C'est à Ghislaine Verdier que je dois cette belle découverte ...
La Robustinie est née de la transformation d’un ancien site industriel et agricole abandonné. Grâce à l’imagination et au travail de Robuste Odin et Erolf Totort, cet endroit est devenu un paysage artistique où sculptures, plantes et étangs composent un univers unique. La Robustinie n’est jamais exactement la même d’une année à l’autre car la nature modifie le paysage. Une visite à faire et à renouveler ...
La Robustinie : un jardin d’art sauvage né de la rencontre de deux créateurs
À quelques pas des étangs et des zones commerciales de Pont-Audemer, un lieu insolite attire depuis plus de vingt ans les promeneurs curieux, les artistes et les amoureux de nature : la Robustinie. Ni tout à fait jardin, ni tout à fait atelier, cet espace hybride s’est transformé au fil du temps en parc de sculptures et laboratoire artistique à ciel ouvert. Derrière ce projet singulier se trouvent deux créateurs : Robuste Odin et Erolf Totort.
Un terrain reconquis par l’art et la nature
À l’origine, le site n’avait rien d’un lieu culturel. Ancienne petite ferme située en bordure de la ville, le terrain était autrefois voisin d’une décharge de gravats qui avait servi à combler l’un des étangs creusés par l’ancienne tannerie industrielle. Peu à peu, la végétation humide typique de la Normandie (une mégaphorbiaie) dense et vigoureuse a repris ses droits et recouvert cette cicatrice industrielle.
C’est dans ce paysage en reconquête que les deux artistes ont installé leurs ateliers. En deux décennies, leur présence a transformé l’endroit en un parc de sculptures atypique où les œuvres dialoguent avec les plantes, les étangs et la faune locale. Le lieu accueille aujourd’hui visiteurs, classes d’écoliers et promeneurs venus découvrir cet étrange jardin artistique.
Robuste Odin, le sculpteur ferrailleur
Figure singulière du paysage artistique local, Robuste Odin est sculpteur et soudeur de métal. Son travail se nourrit du réemploi des matériaux industriels : morceaux de ferraille, fragments d’objets ou structures abandonnées deviennent, sous ses mains, sculptures colorées ou mobilier de jardin.
Dans la Robustinie, ses constructions métalliques s’intègrent dans la végétation comme des créatures fantastiques ou des installations poétiques. L’artiste cultive un rapport direct à la matière et à l’environnement, bricolant et assemblant des formes inattendues dans ce paysage humide qu’il connaît intimement.
Erolf Totort, graveuse et exploratrice des images
À ses côtés, Erolf Totort apporte une autre dimension artistique. Peintre, graveuse et poétesse, elle explore depuis longtemps les liens entre l’art, l’histoire et la préhistoire. Son travail l’a menée dans les musées, les galeries et les réserves patrimoniales, nourrissant une œuvre qui mêle création contemporaine et fascination pour les origines de l’art humain.
Dans la Robustinie, son univers graphique dialogue avec les sculptures et le paysage. Elle participe également à la transformation du site en espace vivant, où l’art se mêle à la botanique et aux récits imaginaires.
Un écosystème artistique
La Robustinie ne se limite pas à un atelier privé. Les artistes y organisent régulièrement des visites, des expositions ou des inventaires naturalistes participatifs, notamment lors de manifestations culturelles et environnementales comme la Fête de la Nature.
Ces événements permettent au public de découvrir un projet artistique rare : un lieu où la création plastique, la biodiversité et l’expérimentation se rencontrent.
Un lieu évoqué par Ghislaine Verdier
L’initiative a également attiré l’attention d’acteurs du monde artistique, dont Ghislaine Verdier, qui a évoqué ces deux créateurs dans le contexte d’une publication artistique. Elle y décrit Robuste Odin et Erolf Totort comme deux artistes prolifiques, travaillant " à quatre mains " dans une approche libre et expérimentale de la création.
L’art comme territoire vivant
Au fil des années, la Robustinie est devenue plus qu’un atelier : un territoire artistique où l’on cultive autant les plantes que les idées. Sculptures, gravures, plantes médicinales et installations cohabitent dans un paysage en constante évolution.
L’histoire de La Robustinie est assez étonnante.
Avant de devenir un lieu d’art, la Robustinie était une petite ferme située à la périphérie de Pont-Audemer. Le fermier qui y vivait gardait l’accès à une décharge de gravats installée près d’un étang.
Au début du XXIᵉ siècle, le sculpteur Robuste Odin s’installe dans cette ancienne ferme pour y créer son atelier. Il y travaille le métal récupéré : morceaux d’industries, ferraille, objets abandonnés. Avec ces matériaux, il fabrique : du mobilier de jardin, des sculptures colorées, des installations artistiques.
Très vite, l’artiste ne se contente pas de travailler dans la maison : il commence à transformer tout le terrain autour.
La graveuse et peintre Erolf Totort, originaire de Paris et passionnée par l’histoire de l’art et la préhistoire, rejoint progressivement l’aventure.
Ensemble, ils imaginent un projet artistique inhabituel : laisser la nature pousser librement, installer des sculptures dans le paysage, planter des fleurs et des plantes médicinales, transformer le site en environnement artistique vivant.
Leur idée n’est pas de créer un jardin classique, mais un lieu où la nature et l’art se construisent ensemble.
Pendant plus de vingt ans, les deux artistes travaillent sur le terrain : ajout de sculptures en métal recyclé, plantation de nombreuses espèces végétales, création d’un paysage volontairement sauvage autour des étangs.
27500 Pont-Audemer (Eure, Normandie)
On peut se garer près du parking du Carrefour Market et continuer à pied par le chemin de Saint-Gilles entre l’ancienne voie ferrée et un immeuble nommé Fécamp.
(cliquer)
SEPTEMBRE 2025
Il existe aussi un livre collectif impliquant Robuste Odin : Rotor & Stator (par Robuste Odin avec illustrations d’Erolf Totort), disponible chez certains libraires.




































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