Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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vendredi 14 octobre 2011

LA TOURTE DE DARTMOUTH D'AGATHA CHRISTIE





TOURTE DE DARMOUTH




Ingrédients :

-500 g de filet mignon de porc
-2pâtes brisées
-150 g de lardons coupés fins
-150 g de champignons
- 1 gros oignon
-2 pommes
-1 citron
-1 petit verre de brandy
-1 pot de crème épaisse
-3 cuillères à soupe de beurre
-1 jaune d’œuf
-sel, poivre

Brossez et lavez les champignons, émincez-les finement et arrosez d’un jus de citron, salez et réservez. Coupez le filet mignon en lamelles. Faites chauffer le beurre dans une sauteuse et faites-y revenir les morceaux de viande. Epluchez l’oignon et les pommes, hachez l’oignon, coupez les pommes en petits dés, puis mettez le tout à revenir avec le filet mignon, en ajoutant les lardons en dernier.

Quand tout est bien doré, arrosez de brandy et laissez mijoter 15 minutes à feu doux. Passez alors le mélange dans une passoire en récupérant soigneusement le jus de cuisson.

Dans un plat à tarte à hauts bords ou un plat à pie, étalez la pâte brisée en faisant dépasser les bords, puis disposez harmonieusement dessus le mélange poêlé avec les champignons crus.

A joutez ensuite au jus de cuisson le pot de crème fraiche (idéalement de la crème du devon, mais c’est assez difficile à trouver en dehors du territoire concerné …) et le jaune d’œuf. Faites chauffer légèrement, salez, poivrez puis versez cette sauce sur la préparation dans la tourtière. Gardez-en une cuillérée à soupe.

Fermez avec la deuxième pâte brisée en soudant bien les bords, puis badigeonnez la pâte avec le fond de sauce et enfournez 40 minutes à four moyen 150° (th. 5).

Dégustez aussi bien froid que chaud.


• Agatha adorait les joies du plein air et, singulièrement, les pique-niques. Dans son enfance, on se rendait en famille sur les plages du Torquay et des alentours, les plus robustes emportant les paniers de victuailles. A la nuit tombée et à la lueur des torches, les galets de la plage de Babbacombe étaient recouverts de nappes sur lesquelles on disposait les assiettes. La romancière conserva toute sa vie un souvenir ému de ces agapes nocturnes.

jeudi 13 octobre 2011

mercredi 12 octobre 2011

PHILIPPE PROVIGNON ET L'HARMONIE DES COURBES





J'ai rencontré PHILIPPE PROVIGNON par hasard et j'ai tout de suite été séduite par son travail, par l'originalité et l'incroyable minutie de ses dessins .

PHILIPPE PROVIGNON  est un  artiste autodidacte . Il est né en 1958 et est menuisier de métier .
L'envie de dessiner remonte à l'enfance mais la technique s'est affinée au fil des années .

PHILIPPE PROVIGNON aime la vie et s'émerveille au quotidien , il rêve de dialogues et d'un monde idéal, il dessine avec volupté et parle de bien -être, je pense que tout cela transparaît dans son travail et rend ses dessins attachants et harmonieux .

PHILIPPE PROVIGNON dessine tous les jours, sur des supports variés (parfois de simples petits bouts de papier ...).
La technique est impressionnante faite de minuscules petits points , de petits traits parfois.
L'inspiration est variée elle aussi :  souvent influencée par les informations (récemment par la catastrophe du Japon ), la nature (paysage d'Ardéche...) , on trouve aussi des  formes géométriques enchevêtrées d'où surgissent des visages, mais le plus frappant sans doute, ce sont les sphères qui envahissent ses dessins.
Il aime le fantastique et des Aliens protecteurs apparaissent parfois , l'artiste précise que ce ne sont jamais des prédateurs .
Il part sur une base et peu à peu dévie, une forme se présente parfois très loin de l'idée originelle et le dessin prend vie ...

PHILIPPE PROVIGNON  est dans le besoin constant de créer (il lui faut parfois deux semaines pour terminer un dessin...) et il a sur son oeuvre (sur la vie, sur l'architecture ) un discours étonnant : bannissant de son univers les angles droits (sans doute est ce lié à son apprentissage de menuisier où il devait "casser " le tranchant des arrêtes des meubles en les ponçant  ) il ne garde que les formes rondes .
Des courbes comme promesse d'un monde meilleur... il regrette l'absence d'harmonie des cités modernes, rêve de passerelles et cite Prévert : " l'architecte d'aujourd'hui n'a pas de fleur à sa bétonnière" .

