Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs …

Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mardi 21 septembre 2010

LES PALABRES POURPRES DE NEIL THOMAS



Illusion d’une ronde

Ames sensibles, éparpillez-vous désormais
L’ange fou, dans sa coquille, est en paix .

J’ai vu le sang pourpre, et senti la terre
Rivières dans la Cité, les larmes sont des torrents.

Une bête, grognant, encagée dans la ville.
Eveillez moi ! Le rêve a-t-il cessé ?

Serpents de feu et lions dans la rue
Je laisse le Chaos derrière mon épaule.

Dansons avec les fantômes aux hanches d’or
Douceur d’une jambe, ténèbres dans ma chambre.

Reflet d’un visage à travers ma fenêtre
J’aime ce tremblement, inaccessible !

Les lueurs d’une cuisse sous les étoiles
Rôdent en liberté, magiciens meurtriers.

Ai-je considéré le monde en entier
Lui mon sauveur, ma souffrance , mon autre danse ?
Le Diable ricane dans les ombres de la forêt
Et cingle les yeux ronds pour les faire dormir.
L’illusion est une ronde.

dimanche 19 septembre 2010

LES ENSEIGNES DE JEAN-PIERRE

J'aime les enseignes depuis toujours (je rêve d'en avoir une de plus en plus souvent )
J"ai mis en ligne en juillet mes enseignes suédoises :

http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2009/08/les-enseignes-suedoises.html

Voici aujourd'hui celles de JEAN-PIERRE HAMEL






Et ce lien vers d'autres merveilles :

http://picasaweb.google.fr/jeanpierre.hamel/Enseignes


samedi 18 septembre 2010

MARIE MOREL VUE PAR LOUIS PONS


Marie Morel vue par Louis Pons
Marie Morel
Elle vit dans une coquille
Transparente.
Bien que de sexe féminin, parfois
Je crois que c’est un escargot
Mauve avec deux pinceaux à la
Place des yeux.
Elle a de drôles de rapports avec
L’argent.
Elle préfère le papier d’argent des
Chocolats de notre enfance et de
La sienne à tous les banknotes du monde.
Elle s’habille toujours de noir,
Mais roses sont les doigts au bout
Des ongles dont jaillit la couleur
Sorcière. C’est un mystère
Ambulant.
Elle échappe à tout, sauf à elle-même.
Bouche cousue elle va droit son
Chemin dans les futaies de sa vie
Où la joie et la tristesse jouent à
Yang et yin.
Elle a la sagesse et la profondeur
Des enfants qu’elle vole aux yeux
De sa fille.
Parfois je crois que c’est une
Poule noire qui pond des
Enveloppes sur un arc-en-ciel.
Elle écrit toujours.
Ses lettres donnent souvent du
Courage.
Nous vivons tous dans une
Prison. Mais elle, c’est à l’intérieur
D’une cage de branchages et de
Fleurs qu’elle habite.
Du moins je le crois.


vendredi 17 septembre 2010

OU MANGER A SARLAT ? A L'AUBERGE DE MIRANDOL BIEN SÛR !


Où manger à Sarlat ?
Sans hésiter à L''AUBERGE DE MIRANDOL !





J'ai choisi (dans le menu à 13 euros50 ):
Bloc de Foie Gras de Canard Mi Cuit
et sa Gelée au Monbazillac avec Toast
Le Confit de Canard Maison
Les Pommes Sarladaises
Le Cabécou sur son Lit de Salade aux Noix
Le Dessert au Choix : moi j'ai pris une délicieuse crème brûlée !


LE LIEN






 (cliquer)

7, Rue Consuls 24200 Sarlat La Caneda – Dordogne – France
TÉL. 05 53 29 53 89

jeudi 16 septembre 2010

ROBERT VASSEUR ET LA MAISON DE LA VAISSELLE CASSEE








Voici ce que l’on peut lire dans le superbe ouvrage de Marielle Magliozzi « Art Brut, architectures marginales » :


