Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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dimanche 23 novembre 2014

LES CHRIST PENSIFS DE POLOGNE


Un peu partout en Pologne cet été nous avons croisé des Christ pensifs, dans les églises, dans les cimetières, dans les musées ...
Sur cette attitude troublante j'ai fait des recherches sans grand succès et trouvé quelques lignes sur Wikipédia.
Je suis preneuse de tous les renseignements que vous pourriez avoir
et vos photos sont les bienvenues bien sûr ! 


















" Le Pensive Christ ou Christus im Elend («Christ en détresse" en allemand) est un sujet de l'iconographie catholique représentant  Jésus , assis, la tête soutenue par la main avec la couronne d'épines  et les marques de sa flagellation .C'est donc une image de Jésus, peu avant sa crucifixion , réalisée dans le  but de montrer un moment réel dans le récit de la Passion du Christ .
 Le Christ pensif est beaucoup plus fréquent dans la sculpture que dans la peinture.
 Les représentations connues des premiers Christ pensifs se trouvent  dans le nord de l'Allemagne dans  la seconde moitié du 14ème siècle  . Avant cela  la pose avait été utilisée pour la figure de Job en détresse.
Les historiens d'art lient son apparition avec la Devotio Moderna (du latin «dévotion moderne»), qui a souligné la nature humaine de Jésus.
L'image est devenue particulièrement populaire en Silésie et en Poméranie , puis en  Pologne et en  Lituanie 
Une image associée, la Herrgottsruh («Repos du Seigneur" en allemand), n'a pas le menton appuyé sur une main; Le Christ est assis, souvent avec les mains croisées sur ses genoux. Cette représentation est  apparue dans la peinture italienne à la fin du 14ème siècle, et se répandit bientôt à la sculpture dans le sud de l'Allemagne et de l'Autriche.
Le Penseur de Rodin a une pose similaire, et peut être fondée sur les sculptures traditionnelles."


D'autres photos sur Google




SUR WIKIPEDIA



samedi 22 novembre 2014

LES SOUVENIRS DE DAVID FOENKINOS

" Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue…
Le narrateur va partir à sa recherche, et la retrouver pour lui offrir ses derniers moments de bonheur. Le hasard lui fait en même temps rencontrer Louise, qu’il va aimer, et qui le quittera. Les souvenirs, nourris de joies, de douleurs et de mélancolie, lui offrent désormais la possibilité d’écrire son roman – et peut-être son avenir.
David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur le rapport au temps et sur la mémoire. Les rapports entre générations, les sentiments enfouis, les déceptions de l’amour, le désir de créer, la tristesse du vieillissement et de la solitude, tout cela est exprimé avec une grande délicatesse, un humour léger et un art maîtrisé des formules singulières et poétiques. "


 


 " On cherche toujours des raisons à l'étroitesse affective de nos parents. On cherche toujours des raisons  au manque d'amour qui nous ronge. Parfois, il n'y a simplement rien à dire . " 

" On survit si bien aux morts. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours." 

"En exergue, il reprend ce si beau vers de René Char : " Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir".

" Survint alors un changement . Pas un acte majeur, ni même une décision, juste un signe infime que ma grand-mère perçut dans le regard de ses enfants . Elle céda en discernant la panique dans leur regard . Elle vit soudain à quel point elle n'était plus une mère, mais un poids . Est ce cela la ligne de démarcation de la véritable vieillesse ? Quand on devient un problème ? C'était insoutenable pour elle qui avait vécu librement, sans dépendre de personne . Alors, pour simplifier, elle avait soufflé : d'accord . Peut être aussi s'était elle rangée à l'avis général, car elle savait que ses fils n'étaient pas des bourreaux et qu'il y avait aussi une part de vérité dans leur parole, une part de justesse dans leur insistance. Je crois qu’elle aurait voulu que la décision vienne d'elle . Elle aurait voulu encore un peu maîtriser sa vie, mais c'était trop tard . Elle c'était trop tard . Elle était en décalage avec la vérité de sa condition. Et c'était ce qu'elle avait vu dans les yeux de ses fils, ce mélange d'effroi et de malaise, qui l'avait conduite à prendre conscience du présent. C'est ce regard-là qui lui avait fait dire : "d'accord". Mais ça, elle ne l'avait prononcé qu'une seule fois".