PHILIPPE PROVIGNON a su créer un univers cohérent et en attendant  de pouvoir montrer ses dessins,  propose  une série de cartes postales, que l'on garde précieusement en espérant pour très bientôt des tirages de plus grande taille qui permettraient d'apprécier pleinement son travail !











mardi 11 octobre 2011

ET MAINTENANT ON VA OU ? L'ETONNANT FILM DE NADINE LABAKI !



Laissons parler Samuel  Douhaire ....  


" Des femmes vêtues de noir avancent vers un cimetière. En dansant... Au bord des tombes, le cortège se scinde : les unes se dirigent vers les croix, les autres vers les croissants. C'est l'ouverture, impressionnante, du deuxième film de la Libanaise Nadine Labaki, quatre ans après les séduisants portraits de femmes entre elles de Caramel. Les héroïnes d'Et maintenant, on va où ? sont, elles aussi, des résistantes : toutes ont survécu aux deuils, à la violence, à la haine de la guerre civile, dans un village de montagnes entouré de mines où la paix reste précaire. Le pays n'est jamais identifié - même si l'on pense très fort au Liban -, pour donner une portée universelle à une fable futée et surprenante. Car les femmes, lassées de pleurer leurs morts, sont prêtes à tous les mensonges (on vous laisse le plaisir de découvrir lesquels) pour distraire leurs maris, fils et frères de leurs pulsions bellicistes. Le tout avec l'aide, inattendue et drôle, d'un imam et d'un curé, plus tolérants que leurs ouailles masculines.


Burlesque pur qui bascule soudainement dans le tragique, scènes de café naturalistes qui se transforment en univers en-chanté à la Demy : le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe - énergique - de comédiens. Ce mélange de fantaisie et de gravité est, parfois, un peu foutraque, mais terriblement attachant."






lundi 10 octobre 2011

LE JASEUR DE BOHEME A REIMS






Cette boutique-concept est un lieu de diffusion et de distribution d'objets uniques crées par des artistes , artisans ou fabricants  soucieux de la qualité et de la traçabilité de leurs produits .
Vous y trouverez des idées cadeaux pour toute la famille : objets et accessoires de créateurs (bijoux, sacs, pochettes, coussins, mobiles ...et une mise en scène de pièces uniques (arts décoratifs, objets de curiosité et ludiques).

LE JASEUR DE BOHEME est également un lieu d'exposition et un espace de transmission de savoir -faire grâce à ses ateliers (couture, tricot, photographie, dessin, peinture ...)

VENEZ DECOUVRIR CET UNIVERS DE CREATIONS !



 











http://www.idee-objet-cadeau-unique-reims.fr/

LES GRIGRIS DE SOPHIE sont maintenant au JASEUR DE BOHEME :

http://ventedegrigrisdesophie.blogspot.com/2011/10/les-grigris-de-sophie-sont-au-jaseur-de.html


dimanche 9 octobre 2011

LA VILLA DES CENT REGARDS DE VICTOR GRAZZI A MONTPELLIER

Nous avons cet été visité LA VILLA DES CENT REGARDS  à Montpellier ....
MICHEL FRESSOZ, l'actuel propriétaire des lieux, a eu l'extrème gentillesse de me donner pour LES GRIGRIS un texte inédit, écrit par lui sur cette incroyable demeure.
Je suis fière et heureuse de le mettre en ligne aujourd'hui :




La Villa des Cent Regards


Connaissez vous « La Villa des Cent Regards » nichée dans le quartier d’Aiguelongue, au nord de Montpellier ? Certains irrespectueux la surnomment « la maison du fada ».
Elle fut construite dans les années 1950 par un maçon italien particulièrement imaginatif.

Victor Grazzy est né en Lombardie 1896. En 1921 il épouse Ida Boldoni native du même village. Tous deux quittent l’Italie en 1922, fuyant le fascisme et restent quelques années en Isère, avant de s’installer dans la campagne montpelliéraine d’Aiguelongue, car à l’époque, les montpelliérains considéraient qu’au-delà du cimetière Saint Lazare, c’était la campagne.

