Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

.......................................................................................
........................................................................................
........................................................................................
.........................................................................................

samedi 28 novembre 2015

PIERRE ROSIN , IL FAUDRA DU TEMPS POUR QUE LES MOTS


Pierre Rosin, Il faudra du temps pour que le mots / Ci vorrà del tempo affinché le parole




Il faudra du temps pour que les mots
Par delà la douleur
Raclent le fond de qui nous sommes
Tout est allé si vite
Nous ne parlons plus la langue de nos grands-parents
La modernité dans sa marche impérieuse
Nous laisse emplis de la douce nostalgie
Des parfums de l’enfance déjà désuète
L’autre
Dans l’humiliation et la toute puissance
Dans sa haine de la vie
Nous tend un miroir
Aspergé  de sang
A l’envers si semblable
Si différent
Nous avons peur
Et du temps nous n’en avons pas

Pierre Rosin, da Jardin doux et amer



Ci vorrà del tempo affinché le parole
Al di là del dolore
Raschino il fondo di quelli che siamo
Tutto è andato così in fretta
Non parliamo più la lingua dei nostri padri
La modernità nella sua marcia imperiosa
Ci lascia pieni della dolce nostalgia
Dei profumi dell’infanzia già desueta
L’altro
Nell’umiliazione e l’onnipotenza
Nel suo odio della vita
Ci tende un specchio
Striato di sangue
Simile inverso
Così differente
Abbiamo paura
E di tempo non ne abbiamo

Traduzione di Chiara De Luca




 Pierre Rosin est né en Lorraine, pas si longtemps après la guerre, fils d’émigrés italiens.Il est peintre à l’huile et en images numériques, illustrateur, poète. Il a illustré les gens polis ne font pas la guerre à autrui de Jacques Thomassaint paru chez SocFoc en 2014 ainsi que Sacrés de Jean-Claude Touzeil paru aux éditions la Lune Bleue en 2015.



 LE LIEN


 LE SITE DE L'ARTISTE


 (cliquer sur les liens )

D'autres œuvres de l'artiste 



















Pour Claudine et Benoit avec toute mon amitié

vendredi 27 novembre 2015

C2015 EXPOSITION DE STREET ART A LA MAISON RUINART




Cette exposition inédite a été créée à l'occasion de la parution de la première grande monographie sur le travail de l'artiste C215.

L'artiste a imaginé pour cette exposition 17 œuvres originales sur des panneaux de bois anciens, d'un format d'environ 45 x 65 cm ainsi qu'une installation surprise. Ces œuvres reprennent les entrées thématiques de la monographie : "Amoureux", "Chats", "Cinéma", "Douce France", etc. 

Elle existe grâce au partenariat entre la mairie de Reims, le domaine des Crayères, la maison Ruinart et les éditions Albin Michel et c'est dans la superbe Maison Ruinart qu'elle se tient jusqu'au 5 décembre .

J'aime les décalages et cette exposition en est l'expression même !
Après l'Art Brut à l’Hôtel Ponsardin de Reims voici du street art dans une célébrissime
maison de champagne !!!




 











" Christian Guémy, alias C215, est un artiste urbain, pochoiriste français talentueux de 42 ans qui expose des œuvres inédites à Reims, chez Ruinart, du 24 novembre au 5 décembre 2015. Cette exposition inédite a été créée à l’occasion de la parution de la première grande monographie sur le travail de l’artiste : « C215 la monographie », aux éditions Albin Michel, un livre objet spectaculaire peint sur tranche, sérigraphié et incluant un pochoir détachable.

Pour cette exposition portée par le philosophe Gérard Lemarié et organisée en partenariat entre la ville de Reims, le Jardin des Arts – Domaine Les Crayères, la maison Ruinart et les éditions Albin Michel, C215 présente des œuvres originales, spécialement crées pour l’occasion qui reprennent les entrées thématiques de la monographie : « Amoureux », « Chats », « Cinéma », « Douce France », et d’autres thèmes encore. Mais ce n’est pas tout ! A lieu d’exception, installation unique : C215 a également travaillé sur une installation originale. A découvrir !

« L’art de C215 est de capter la lumière, la profondeur et l’humanité. C’est très difficile à réaliser au pochoir ? son médium de prédilection ? et rarement réussi. Cette technique a tendance en effet à aplatir les images et à les rendre statiques. Au contraire, C215 a développé un style d’illustration et de découpe qui révèle la personnalité profonde de ses sujets, leur apportant un éclairage impressionniste. Bien que sa technique soit méticuleuse, dans le sens le plus raffiné du terme, l’art de C215 transcende la forme pure et semble toucher l’essence même de l’âme humaine. C’est toujours un grand bonheur pour moi de croiser les œuvres de C215 dans la rue. »
a écrit sur lui  Shepard Fairey akaObey.





