Les Grigris de Sophie ce sont bien sûr des broches, des colliers et des sacs … mais c’est aussi un blog !

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Mais c’est aussi un blog ! Un blog dans lequel je parle de CEUX et de CE que j’aime …
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Vous trouverez ici des artistes, des lieux insolites, des recettes, des films, des expositions, des musiques, des spectacles, des photographies d’amis ….
Tout ce qui rend la vie meilleure, tout ce qui rend ma vie meilleure !

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mercredi 6 juin 2012

DANS L'ATELIER DE FERNAND CHATELAIN

L'atelier-hangar de FERNAND CHATELAIN est resté en l'état, ses sculptures n'ont pas été restaurées
laissant le visiteur appréhender ce qui fut ...
Une idée que je trouve judicieuse ...
A l'extérieur la folie des couleurs retrouvées et à l'intérieur le charme désuet des œuvres
 et l'usure du temps ...















Photo qui se trouve dans l'atelier - Réalisation du cochon derrière la porte du hangar



**** Ouverture du site en saison estivale (15 juin / 15 septembre) les samedis de 14h à 18h et sinon sur réservation auprès de l'Office de Tourisme des Alpes Mancelles

Tél. 02.43.33.28.04


LES GRIGRIS DE SOPHIE ET FERNAND CHATELAIN
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mardi 5 juin 2012

CHOMO ... AU CHATEAU DE CHEVERNY


Pour tous ceux qui l'ont aimé et connu CHOMO restera l'homme de la forêt d'Achères mais pour que revive ce lieu des oeuvres vont être vendues le dimanche 10 juin ....



... à  l’Orangerie du château de Cheverny

Pour la 24e année
VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES
DIMANCHE 10 JUIN 2012 A 14 heures 30


Il y aura des oeuvres de Louis Majorelle, André Bauchant, Bernard Buffet, Alexander Calder, Raoul Dufy, Max Ernst, Georges Rouault, Emile Gallé, Maurice de Vlaminck, Camille Pissaro, Kees Van Dongen .... ET DES OEUVRES DE CHOMO ...



" Encensée par les Surréalistes, ignorée pendant un demi siècle par le marché, l'oeuvre de Chomo fait l'objet d'une redécouverte spectaculaire : celle d'un artiste protéiforme, à l'avant-garde plastique, esthétique et politique de la création. Étudiant à l'École des Beaux Arts de Paris, Roger Chomeaux (1907-1999) reçoit une formation académique, distinguée par plusieurs prix (Tête d’Expression, Figure modelée d'après l'Antique…).

Travaillant à ses débuts comme décorateur, il créé notamment de nombreux motifs textiles.
Il revient révolté des camps de prisonniers allemands en Pologne, lors de la seconde guerre
mondiale, et se réfugie pour créer dans la forêt de Fontainebleau. Sa première exposition de
"Bois brûlés", chez Camion, à Paris en 1960, est un succès populaire et critique : Michaux,
Breton, Alix de Rothschild, Cocteau s'y pressent...

Ses sculptures remontent aux sources primitives de l'Art, questionnant de façon poétique la relation de l'Homme à la Nature. Mais l'intransigeance de l'artiste empêche la réussite commerciale de la manifestation. Chomeaux se retire alors définitivement à Achères-la- Forêt, où il crée un "village d'Art Préludien".

Protégées par André Malraux, sur un rapport de Clara, ses architectures de bois, de verre et de plâtre font de lui un maître verrier hors norme. Il met en place un système expérimental d'écriture phonétique divinatoire et signe désormais Chomo. Résolu à se "défaire des académies", il explore de nouvelles frontières
de l'art : projection de plastique en fusion sur des sculptures de grillages, tôles froissées, peinture sur d'immenses panneaux de contreplaqué, détournement de morceaux d'aluminium, sculpture de béton cellulaire - ou siporex...

Ses thèmes d'inspiration sont tournés vers l'infiniment grand (cosmos, mutants, étoiles) et vers l'infiniment petit (art cellulaire) ; ils sont transfigurés par l'absolu de sa retraite en ermite au milieu de la Nature. Les "Singuliers de l'art" s'approprient aujourd'hui les recherches de Chomo, qui dépassent cependant toutes les
écoles et les clivages, portant un message prophétique aux générations futures."



