Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
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dimanche 28 mai 2017

STREET ART A ROUBAIX : JEF AEROSOL SUR LES TOITS DE LA CONDITION PUBLIQUE

Découvrir sous le soleil les œuvres de JEF AEROSOL SUR LES TOITS DE LA CONDITION PUBLIQUE !

(photo AFP)


Une interview de Anne-Claire Meffre :

"Pionnier en France, il est issu de la première vague de street art des années 1980.
Né en 1957 à Nantes, il vit à Lille.

Pourquoi le street art ?

Jef Aérosol.
- J’avais 25 ans quand j’ai posé mon premier pochoir dans la rue, en 1982 à Tours. L’art dit urbain n’existait pas encore, la culture rap, hip hop, graff non plus. Dans les années 1970, je pratiquais le collage, le polaroïd, l’acrylique, le photo-graphisme, je faisais des affiches et des pochettes de disque pour des groupes. J’avais vu les travaux d'Ernest Pignon-Ernest, de Zloty, de Georges Rousse, etc. J’ai découvert la bombe aérosol en 1981, à Paris, lors d’un concert des Clash : sur scène, un artiste new-yorkais peignait une toile immense, c’était Futura 2000.

Votre travail ?
Je travaille au pochoir et à la bombe aérosol, toujours d’après photo, et souvent pour représenter des êtres humains. Au terme street art, je préfère celui d'art contextuel, mais mon travail d’exposition, en galerie ou musée est juste de l’art contemporain, de la poésie graphique.

Le street art aujourd'hui ?
C'est une mode, un phénomène surmédiatisé. Il est protéiforme, il y a du très bon et du très mauvais. Ce qu’on appelle street art ne m’intéresse pas plus que toutes les autres formes d’art : mon regard se porte bien au-delà de ce champ artistique."






 "Un rassemblement de personnes anonymes grandeur nature avec Chuck Berry qui donne le là à l'ensemble"













Jef Aérosol
Né à Nantes (Loire-Atlantique) en 1957
 
Tiens, une paire de boots… Tout là haut, une casquette, sourire et lunettes noires. Pas de doute c’est Jef Aérosol.
 
Professeur d’anglais dans une première vie, après un séjour d’une année en Irlande… le démon de la musique en a pris possession… Musicien, membre des groupes Windcatchers, Open Road et Distant Shores, il s’adonne avec passion au folk traditionnel irlandais aussi bien qu’à l’éternel rock’n’blues…
 
Dans les années 80, entraîné par l’irruption du phénomène punk, par le tourbillon du visuel, du photo-graphisme, une seconde vie démarre. Le pochoir sera son outil de prédilection. Il fait partie de la première génération d’artistes urbains français utilisant ce médium avec Epsylon Point, Blek le Rat et Miss.Tic.
 
Si ses premières œuvres relèvent du selfie, très vite ses bombes aérosols projetteront sur les murs aussi bien les portraits des grandes figures de la «rock generation», de la vie culturelle que d’anonymes, tous V.I.P. (Very Important Pochoirs).
 
Les images toutes en noirs et gris de Jef Aérosol, c’est le roman d’une époque qui s’écrit.
 
L’une de ses œuvres emblématiques est le «Sitting Kid», jeune garçon, solitaire et pensif que l’on retrouvera de la Grande Muraille de Chine à Ushuaïa, de Londres à New York, accompagné de l’incontournable flèche rouge, signature de l’artiste.
 
Jean-Luc Hinsinger
(extrait du catalogue Art-Liberté, 2016)
 

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DANS LA VOIX DU NORD

DANS LE POINT

(cliquer)
Jusqu'au 16 juin à la Condition publique, 14, Place Faidherbe, Roubaix. 
Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h. Tarifs : 5/3 €, gratuit (-18 ans et minima sociaux).

samedi 27 mai 2017

STREET ART A ROUBAIX : QUELQUES OEUVRES DE L'EXPOSITION "STREET GENERATION(S)"


"De Seen à Vhils, en passant par Invader, Shepard Fairey ou Banksy, la Condition Publique de Roubaix (Nord) propose  une rétrospective consacrée au street art, la première de cette envergure en France, qui entend aussi démontrer que la discipline a toute sa place dans l'art contemporain.
Dans cet immense bâtiment autrefois affecté au stockage de la laine devenu une manufacture culturelle, "Street Génération(S)" retrace, en 50 artistes et 200 oeuvres, toute l'histoire du mouvement, nouvelle génération comprise.