Cette monographie intitulée C215 la monographie, aux éditions Albin Michel, est un livre objet spectaculaire peint sur tranche, sérigraphié et incluant un pochoir détachable.
Reliure à la bodonienne avec tranches teintées au pantone bleu. Plus de 500 photographies inédites En vente au musée des beaux-arts, notamment.


Jusqu' au 5 décembre 2015
 
Entrée gratuite tous les jours de 14h à 18h.
Maison Ruinart
4 rue des Crayères
51100 REIMS. 

 

 LE SITE DE C215

 DES VIDÉOS


(cliquer sur les liens)

Cette exposition représente pour la ville de Reims un premier pas significatif vers le street art.
 Les élus rémois souhaitent en effet développer cette tendance et des expositions sur cette thématique devraient se dérouler régulièrement au Cellier.
Ajoutons que Christophe François Lehalle  dans le cadre d'une manifestation "ART IN REIMS"
proposera en mai et juin sur différents lieux de la ville une vaste exposition de street art .

QU'ON SE LE DISE REIMS BOUGE DANS TOUS LES SENS ! 


jeudi 26 novembre 2015

JEAN-LOUIS CERISIER ET BRUNO MONTPIED AU MANOIR DES RENAUDIERES A CARQUEFOU



 



Voilà nous n'étions pas à Carquefou pour le vernissage et cette exposition je ne pensais pas avoir la chance de la voir.
Le Manoir des Renaudières accueille jusqu'au 13 décembre  deux artistes de talent : Jean-Louis Cerisier et Bruno Montpied.

Ces deux là se connaissent bien et avaient déjà exposé ensemble, grâce à Pascal Rigeade,  à Bègles en 2011 .




A Carquefou trois salles sont proposées aux visiteurs. Dans la première JEAN-LOUIS CERISIER avec des oeuvres choisies par Chantal Giteau avec pour thème "la maison", la seconde salle présente les oeuvres de BRUNO MONTPIED et enfin dans la dernière pièce les deux artistes cohabitent. Pour chacun une quarantaine d’œuvres réalisées avec des techniques mixtes (collages, encres, crayons de couleurs etc ....)

A DÉCOUVRIR SANS HÉSITATION !

 

 

 JEAN-LOUIS CERISIER 

"Jean-Louis Cerisier puise son inspiration chez les Primitifs italiens, les Surréalistes et les Maîtres de l’Art naïf. Il réalise tout d’abord, au stylo, à la plume et à la gouache, des dessins fantastiques qui, bien que s’appuyant sur les thèmes traditionnels, bouleversent les conventions plastiques. Puis, ses créations se font ensuite plus narratrices mettant en scène des personnages dans des intérieurs ou des cadres urbains. Depuis les années 2000, il s’intéresse plus particulièrement aux collages, surlignages de photographies et aux assemblages de matériaux de récupération. S’interrogeant sans cesse sur le rapport de l’art à la réalité, l’artiste travaille avec obsession les notions de cadrage, de compartimentage, d’ouverture s’ouvrant sur l’infini."

 


 

 


Les Oeuvres de Jean-Louis  Cerisier présentées par Françoise Limouzy

"Amusons-nous à dessiner une maison, celle dont nous rêvons, celle que nous cherchons. Comment serait-elle ? La mienne,  je l’imagine  extensible, lumineuse, ouverte sur un jardin.

 Jean-Louis Cerisier, lui, en a plusieurs, différentes et toutes  facétieuses. Maçonnées au stylo à bille,  peintes aux couleurs franches de la gouache, étayées par des collages de papier, charpentées par ses émotions  tristes, tourmentées ou cocasses. Leurs fenêtres-yeux et leurs portes-bouches, souvent fermées parfois murées,  laissent imaginer des faces de carnaval ou de théâtre ; leurs façades m’évoquent des visages masqués qui me rappellent la série récente sur les Masques. Masques,  posés sur des vies cachées que le peintre protège, retient, regrette peut-être. Expressives  demeures, éclairées  par des lumières  dorées ;  poétiques et attendrissantes demeures, immobiles, dans le mouvement du monde qui les contient.