« L’utilisation de la vaisselle cassée est un élément prédominant dans la construction de ces environnements d’art brut.
Cette vaisselle cassée qui ne s’applique en général qu’à une utilisation secondaire et décorative va se propager à la demeure toute entière, objet de constructions architecturales et décoratives de grande envergure comme chez ROBERT VASSEUR .
Né dans l’Eure en 1907 il n’a jamais quitté sa région natale . Il a travaillé dans les filatures. Selon Michel Natier, cette expérience lui a peut être donné le goût de la minutie , donnant à son travail l’aspect de la broderie, du détail : « Sa maison est comme un textile, il a habillé sa maison avec un maillage de céramique . »
Syndicaliste militant il est renvoyé et devient chauffeur –laitier.
Après la seconde guerre mondiale il travaille à la reconstruction d’une aile de la gare de Louviers où il apprend les techniques de construction de l’utilisation du béton et du ciment.
Par ailleurs, il avait connaissance de la maison Picassiette mais il trouvait que les joints bleus, caractéristiques de l’oeuvre de Picassiette gâchaient celle-ci.
VASSEUR utilise quant à lui des joints de couleur grise qui selon lui uniformisent mieux la structure.
Il achète en 1948 une petite maison à Louviers.
L’élément déclencheur sera cet évier en amont. "Quand il a été terminé, le résultat nous a plu à ma femme et à moi .Et c’est là que tout a commencé. L’évier a débordé sur le reste de la maison ."

LA MAISON DE LA VAISSELLE CASSÉE c’est 33 ans de travail ( 29000 heures !) et 4 millions de débris de vaisselle (soit 15 tonnes ).

mercredi 15 septembre 2010

ET MON COEUR TRANSPARENT DE VERONIQUE OVALDE



"Une ombre vit sur le visage de ceux qui ont perdu quelqu'un. L'ombre d'une plante grimpante. Elle croît à leur insu et, quand ils pensent que personne ne les surveille, elle baigne leurs traits d'absence, de gravité et de perplexité. C'est un démon discret qui habite leur visage. Il se cache dés que quelqu'un le regarde".

lundi 13 septembre 2010

LES GRIGRIS DE SOPHIE PARLENT SLOVAQUE !

Grâce à Maria LES GRIGRIS DE SOPHIE parlent slovaque !




Pracujem s plstenou látkou, vlnou, textíliami rôzneho druhu, niťami, perlami, gombíkmi, perím i malými mušličkami. Tieto amulety nosia šťastie a maličký mužíček, ktorý tancuje na mojich etiketách a nálepkách, je tiež talizman, ktorý nosí šťastie. Je to symbol úspechu, magický odznak. Náboženské medialy sú takisto amulety, ba sú to drahocenné talizmany, pozbierané v starožitníctvach, v antikvariátoch i od členov mojej rodiny. To si želám pre Vás, trojitý talizman, ktorý môže iba rozveseliť a potešiť srdce tých, ktorí ho nosia!Ak máte radi výnimočné predmety, Sophiine talizmany sú tu pre Vás! Máte zaručené, že Vaša brošňa alebo taška budú jediné svojho druhu!V prípade, že si chcete objednať môj výrobok, kontaktujte ma prosím na mailovej adrese:
lesgrigrisdesophie@gmail.com



Vami zakúpený tovar Vám bude zaslaný v ten istý deň, ako obdržím Váš poplatok. Predmety môžu byť zaslané na akúkoľvek adresu podľa Vášho výberu (v prípade, že si želáte potešit Vašich blízkych darčekom).
Cena brošní je 20 EUR, cena za tašku je 38 EUR (v cene sú zahrnuté aj poštovné náklady).

dimanche 12 septembre 2010

POEMES A ALICE DE NOEL FILLAUDEAU




Voici un texte de 1999 extrait du livre "Poème à Alice" ....


ART...MATIÈRE ...


Tout en moi éclate comme un faisceau de lumière.
Des parallèles se forment apparentées à mon existence et je pétris avec enthousiasme le jet de ma propre jouissance .
Tout en moi frémit devant la matière.
Je prends avec force le chemin de mon propre penchant, puis je jongle avec cette masse indéfinissable et lui donne l'éclat d'une âme ajourée et le casque de cette pointe de vie qui fait angle avec ma vérité.
Faire chanter la matière par des voies propres à son unité où s'enchaîne un monde de lumière et de foi .
Rester indéfinissable ne veut pas dire ne pas savoir définir ...
Rester seul dans un désert ne veut pas dire manquer de vie ...
L'art a quelque chose qui s'équilibre au-delà de nous et prend des terrains qui sillonnent dans l'espace.
Touche heureuse d'un monde nouveau, note appropriée à la force et à la sensibilité qui crient et chantent en notre tête.




samedi 11 septembre 2010

PHILIPPE TYKOCZINSKI EST CHEZ ROSE ET SON ROMAN !