Ainsi, Jacques Villeglé, connu pour ses affiches lacérées transformées en tableaux, ouvre l'exposition : pour de nombreux artistes, il a posé les bases du mouvement dans les années 1950.
C'est dix ans plus tard que, sur la côte Est des États-Unis, prospèrent les tags sur les trains et les murs. A cette époque, "on est dans l'écriture très simple", explique la commissaire Magda Danysz.

Les artistes se contentent d'abord de recouvrir la ville de leurs signatures, à l'image de Taki183, puis, peu à peu, vont chercher à se distinguer en ajoutant des éléments graphiques.
Fin 1970, les codes de la discipline sont définis par ceux considérés aujourd'hui comme ses maîtres, à l'image de Seen, icône du graffiti new-yorkais avec ses couleurs éclatantes ou Futura, "l'un des premiers à être dans l'abstrait", dit la commissaire.
A la fin des années 1990, les sujets de société deviennent centraux et les artistes apportent davantage de profondeur à leur expression, comme l'Américain Shepard Fairey auteur du célèbre portrait stylisé de Barack Obama sur fond rouge et bleu ou Zhang Dali en Chine. Autre artiste majeur : Invader et ses iconiques Space Invaders réalisés en mosaïque distillés au quatre coins du monde.

Selon Magda Danysz, "le street art est l'un des gros chapitres de l'histoire de l'art par la force de sa culture, de ses codes, de ses langages, de ses thèmes, de ses techniques... le mouvement possède un socle très fort".
Mais, il doit aussi lutter contre un "snobisme anti street art" dû "a une méconnaissance du mouvement", d'après elle. "Le terme "street art" a été galvaudé et beaucoup pensent que ce n'est pas de l'art contemporain, que c'est un truc à part, ce qui est irrespectueux envers les artistes".
Aussi, "cette exposition a notamment pour but de montrer aux sceptiques, que l'art urbain, qui fait partie de l'ADN visuel de tout le monde, peut être très intéressant", conclut l'auteure d'une "Anthologie du street art"."


Keith Haring



Shepard Fairey (Obey)



Barry Mc Gee


C215

Bansky (photographie)
YZ



C215
MissTic


Steve More


 
 
 
Jusqu'au 16 juin à la Condition publique, 14, Place Faidherbe, Roubaix. 
Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h. Tarifs : 5/3 €, gratuit (-18 ans et minima sociaux).
 
 
 
 


vendredi 26 mai 2017

STREET ART A ROUBAIX : " STREET GENERATION(S) "


UNE VASTE EXPOSITION A NE PAS MANQUER !


ARTISTES PRÉSENTÉS :
Jef Aérosol, Ash, André, A-One, Banksy, Tarek Benaoum, Blek le Rat, C215, Crash, DFace, Dondi, Dran, Shepard Fairey, FAILE, Futura, Keith Haring, JayOne, JonOne, JR, Katre, Kaws, L’Atlas, LUDO, Barry Mc Gee, Miss.Tic, Mode 2, Steve More, Nasty, Os Gemeos, Psyckoze, Quik, Rero, Remi Rough, Seen, Seth, SKKI, Space Invader, Swoon, TANC, VHILS, Jacques Villeglé, Nick Walker, West, YZ, Zevs, Zhang Dali, Zlotykamien…

























Olivier Granoux a fait un bel article dans Télérama :

"La plus belle exposition de street art du moment a pris ses quartiers dans la ville la plus pauvre de France. Balade au cœur de “Street Génération(s)”, qui redonne plus que des couleurs à la cité du Nord.
Le gotha mondial de l’art urbain s’est donné rendez-vous à Roubaix. Un point de chute étonnant de prime abord, mais un vrai pari culturel et social pour la ville la plus déshéritée de France, où 46 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. L’idée vient de Jean-Christophe Levassor, nouveau directeur de la Condition publique, friche industrielle reconvertie en vaste lieu culturel, avec salle de spectacles, restaurant et halls d’exposition, dans la lignée du Centquatre à Paris ou de la Friche Belle de Mai à Marseille.
« Un laboratoire créatif s’inspirant des nouveaux modèles sociaux et urbains », installé dans le quartier populaire du Pile. Il est aujourd’hui au centre de l’actualité pour une belle raison : l’exposition « Street Génération(s) », qui entend résumer quarante ans d’art urbain en conviant sous un même toit cinquante artistes emblématiques du mouvement.