Victor Grazzi travaille comme maçon, et le soir étudie par correspondance les cours de l’École supérieure de Béton Armé de Rome. Ce maçon est passionné par la technique du béton armé : poutres, poutrelles, coffrages compliqués…

Vers 1950, Victor Grazzi, maintenant propriétaire d’un terrain peut réaliser la maison de ses rêves Elle sera tout en béton et même les portes et même les volets !

Le béton comme unique matériau de construction, un maçon doué pour les coffrages compliqués, cela donnera une maison aux lignes droites, aux angles droits, aux éléments répétitifs : un bel exemple d’architecture Art déco

Victor Grazzi tient à montrer ses compétences, car son diplôme n’est pas reconnu par ses patrons français qui l’emploient comme simple maçon.

Maçon aux ordres d’un contremaître dans la journée, Victor Grazzi devient à son tour, le soir, le patron qui donne des ordres : Ida, son épouse participe à la construction de la maison rêvée : elle gâche le béton, remplit les seaux.de ciment, les hisse à l’aide de cordes et de poulies.

Toutes les économies du ménage passent dans la construction. Des matériaux de récupération font l’affaire quand il s’agit par exemple de recouvrir le sol du couloir : dalles de pierre et carreaux de ciment hétéroclites, assemblage à priori disparate, forment avec le temps un tout harmonieux. Les promenades servent à ramasser le long des chemins des graviers pour le béton ; à la décharge on récupère ferrailles et autres matériaux. Quand il y a de l’argent on surdose un peu, quand il n’y en a pas, on remplace le ferraillage par des bouts de fer récupérés et même des ressorts de sommiers !

Sur ce terrain planté de vignes, une étrange maison voit le jour, flanquée d’une tourelle crénelée, elle-même surmontée d’une pointe, flèche ou mât d’un navire. De la tourelle, on peut voir au loin la mer. Notre maçon ne rêvait-il pas d’être marin ?

Certains éléments d’architecture le rappellent :: la construction de petits phares, une ancre sculptée à côté du nom gravé de la villa…

En 1954 Ida meurt, alors que la construction n’est pas achevée.

Désormais, Victor vit seul dans son château et s’efforce de finir sa maison, ajoutant des éléments décoratifs au gré de sa fantaisie: tour Constance et remparts d’Aiguë Morte, une réplique miniaturisée de l’hôtel partivulir de la coquille situé dans le vieux Montpellier, statues, éléments végétaux, sapins-fusées, boules de buis…L’humble « château-trois-pièces-cuisine » prend des allures féeriques surtout quand le soleil projette des ombres fantastiques qui animent les façades.

Jours après jours, Victor enrichit son univers de rêve.

Le terrain est couvert de vignes car notre homme fabrique son vin. C’est même un élément important : le pressoir est une construction à part, sorte de chapelle solidement plantée au milieu des vignes: la vis du pressoir a résisté à vingt années de vandalisme.

Il baptise sa maison « Villa des Cent Regards ». Pour son propriétaire, il suffisait de tourner autour pour porter cent regards différents. D’autres fois il précisait que dans l’ensemble des constructions on pouvait dénombrer cent petites fenêtres comme autant de regards.

Un matin de 1970, Victor est hospitalisé pour une intervention bénigne ; il laisse sa truelle et l’ensemble de ses outils prêts à resservir dans quelques jours… ils ne resserviront plus…

La maison reste alors à l’abandon, ouverte à tous vents.

Le jour, elle est visitée par des mère de famille : les enfants rêvent d’exploits dans ce château moyenâgeux et se prennent pour chevaliers…

La nuit, l’endroit devient un lieu de fêtes, de rencontres pour les plus grands. Garçons et filles découvrent leurs premiers émois.

Le château miniature reçoit des visiteurs indélicats : les éléments décoratifs sont pillés, volés saccagés, vandalisés, les buis en béton sont rasés, les décorations lacérées, les murs couverts de tags.

En 1984, la mairie de Montpellier acquiert ce château en miniature et l’entoure d’une clôture pour le protéger. Mais bientôt toute vie s’est éteinte et le château prend des allures fantomatiques.

En 2005, elle est rachetée, en partie restaurée avec l’aide de Cobaty et du lycée Léonard de Vinci, pour accueillir des activités culturelles.

