Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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vendredi 24 octobre 2014

VICTOR MAN AU MUSEE DE VARSOVIE


VICTOR MAN, artiste roumain,  découvert cet été au Musée de Varsovie ...
Une œuvre étrange et dérangeante , une mise en valeur minimaliste ...

UNE BELLE DÉCOUVERTE !

"Le travail de Victor Man (né en 1974 en Roumanie) apparaît comme l’un des plus intéressants sur la scène émergente d’Europe de l’est. Sélectionné pour représenter la Roumanie à la Biennale de Venise 2006, l’artiste bénéficie depuis d’une renommée internationale de plus en plus grande.
Mêlant peinture, sculpture, peinture murale ou sérigraphie, Victor Man créé des installations dans lesquelles s’entrelacent la mémoire individuelle et collective, les thèmes de l’érotisme, du pouvoir, du désir, sous une atmosphère de noirceur, de mélancolie et de solitude. Les objets et images (provenant souvent de magazines ou de livres) qu’il utilise, détachés de leur contexte original, renvoient à un passé plus ou moins récent et semblent avoir subi le passage du temps, tout en suggérant des histoires nouvelles."















" «La peinture est pour moi une routine quotidienne qui me permet d'éviter de tomber dans l'ennui et l'inactivité. J'ai besoin de" faire "des choses tous les jours."  
Les objets et les images utilisés par Victor Man renvoient à un passé plus ou moins récent et se concentrent précisément sur ​​les actions du temps qui passe. Certains objets sortis  de leur contexte suggèrent de nouvelles histoires. En annulant les images de leur contenu initial et en extirpant leur sens originel, Victor Man permet de possibles nouvelles lectures. Seule une partie de l'original reste intact: voler leur âme est la dernière action que l'artiste effectue avant de les réintroduire dans un nouveau contexte.


Le travail de l'homme rassemble des références disparates à sa ville natale avec les mythes traditionnels et ses «folkloriques», ainsi que des allusions à l'histoire européenne de l'Est plus récente.

Richement évocateur, sombre à la fois dans la palette et de l'imagerie, de proposer un regard voyeuriste, les œuvres de l'homme signifie un monde alternatif au-delà expérience familière. Ceci est renforcé par la technique de l'artiste de l'aide d'un miroir «noir», un dispositif qui éloigne l'acte de visualisation à la fois pour lui et nous. Images des femmes, des loups et des gants reviennent dans plusieurs pièces, parfois érotisée; notions de l'inconscient, un bas-monde surréaliste où les nouveaux codes existant sont transportés. "


POUR EN SAVOIR PLUS SUR CET ARTISTE LE SITE DU MUDAM

ALEXANDRA FAU PARLE DE VICTOR MAN

(cliquer sur le lien)


jeudi 23 octobre 2014

FRANCOIS CHAUVET EXPOSE AU HANG-ART A SAFFRE ... QUELQUES OEUVRES


Pour accompagner les photos de mes coups de cœur aujourd'hui et pour présenter les œuvres de FRANÇOIS CHAUVET voici quelques textes de ses amis ou de lui même  .....

"  Septembre et son charme : Le temps des bilans, des récoltes... des rencontres. Me voici au  Moulin Roty, à la porte du Hang-Art, invité par son créateur et animateur, François Chauvet. Il m'offre le privilège d'un face à face intime avec - une fois n'est pas coutume - non pas l'aventure des autres, mais la sienne propre.

      Sitôt franchi le seuil du Hang-Art, transformé en atelier pour l’été, me voici happé, submergé par l'univers qui s'offre à mes yeux : une marée infinie de sculptures, de toiles me saute au visage : éparpillés à nos pieds, largués en  éventails sur les tables, épinglés aux cimaises, empilés sur les étagères, adossés par grappes contre les murs, des milliers de visages et de petits corps me dépouillent instantanément de toute politesse apprise... Me voilà brutalement dénudé, dé-civilisé au sens le plus immédiat du terme. Moi qui n'ai rien d'un spécialiste de la création parallèle, et en dépit de mes précédents passages au Hang-Art, je ressens pour la première fois de manière quasiment épidermique la portée d'un langage plastique capable de suggérer l'inexprimable, d'affranchir l'étranger que je suis du poids de son mental ordinaire pour lui montrer le chemin de ses univers enfouis.

     Abandonné bien vite et à bon escient par mon guide dans le ventre fécond de ce chaudron magique, je songe un instant à implorer la gratitude du petit peuple qui me dévisage et que je viens de déranger dans son apesanteur coutumière; je me dis aussi que c'est ainsi qu'il faudrait toujours faire l'approche des œuvres, dans un mutisme et une capacité totale d'émerveillement, la raison en apnée, le cœur en émoi...

