Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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samedi 5 juin 2010

FLORENCE MARIE ET SA FORGE A HONFLEUR

Ceux qui connaissent ce blog savent que j'ai eu un véritable coup de coeur pour

 LA FORGE DE FLORENCE MARIE

Dans cette visite j'ai été frappée par le mélange des mondes : végétal, animal, pictural.
La maison de FLORENCE MARIE s'offrait toutes fenêtres ouvertes sur le jardin, dans le souterrain un bassin avec des poissons rouges.
Animaux réels, animaux imaginaires, personnages réels, personnages imaginaires ...
Nous avons ensuite visité la maison, l'atelier, les différentes chambres (la rouge, la verte, la jaune), le grenier, le bureau.
"Ma maison est une œuvre d'art en elle-même" dit l'artiste et c'est cela qui est incroyable et fascinant ....
C'est une maison peinte, remplie d’œuvres, grandes et petites, de sculptures, de meubles, d'armoire-vitrail, de paravent, de tapis peints, de fauteuils-mosaïques.

Alors pour le plaisir des yeux voici d'autres photos de ce lieu enchanteur et forcément enchanté ....









" L’art devient femme. S’il est donc bien un présent prometteur d’avenir en art, c’est celui de sa conquête par les femmes.
Difficile de parler de la Forge sans évoquer les mystères qui s’y attachent. Ici on s’apprivoise aux lieux … De passages en portes, de couloirs en galeries, on s’initie à la Forge et à l’artiste qui y vit, Florence Marie, remarquables."

" Dans cette antre d’art insolite , une visite ne suffit donc pas pour tout comprendre, tout voir, tout entendre .
Chaque visite offre de nouvelles découvertes, de nouveaux murmures de Gorgones, de nouveaux théâtres d’hommes et d’animaux. Florence n’en finit pas de créer, d’aménager, de transformer. On croit toujours qu’il n’y a plus de place…
Mais du jour au lendemain, une cabane bleue s’élève en haut du saule pleureur, un dragon sort de terre, une pièce s’aménage sous les combles autour d’un coffre…"


" L’atelier paraît à la fois clos et ouvert, la maison sombre et mystérieuse, le jardin extraordinaire, les arbres habités tandis que la girafe regarde par delà l’horizon.
Ce lieu de création, cette galerie vivante est une arche fabuleuse, un kaléidoscope de coq, de chèvre, de cochon , d’âne et d’animaux qui volent, de foules mêlées, de châteaux habités, de personnages fantômes, de chat arrondi, foisonnement, accumulations, empilements, objets détournés, tours à fenêtres-tiroirs, escalier grimpant dans les arbres…L’art est simple . L’art est vivant. "

"Savez-vous que ce lieu est incandescent, qu’il est foyer, une forge accueillante où l’art est présent, s’élabore, prend forme et rayonne ?"

La Forge
25, rue de la Foulerie
14600 Honfleur
Tél : 02 31 89 49 39


UN SITE
(cliquer sur le lien)

Et encore ce texte de Claire d'Orée qui sait si bien définir ce lieu :

" Au milieu d’un jardin fleuri planté d’arbres et de bosquets, à l’herbe d’un vert tendre , des fresques archétypales aux couleurs vives, des mosaïques murales telles que le Roi et la Reine assis sur leur trône comme des pièces d’échec figées, figures archaïques d’un pouvoir ancestral divisé, des sculptures grotesques et bouffonnes à partir de ceps de vigne comme des nains de jardin, une grotte décorée où coule une fontaine d’eau vive jaillissant de la bouche épouvantée de Méduse au regard pétrifié et pétrifiant, une chapelle ornée de vitraux, une girafe et un éléphant monumentaux, l’une faite de briques et l’autre de tonneaux, se trompant énormément, une tour de Babel, symbole de la pomme de discorde. Ce bestiaire fabuleux et ces scènes primitives élevées au plan symbolique s’inspiraient aussi bien de la mythologie que de la Bible, des contes et légendes pour enfants et des bandes dessinées que de la tradition philosophique. Là, la procréation, la maternité, la Genèse et la Nativité étaient traitées sur le mode de la dérision et de la tragédie, le serpent sortait de la bouche d’Adam et piquait le sein d’Eve ou, dans une parodie subversive de la Création d’Adam à la Chapelle Sixtine, Dieu donnait à Eve en la créant un baiser venimeux, la Gorgone à la chevelure écartelée poussait un cri primal, l’homme au nez phallique et aux cornes de bouc était portraituré de manière peu flattée, le Père et la Mère en carreaux de porcelaine se regardaient comme des chiens de faïence, la Mante religieuse côtoyait Barbe Bleue et lui faisait pendant, l’Ange de l’Apocalypse aux ailes d’argent annonçait à une Vierge noire la naissance d’un enfant-étoile, d’un clown saxophoniste, la Crucifixion était traduite par une sculpture en bois peint qui prenait la forme d’un épouvantail à moineaux, la Sphinge énigmatique était détentrice du véritable mystère de la création tandis que l’homme éléphantesque n’en finissait pas de dérouler sa trompe, des Noces de sang célébrées par un archevêque lubrique enfermaient l’Homme et la Femme dans un face à face distant, dans un tête à tête froid à travers le symbole de la serrure en fer forgé, ceinture de chasteté. Ce lieu, véritable atelier en plein air où soufflait l’Esprit en un sens extra moral et dont le caractère sacré confinait à la transgression des tabous composait à mes yeux une des œuvres contemporaines les plus originales et les plus personnelles. Cette enclave au milieu des cartes postales et des clichés pour touristes pressés, donnait à ce port une autre visibilité que celle des images d’Epinal, celle d’une ville où l’art moderne avait sa place, loin des sentiers battus. Au détour d’une rue commerçante, pénétrer dans ce sanctuaire c’était y retrouver la paix, la sérénité et la joie de vivre. J’avais habité ce lieu vivant, chaud et coloré où l’humour et le burlesque côtoyaient le tragique et la bouffonnerie le diabolique. Il n’y avait pas un moment où le rire rabelaisien ne côtoyait les larmes hugoliennes. A côté de ces formes drolatiques, il y avait aussi toutes les décorations intérieures de la maison, les plafonds à caissons, les peintures murales, le mobilier orné de mosaïques, la bibliothèque riche et bien garnie et le piano à queue, puis, encore, toutes les toiles, l’œuvre de toute une vie de peintre."

2 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est magnifique votre blog, chère Sophie. Bravo.
Jérôme

Anonyme a dit…

Un super blog que je viens de mettre dans mes favoris... a tres bientot donc
amicalement
Le peintre