Alors pour le bonheur des yeux et pour l'émotion toujours intacte voici les 10 oeuvres de CHOMO présentées ce jour là ....




 















Et pour consulter le catalogue de l'exposition dans son entier :
http://www.rouillac.com/


dimanche 3 juin 2012

LE JARDIN HUMORISTIQUE DE FERNAND CHATELAIN ... LES DETAILS

Fernand Chatelain (1899-1988)


"Fils de boulanger, Fernand Chatelain est né en 1899 à Piace dans la Sarthe.
En prenant leur retraite, les époux Chatelain acquiérent un terrain à Fyé, près d'Alençon, pour y construire une petite  maison.
Homme truculent, aux plaisanteries décapantes, il laisse alors son sens de l'humour s'exprimer avec
la décoration de son jardin, en bordure de la nationale 138.
Sur une âme de grillage bourée de papiers, il coule plusieurs couches de ciment, les lisse et les peint de couleurs vives.
Ces personnages sont constamment refaçonnés et modifiés pour le plus grand bonheur des automobilistes.
Fernand Chatelain s'éteint en 1988, dans sa quatre-vingt-neuvième année,
laissant la nature reprendre possesssion de son monde merveilleux et de ses habitants."

(extrait de Bonjour aux Promeneurs, Olivier Thiébaut, Editions Alternatives)




















" Juin 2006 - Sur la Nationale 138 à Fyé  une équipe jeune et dynamique coordonnée par Laure Chavanne

restauratrice de sculptures s'est mise au chevet des Sculptures de F. Chatelain.
Ce chantier qui va durer cinq ans voit une première tranche de trois semaines se mettre en oeuvre.
Les sculptures sont nettoyées, d'autres démontées et mises à l'abri en attendant les futures tranches.
Lors de la troisième semaine un certain nombre d'oeuvres du jardin seront repeintes comme à l'origine.

Le "Bonjour aux Promeneurs " devrait bientôt à nouveau attirer l'oeil des passants et des automobilistes.
Une heureuse initiative qu'il convient de saluer car les amoureux de l'Art Brut
et des artistes Hors-Les-Normes attendaient cela depuis longtemps.

19 mai 2007, je suis passé par Fyé, heureuse surprise, les travaux de restauration de l'oeuvre de Chatelain continuent, avec leurs couleurs,

les sculptures retrouvent membres et sourires, communiquant, à qui veut bien voir, cet humour jubilatoire significatif de cet artiste, n'en déplaise à certains esprits chagrins.


 juillet 2010 - Fin de la restauration

J'entends ci ou là des cris d'indignations à propos de la restauration trop flashy,
ceux- là même qui ne se sont guère mobilisés pour sa sauvegarde.
Etait-il préférable de le laisser se détériorer ?
Comme actuellement le site d'Emile Taugourdeau à Thorée les Pins (72)"


Et voilà nous sommes en 2012, nombreux sont les visiteurs de tous les pays à s'arrêter pour cette insolite et plaisante visite !

*** Le site de Art insolite pour découvrir des photos plus anciennes !
(cliquer sur le lien)
 
Fernand Chatelain - Nationale 138 - 72610 Fyé (près d'Alençon)


**** Ouverture du site en saison estivale (15 juin / 15 septembre) les samedis de 14h à 18h et sinon sur réservation auprès de l'Office de Tourisme des Alpes Mancelles

Tél. 02.43.33.28.04


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samedi 2 juin 2012

LE JARDIN HUMORISTIQUE DE FERNAND CHATELAIN : AVANT /APRES






Voici un texte écrit par Jeanine Rivais et publié dans le N° 63 d'octobre 1998 du Bullletin de l'Association les mis de François Ozenda :



" QUI SAUVERA LE JARDIN NAÏF DE FERNAND CHATELAIN ?


En mai 1989, Artension publiait sous ce titre, un article de Pierre Souchaud et Laurent Danchin, dans lequel ils s’inquiétaient du sort réservé à l’un des sites appartenant résolument à l’Art brut : celui de Fernand Châtelain, ce paysan qui avait créé dans son jardin, au bord d’une route de la Sarthe, un monde pittoresque, coloré et humoristique. Fernand Châtelain venait de décéder !
Sa femme, bientôt grabataire, se trouvait dans l’impossibilité d’entretenir ce jardin si original qui devint très vite la proie des ronces et des orties ! A son tour, elle mourut. A un neveu, unique héritier, revient le seul mérite de n’avoir rien détruit, d’avoir simplement laissé faire le temps !