     Les amis de François, autrefois, m'avaient dit l'homme modeste, exigeant, diablement efficace... Et je le savais effectivement  fécond; je le découvre prolifique,  aux commandes d'une création protéiforme, faisant son miel du moindre matériau offert par la nature ou l'environnement quotidien pour opérer un détournement perpétuel du sensible. Précisons qu'une gestuelle à la fois rustique et toujours renouvelée sous-tend un pareil langage : travail de petite main, d'artisan, de laboureur. Ici, point de mécanismes savants, point de discours ni de messages subliminaux à démêler, mais des cohortes de petits êtres anonymes, des essaims de visages pâles tout ébahis de leur propre candeur, comme collés à la vitre du Réel afin de questionner nos humanités de passage;  tous nés d'une longue patience, de gestes infiniment recommencés, diversifiés, confrontés, superposés. D'une longue tâche évoquant presque l'exigence et l'intensité d'une mission."

   
Guy Bugeau, septembre 2014






" Quarante années de création foisonnante. Aujourd’hui, son Hang-art est presque trop petit pour contenir toutes ses œuvres, surtout peintures, surtout couleur, des toiles mais aussi des matériaux bruts, du bois ou tout ce qui lui tombe sous la main. Quand il se promène son œil est toujours en éveil.
Couleurs éclatantes pour ces personnages à longs bras de ses premières années de création, couleurs parfois plus ombragées après.
Une multitude de visages, une foultitude enserre le visiteur qui pénètre dans l’atelier. Où poser les yeux parmi tous ces yeux, ces visages qui nous dévisagent ? Des tribus, des fratries, des solitaires aussi. Quelques visages se touchent. Quelques grandes œuvres abstraites peintes la nuit sont éblouissantes. Rares sont les œuvres torturées. Il y en a quelques-unes. Même les gens un peu tristes sont touchants.
Recevoir simplement l’immense tendresse pour l’humain qui émane de son œuvre. La pudeur de François Chauvet transparaît dans toute son œuvre. Mais l’empathie pour l’autre, le différent, le un peu cabossé parfois domine.
Son œuvre nous touche par son immense générosité mais l’artiste lui-même restera toujours très secret. Entièrement disponible à celui qui passe et entièrement tourné vers son intérieur à lui." 

Joëlle Flahault, septembre 2014





« François Chauvet vous pouvez le rencontrer sur le chemin, l’œil brillant, courbé comme un glaneur, s’arrêtant à chaque pas, s’émerveillant de toute chose, ramassant brindilles tordues et racines séchées, cailloux divers, morceaux de briques ou de tuiles dans le but d’alimenter le stock de ses créations futures…
Si vous insistez lors d’une visite dans sa demeure atelier, il vous montrera ses bonhommes d’écorces peintes figés dans l’attente, ou ces figurines filiformes à la Giacometti, faites de brindilles de graminées et de chiffons ficelés. Il déploiera cette moisson fertile en bouquets délirants nés d’un vent de folie. Vous verrez peut-être sortir de multiples caisses ou de sacs poubelle bourrés, des blocs d’anthracite réceptacles à rêves lumineux, puis des fleurs artificielles par monceaux dont les morts se seront lassées ; elles auront été recueillies tout au long des solitudes des cimetières de France.
Tous ces riens, ces objets sans valeur, promis à l’oubli, à la désagrégation poussiéreuse ou à la pourriture sans cette rencontre inespérée, deviendront par transfiguration une chair nouvelle et l’ossature d’un peuple hiératique au verbe de silence capable de reconstruire un monde à la destinée moins vaine ». 
 Rémy Le Guillerm pour le catalogue de l’exposition Les Margin’Art, en 1996








"En 1974, j’ai déménagé dans une longère, à la campagne, sur la commune de Saffré-44-. Je me suis installé un atelier dans l’ancienne écurie. En plus de mon travail d’enseignant, j’ai fait du jardin et beaucoup peint. Aussi dans les années 80, voyagé pendant deux ans et construit des STATIDOLES ( statue+idole) en différents matériaux : grillage à poule, polystyrène brûlé , tissu plâtré, bois… La plupart, trop encombrants ont été détruits. "






" L’artiste nous entraîne dans un univers à la fois grave et léger remodelé par son imaginaire.  Le bleu délavé teinte la matière brute, le rose se dilue sur les visages. Le jaune, le rouge, le brun, le blanc et le noir font ressortir les silhouettes. On ligature, on médite, on conciliabule, on interroge, on tient conseil dans une ambiance feutrée toute de patience et de poésie. On devine la tendresse dans ces regards mi-candides, mi-moqueurs qui nous observent et dans ces lèvres qui chuchotent sur la toile.

