'argent collecté passe dans les frais de fonctionnement. De fait, ni la commune, pourtant intéressée au premier chef, ni le département, ni la région, ni l'Etat, ne lui versent le moindre sou. «Je cherche un pont», dit elliptiquement le maire. En clair, le premier magistrat de ce village de 140 âmes cherche le moyen, ou plutôt le prétexte, qui lui permettrait de subventionner cette activité. Il est vrai que les villageois ne voient pas d'un très bon oeil cet afflux de visiteurs qui dérangent leur quiétude."
Les Muséales de Tourouvre

15 rue Mondrel
61190 Tourouvre

http://www.musealesdetourouvre.com/fr/accueil.html



*** La vie réserve de magnifiques surprises ... En fait c'est en mai 2010 que j'ai visité ce Musée et c'est avec un immense retard que je mets mon article en ligne . J'en ai profité pour faire de nouvelles recherches et ..... j'ai une formidable nouvelle à vous annoncer !

L'ÉPICERIE DE LIGNEROLLES EXISTE DE NOUVEAU sous le nom de L'INZOLITE Pierre Marzorati a réouvert en juillet 2011 dix salles d'expositions.

De la presse du début du siècle aux cabinets de curiosités d'hier, d'aujourd'hui et pourquoi pas de demain, une nouvelle scénographie originale vous attend à Lignerolles !


Bientôt sur LES GRIGRIS DE SOPHIE des photos et une vidéo enthousiasmante  !