Le temps, qui s’est chargé d’accomplir son oeuvre destructrice : Si la frise courant sur le mur de l’appentis semble presque intacte, le "château", premier élément à avoir été érigé, à l’extrême limite du talus, est tout noir et l’herbe a envahi donjon et chemin de ronde ; les animaux, de béton plaqué sur de la bourre de papier, sont fendus ou éventrés par le gel ; la "Tour de Pise" penche à n’en pouvoir mais ; et alors que la girafe continue imperturbablement à dominer la situation, le zèbre qui, autrefois, caracolait des quatre sabots, s’est affaissé dans l’herbe, seule sa fourche-queue continue de se dresser fièrement ; le quadrille d’éléphants a désormais des pattes toutes biscornues ; et le pauvre petit âne n’a plus que de maigres "moustaches" !... Les couleurs, par contre, semblent avoir mieux résisté, qui donnaient à ces créations un charme un peu vétuste. Mais elles sont maculées de traces de pluie, par endroits couvertes de mousse ; et pâlies comme des personnages languissants après une longue maladie ! Même la queue-éventail du paon, sur la porte du hangar, a perdu ses teintes vives ! Et, dans l’infini désordre qui règne à l’intérieur où la poussière et les feuilles mortes ont la haute main, traînent planches, têtes, jambes disparates... d’où émerge parfois un écriteau quasi-effacé, porteur de bribes d’une de ces phrases qu’affectionnait Fernand Châtelain et qui, apparemment, n’ont pas eu le temps de trouver leur place à l’extérieur : "VOYONs BASILE, FAIT AU MOINS PIPI COMME TOUS LES MESSIEURS" ou "NEE PERE INCONNU 1982 J’ACCOMPAGNE MAMAN JOUR DE SON MARIAGE" ! "JE M’APPELLE DESIREE FAIT TOT", etc.



Presque dix années se sont écoulées, au cours desquelles le jardin est quasiment tombé dans l’oubli. Paradoxalement, cela n’a-t-il pas été sa chance ? Ne doit-on pas se réjouir, en effet, qu’aucun vandale n’y ait exercé ses talents ; aucun "amateur" n’en ait subtilisé une partie ?

Et, aux dernières nouvelles, peut-être une lueur d’espoir : Après que des gens de la région se soient émus de la décrépitude croissante de ce lieu où ils avaient naguère aimé venir partager la convivialité du créateur, la municipalité de la commune s’est laissée convaincre d’acquérir la propriété. Déjà, la maison a été rénovée et louée à une personne qui s’est engagée à laisser visiter le site. Si les orties subsistent (!), les ronces ont quasi-disparu. Et la rumeur affirme que, dans un proche avenir, des étudiants des Beaux-Arts viendront restaurer les oeuvres. Espérons que ce sera "à l’identique" (vu le nombre de documents existants, cela ne devrait pas poser de problème !) Mais il est bon de rester vigilants ; car actuellement, incongru dans ce contexte toujours si personnel, trône, entre échalotes et pelouse, un bien vilain nain de ...jardin ! "






 **** Le site de Jeanine Rivais pour lire l'article dans sa totalité et voir d'autres photos
(cliquer sur le lien)



**** Ouverture du site en saison estivale (15 juin / 15 septembre) les samedis de 14h à 18h et sinon sur réservation auprès de l'Office de Tourisme des Alpes Mancelles
 Tél. 02.43.33.28.04




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vendredi 1 juin 2012

« LE JARDIN HUMORISTIQUE » DE FERNAND CHATELAIN VU PAR JEAN-PIERRE FAURIE

Il pleuvait des cordes lorsque nous nous sommes arrêtés à Fyé pour la visite du "Jardin humoristique de  Fernand Chatelain" mais cela n'a en rien gâché notre enthousiasme face à une restauration tout à fait réussie !
Merci à Serge Boulay pour la visite des lieux et sa patience, car nous sommes, malgré la pluie, restés très  longtemps ....


