J'aime beaucoup ce que Gérard Pisana dit du travail de Philippe Tykoczinski :

" Tout le monde en conviendra : ce qui caractérise la peinture de Philippe Tykoczinski, c'est la palette, sa texture, ses motifs.
Le premier choc est celui d'un chromatisme dense et vigoureux avec des couleurs franches et en opposition : contrastes que densifient encore les soulignages, les cernes et linéaments brutaux ainsi que les grands à plats francs et pluri-chromatiques qui voisinent souvent avec l'art du vitrail et, donc, avec le sacré ou, à tout le moins, avec un sacré qui se donnerait en même temps des airs iconoclastes. La couleur y est presque toujours violence; le trait généralement hâtif; les surcharges à l'emporte-pièce; les portraits à la diable, incisifs et mordants; les surfaces marquées et scandées de tâches et de traits : le tout constituant une totalité hasardeuse et pathétique. Tout fonctionne, dans le système tykoczinskien, comme si l'objet était de traduire l'immédiateté du geste et l'urgence d'une archéologie présente. Si nous devions désigner d'un mot le langage qui émerge des toiles de Tykoczinski, nous dirions énergie ou force du vitalisme.
A cela s'ajoutent le choc de la densité de la matière, de la sur-densité même : l'épaisseur en somme; la richesse d'un va et vient constant entre le geste et la matière. Cela crée une complexité organique où signe, texture, palette, densité et relief donnent aux œuvres une force exceptionnelle.
Avec un tel langage, et de tels outils - bien plus riches que ceux que l'homme utilise au quotidien - Philippe Tykoczinski explore toute une galaxie peuplée de personnages grotesques, hallucinés, égarés, bizarres; une galaxie meublée d'objets incertains, informels, frustres, voire primitifs. Il s'agit là d'une forme d'écriture en liberté, écriture qui fait fi des conventions, de l'académisme et même des convenances. Le discours, quant à lui, forme une chaîne d'une toile à l'autre : les éléments se répètent, s'amplifient, jusqu'à produire des répétitions sans fin, de celles qui s'apparentent à l'obsessionnel; et ceci jusqu'à ce qu'une invention nouvelle marque la fin et le commencement d'une autre démarche itérative. ainsi la force créatrice, l'investigation, la faconde, exploratrices du monde, de la planète tykoczinskienne, débouchent sur une escalade cosmogonique que nous nommerons aventure prométhéenne. "




jeudi 9 septembre 2010

PRISONNIER AU BERCEAU DE CHRISTIAN BOBIN

 

" Le geai est un oiseau lourd, volontiers batailleur. Dans les forêts on découvre parfois les vestiges de ses guerres : de longues plumes marron arrachées par touffes et, presque invisibles, de minuscules plumes striées de bleu : des éclats de verre du paradis, comme si quelqu'un avait lancé une pierre contre une vitre au fond des cieux. Je ne comprends pas comment autant de grâce peut sortir de si rudes batailles. La dureté de ce bleu m'éblouit comme une vérité éternelle".  

 

Pour Anne M.

mardi 7 septembre 2010

LES PALABRES POURPRES DE NEIL THOMAS


" Son appel, qui mêlait le givre au vent,
Parfois éclipsait son départ,
Et la mère, par un brusque hurlement
Pleurait l’enfant un linceul dans le regard."