De nombreux articles parus dans la presse, entre autres Télérama du 7 octobre 1981 dans un article d’une page intitulé : « Il faut sauver le château trois pièces cuisine » présente Victor Grazzi, coffreur - cimentier d’origine italienne, ancien élève de l’école des beaux-arts de Rome et concluait : « Pour une fois, le béton s’est coulé dans la fantaisie et le mystère du rêve individuel. »

Dans “Journal de Montpellier” du 8 janvier 1986 :

« Il y a des lieux sacrés comme des personnes car ce sont eux qui donnent une âme à une ville en faisant que rien ne peut être semblable ou simple répétition. Non identifiables, en dehors de toute référence d’une histoire de l’art, on les appelle par manque de définition : art brut... La « Villa des cent regards » appartient au patrimoine montpelliérain beaucoup plus que le théâtre qui n’est qu’une copie de l’Opéra de Paris, une place de la Comédie cernée par une architecture nordique, ou la place du Nombre d’Or qui s’inspire de la “plaza Réal” de Barcelone .

Victor Grazzi disparu, la maison inhabitée commença à recevoir des visites de tous genres. Amoureux et clochards à la recherche d’un abri, mais aussi des architectes, des peintres, des écrivains, des cinéastes.... Ainsi en 1980 la revue “Energumène” y organisa une séance de lecture de textes. Étaient présents les écrivains Renaud Camus, Valère Novarina et Jean Vuarnet. De même en 1976, vingt architectes de Chicago établirent un dossier sur cette maison. On la trouve répertoriée dans des livres sur l’architecture populaire. Bernard Lassus lui consacre un texte en 1974 dans “la Nouvelle Revue de psychanalyse”...

Mais aussi dans La Gazette, le Midi Libre, Montpellier insolite …

Maintenant, elle accueille
-des conférences
-des ateliers de dessin, de sculpture, d’encre de chine…
-des expositions
-les éditions « Les cent Regards »

Laissée à l’abandon pendant plus de trente ans « La Villa des Cent Regards » retrouve ainsi une seconde vie.

Pour tout renseignement et pour visite : 06 68 38 65 45 ou cent.regards@gmail.com



















1000, rue de la Roqueturière - 34090 Montpellier



* ...Et dans la rubrique QUE LES BLOGS VOYAGENT !

Je reçois à l'instant une traduction en anglais du texte de Michel Fressoz,  faite par Henk Van Es pour son site :

https://sites.google.com/site/oeetexts/fressoz-michel-la-villa-des-cent-regards

samedi 8 octobre 2011

LES GRIGRIS DE SOPHIE SERONT A LA FETE DES VENDANGES A CHENAY LES 8 ET 9 OCTOBRE 2011 !

CE WEEK END C'EST LA FÊTE DES VENDANGES DANS LE MASSIF DE SAINT THIERRY !





LES GRIGRIS DE SOPHIE SERONT A L'ARTISANIE LES 8 ET 9 OCTOBRE 2011 AVEC LES SCULPTURES DE SANDRINE ET DE MARIANNE ET LES PHOTOS D'ERIC LEMAITRE  !

Il y aura aussi "Entre Deux Terroirs pages d'histoire du Massif de Saint-Thierry", une revue qui parait tous les trimestres, Jack Mathern qui a écrit :"Reims du pinceau à la plume" , "les Escapades des Cornichons"  deux livres illustrés de bien sympathiques  acquarelles...
Tout cela dans le très charmant et ravissant jardin d'Annie !!!


QU'ON SE LE DISE !
 
 
 LE BLOG D'ANNIE

LE SITE D'ANNIE

(cliquer sur les liens) 


L'artisanie 
28, grande Rue 
51140 Chenay
 
 
 
 
 

vendredi 7 octobre 2011

GUSTAVE CAHOREAU ENTRE DESSINS ET SCULPTURES

Heureux lundi 3octobre qui a vu l'arrivée d'un GUSTAVE CAHOREAU dans la (encore toute petite !)  collection des Grigris !




