Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mardi 16 avril 2013

SYLVAIN CORENTIN : UN DÉSÉQUILIBRE INSPIRÉ

SYLVAIN CORENTIN nous l'avons croisé et recroisé, ses œuvres du moins car nous n'avons pas encore  la chance de le connaître !























(Exposition  Outsiders Mauriac- 2012 )

(Festival international d'art singulier - Aubagne 2012 )

 Et puis il y a eu facebook et l'envie constante de "partager " ses drôles de cabanes-cathédrales et enfin le Petit Regard de Marie Morel














 
Entre déconstruction et construction comment imaginer en découvrant les cabanes-cathédrales de SYLVAIN CORENTIN qu'à l'origine fut la colère: « je détruisais mes œuvres dans une violence désespérée . C'est devant ce chaos de morceaux et de brisures que je me suis construit» peut- on lire dans l'interview réalisée par Marie Morel pour son petit Regard N° 119.

Il y a un paradoxe entre une apparence de déséquilibre fragile, de poésie, de patience, un côté «nichoir à oiseaux du paradis» et la douleur des incisions, des brûlures, des stigmates .
Il y a un décalage aussi entre une œuvre monochrome, qui évoque l' os et l'ivoire, et
l' enchevêtrement des matériaux utilisés, la luxuriance des détails, le raffinement de la dentelle .

Les maisons de SYLVAIN CORENTIN laissent à voir (on peut tourner tout autour et les admirer sous toutes les coutures ) mais cachent aussi, puisque, telles des reliquaires elles abritent parfois des objets . Comme un oiseau qui fait son nid, l'artiste superpose, entremêle des petites pièces .

On sent dans ce travail une fascination (revendiquée) pour des artistes comme Clarence Schmidt, Richard Greaves, Emery Blagdon et Francisco Toris mais l’œuvre est unique, forte et fragile à la fois.

Les œuvres de SYLVAIN CORENTIN s'érigent vers le ciel, certaines me font penser à de petites fusées qui rêveraient de décoller mais sont aussi attirées par la terre et hésitent entre spiritualité et effondrement .
Elles sont comme une vie qu'on s'acharne à construire, comme un cap qu'on essaye de tenir avec parfois la peur que tous ces efforts retournent au néant, elles sont le fruit de l'effort et du travail mais tellement aériennes aussi que cet effort n'est plus visible, elles parlent le langage du sacré .

Les œuvres de SYLVAIN CORENTIN ne sont elles jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse, un acharnement à vivre ?
Et lorsqu'on sait que les mots abri, asile, caverne, grotte, réceptacle, sanctuaire, tanière, cachette, havre, hospice, port, protection sont des synonymes de ce mot refuge on sait que les maisons de SYLVAIN représentent tout cela à la fois.

SYLVAIN CORENTIN ENTRE CIEL ET TERRE !







Pour les Grigris, Sylvain a écrit ce petit texte :

"Ce que j'appelle la destruction constructive, c'est choisir de se perdre, de travailler d'instinct dans l'improvisation, le jeu.
C'est choisir le chaos, la brisure, plutôt que le discours, l'évidence.
Je cherche à ce que tout m'échappe, que ça s'agite.
Mes sculptures-architectures sont pour moi le support blanc sur lequel j'écris et dessine mes chemins improbables, mes histoires, mes cartographies."










" Inspiré par les architectures imaginaires et les cabanes, Corentin construit ses « anarchitectures » évoquant les habitats des premiers âges, à moins que ce ne soient ceux d’un futur rêvé. Ces habitats sont accompagnés de territoires cartographiés qui montrent des lieux remplis d’histoires, de cicatrices dans une mémoire commune à l’homme, comme marqueurs du temps et d’expériences de notre planète. Entre passé et futur, entre archéologie et utopie Une envie de prendre de la hauteur sur notre monde afin de le voir tel qu’il est dans son ensemble."






Et ces mots de SYLVAIN CORENTIN dans le petit Regard pour définir ses créations :

" C'est évidemment le plus difficile tant je cherche à ce qu’elles m'échappent .
Disons qu'elles sont des lignes agitées dans le vide, des ossuaires, des apparitions.
Elles sont territoires et habitations, des cartes blanches dessinées de chemins improbables.
Elles sont des cabanes dans les arbres, des arbres-cabanes.
Elles sont archaïques, asymétriques  et exubérantes.
Elles sont couvertes de broderies féminines et de parures guerrières.
Elles sont aussi un peu folles.
Elles sont agitées et pourtant me conduisent à la sérénité."


 
(Les photos appartiennent à Sylvain Corentin -sauf les deux premières prises cet été)


Vous pouvez découvrir ou retrouver les œuvres de SYLVAIN CORENTIN à New York et à Montpellier :

- Restless II chez Cavin-Morris Gallery, NY, mai-juin 2013.
- Festival singulièrement vôtre, Montpellier, 3-6 mai 2013.



LE SITE DE SYLVAIN 

EXPOSITION OUTSIDERS MAURIAC 2012 

FESTIVAL INTERNATIONAL D'ART SINGULIER 2012

LA REVUE REGARD DE MARIE MOREL

(cliquer sur les liens)



1 commentaire:

Ty Nenos a dit…

Waouh, c'est magique!