vendredi 21 novembre 2014

NIKIFOR AU MUSEE NIKIFOR DE KRYNICA-ZDROJ ( PHOTOS ET DESSINS)

Voici aujourd'hui sur les Grigris quelques photos du MUSÉE NIKIFOR DE KRYNICA-ZDROJ
pour vous donner envie d'un voyage en Pologne et d'une rencontre magnifique et tout particulièrement émouvante avec NIKIFOR ...






























" Nikifor (1895-1968), aussi appelé « Nikifor Krynicki ». Cet artiste naïf était muet, très pauvre. Il est devenu après sa mort une légende de Krynica et en même temps un produit de ce terroir devenu le rendez-vous de l’élite intellectuelle du pays. Les tableaux de Nikifor ont trouvé place dans les musées et collections du monde entier.
Pendant des années,  les curistes pouvaient voir la silhouette frêle de Nikifor se faufiler avec son chevalet pour venir s’asseoir sur un mur bas et peindre des scènes nées dans son imagination où les saints ruthènes voyageaient sur d’étranges barques. Mais c’étaient surtout ces églises pittoresques en bois surmontées de coupoles que Nikifor se plaisait à représenter sur ses tableaux. En effet, Nikifor était d’origine Lemkovienne.
Les Lemkoviens sont une peuplade pastorale venue des Balkans, immigrée dans les Beskides aux 16ème et 17ème siècles. Cette population catholique de rite grec a apporté une contribution originale à la culture de la région, alliant harmonieusement la tradition de l’art byzantin qu’elle avait apportée à l’inspiration latine trouvée sur place. On trouve encore une vingtaine de ces églises en bois, fort pittoresques, qui se sont conservées dans les villages aux environs immédiats de Krynica. La plus belle est celle de Powroznik près de Muszyna, datant du 17ème siècle. On peut y voir des icônes primitives.

On sait peu de choses de la vie privée de Nikifor. Il a vécu dans une extrême pauvreté à Krinyca la plus grande partie de sa vie. Illettré, il fut d’abord considéré comme handicapé mental, ne pouvant émettre que des sons inarticulés, jusqu’à ce qu’il fut découvert qu’en fait sa langue était attachée à son palais.
C’est en 1930 que le monde découvrit le talent de Nikifor, ses tableaux retenant l’attention du groupe des peintres-kapistes, dont faisait partie Jozef Pankiewicz. Quelques-uns de ses tableaux furent même envoyés à Paris. Mais la période de guerre empêcha que le destin de Nikifor soit réellement changé par la notoriété. Ce n’est qu’en 1960 que le peintre Marian Wlosinski, séjournant à Krynica, s’intéressa très sérieusement à l’œuvre de Nikifor, l’aidant dans sa vie quotidienne et se dévouant à la promotion de ses tableaux qui furent exposés dans les plus importantes galeries d’art de Pologne. Une exposition à Varsovie obtint un énorme succès. Après la mort de Nikifor, la plupart de ses œuvres furent préservées par Wlosinski qui en fit don à divers musées. La plus importante collection se trouve au Musée Régional de Nowy Sacz et dans le musée Nikifor de Krynica.

A noter qu’un film intitulé “Mon Nikifor”, qui retrace les dernières années de l’artiste, a été tourné en 2004 par Krzysztof Krauze.
Le nom réel de Nikifor a fait l’objet d’une controverse, le peintre n’ayant aucun parent connu, aucun document d’identité. L’administration, en 1962 avait régularisé son identité en lui conférant le nom de Nikifor Krynicki, car c’est sous ce nom qu’il avait été connu. Cependant, cet acte a été annulé par la justice en 2003, sur la demande de l’Association lemkowienne de Pologne qui a présenté des documents indiquant que Nikifor avait pour mère Eudokia Drowniak, une Lemkowienne, et qu’il avait été baptisé Epifaniusz Drowniak. Sur sa tombe au cimetière de Krynica, on peut lire ainsi deux noms : Nikifor Krynicki (en alphabet latin) et Epifaniy Drovnyak (en lettres cyrilliques).
Il reste ses émouvants tableaux de «cerkiew »."