C'est à MICHEL LEROUX que je laisse la place pour présenter cet homme qu'il connaît et dont il aime l'oeuvre depuis si longtemps :





" Né le 16 Août 1929 à NEAU en Mayenne.
Fils d’ouvrier agricole.
Aîné de sept enfants.
A l’âge de 10 mois, il est atteint par la méningite.
Très court passage à l’école communale dont il ne garde aucun souvenir …
si ce n’est en dessin : « J’étais champion ! ».
Il a dix ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate ; évènement qui le marquera profondément.
Dès l’âge de treize ans il est placé comme domestique dans les fermes de la région : emploi qu’il occupera jusqu’à sa retraite.
En 1963 son père meurt accidentellement « ….écrasé sous une charrette de foin ». C’est à cette période qu’il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte.
« Quand mon patron a vu ça, y m’a tapé ……J’ai pleuré »
En 1965 il tombe, enfin, chez un « bon patron ».
L’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art Nègre. C’est le début de sa grande production de totems sculptés dans du bois de récupération (chevrons, rayons de roues de charrettes, etc.…). Plus tard apparaîtront ses dessins.
Au printemps 1986, Madeleine LOMMEL et Michel NEDJAR, fondateurs de la collection L’ARACINE, découvrent son travail. Ses œuvres entrent dans cette collection qui est aujourd’hui présentée au Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq.
Depuis Octobre 1998 il vit dans une maison de retraite en Mayenne. Il n’a plus la force physique de sculpter, mais il dessine encore de temps en temps.
Son œuvre est à rapprocher des productions regroupées par Jean Dubuffet sous le terme d’Art Brut."












Sculptures et dessins de Gustave Cahoreau sont présents au musée de la Création Franche à Bègles ,  à la Fabuloserie , au Musée de l'Art brut de Lausanne , au LAM, au Musée des Amoureux d'Angélique à Carla Bayle , dans la collection Hang-Art à Saffré , au Musée d'Art Naïf de Nice ... Il a été exposé à New York en février 2011 dans une exposition collective "Outsider Art Fair" .

 
 
 D'autres photos sur :

http://jerzyruszczynski.hautetfort.com/archive/2007/04/21/gustave-cahoreau.html
 

(Les photos présentées aujourd'hui sont de Michel Leroux )


 

jeudi 6 octobre 2011

" LA GUERRE EST DECLAREE" UN FILM DE VALERIE DONZELLI A VOIR AU PLUS VITE !

Cela fait un moment déjà que je craque pour Valèrie Donzelli et là je suis séduite totalement conquise !

Le sujet était difficile,casse-gueule même ,elle a su faire du plus difficile des sujets un film généreux et original !
Qu'on ne me dise pas que la forme a été oubliée (Pierre Murat a fait preuve d'un incroyable esprit critique en écrivant "  qu'il n'y a quasiment pas de cinéma dans ce film. Par " cinéma ", on entend invention, originalité, quelque chose qui, soudain, dépasse l'anecdote et fasse d'un sujet pleurard une oeuvre d'art" . Moi c'est un film que j'ai envie de revoir pour la  voix off, les couleurs qui pètent, la musique ( " La musique ne sert pas le pathos mais remplace les mots que nous pouvons pas exprimer lorsque que nous sommes pris dans le tourbillon des émotions: espoir, désespoir,chagrin,douleur" . )

Aurélien Ferenczi a écrit  :"Le cinéma américain a ses superhéros, aux multiples pouvoirs. Le cinéma français a, de temps à autre, ses héros du quotidien. Ils élèvent modestement l'humanité, à défaut de la sauver. On a tout à fait le droit de les admirer."
Je suis tombée amoureuse de ce couple de comédiens, de cette union solaire , de la force qu'il nous donne .
C'est un film furieusement personnel, c'est un film décalé,  c'est un film qui nous emméne quelque part, Valérie Donzelli fait un sans faute .