Nous les reconnaissons toutes, ces bâtisses dessinées car elles abritent  nos mémoires sensorielles tout comme elles nous reconnaissent, elles, passants attentifs, touchés au cœur.  Phare, tour, bicoque, chaumière ou manoir, maisons, jaune, bleue, orange, rouge,  elles sont, ces dernières années,  un arc en ciel dans l’oeuvre du peintre. 

Chantal Giteau a choisi de montrer à Carquefou, parmi le foisonnement des travaux de Cerisier, des réalisations  qui me paraissent plus naïves que singulières, dans le sens où elles sont des représentations de sa vision du monde plus qu’une introspection. Dans les personnages féminins en représentation dans des théâtres (cantatrice, diva, actrice) il retrouve ses sujets de prédilection : mise en situation, mise en narration, mise en scène.

Jean-Louis Cerisier nous raconte des histoires  et nous entraîne dans son univers onirique avec une jubilation enfantine. Comment ne pas s’arrêter un moment de respirer devant sa peinture,  l’accompagner dans une suspension du temps, rester en équilibre sur le fil de la contemplation, se laisser séduire par son langage pictural  à la fois original, généreux et rare ?"



 

 

 

 

 

 

 






BRUNO MONTPIED  

"Bruno Montpied est écrivain, chercheur et lui-même autodidacte. L’artiste travaille à la sauvegarde et à l’archivage de la mémoire des créateurs populaires (...). Sa rencontre avec l’art brut, au début des années 80, lui permet de découvrir l’art naïf et l’art populaire rural, domaines que le surréalisme a toujours regardés avec bienveillance. Séduit par l’idée d’une création qui n’a besoin d’aucune hiérarchie pour pouvoir éclore ici ou là, ni d’aucune médiation, il se met à rechercher des créateurs populaires contemporains, ce qui l’encourage en retour vis-à-vis de sa propre création (..)
Le dessin, les graphismes dominent son travail. Les tracés au stylo du début jusque vers le milieu des années 90 ont laissé place peu à peu à l’utilisation des rapidographes et des marqueurs en tous genres. Les techniques sont bricolées de façon intuitive. Il est resté fidèle au dessin automatique de type surréaliste, pratiquant même un sur-automatisme du dessin (il n’y a jamais d’esquisse ou de dessin préconçu) jusqu’à la mise en couleur elle-même automatique, c’est-à-dire intuitive(...) Le but recherché est toujours la surprise. Cette activité graphique est conçue comme un jeu de patience pourtant sérieux grâce auquel l’auteur part en voyage à la découverte de ses propres secrets, ou de ceux qu’ils s’inventent."

 

 

 


 

 



"Je cherche longtemps les titres, car il m’en faut à tout prix. Ils doivent être, pour les meilleurs d’entre eux, des titres qui renforcent le côté ambivalent de l’image, projetant l’imagination du contemplateur vers des pistes oniriques fécondes où ses interprétations et celles qu’instillent mes titres se croisent, se décroisent et cheminent finalement de concert. Je n’ai pas de « sujets » préexistants. Vu ma façon de travailler. Il y a des thèmes qui reviennent, quand je regarde mes titres, je m’en rends compte. Voici quelques-uns que j’ai relevés dans le catalogue que je tiens d’après mes travaux : l’univers du Merveilleux : les sirènes, les fées, les petits êtres, les géants, les ogresses, les références aux contes. La Nuit, la Mort, les fantômes, les spectres, le Cirque, les clowns, les bouffons, les cochons, les grottes, l’Enfer, le Diable, la Femme, les sorcières, des personnages divers, les créatures, la magie et les magiciens (les magiciennes aussi), les bêtes, la forêt."
A Carquefou vous pourrez voir " La démarche comme une frégate, Voici la belle emportée", " Ile dans l'Océan obscur", " Le Flâneur poétique", " Le Chamane entre  en transe par le charleston", "Bande toi les yeux pour mieux voir", " De cape et de plume" .......






Manoir des Renaudières 
Espace d'exposition - Les Renaudières - Carquefou.
(Suivre "La Fleuriaye" puis "Les Renaudières")


Visite accompagnée le dimanche 6 décembre à 16h30.

Exposition ouverte jusqu' au 13 décembre

Les mercredis, samedis et dimanche de 14h à 18h ou sur RDV.
Entrée libre.



JEAN-LOUIS CERISIER

BRUNO MONTPIED SUR WIKIPEDIA


(cliquer sur les liens)


Un grand merci à Carole pour son accueil