NIKIFOR SUR ARTPULSION

LE SITE POLOGNE IMMORTELLE

(cliquer sur les liens)



jeudi 20 novembre 2014

NIKIFOR AU MUSEE NIKIFOR DE KRYNICA-ZDROJ





 


Nous avons fait un grand détour cet été pour visiter le musée NIKIFOR A  KRYNICA-ZDROJ .
NIKIFOR dont j'ai souvent croisé les œuvres dans les musées français et tout récemment
au Musée des arts naifs et populaires de Noyers sur Serein .
 Dans ce musée, situé dans l'atelier de l'artiste, on trouve une collection de ses toiles, ainsi que des expositions temporaires dédiées à d'autres peintres polonais.

C'est un artiste que j'aime tout particulièrement, à la fois austère et lumineux qui a réussi à sublimer de simples papiers de récupération avec ses autoportraits et ses paysages, ses églises et ses places .
C'est  une œuvre forte souvent mystique et d'une force incroyable .


 A VISITER ABSOLUMENT SI VOUS ALLEZ EN POLOGNE !


































"Nikifor Krynica est né vers 1893 ou 1896 à Lemkowszeryzna en Pologne. Mort en 1968. Peintre Naïf de mouvance Brut.
On le dit frappé d'une grave difficulté d'élocution, voire même sourd-muet, son infirmité le condamna à un quasi-analphabétisme et socialement non viable, il passa ses jours à l'Institut thermal (le Kurort) de Krynica, près de Cracovie, peignant et vendant ses oeuvres aux curistes de passage. La célébrité sembla l'avoir laissé indifférent depuis 1930, ses oeuvres ont été exposées à Varsovie, Cracovie, dans d'autres villes de Pologne, et à l'étranger. En 1950, lors de l'exposition " l'Art polonais " à Londres, il y était représenté avec une cinquantaine de peintures.
II semble que ce soit au cours d'un séjour dans un hôpital, vers 1930, qu'un médecin eut l'idée de lui procurer de quoi peindre, et qu'il découvrit ainsi pour lui, sourd-muet le moyen de communiquer avec les autres et d'exprimer ses obsessions intérieures, et tout particulièrement ses visions relevant d'un sens mystique élémentaire mais puissant. Touché par la religion orthodoxe, répandue dans sa région d'origine, il est convaincu, en dépit de son analphabétisme, d'être investi de la charge d'interpréter les écritures saintes. Aussi les images obsédantes de sémaphores, qui comme lui ne parlent que par gestes et signes, de ponts métalliques, qui relient ce qui était séparé, de voies ferrés qui mènent n'importe où, qu'il peint sur tout ce qui lui tombe sur la main, morceaux de papier, boîtes de cigarettes, sont chargées d'inscriptions en orthographe phonétique et parfois indéchiffrables.
La grande majorité des croquis et peintures de Nikifor (des dizaines de milliers) ont été perdus ou jetés à la poubelle. Les efforts visant à retrouver des oeuvres de Nikifor misent de côté ou oublié à Krinika ont été vaines. La plupart des oeuvres de Nikifor sont aujourd'hui dispersés sur l'Europe et les États-Unis. La collection de la Okre gowe Muzeum de Nowy Sacz a été commencé en 1949 et contient maintenant plus de 1000 œuvres, beaucoup d'entre elles sont également au Musée Nikifor à Krynica.
Le 13 Juillet 1998, le gouvernement polonais a publié quatre timbres avec des illustrations de Nikifor."
(Benezit 1999 et site Salzman collection)


NIKIFOR SUR ARTPULSION

LE SITE POLOGNE IMMORTELLE

(cliquer sur les liens)


Pour Michel