Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 19 octobre 2014

LA COUVERTOIRADE DANS L'AVEYRON

VISITEZ LA COUVERTOIRADE !

Pensez à réserver la visite guidée qui vous permettra de mieux connaître ce petit village lourd d'Histoire et d'histoires ...










" L'ordre des Templiers

Vers 1120, Hugues de Payns, chevalier originaire de la Champagne, fonde avec quelques compagnons une milice qui deviendra les "Chevaliers de l'Ordre du Temple".
A la fois moines et chevaliers, religieux et soldats, les Templiers s'assignèrent comme première mission la défense des routes dans le royaume de Jérusalem, avant que l'ordre ne s’organise autour des années 1140 en une véritable force militaire étendant son action à l’ensemble des Etats Latins.
L’ordre doit son nom à son installation dans la mosquée Al Aqsa sur l’esplanade du Temple de Salomon. Elle lui fut attribuée comme résidence par le roi de Jérusalem Beaudouin II.
En Occident les templiers se voient octroyer de nombreuses donations de terres et des redevances de toutes sortes qui sont organisées en commanderies et dont les revenus sont destinés à la terre Sainte. C’est dans les commanderies que sont recrutés les chevaliers qui prononcent les trois vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, comme tous les ordres religieux.
La fascination qu’exercent les templiers est en parti due à leur tragique disparition. Le 13 octobre 1307, sur ordre de Philippe le Bel, tous les templiers du royaume accusés d’hérésie, d’idolâtrie et de sodomie sont arrêtés. En 1312 au concile de Vienne l’ordre est aboli. Le dernier grand maître Jacques de Molay et deux autres dignitaires, déclarés relaps seront brûlés en 1314.
La mission des templiers avait pris fin après la perte des Etats latins en 1291 et l’opinion publique le leur reprochera : pour beaucoup l’ordre était devenu inutile.

Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Au milieu du XIe siècle, bien avant que ne débute la croisade, des marchands d’Amalfi avaient fondé à Jérusalem, près du Saint Sépulcre, un hôpital à l’intention des pèlerins venant sur le tombeau du Christ. Après la croisade cet hôpital laïc va poursuivre sa mission d’hospitalité et se transformer en ordre religieux : l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il sera reconnu en tant que tel par une bulle papale en 1113.
Comme l’ordre du temple c’est vers 1140 qu’il s’organisera en ordre militaire tout en conservant sa vocation première : l’hospitalité.
L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem survivra à la disparition des Etats latins après la chute d’Acre de 1291. Dans un premier temps les chevaliers se réfugieront dans le royaume franc de Chypre avant de s’installer dans l’île de Rhodes, à partir de 1306, d’où ils seront chassés par les Turcs en 1522. En 1530 l’empereur Charles Quint leur donne l’île de Malte (on les appellera les chevaliers de Malte) où ils resteront jusqu’en 1798.

L'héritage des Templiers et des Hospitaliers à La Couvertoirade

Le nom de Cubertoirata apparaît au XIe siècle comme simple mention dans le chartrier de l’abbaye de Gellone (Saint-Guilhem le Désert actuellement).
Les templiers sont présents à La Couvertoirade dès la deuxième moitié du XIIe siècle. Leur implantation en ce lieu est due à la présence de terres cultivables, d’eau pour les hommes comme pour les bêtes, d’un rocher convenant à la construction d’un château et d’une draille venant du Languedoc pour la transhumance.
Le village va se développer au pied de l’église et du château voisin, tous deux construits sur le même rocher. Sur ce Causse les templiers vont poursuivre l’activité agricole de leurs prédécesseurs : culture des céréales panifiables et élevage des ovins pour le lait, la viande et la laine.
Après l’abolition de l’ordre du temple au concile de Vienne de 1312, la commanderie de Sainte-Eulalie dont fait partie la Couvertoirade passe la même année aux mains des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1328 le village compte 135 feux, soit entre 540 et 600 habitants.
C’est dans la deuxième moitié de la guerre de cent ans que le commandeur de Sainte-Eulalie, alors grand prieur de Saint-Gilles, décide de faire fortifier tous les villages de la commanderie. Les murailles enserrant le village seront construites en quatre années seulement, de 1439 à 1442.
Le Larzac connaîtra une ère de prospérité après la fin de la guerre de cent, en 1453. Sur ce territoire un certain nombre de maisons de la deuxième moitié du XVe siècle en témoignent encore. Mais un nouvel orage plus destructeur que le précédent s’annonce : les guerres de religion.
Pendant cette période le commandeur installe à demeure, dans le château, une petite garnison armée de mousquets avec à leur tête un capitaine. Cette précaution ne sera pas inutile et en 1562 l’évêque de Lodève devra venir en personne avec une troupe pour débloquer la place assiégée par les Huguenots.
La paix retrouvée le village se développe désormais à l’extérieur des murailles dans le barri. Mais il y aura encore une dernière alerte, en 1702, au moment de la révolte des Camisards dans les Cévennes proches. Ce sera la dernière.
Le dernier commandeur de Sainte-Eulalie et donc de la Couvertoirade sera le commandeur de Riquetti Mirabeau qui, lors de la vente des commanderies de l’ordre de Malte considérées comme biens nationaux se trouvait à Malte. A cette époque le château était déjà en très mauvais état et une petite partie servait de logement au fermier du commandeur.
Comme partout le village sera touché par l’exode rural mais la qualité de son patrimoine lui a permis de revivre et il s’est ouvert au tourisme de façon précoce dès la deuxième moitié du XIXe siècle."