" Valérie Donzelli, réalisatrice de LA GUERRE EST DÉCLARÉE, a du mal à mettre son film dans une case particulière : "Je ne pense pas que ce soit une comédie dramatique, ni un drame ou un mélodrame. Avec le recul, on se dit avec Jérémie Elkaïm que c'est juste un film physique, intense, vivant... Au départ, j'avais la volonté de faire un film d'action, un western, un film de guerre. D'où le titre du film... C'était l'idée d'un geste, qu'on ait l'impression d'ouvrir une porte et de regarder ce qui se passe derrière : la rencontre d'un jeune couple auquel il arrive une vraie aventure, pas une aventure en carton-pâte. C'est comme si Roméo et Juliette s'étaient rencontrés pour vivre cette épreuve ensemble..."
L'enjeu, pour la réalisatrice, n'était pas tant de raconter la maladie chez un enfant que la façon dont un couple de parents peut gérer cette nouvelle : "Ce qui m'intéressait, c'était de raconter une histoire d'amour, mais qui passe par le filtre de cette épreuve-là. Roméo et Juliette sont deux jeunes amoureux insouciants, pas du tout préparés à la guerre - je pense qu'on est une génération d'enfants gâtés pas du tout préparée à la guerre - mais qui vont être surpris de leur capacité à la faire et devenir des héros malgré eux. Car c'est une forme d'héroïsme de mener cette guerre. Ils deviennent un couple face à cette épreuve, ils deviennent des adultes responsables."
Si le film est proche de leur propre vécu,Valèrie Donzelli et Jérémie Elkaïm insistent sur le fait qu'il n'est pas autobiographique : "Jérémie et moi avons eu un enfant qui est tombé gravement malade, la réalité des faits est très proche de ce qu'on a vécu, mais le film n'est pas pour autant notre histoire", raconte la réalisatrice.
Valérie Donzelli évoque également la façon dont les prénoms des personnages, lourds de sens, ont été choisis : "Au départ, on ne savait pas comment appeler les amoureux, je voulais juste qu'on puisse d'emblée les identifier comme un couple. On cherchait : Paul et Virginie... "Et pourquoi pas Roméo et Juliette ?, m'a proposé Jérémie. - D'accord, mais il faut le jouer comme tel." Du coup, ils se rencontrent dans une fête, ils ont un coup de foudre, s'étonnent de s'appeler Roméo et Juliette, s'interrogent sur leur destin tragique ensemble... Pour Adam, c'est une autre histoire. Je voulais un prénom très universel. Adam c'est le premier homme, il y a une forme de magie. Et puis c'est un prénom très doux Adam, on ne se lasse pas de l'entendre. C'était important car dans le film, il est souvent prononcé."
Le film a été tourné avec un appareil photographique numérique : "La mise en scène a été pensée de manière à obtenir le meilleur potentiel de cet appareil. Par exemple, le point étant difficile à faire, alors que j'imaginais au départ un film à l'épaule, on a beaucoup plus découpé et filmé sur pied. Les seuls plans tournés en 35 mm, ce sont les plans de fin, car ils sont au ralenti, et je voulais de beaux ralentis, ce qui est plus difficile à faire avec l'appareil photo."



"LA GUERRE EST DÉCLARÉE" a été présenté au Festival de Cannes 2011 à la Semaine de la Critique.




LA GUERRE EST DÉCLARÉE : LA FUREUR DE VIVRE MALGRÉ LES ÉPREUVES !


mercredi 5 octobre 2011

LAURIANNE PAYER ET EXTRA FRICHE A REIMS

Ce samedi 1er octobre fut chargé de plaisirs variés ......










"Artiste- Plasticienne, Lauriane Payer est issue de la culture mode, ayant travaillé pour des magazines durant quelques années en tant que maquilleuse artistique.Fascinée par les images, elle continue parallèlement à peindre, découper, coller, photographier, et assembler sur des toiles qu’elle expose entre Paris et Reims. Rapidement elle cherche à se confronter à des supports différents, à commencer par les murs de chez elle qui vont vite servir de lieu d’expression.

Le collage, c’est l’envie de réunir toutes les choses qu’on aime ensemble,de se les approprier, de les assembler, les retravailler mais souvent aussi de les triturer, les abîmer, les déchirer comme des souvenirs qu’on contorsionne pour qu’ils nous appartiennent.

Raconter ses histoires, c’est les raconter comme on le veut, sans vérité.

Le street Art, c’est le besoin de s’exprimer sous de multiples formes dans des espaces publiques. La rue, c’est Reims, ses habitants, leurs lieux, leurs souvenirs.

Depuis peu, Lauriane Payer veut enrichir son travail avec les souvenirs des autres, élargir son horizon , s’approprier d’autres images et les recontextualiser. Elle va donc s’installer à La Friche durant quelques mois pour travailler sur les histoires des autres, à travers des photos, des textes que les gens lui auront confiés.

Une collecte de souvenirs va être organisée en partenariat avec la Friche ..."


A suivre ...


http://laurianepayer.blogspot.com/