Neil Thomas
Les palabres pourpres

dimanche 5 septembre 2010

LE PICASSIETTE DE MICHEL RAGON





Dans le livre de Michel Ragon sur PICASSIETTE on peut lire :

« La maison de Picassiette est désormais à Chartres un monument historique, au même titre que la cathédrale. Lorsqu’on sait l’admiration et la dévotion que Raymond Isidore ne cessa de porter à Notre-Dame de Chartres , principal objet de son inspiration, cette association est plutôt réjouissante. »

Isidore raconte : « Je me promenais dans les champs quand je vis par hasard des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et les scintillement. J’ai trié le bon , jeté le mauvais . Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire comme une mosaïque, pour décorer ma maison . »

« On imagine l’obstination, l’endurance, qu’il aura fallu à Raymond Isidore pour imposer à sa femme et aux enfants de celle-ci une telle intrusion extravagante dans un logis de si petites dimensions.
D’autant plus que, pendant la guerre, non content d’avoir envahi les murs, Isidore entreprendra de recouvrir de mosaïque tout le mobilier : table, chaises, buffet, guéridon, lit, armoire et même le tuyau de la cuisinière à charbon, le poste de radio et le moulin à café. Décoration totale, absolue, jusqu’à l’absurde. E t c’est là où le délire commence qu’Isidore devient vraiment artiste.
Artiste il sait qu’il l’est .Au contraire de la plupart des créateurs de l’art brut qui se complaisent à décrire la prouesse que représente l’exécution de leurs objets, Raymond Isidore sera toujours persuadé, malgré les railleries de son entourage, qu’il réalise une œuvre d’art.
Sa maison devient un tableau à multiples épisodes : le Mont Saint Michel, la cathédrale de Chartres, un paysage marocain ? C’est une enluminure, un livre d’heures. »

« Ce surnom de Picassiette s’il a popularisé l’œuvre de Raymond Isidore, contribua aussi à la rabaisser au niveau de l’anecdote. Car l’originalité du décor de Raymond Isidore réside moins dans l’assiette cassée que dans la somptuosité, le raffinement, l’image rêvée qui en est le résultat. »

« Pendant plus de vingt ans Raymond Isidore donna vie à son rêve ».

« Lorsque, après 1945, une fois l’intérieur de sa maison saturé, Raymond Isidore entreprendra la décoration extérieure de la maison et qu’autour de la cour d’entrée apparaîtront des fresques représentant la cathédrale de Chartres, la stupéfaction des gens du voisinage poussera Isidore dans un isolement tragique . »

« En réalité, comme pour tout artiste, rien d’autre ne compte que ce qui peut alimenter sa création. Ses multiples emplois n’ont été que concession à la vie sociale , à la nécessité de recevoir quelque argent pour entretenir sa famille . »
« Paul Fuks , dans son analyse psychanalytique de l’œuvre de Raymond Isidore écrit : « Ce qui inspire Raymond Isidore, ce n’est pas l’assiette : c’est son débris, non sa surface circulaire et intacte mais sa brisure, non son intégrité, mais sa reconstitution….S’il a fait de l’assiette brisée son matériau de prédilection, c’est qu’il y est reconnu , identifié, lui l’enfant d’un ménage brisé , privé de son père de son petit frère , puis de son grand frère, brisé par la société, toujours séparé de lui –même et de ses aspirations . Il a trouvé dans cette porcelaine morcelée, dispersée, jetée au rebut, une image de lui, de ses désirs .Et il a ramassé l’assiette cassée comme on ramasse sa propre photo déchirée. »

« Plus il avance dans la réalisation de son grand œuvre, plus il prend conscience de sa singularité d’artiste . A ses voisins perplexes et ironiques il ne parle jamais de son savoir-faire, à la manière de la plupart des créateurs de l’art brut, mais de son art . »

Raymond Isidore a dit à Gilles Ehrmann :
« J’ai poursuivi mon travail comme si j’étais guidé par un esprit, quelque chose qui me commande, qui me dit la manière de faire ; quand c’est bien incrusté dans ma tête, ça se répand en moi, dans mes mains, dans mes doigts, je suis poussé à travailler ».
Et à Robert Giraud :
« La nuit me dictait ce que je devais faire, je voyais mon motif devant moi comme s’il existait vraiment . Je me levais en hâte et me mettais immédiatement au travail. Je ne choisissais aucun élément. Les morceaux de porcelaine et de faïence se trouvaient à ma portée, prêts à être utilisés. Moi qui n’ai jamais su dessiner de ma vie, je ne comprends pas encore comment je suis arrivé à un pareil résultat. »