Thérèse André Abdelaziz, 2007



"D’une apparence brute par les assemblages de matériaux, surgit quelque ombre éclaircie dans une délicatesse avertie, comme parfois semblent l’être les ailes des libellules ou l’évanescence d’un papillon. 
Geneviève Roubaud, 2007

















" Dans ce maelström infernal tournoient des gueux de la sainte famille, des têtes brûlées, des élucubrateurs fourbes, des pétrisseurs de cerveaux, des mains courantes d'usine et de claviers. Tous semblent crier: sauvez-vous! Sauvez nous! Courage, fuyez !
Délivrez-vous de ces tentations du soir: mélancolie, tristesses obscures, peines crépusculaires, minauderies absurdes!
Que tombe enfin le rideau des vanités! Tombe le masque! Tombe l'arpège des anges!
François, François, tes paupières cillent, elles tracent parfois sur nos rêves des lettres dorées ou encrassées mais déposent toujours sur nos lèvres le goût sucré de la liberté..."
Extraits d’un texte de Jean-François BARRAT délivré en septembre 2014




DU 25 OCTOBRE AU 16 DÉCEMBRE 2014

DÉCOUVREZ LES TEXTES DANS LEUR TOTALITÉ SUR LE SITE DE FRANÇOIS CHAUVET OU DANS LE PETIT CATALOGUE ÉDITÉ POUR L'OCCASION 


LE SITE DU HANG-ART

(cliquer sur le lien)



mercredi 22 octobre 2014

FRANCOIS CHAUVET EXPOSE AU HANG-ART A SAFFRE ET PRESENTE "EXPO 16"


Dans quelques jours (le 25 très exactement ) commence au HANG-ART de Saffré une très remarquable exposition !

FRANÇOIS CHAUVET s'est enfin autorisé, pour fêter ses 70 ans, une superbe rétrospective !
43 années de travail rien que ça !
 Après avoir organisé maintes et maintes expositions et présenté un nombre considérable d'artistes 
JULIEN FRANCET a accepté de devenir FRANÇOIS CHAUVET !
 FRANÇOIS a eu bien des métiers (enseignant, auteur, artiste dramatique ...) et n'a jamais cessé de créer dans sa maison atelier, accumulant des réalisations plastiques qu'il présente enfin sous son vrai nom .
Des petits, des grands formats, des œuvres très récentes (réalisées cet été), des toiles, des totems, des matériaux bruts, de la couleur et du bonheur sur les murs blancs de ce beau lieu d'exposition !
Ce qui se dégage de cette nouvelle exposition c'est la grande tendresse de FRANÇOIS pour l'humain, son immense  capacité à s'émerveiller et à transfigurer avec délicatesse tous les matériaux glanés et récupérés au fil des années ...
Et toujours cette vraie  disponibilité qui fait que passer quelques heures au HANG-ART est un grand  moment de plaisir !

 A DÉCOUVRIR SANS HÉSITATION !

"Pour cette expo 16 (1+6) au Hang-Art, tout tourne autour du chiffre 7.
François Chauvet qui fêtera ses 70 ans à l’automne y présentera 43 ans de créations. On pourrait l’appeler l’âge de raison ou plutôt l’âge de déraison. La peinture la plus ancienne est datée de 1971. Certains des travaux réalisés sur cette période, les plus encombrants, ont été détruits.
François Chauvet qui exposera pour la première fois au Hang-Art sous son nom a passé tout l’été 2014 en résidence au Hang-Art. Il a décapé, détruit, lavé, dépoussiéré, trié, ravivé, recollé, rehaussé, effacé et repeint pour créer. Toutes les peintures de l’été 2014 ont été réalisées sur des supports bois ou toiles déjà existants et déjà recouverts."



















 







Sur le site, les œuvres sont classées par dizaine : les années 70, les années 80, les années 90, les années 2000, les années 2010 + la collection du hang-art.

...  POUR EN SAVOIR ET POUR EN VOIR UN PEU PLUS, CLIQUER SUR LES DIFFÉRENTS LIENS :


Les années 70



Les années 80




Les années 90


Les années 2000



Les années 2010



ET TOUJOURS LA COLLECTION DU HANG-ART






D'autres photos demain sur les Grigris !


DU 25 OCTOBRE AU 16 DÉCEMBRE 2014


(cliquer sur le lien)