Jean-Pierre Faurie a eu  la gentillesse de me donner pour les Grigris un article  paru dans Artension  dans le numéro de novembre- décembre 2005 :


" Grand moment jeudi 22 septembre à 18 heures, sur le site du « Jardin Humoristique » de Fernand Châtelain à Fyé dans la Sarthe à quelques encablures d’Alençon la capitale de la dentelle. En effet, la première tranche de travaux de la restauration et la renaissance du site dirigée par Laure Chavanne restauratrice de sculptures et son équipe, a été inaugurée en présence des personnalités de la commune, du conseil général et de la communauté de commune. Dans l’après midi, FR3 avait fait le déplacement pour l’occasion. Mais quel feuilleton pour en arriver là ! Depuis longtemps les amoureux du travail et de l’humour de Fernand Châtelain se manifestaient à la mairie pour que ce lieu soit sauvé.

Il a fallu attendre l’heure du retour au premier plan des « artistes » art brut, hors les normes, en marge, singuliers, insolites, inspirés… Le musée de Villeneuve d’Ascq a créé un précédent en recevant en ses murs la collection de L’Aracine. Les gens de l’art « contents pour rien » étaient reconnus et acceptés dans un lieu institutionnel. Heureuse initiative !

Le début de l’histoire. En 2002 après avoir feuilleté « Mondes imaginaires » Virginie Colinet et Xavier Bertola de l’association Hourloupe sise à Tour se sont rendus à Fyé. « Ce n’était pas très loin de chez nous. Devant l’état de ce lieu devenant un cimetière, nous avons eu une réaction « tripale ». Ou nous taisions ou nous agissions » ont-ils déclaré le soir du vernissage. Leur attitude par rapport au site a été de se comporter en professionnels. Ce qu’ils allaient entamer devait être et pris au sérieux. Des contacts ont été noués avec la mairie. Ils ont verbalisé la nécessité de sauvegarder ce patrimoine. Avec le soutien de Laurent Danchin l’association la Hourloupe devient partenaire du projet « SOS Environnement Singuliers » soutenu par l’UNESCO (Programme International de Sauvegarde des Environnements d’Art Populaire) .Dans un premier temps, pendant l’hiver 2003 les sculptures ont été bâchées et l’école de restauration de Tours a été contactée.

Avant de trouver une confiance partagée des partenaires, Virginie Colinet et Xavier Bertola se ont été confrontés, au début, à une double frilosité : celle de la ville et celle de l’université de Tour. « Nous sommes venus à tous les conseils municipaux quand le site était à l’ordre du jour. Pour l’université avoir des œuvres vivantes à traiter n’était pas dans leurs habitudes » Le lieu a été nettoyé Virginie et Xavier sont revenus à la charge auprès des élus : « On a dit on a fait, maintenant à vous de faire . Ce sera onéreux car pour ce travail on n’a pas les moyens d’acheter pas cher ».

En avril 2003 la machine se met en route avec débroussaillage, observation, inventaire, collecte de documents écrits et photographiques… réalisés par cinq stagiaires de L’Ecole Supérieure des Beaux Arts. Laure Chavanne qu’ils connaissaient va, lors d’un stage avec ces étudiants, rédiger un dossier qui préparera avec rigueur son arrivée avec l’équipe de restaurateurs. L’étude et l’ analyse du « Capricorne » réalisée en décembre 2003 pour son diplôme de fin d’etudes par Emmanuelle Sédille a pour effet de débloquer la situation. « C’est sérieux et difficile de sauvegarder cet environnement de bord de route ». Les élus invités à cette soutenance sont définitivement convertis. Un dossier élaboré par Laure Chavanne, ses stagiaires et l’association la Hourloupe est largement dispaché, par Michel Hery le maire de la commune, auprès des instances départementales. Cela aboutit à l’obtention de 80% de subventions : 20% communauté de commune, 20% Pays de Haute Sarthe et 40% du Conseil Général. Il reste à la commune le financement des 20% restants. Le budget global de la restauration qui se fera sur cinq ans est de 150 000 €. La première tranche dont le coût est de 42 000 € s’est déroulée pendant trois semaines du mois d’août 2005.