Beauté pour tous

Une rétrospective qui se parcourt aussi hors les murs, dans les rues adjacentes et sur les façades de la Condition publique. Beauté pour tous, même ceux qui n’iront pas voir l’expo. Tout n’est pas rose pour autant au nouveau temple de la couleur : malgré le bon esprit ambiant et le dialogue permanent, une grande pièce de Ludo, collée sur l’un des grands murs de la Condition publique, suscite déjà la polémique.

Un immense oiseau de papier customisé en avion de chasse, avec des bombes sous les ailes et des canons à la place des yeux. Le style Ludo est connu des amateurs, il oppose obstinément nature et technologie guerrière. Mais il est jugé trop agressif par les habitants du quartier. L’artiste se défend de toute provocation, voyant plutôt dans son oiseau « un symbole d’élévation ».

Les crispations devraient retomber après une visite de l’expo : on n’y rencontre que des esprits vifs et ouverts. Des aventuriers urbains, qui ont imposé la bombe de peinture en objet d’art. « Ce truc qui servait au départ à réparer les voitures », comme le résume en souriant la galeriste parisienne Magda Danysz, commissaire de l’exposition, et activiste reconnue du street art. Elle a dégainé son carnet d’adresses pour réunir toiles, installations, et photos des plus grands noms de l’art urbain actuel.

Keith Haring et Banksy

Des pionniers pour commencer : Jacques Villeglé et Gérard Zlotykamien ouvrent le bal, avec un Keith Haring à côté en clin d’œil. Résolument didactique, la visite est chronologique, offrant une première salle en l’honneur du graffiti, avec de superbes toiles des pionniers américains A-One et Dondi White. Futura arrive ensuite, avec sa fresque historique, peinte pendant un concert des Clash à Paris.
La scène locale n’a pas été oubliée. Elle expose avec aplomb dans la cour. De belles choses, et la présence insolite de JonOne. Amoureux de la région, la star américaine a beaucoup travaillé à Roubaix. En plus des toiles au cœur du parcours, il a souhaité être aussi associé aux artistes locaux en exposant avec eux.

Plus loin, les années pochoirs : Blek le rat, Jef Aérosol (qui a laissé aussi quelques souvenirs sur le toit), Miss.Tic… Puis les années stars : Shepard Fairey (Obey) – présent avec, notamment, son portrait d’Obama –, Invader, ou l’incontournable Banksy, à la présence plutôt chiche. Toujours difficile à exposer, il est ici au casting, et c’est le plus important. C’est son compère D*Face qui signe juste à côté l’une des plus belles pièces de « Street Génération(s) » : un amalgame de pochoirs sophistiqués et salement punk qui régale.

Autre coup de cœur, réalisée in situ comme une dizaine d'autres œuvres, la bouleversante Impératrice de YZ, artiste engagée et vraiment engageante. Elle termine le parcours façon feu d'artifice, en compagnie des célèbres Os Gêmeos, Swoon et JR. Un all star game de la bombe qui tient tellement ses promesses qu'on aurait aimé une salle de plus !

Tout finit dans la rue

Heureusement, il y a encore quelques pépites à découvrir : le spectacle se prolonge en effet dans le quartier. Outre L'Oiseau de Ludo, on découvre un beau mur de Vhils. Pour une fois, l'artiste n’a pas attaqué le support à coups de marteau piqueur ou d’acide, mais révèle une nouvelle facette de son travail avec un portrait peint qui ne manque ni de puissance, ni de style.
A découvrir aussi pendant cette chasse aux trésors, un chat et quatre beaux portraits de SDF signés C215, toujours très à l'aise lorsqu'il joue à l' extérieur ; ou le graffuturisme racé de l'Anglais Remi Rough, qui illumine la rue de fort belle manière. Des œuvres pérennes, qui resteront après le départ de l'exposition. Pour continuer à embellir le quartier."



LE LIEN VERS TELERAMA

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Jusqu'au 16 juin à la Condition publique, 14, Place Faidherbe, Roubaix. 
Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h. Tarifs : 5/3 €, gratuit (-18 ans et minima sociaux).