« En 1952, tout l’extérieur de la maison est entièrement décoré.
Quatre ans plus tard, Robert Giraud insiste sur l’insatisfaction de Picassiette :
«Raymond Isidore, pourtant, n’est pas satisfait. Tout ce qu’il a réalisé jusqu’à ce jour ne compte plus pour lui . Il a jeté les bases d’une nouvelle construction : derrière sa maison, dans le terrain vierge qu’il possède, il rêve d’élever, toujours en débris d’assiettes, la chapelle monumentale qui lui servira de tombeau. »

« Toujours, la magnificence de l’inspiration comme le résultat méticuleux du travail apparaissent comme une revanche sur l’indigence matérielle du créateur. »
« Il y a là une minutie et une obsession qui confinent au délire . »

" A une journaliste de Elle, venue l’interviewer le 8 juin 1970, Mme Isidore déclara :« Moi quand il parlait, je ne disais rien ….Il m’avait épousée veuve avec trois enfants ….Alors il avait toujours raison. Les enfants et moi il fallait qu’on le laisse tranquille. Après il avait toujours raison . Les enfants et moi il fallait qu’on le laisse tranquille. Après, il disait : « viens voir, ma vieille. » Et je voyais des églises dans ma cour, des chameaux dans ma chambre, un trône de roi dans mon jardin. Ma machine à coudre couverte de fleurs. Ma barrière tout en marguerites. Tout était peint ou recouvert de mosaïques. Je crois bien qu’à la fin, j’aurais pu, moi aussi, être à petits carreaux ."
 
 
 
 
Maison Picassiette
22 rue du Repos - 28000 Chartres
Tél : 02 37 34 10 78



LE SITE DE LA MAISON PICASSIETTE

PICASSIETTE ET LES GRIGRIS DE SOPHIE

SUR LA VILLE DE CHARTRES

LES HORAIRES

(cliquer)

 


samedi 4 septembre 2010

LE BLEU DE DURAS



Lu et aimé dans « La mer écrite » de Marguerite Duras :

« Tout est devenu BLEU. C’est bleu. C’est à crier tellement c’est bleu.
C’est du bleu venu des origines de la Terre, d’un cobalt inconnu. On ne peut pas arrêter ce bleu, ces traînées de poussières bleues des cimetières des enfants. On souffre. On pleure .Tout le monde pleure. Mais le bleu reste là. Acharné.
Le bleu des enfants comme celui d’un ciel. »

vendredi 3 septembre 2010

LE DRAGON DE ROBERT TATIN




"Le dragon symbolise cet animal mystérieux qui est en nous et que nous essayons de dompter au fil de la vie.
Posé en équilibre sur une sphère noire tachée de blanc et un cube blanc tâché de noir, il est un passage obligé vers l'entrée du musée. Sur sa tête, il porte la vie qu'il protège, avec la représentation de la famille : un homme et une femme qui s'unissent pour donner naissance à un enfant que Tatin couronne.
Il s'élève vers le ciel car il représente l'espoir des générations à venir.
Au fond de sa gorge une statuette de la vierge nous encourage à oublier préjugés et idées préconçus pour découvrir le coeur du musée avec un esprit virginal."


ROBERT TATIN SUR LES GRIGRIS :

http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/2009/01/le-musee-tatin-cosse-le-vivien-ou.html

http://www.musee-robert-tatin.fr/

jeudi 2 septembre 2010

DANSEUR DE COLUM McCANN


" En 1944, dans un hôpital soviétique, Rudik, six ans, danse pour son premier public : aucun des soldats mutilés n'oubliera cet instant éblouissant...Dès lors, ce fils de paysan sait. Il sait qu'il ne reculera devant rien : mentir à sa mère, braver la colère de son père, endurer brimades et humiliations. Pour danser comme il le doit, il ira même jusqu'à s'exiler à jamais. Travailleur acharné, obsédé de beauté et de perfection, Rudik fascinera tous ceux qui croiseront sa route, leur offrant le sentiment d'avoir côtoyé un ange ou un démon, un monstre d'excès et de passion. Dans tous les cas, un vrai génie."






"A mi-chemin entre histoire et réalité, Colum McCann raconte le parcours de Noureïev à travers les acteurs essentiels de sa vie. Une fabuleuse biographie romancée retraçant avec brio la carrière du danseur, la trajectoire d'une étoile des forêts de l'Oural durant la seconde guerre mondiale aux hauts lieux de la jet-set internationale."