L’équipe de huit membres, sous la direction de Laure Chavanne, a dans un premier temps micro sablé les sculptures. Pendant deux semaines ils se sont attelés à la restauration des sculptures pouvant rester à l’extérieur : consolidation des armatures, doublage en fibre de verre pour les renforcer, restauration des volumes avec du ciment résiné de réagréage, réajustage et en remise en place les fragments tombés et retrouvés . « On a bien réfléchi au traitement des matériaux d’extérieur » Les fondation ont été consolidées et ensuite les sculptures ont été rescellées. « Nous avons remis les crinières aux chevaux, les pancartes, les anneaux, les boutons et des balles de ping pong pour les yeux. Toute l’équipe a fait de la récupération dans les usines du secteur.Les gens ont été discrets pendant ces trois semaines. Mais lors d’un point presse les habitants sont passés et ont manifesté leur contentement que ce lieu reprenne vie » a précisé Laure Chavanne.

La 3ème semaine a été consacrée à la peinture des œuvres avec des produits professionnels fournis par Guy Marchand entrepreneur local. Les couleurs ont été restituées à partir des traces de polychromie restantes et en consultant les documents rassemblés par toute l’équipe. La protection des sculptures par une cire microcristalline hydrophobe a été systématisée. Elle sera aussi pour les autres mises à l’abri dans le hangar. « La restauration des œuvres d’art est aujourd’hui une discipline scientifique, soumise à un code déontologique. Les œuvres d’Art brut, depuis quelques années, font l’objet d’une attention soutenue, au même titre que reste du patrimoine français. Certaines sont sauvées par des particuliers ou des associations, d’autre entrent dans les Musées. Fernand Châtelain, de son vivant, a toujours refusé de vendre ses sculptures. Après son décès en 1988, son épouse pourtant fort sollicitée, n’a donné aucune œuvre. En 1996 la commune de Fyé a accepté le leg fait par madame Châtelain et s’est engagée à ce que les sculptures continuent à vivre sur leur lieu de création dans un jardin entretenu et fleuri » a développé jeudi soir Laure Chavanne.

Lors de cette soirée, Hervé Decolombelle et ses adjointes Sandrine Gouffier et Karine Bergeot des services culturels du conseil général ont annoncé l’arrivée en octobre de trois étudiants en DESS Master 2 « Valorisation du patrimoine et du développement local » de l’Université du Maine. Après leur étude, ils rendront fin avril 2006 un mémoire avec des pistes pour que le projet puisse passer de la théorie à la réalité. Il y aura à résoudre les problèmes d’accés, de parking, d’exploitation, de promotion, de visites, de salle musée avec sa documentation et ses sanitaires.

« Cela fait 10 ans que nous sommes sur le dossier. Nous voyons enfin les choses se concrétiser et nous allons être patients car la restauration va durer 5 ans. Cette première tranche donne un coup d’éclat sur le lieu. Laure Chavanne a su conduire ce travail d’équipe et de partage. Ça se sent car ils ont retrouvé l’humour et la joie de Fernand Châtelain » soufflait en souriant Roger Davy qui pendant toute la restauration est passé régulièrement avec le maire Michel Hery.

La deuxième tranche : la restauration des œuvres non scellées des groupes humoristiques se fera en atelier. Elles seront réinstallées au printemps. La troisième tranche verra la réalisation du Parc et du parking avec une entrée au public située à l’arrière car la DDE refuse un accès sur la nationale. Un petit musée jouxtera l’atelier qui pourra être visité en tel quel. Les visiteurs verront des documents sur la restauration, sur l’archéologie du site, des œuvres trouvées en terre et restant en l’état L’ouverture au public devrait se faire dans 4 ans.

Dans le monde de l’art « content pour rien », que l’on imagine positif, certains esprits chagrins, à l’instar de leur négatif, les homologues de l’art contemporain, se demandent si cette démarche de restauration est bien la bonne pour des lieux comme le « Jardin Humoristique » de Fernand Châtelain. Pourquoi n’avoir rien fait alors que beaucoup connaissaient la situation dramatique que vivait cette installation de bord de route. L’acheter pour aller la mettre dans un lieu inadapté par rapport à la philosophie du créateur était-ce bien raisonnable ? Fernand Châtelain vous salue bien et « bonjour aux promeneurs » qui viendront faire trempette dans la fantaisie et la poésie de l’artiste."



***** Le site de Jean-Pierre Faurie
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