LE SITE

(cliquer sur le lien)

La Couvertoirade se situe dans le sud du département de l'Aveyron, à environ 40 minutes de Millau et 1 heure de Montpellier.

Service Tourisme de La Couvertoirade
Mairie - 12 230 LA COUVERTOIRADE
Tél. : 05 65 58 55 59 / Fax : 05 65 62 28 06


samedi 18 octobre 2014

KATIA HORNA


 C'est à Marianne Dewelle que je dois cette belle découverte !
KATIA  HORNA aujourd'hui sur les Grigris ! 




 







Kati Horna (19 mai 1912, Budapest, Hongrie - 19 octobre 2000, Mexico) est une photographe mexicaine d'adoption.
À 20 ans, elle apprend la technique photographique à l'atelier de Pesci, à Budapest. En 1932, elle consolide sa formation à Paris et réalise plusieurs documentaires avec son appareil photo Linhof pour une agence française ; à cette période, Kati Horna réalise sa série intitulée El mercado de las pulgas (1933) et Reportage dans les cafés de Paris (1934).
En 1937, en pleine guerre d'Espagne, elle reçoit du gouvernement républicain espagnol la charge de réaliser un album pour la propagande extérieure et s'installe à Barcelone.
Le Mexique sera pour elle sa patrie définitive et collabore dans plusieurs publications majeures. Elle assume les fonctions de professeur au sein de l'Univesidad Iberoamericana et se fait remarquer pour ses reportages et ses travaux associés au surréalisme.
On remarque parmi ses œuvres La Castañeda (1945), Fetiches de S.nob (1962), Sucedió en Goyoacán (1962), Mujer y Máscara (1963) y Una noche en el sanatorio de muñecas (1963).
Kati Horna décède en 2000. Ses travaux enchaînent de fréquentes expositions en son hommage aussi bien en Espagne qu'au Mexique et également dans d'autres pays.
La galerie du Jeu de Paume à Paris a présenté une exposition rétrospective de son œuvre du 3 juin au 21 septembre 2014.


LE LIEN VERS WIKIPEDIA

(cliquer sur le lien)

Pour Apolline ... 


vendredi 17 octobre 2014

" NYMPHEAS NOIRS " DE MICHEL BUSSI ET STEINLEN




" Avec le temps, j'ai presque fini par préférer les dessins de Steinlen aux tableaux des grands maîtres. J'adore ces caricatures, ces portraits d'ouvriers ou de mendiants brossés d'un caniveau, ces scènes de vies banales d'anonymes capturées au pastelen quelques instants. Je prends mon temps, je m'attarde longuement sur chaque esquisse, je déguste chaque trait de crayon comme un bonbon qu'on laisse fondre sous sa langue . Puisque c'est la dernière fois, mon ultime visite, mon adieu à Steinlen, autant savourer chaque détails . 
Après que mon regard s'est arrêté avec émotion sur chaque dessin exposé, selon un rituel de vieille toquée, ce que je suis depuis plus de cinquante ans à chaque fois que je me rends à l'étage du musée de Vernon, je m'arrête devant le baiser .
Je ne vous parle pas de cette étreinte en paillettes de Klimt, bien entendu, cette espèce d'affiche pour parfum capiteux . Non je vous parle du Baiser de Steinlen.
C'est un simple croquis au fusain, juste quelques traits : un homme, de dos, habillé prés du corps, les muscles saillants, serre contre son torse une femme abandonnée . Elle se hisse sur la pointe des pieds, le visage renversé contre l'épaule de l'homme, son bras timide n'osant enlacer la taille épaisse .
Il la veut . Elle chavire, incapable de lui résister .
Les amants sont indifférents aux ombres décuplées en arrière-plan, comme autant de menaces.
C'est le plus beau dessin de Steinlen . Croyez moi. 
C'est le véritable chef d’œuvre du musée de Vernon. "




LE SITE DE L'AUTEUR  


(cliquer sur le lien)




jeudi 16 octobre 2014

STREET ART DANS LES RUES DE PARIS

JUIN 2014 DANS LES RUES DE PARIS .....

*** FRANCK DUVAL



*** FRED LE CHEVALIER




ET ... un artiste dont je ne connais pas le nom et que j'ai découvert rue Chapon ...



mercredi 15 octobre 2014

RITUEL D'UNE FASCINATION DE PATRICK LEPETIT


RITUEL D'UNE FASCINATION (extrait)


... dure et douce raison de durer,
la passion première en appelle au féal, au mutisme
des années qu'il présumait perdues, de crainte
de se perdre. Se rafraîchir à la source, au jour,
si tout est accompli, le crime des crimes vengé,
une fois le travail repris dans le silence des neiges.
Pour l'heure, maquillé foudres et foutres,
gabier de dérisions, postulés pantomimes,
malmené rudes saisons de clarté, il se déracine,
pressent ténébrescence, l'ambition des abattoirs,
crocs de boucher au frénétique du massacre.
L'âme rassasiée d'horreurs et des mots mêmes du livre,
gavé béances amères, la langue sèche et gonflée,
il reconnait un fumet inexpiable, Desnos agonisant,
écarte l'ivraie, les grains de jais, les couleurs irradiées,
et de l'ocre de la pluie délave le corps trahis du monde.
Loup maigre, voleur d'éclaircies, son filon s'étiole,
les doigts de sang fouillent au plus profond,
les femmes marquent le deuil de leur crâne rasé,
l'hiver en sortilège empoise le pays. Révolté,
le rire fou, il n'y hante plus limbes ni brumes,
insurrection froide à la périphérie du malheur,
juste forclos ces brasiers de longue haleine
et ces camps vides...


                        
                                                                     Patrick Lepetit




LE LIEN 

 POUR EN SAVOIR PLUS SUR PATRICK LEPETIT...

(cliquer sur les liens) 


lundi 13 octobre 2014

QUELQUES OEUVRES DE CLAUDINE GOUX

Chaque œuvre de CLAUDINE GOUX est exceptionnelle !
Chaque œuvre de CLAUDINE est subtile et raffinée, derrière chaque peinture, chaque gravure il y a sans aucun doute de longues lectures, de belles recherches ( "Elle a lu des bibliothèques entières, elle lit, toujours et encore, affamée de connaissances. Tous ces enrichissements, longuement accumulés, ont fertilisé son univers intime en lui donnant la capacité d’ouvrir des portes sur l’inconnu" a écrit Gérard Sendrey) une longue réflexion mais CLAUDINE ne se prend pas au sérieux, mais CLAUDINE est absolument modeste et donne l'impression de travailler en s'amusant ou de s'amuser sérieusement ... 
CLAUDINE travaille sans affectation, son travail est raffiné et précieux. Elle mérite de grandes et belles expositions ! 
Qu'on se le dise !












" Claudine ne cesse d’être préoccupée par quelque projet de réalisation à venir où déjà en chantier. Parce que le moindre de ses dessins, la plus petite de ses sculptures, ne sont pas une mince entreprise. Elle s’y consacre matériellement selon le temps dont elle dispose en fonction des programmes du quotidien mais elle en est secrètement toujours habitée. Et comment ne pas évoquer un véritable chantier devant les fabuleux triptyques qu’elle construit au cours de ce qui représente chaque fois une nouvelle et passionnante aventure. Toute une histoire qui s’installe dans la durée en racontant à l’aide d’un vocabulaire ancestral les faits et gestes de sujets ressuscités dans un contexte généreux où leur est accordé une fabuleuse vraisemblance. C’est d’ailleurs l’esprit qui anime toutes les œuvres produites par cette extraordinaire conteuse en images de légendes enluminée grâce à la merveilleuse complicité qu’elle entretient avec les sources profondes de l’humanité. Une démarche qui ne saurait se résumer en quelques mots mais que, nécessité oblige, je m’autorise à qualifier d’unique dans son genre et fondée sur une intense exigence de vérité en soi. Toutes les œuvres de Claudine Goux portent témoignage de ce monde vivant en elle qu’elle se donne à voir en nous permettant ensuite de partager sa passion. C’est, pour grand nombre d’amateurs, chose faite et toujours cependant restant à parfaire. La raison pour laquelle, notre curiosité à cet égard reste à la mesure de tout ce qu’elle a encore à nous offrir. Pour peut-être mieux la connaître."
Gérard Sendrey 


































CLAUDINE GOUX ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

(cliquer sur le lien )